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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comme un crochet au plexus...
Désiré Saint-Pierre est un flic plutôt atypique. Premier inspecteur noir à être intégré dans un groupe d'intervention d'investigation criminelle au titre de la discrimination positive, une enfilade de promotions devrait s'ouvrir devant lui. Mais il n'en est rien. Désiré a provoqué un grave accident en conduisant...
Publié le 17 avril 2011 par Ludwig Jean Sébastien

versus
13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un polar bancal et un peu trop grand-guignolesque
NPN : Nouveau Polar Nihiliste.

Alléché par ce sigle, je me suis lancé dans la lecture de cet auteur de la nouvelle vague du polar hexagonal.

Pour le "Nouveau", c'est un peu raté. Les 100 premières pages m'ont furieusement replongé dans l'ambiance des "Racines du Mal" de Dantec (publié il y a presque...
Publié le 5 août 2009 par Pierric G.


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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un polar bancal et un peu trop grand-guignolesque, 5 août 2009
Par 
Pierric G. (France.) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anaisthêsia (Broché)
NPN : Nouveau Polar Nihiliste.

Alléché par ce sigle, je me suis lancé dans la lecture de cet auteur de la nouvelle vague du polar hexagonal.

Pour le "Nouveau", c'est un peu raté. Les 100 premières pages m'ont furieusement replongé dans l'ambiance des "Racines du Mal" de Dantec (publié il y a presque quinze ans). Jargon scientifico-psychique, procédés d'écriture (pour ne pas dire gimmicks), immersion dans la tête d'un personnage déviant...Pas si "nouvelle vague" que ça !

Pour le Nihilisme on repassera aussi. Derrière une façade violente et cynique, Chainas nous délivre quelques professions de Foi typiques des écrivains de gauche comme le polar français nous en propose systématiquement depuis trente ans (la palme revient à l'anecdote sur la mort du père du personnage central : visiblement Chainas a confondu les USA des années 20 et la France des années 80... On ne lui en voudra pas, c'est vrai qu'Horace McCoy reste une référence). Chainas a parfaitement le droit d'avoir des convictions, mais qu'on essaie pas de nous les vendre pour de la nouveauté alors qu'il n'y a rien de plus convenu dans la polar made-in-France.

Pour le reste, c'est bien un polar, mâtiné légèrement de roman noir, mais ce n'est ni très crédible, ni très passionnant. Les cent dernières pages sont assez laborieuses et l'overdose de grand-guignol (surenchère du Gore, chimpanzé tueur à gages, etc.) couplée aux procédés d'écriture et au phrase nominales à répétition finissent par nuire au plaisir de la lecture et donnent une impression de bâclé.

Pas franchement indispensable.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comme un crochet au plexus..., 17 avril 2011
Par 
Ludwig Jean Sébastien - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anaisthêsia (Broché)
Désiré Saint-Pierre est un flic plutôt atypique. Premier inspecteur noir à être intégré dans un groupe d'intervention d'investigation criminelle au titre de la discrimination positive, une enfilade de promotions devrait s'ouvrir devant lui. Mais il n'en est rien. Désiré a provoqué un grave accident en conduisant camé au dernier degré son véhicule de fonction. Il en a réchappé avec un handicap bizarre : il ne ressent plus aucune douleur et il s'est retrouvé au placard car son visage rafistolé fait peur aux témoins. De plus, dealer à ses heures et amant d'une camée, il doit rendre des comptes au parrain de sa cité pour une histoire de stock de cocaïne disparue tout en menant une enquête difficile sur une mystérieuse « Tueuse aux bagues »...
Aux limites du pur roman policier et du thriller à l'américaine, « Anaisthêsia » est surtout un formidable roman noir qui prend le lecteur dès la première page et ne le lâche plus tant il est pris par l'ambiance glauque de la banlieue avec sa violence, son racisme ordinaire, ses rancoeurs et sa paranoïa sous-jacente. Antoine Chainas sait parfaitement recréer des atmosphères, des situations ou des lieux en ne s'intéressant que secondairement à l'intrigue policière (le lecteur ne saura jamais ce qui se cache derrière la mystérieuse « Organisation » qui téléguide la tueuse en série...) Mais qu'importe ! Le lecteur aura été plongé dans la réalité des morgues, des commissariats peuplés de flics plus ou moins bras cassés, des partouzes et orgies répugnantes de notables et dans l'horreur des asiles psychiatriques. Le tout décrit avec force détails techniques ou anatomiques que certains pourront trouver outranciers. Mais si l'auteur, qui n'est ni un tiède ni un mou, franchit parfois la ligne blanche de l'improbable et de l'excès, cela n'en donne que plus de puissance à son propos car tout n'est pas à prendre au premier degré. Un regard honnête, lucide, ironique et un peu désenchanté sur notre société, ça n'a pas de prix et c'est courageux dans le contexte actuel. Excellent travail, Mister Chainas ! Les amateurs du genre ne devraient pas rater ce petit bijou qu'on reçoit comme un crochet au plexus.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un très bon Chainas, 4 mai 2012
Par 
Silouane "Silouane" (Vatopedi) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Anaisthêsia (Broché)
Antoine Chainas porte les personnages et les situations de ses romans au paroxysme pour mieux peindre les enjeux sociaux qu'on oublie trop souvent. Embrumé par une société du spectacle, l'individu modèle aime davantage se rassasier de l'apparence des médicaments bien emballés par les atours de l'illusion de la consommation.
« Les nomenclatures et les marques sont les dernières choses auxquelles ceux qui ne croient plus se raccrochent ». Le premier message que nous lance sa dernière composition, « Anaisthêsia », pourrait se comprendre en ces termes.

Désiré Saint-Pierre est le premier flic noir du groupe et il permet à la police de montrer que le racisme n'a pas lieu dans sa cour ; ainsi elle tirera profit de la société du spectacle pour faire sa publicité. Mais celui qui n'est pas au fond désiré dans son commissariat ne l'est guère plus dans sa cité natale qu'il refuse de quitter. Il est même considéré comme un traître.

A la suite d'un accident, Saint-Pierre a perdu toute sensation de douleur, sa propre douleur et celle des autres. Ce nouveau statut lui fait porter un regard sans humanité sur son entourage. A côté, on retrouve un monde qui ne souffre plus, un monde qu'on essaie de nous refiler à tout bout de publicité et de marketing politique et commercial. Les descriptions de l'anesthésie qu'il subit nous font plonger dans son cerveau qu'on décrit et examine comme cette société de publicité qui dissèque l'homme pour mieux lui mettre les bons produits à l'intérieur, « On incise ton abdomen en Y. Du coup au pubis. Une lame de 26 fera l'affaire. La main gantée d'un Surgegrip GO47 en nitril vert découpe ton gril costal à la cisaille de Liston en s'aidant si adhérences, d'une rugine courbe pour racler les os. On insère un écarteur autostatique de type Weitlaner On prélève tes organes à l'aide d'une pince de dissection' »
Chainas semble reprendre aussi un thème qui lui est cher, la corruption des êtres, ces personnages sont plus qu'à la marge, ils sont de l'autre côté de la bande jaune pour faire contraste avec les règlements acceptés ou tacites. Désiré, sans scrupule, va même jusqu'à prendre un kilo de cocaïne pour dealer. Au milieu de l'atmosphère glaciale du roman, une liaison, qui aurait pu être forte avec Rachel devenue droguée grâce à la montagne de poudre du flic, n'apporte pas de soulagement à la tension tranchante du récit.
Les parties fines - ou plutôt dures - organisées sur un yacht rappellent que l'homme peut redevenir esclave à part entière dans une société qui esquive les principes martelés devant les néons de la bienséance. Ou même animal avec l'animal.
Le style plus tempéré ' quand je compare avec « Versus » - sur des constructions simples redouble d'efficacité pour brosser un tableau noir teinté d'humour d'une société qui peine à s'élever, « Désormais, les couleurs, sombres ou claires, sont uniformisées par la pluie et la boue. Elles ne signifient plus rien ».
L'intrigue autour de la Tueuse aux Bagues n'est qu'un ingrédient pour servir le tableau du romancier qui livre un roman noir sans être vraiment policier.

Un roman fantastique, qui me donne envie de lire la suite.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Ouvrir la boîte de Pandore aux forceps", 20 novembre 2010
Par 
Woland (Mouvaux) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anaisthêsia (Broché)
Suprême expression du dégoût, la précédente oeuvre funéraire d'Antoine Chainas - Versus - s'extasiait dans une atmosphère putride, circonvenant une humanité condamnée à percevoir le bonheur comme une entité abstraite, « souverainement chimérique ». Le souverain bien jouirait-il cette fois des louanges de notre auteur? Une lueur d'espoir fugace dardée sur un champ de « denrées périssables » (les hommes)? Antoine Chainas est fort marri, le heurtoir du chaos va de nouveau estourbir puis disloquer des pauvres hères, épaves humaines jonchant un territoire non défini.

D'un roman à l'autre, le démiurge Chainas ne s'apostasie pas, sa marotte reste la contemplation du délitement progressif de l'homme. Apôtre de la marginalité, scrutateur de la déviance, il s'emploie à mettre en scène des personnages qu'il conviendrait de ne pas croiser. L'empathie et la compassion sont vidées de leur substantifique moelle, leur proscription est recommandée. Tandis que Versus prône la haine viscérale de son major, Nazutti, à l'endroit de tout ce qui est animé d'un coeur, le sergent-détective Désiré Saint-Pierre, lui, se terre dans l'insensibilité (les sentiments ne sont que des « concepts abstraits qu'il lui était devenu impossible de comprendre »), le déni de sa négritude et louvoie dans une vie qui n'est « qu'une simple parenthèse ».

La droiture de la police est une fois encore mise à mal. Ce flic noir et défiguré, « freak » affecté au Service de Police de la Communauté Urbaine (SPCU), est aussi dealer de cocaïne et le grave accident de voiture dont il a été victime va l'inclure dans un engrenage de violence dont les racines puisent leur force dans l'environnement ghettoïsé (familial et social) de sa cité, les dissonances psychiatriques de sa nature humaine et le racisme régnant dans le microcosme policier.

Servi par un style souvent elliptique saturé de phrases lapidaires, Anaisthêsia me paraît mieux ficelé que son précédent ouvrage, plus opulent. Antoine Chainas y narre une histoire qui s'affranchit de toute identification réaliste: un cadre intemporel et privé de repères géographiques (hormis quelques lieux clés), une intempérance des comportements, une noirceur absolue étreignant toute tentative de rédemption, une intrigue « policière » loufoque... Je doute qu'on apprécie les romans de cet auteur pour la finesse et la maîtrise des intrigues développées puisque persiste l'idée qu'elles sont délibérément sacrifiées. Il est probable par contre qu'on s'intéresse à son univers pour l'atmosphère glauque et scabreuse qui règne dans ses ouvrages, cernant une humanité atomisée, désincarnée, écorchée par les assauts répétés et lancinants de la médiocrité. Le caractère tautologique de la matière maléfique des histoires de Chainas rebutera beaucoup de lecteurs mais le précis de décomposition qu'élabore l'auteur livre après livre brosse désespérément un monde (le nôtre en fin de compte...) où la désagrégation des valeurs élémentaires, de la morale commémore la fin d'un hypothétique contrat social.
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Anaisthêsia
Anaisthêsia de Antoine Chainas (Poche - 14 avril 2011)
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