undrgrnd Cliquez ici Avant toi nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici B01CP0MXG6 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,1 sur 5 étoiles36
4,1 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:7,70 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 4 janvier 2011
Pour une fois, j'ai envie de recopier le quatrième de couverture, qui ne gâche rien du livre et en révèle bien le propos.

J'avais quelques a-priori idiots sur ce roman. Que, par exemple, comme c'était un roman russe, il serait forcément compliqué et plein de références qui m'échapperaient. Et que parce qu'il datait de l'époque soviétique, l'histoire se déroulerait dans une URSS bizarre, toute grise et brune. Tout ça est bien sûr faux. Rien n'est compliqué dans Stalker et l'histoire ne se prend pas place pas en URSS.
Stalker est un authentique roman de science-fiction, en cela qu'il part du postulat indiqué dans le quatrième de couverture (la Visite) et en tire les conséquences sociales et scientifiques. Et Stalker est un très bon roman tout court, par le traitement très fin et poignant des personnages, par son immersion dans leur vision, parce qu'on voit la Zone (et les conséquences de la Visite) uniquement à hauteur d'homme, à hauteur d'un homme, un stalker, à la fois chasseur de trésors, contrebandier et démineur, qui s'enfonce pour toutes sortes de mauvaises raisons dans la Zone afin d'en extraire des trésors étranges dont il ne saurait que faire sinon les revendre pour un paquet de billets. S'il reste quelque chose de russe dans le livre, c'est sans doute la vision de l'Homme sous-jacente. Oserais-je prononcer le mot "métaphysique" ?
La Zone est une idée très puissante, que j'ai vue reprise plusieurs fois, par exemple chez Bilal (Immortel) ou chez Philippe Curval (Congo Pantin, que j'avais déjà chroniqué). Lisez Stalker. Découvrez, à vos dépens, les ravages de la "gelée de sorcière" ou de la "calvitie de moustique". Et quand vous serez perdus, espérez un miracle.
0Commentaire|23 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 février 2003
Peu connu en France, Stalker est un livre culte en Russie. C'est l'un des livres de SF les plus aboutis que je connaisse: peu de délires scientifiques (et pas d'explications sur les "visiteurs"), le livre se concentre sur la psychologie et les émotions de l'homme face à l'inconnu. Un livre noir, pessimiste mais profondément humain, qui transmet au lecteur l'angoisse de la découverte d'un monde nouveau mais accessible, puisqu'il se situe sur terre. C'est un peu la même philiosophie qui a du inspirer le film "The Cube"...
11 commentaire|25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
On connait beaucoup mieux la SF américaine que la SF russe. La SF est souvent pleine d'idées mais le style est le plus souvent décevant. J'ai lu ce roman très récemment et j'ai trouvé

1) qu'il avait un style superbe pour un roman de SF. Bravo au traducteur Svetlana Delmotte.
2) que l'idée de cette zone et de cette visite est très angoissante, très sombre.
3) que le rouquin est un personnage superbe mi-voyou mi philosophe

Ce livre est tout simplement un chef d'oeuvre qui dépasse la simple SF.
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Redrick Shouhart travaille pour L'institut des cultures extraterrestres dans la ville d'Hartmont. En ce lieu se trouve désormais la Zone. On ne sait guère de choses sur celle-ci. Ce dont on est certain c'est que des entités étrangères à la Terre l'ont créée et qu'il en existe six disposées sur le globe. En son sein, les visiteurs ont laissé de fabuleux objets, mais aussi nombre de pièges mortels. Attirés par le gain, des individus bravent les interdits pour en extraire "creuse", "éclaboussures noires" et autres batteries "etak". Ces hommes sont appelés des Stalkers, et Redrick "Le Rouquin" Souhart en fait partie. Ils doivent affronter les dangers de la Zone, des perturbations physiques à l'insidieuse corruption de l'esprit, sans compter les patrouilles de sécurité qui n'hésitent pas à tirer sur quiconque entre illégalement dans la Zone. Ici, commence le récit du Rouquin, celui d'une rencontre qui a tout bouleversé, à jamais.

La collection Denoël Lunes d'encre avait déjà réédité un des romans d'Arkadi et Boris Strougatski l'année dernière avec Il est difficile d'être un dieu. Cette fois, ce n'est pas moins de deux romans qui sont publiés avec L'île habitée et le célèbre Stalker. Souvent considéré comme le chef d'œuvre des russes, ce roman a également été adapté en film par Andrei Tarkovski et en jeu vidéo sous le nom de S.T.A.L.K.E.R.: Shadow of Chernobyl. Pourtant relativement court avec quelques 200 pages, Stalker a marqué durablement le milieu de la science-fiction, voire même au-delà. Retour sur une œuvre culte.

Passé un court prologue sous la forme d'une interview de l'éminent scientifique Valentin Pilman, Stalker s'articule en 3 chapitres sur la vie de Redrick Souhart et un autre sur le personnage de Richard Nounane pour un nouvel angle de vue sur la Zone et Le Rouquin. Les frères Strougatski font tout d'abord preuve d'une imagination formidable dans la mise en place de cette fameuse Zone. Témoignage du passage inopiné d'extraterrestres sur la surface terrestre, elle n'en reste pas moins un lieu aussi terrifiant qu'intriguant. Les russes mettent en valeur ces deux facettes : d'une part grâce aux explorations des stalkers que l'on vit pas à pas, mais aussi en dehors de la Zone lors des discussions autour de celle-ci. Il faut dire que la Zone forme un fascinant mirage non seulement pour les stalkers mais également pour les scientifiques, les autorités et les autres autochtones. La dualité attraction/repoussoir de ce lieu n'est pas innocente, elle s'avère surtout troublante. Il serait pourtant par trop réducteur de considérer la Zone sur ce modèle bivalent.

Le premier coup de génie des russes réside dans la myriade de significations que peut revêtir la Zone. Mirage de la fortune, création diabolique, test pour l'humanité, premier contact...La création des Strougatski s'affiche surtout comme révélateur de l'âme humaine. Bien entendu, la Zone captive par ce qu'elle est, mais elle fascine surtout par ses effets sur les hommes. Et c'est précisément sur ce point que les auteurs concentrent leurs efforts au travers des stalkers. Immédiatement, le personnage de Redrick Souhart s'impose au lecteur. Stalker et laborantin dans un premier temps, il doit rapidement survivre de son unique activité illégale en ramenant des artefacts de la Zone. Il rassemble en lui la vilénie et la noblesse humaine, victime de sa cupidité mais aussi de sa bonté pour subvenir aux besoins de sa famille. Cette fascinante figure évolue tout au long du livre, partageant avec le lecteur ses pensées, ses peines, ses joies, le tout sans détour. Dépouillé de toutes fioritures, le parcours du Rouquin croise également d'autres destins. Celui de Charognard ou encore de Kirill prennent une importance capitale, explorant d'autres versants de l'âme humaine, d'autres réactions face à la Zone : l'avidité et la curiosité. Au-delà, on trouve aussi quelques protagonistes secondaires avec les enfants des stalkers, maudits depuis leur naissance, ou encore Cirage, un stalker qui apporte une dimension religieuse, étrangement discrète dans le roman russe. En dernier lieu, on citera le personnage de Richard Nounane qui ouvre une autre perspective sur le personnage de Redrick Souhart et la Zone. En prenant une dimension plus distante par rapport au reste du récit, la partie de Nounane apporte nombre de considérations captivantes, c'est l'une d'entre elles d'ailleurs qui donne son sous-titre au roman.

En effet, même s'il n'apparait pas sur la couverture, Pique-nique au bord du chemin est le sous-titre de Stalker. Cette appellation forme le second trait de génie des russes. Car Stalker pourrait être taxé de vaste fumisterie. Il ne s'agit en fait pas de l'histoire d'un contact avec une civilisation non-humaine mais au contraire, d'un non-contact. Jamais nous ne verrons dans le roman les mystérieux visiteurs et toute l'intelligence du roman trouve son apogée dans cette idée. Les humains semblent venir comme des fourmis piller les restes d'un pique-nique de géants qui n'ont eux-mêmes aucunement conscience de la présence des insectes. Résolument noir, cet axe du roman étend son ombre sur l'ensemble de l'œuvre et révèle clairement la notion terrifiante du non-contact. Dans Stalker, l'élément le plus effrayant consiste dans l'insignifiance de l'homme et de l'humanité. Quelle chose plus terrifiante que de n'être rien ? C'est le propos insidieux et traumatisant développé par les Strougatski dans le roman. A cet égard on comprend mieux le comportement humain et notamment celui des stalkers, irrémédiablement attirés par la Zone. Quête de compréhension et simples insectes sur les restes d'un repas, les deux thématiques se croisent et resserrent leurs mailles sur la vanité humaine. En fait, le plus grand mérite de l'homme, c'est de survivre et non de vivre. L'existence menée par les stalkers eux-mêmes en est la parfaite illustration. Mais c'est surtout la notion de Zone qui prend une autre ampleur. C'est l'homme qui lui donne une signification, mais en fait, en dernier lieu, l'homme ne peut rien comprendre, il ne peut qu'imaginer, extrapoler. La véritable terreur qui suinte de la Zone, c'est l'ignorance.

Réflexion sur l'homme, sur son destin, Stalker brille aussi par d'autres petites trouvailles fabuleuses. Parmi celles-ci, on trouve ces mystérieux artefacts aux noms évocateurs. Gelée de sorcière, éclaboussures noires ou creuses, ces objets étranges ont des propriétés fascinantes. Mieux que leur évocation, c'est la mise en situation au gré des pérégrinations des stalkers qui constitue une excellente idée. Ils agissent dans ces passages comme autant d'épées de Damoclès sur la tête des pillards. Paradoxalement, comme la Zone elle-même, ils offrent pourtant des perspectives de fortune et d'avancées technologiques. L'ambivalence à l'égard de ces artefacts apparait comme identique à l'attrait qu'exerce la Zone elle-même. La débauche imaginative dont font preuve les Strougatski apporte une véritable identité au roman et se retrouve, de façon bien plus tangible, dans le jeu vidéo (à cet égard, l'ambiance comme les artefacts qu'on y trouve sont superbement bien retranscrits). A l'image de la Zone, ces objets sont aussi un véritable graal, en sus d'être un danger mortel. La boule d'or qui occupe une large part du roman permet de faire la synthèse du discours des deux auteurs. L'attirance mortelle de l'objet catalyse les pulsions humaines mêlant terreur et fantasme tout comme la Zone elle-même le fait sur l'humanité dans son entièreté. On comprend mieux le manque manifeste d'explications dans le roman et dans sa conclusion, chez les russes : seuls l'ignorance et les fantasmes humains - le bonheur en tête - peuvent pallier à l'insignifiance de la vie humaine. Paradoxalement, les Strougatski édifient des personnages remarquablement touchants, preuve s'il en est, que l'homme recèle d'autres trésors en lui.

Roman culte, chef d'œuvre, classique, voici autant de titres glanés par Stalker au gré du temps. La réalité s'avère, pour une fois, en dessous des éloges formulés. Glaçante mais époustouflante, la vision des Strougatski doit s'apprécier comme une des formes ultimes de la science-fiction. En alliant l'humanisme de personnages fascinants à l'ombre oppressante de la Zone, les russes tissent la toile d'une œuvre-somme sur l'homme. Stalker s'impose naturellement comme une lecture indispensable.
11 commentaire|24 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 juillet 2014
Je pense que je suis passée à côté de quelque chose puisque pour tous, c'est un fait acquis de classer ce bouquin parmi les incontournables de science fiction. J'ai trouvé le style des auteurs difficile à suivre et l'intrigue assez plate.
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 octobre 2011
Des extra-terrestres sont venus nous visiter. Pas longtemps et sur quelques lieux très précis, mais les zones qu'ils ont foulées sont maintenant complètement bouclées car des phénomènes extrêmement étranges et fort dangereux s'y produisent. Et bien entendu malgré les interdits certains inconscients s'y rendent régulièrement pour récupérer des objets aux pouvoirs incompréhensibles mais bien réels.

On part du postulat très science-fictionnesque d'une visite extra-terrestre pour aboutir à un roman qui se révèle être l'étude psychologique des conséquences de cette visite. Le goût du risque, l'appât du gain, le besoin de comprendre et bien d'autres traits humains sont ici décortiqués pour aboutir à une véritable analyse de comportement face à un inconnu qui attise toute les convoitises.

Au final une lecture d'abord surprenante, puis intrigante, mais surtout intéressante.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 octobre 2013
J'ai bien aimé ce livre, comme dans un des commentaires, le jeu tiré du livre m'a donner envie de me lancer dans le bouquin des frères strougatski.
Je pense que le fait d'avoir fait le jeu avant le livre m'a donner une meilleur visualisation des "déchets" laisser après la visite des aliens, ainsi que de la zone.
J'aurais aimé passer un peu plus de temps dans la zone ou voir une suite à ce livre mais j'ai passé un bon moment.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 août 2015
Ce livre est remarquable. Tant par le contenu que par la forme qui l'épouse à merveille.

D'abord le style est très différent de ce que l'on peut lire "à l'ouest" : Les typologies des personnages et les détails du quotidien qui fourmillent, les gestes simples. L'auteur dépeint un monde en mat, en nuances d'usures, en rêves surannées, derrières de la fumée de cigarette et le kaléidoscope d'un alcool brut, sans exotisme en dehors de l'élément central du livre : LA VISITE, ses hallucinations et son jargon (qui n'est peut-être pas sans rappeler aussi un autre monde parallèle, celui de la came et des junky , cf Darkly scanner)

L'auteur ne propose pas de réponse à la visite.
Ni but, ni sens, ni fin.

Le livre raconte le monde AUTOUR de cette visite absurde qui a chamboulé le réel. C'est justement l'absence d'une trame classique (situation initiale, élément perturbateur et résolution) qui donne à ce livre un style vraiment moderne. En passant par des pages de journal intime, de l'entrevue ou bien encore en passant de la narration omnisciente à la narration interne, les auteurs nous rapprochent pas à pas du cœur de la zone, en cercles concentriques, en détours, tels leurs Stalkers.

Mais qu'est-ce la zone ? Il faut plutôt se demander que nous dit-elle ?
Est-ce qu'elle nous parle de l'homme et de la technique ? Sa malédiction prométhéenne plus aigüe que jamais à l'âge de l'atome ? Est-ce qu'elle nous parle de l'homme face à l'absurde ? Ou bien de l'homme face à lui-même, face "l'inquiétante étrangeté" de sa zone intérieur ? Est-ce qu'elle parle de drogue, est-ce que l'on ne voit pas pousser la pègre et l'industrie autour ? Murant et exploitant ses richesses étonnantes ?

Difficile de trancher sur le sens et la nature de la zone, tous ses objets restent sujets à interprétations. Toutefois, une chose est certaine : la Zone des frères Strougatski regorge d'objets à puiser, si l'on attend pas trop que l'on nous les vende, faciles et tout expliqués.

Le style des auteurs n'a pas d'équivalent dans la littérature SF. Plein d'une sombre et mélancolique tendresse du quotidien et de la fragilité. Atypique et terriblement beau, le livre traverse le temps sans clichés comme quelques rares chefs d'oeuvre de la SF.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
« To stalk » : traquer, tendre une embuscade, se tapir. C’est en effet l’activité principale de Redrick Shouhart lorsqu’il se rend dans la « Zone » à proximité de Harmont, ville fictive créée par les frères Stougatski (Arcadi, 1925-1991, et Boris, 1933-2012), deux auteurs de science-fiction russes. De cette « Zone », Shouhart et d’autres ramènent, parfois au péril de leur vie, des objets énigmatiques, à l’image des « creuses », « deux disques en cuivre taille soucoupe, cinq millimètres d’épaisseur environ et à peu près quatre cents millimètres de distance qui les séparent, mais à part cette distance, il n’y a rien entre ». On l’apprend au fil de la lecture, car les frères Stougatski ont l’art d’amener les informations à point (rien n’est donné, mais le roman n’est pas allégorique non plus), ces objets ont été laissés par une civilisation extra-terrestre qui semble n’avoir qu’effleuré la Terre, l’avoir brièvement visitée sans prendre contact directement, si ce n’est au travers de ce qu’un scientifique compare aux reliefs d’un pique-nique.

Ce roman traite de l’avidité humaine, mais aussi de son désir grandiose d’en savoir plus et de l’espoir que représentent ces objets pour elle, ainsi que le dit le personnage principal à une connaissance : « Notre ville est un trou. Elle a toujours été un trou et elle le reste. Seulement maintenant, c’est un trou dans l’avenir. À travers ce trou nous pomperons de telles choses dans votre monde minable que tout y sera changé. La vie sera autre, juste, chacun aura ce qu’il voudra. Le voilà, votre trou. À travers ce trou viennent des connaissances. Et quand nous posséderons la connaissance, nous ferons en sorte que tout le monde soit riche, nous volerons jusqu’aux étoiles, et partout où on veut. Voilà comment il est, notre trou… »

Et en effet, au fil du roman, des objets provenant de la « Zone » font leur apparition dans la vie quotidienne, comme ces « batteries éternelles » qui servent désormais à mettre en marche même les voitures, et des institutions tentent de réglementer « la gratte », c’est-à-dire l’activité des « stalkers ». Ceci permet de souligner l’une des qualités du roman Stalker : l’inclusion d’un vocabulaire relâché correspondant aux activités du personnage principal, à la limite d’un monde interlope, et se moquant que l’on donne un nom scientifique à un phénomène observé dans la « Zone » : ce qui compte, c’est que le phénomène soit présent, peu importe son explication, qu’on l’appelle « calvitie de moustique » ou « graviconcentré ». D’ailleurs, d’explication, il n’est pas question dans le roman : on en apprend très peu sur la « Visite » ; le fait que Shouhart ait avec Gouta, une jeune femme de Harmont, un enfant au « pelage […] soyeux » est donné comme un acquis – de là à savoir si cette enfant surnommée « Ouistiti » est une mutation due à la proximité de la « Zone » ou l’indice d’une invasion génétique de la part des « Visiteurs », c’est une autre paire de manches, un roman que les frères Stougatski n’ont pas l’intention d’écrire.

Ce qu’ils ont écrit, c’est un roman sur les hypothèses qui traversent l’esprit des hommes face à l’inexplicable (Valentin, un prix Nobel de physique : « Tout ce que j’ai lu sur le sujet mène à un cercle vicieux. S’ils sont capables d’entrer en contact, c’est qu’ils sont intelligents. Et à l’inverse : s’ils sont intelligents, ils sont capables d’entrer en contact. Ou, tout simplement : si un être extra-terrestre a l’honneur d’avoir la même psychologie que l’être humain, il est intelligent. C’est tout. »), mais aussi sur le courage un rien obstiné de certains hommes qui refusent de se plier à des organisations décidées à mettre en coupe la « Zone » - comme une volonté de conserver un esprit pionnier, au risque de sa vie.

Le tout donne un récit très beau, très fort, dont les zones, sans mauvais jeu de mots, d’ombre sont aussi nombreuses que laissées intelligemment en friche par les frères Stougatski : à trop vouloir expliquer, ils perdraient paradoxalement l’aspect réflexif de ce bref roman.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Attiré par les commentaires dithyrambiques, j'ai fait venir ce livre par amazon.fr, une livraison impeccable. Mais voilà. cet ouvrage est toujours sur ma table de nuit depuis deux mois et demi et je n'arrive pas à entrer dans le dessin, cela me semble long, décousu, bref, je n'arrive pas à me passionner pour ce récit.
Et je n'ai absolument aucun à priori contre la SF russe, ni ouzbèque d'ailleurs si elle existait. L'idée de base est excellente, une civilisation avancée qui fait un pique nique sur la Terre et repart en laissant des artefacts mystérieux voire dangereux qui attirent convoitises et aventuriers, une nouvelle forme de la ruée vers l'or en quelque sorte, avec tous les trafics douteux que cela comporte.Mais l'auteur n'arrive pas à rendre les stuations décrites et le récit suffisamment prenant à mon goût. Peut-être finirai-je cet ouvrage, qui sait...?
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

25,00 €
17,00 €
22,00 €