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5.0 étoiles sur 5 Toute l’histoire de l’homme est l’histoire de la liberté, 4 février 2014
Par 
Luc REYNAERT (Beernem, Belgium) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Combat : Editoriaux et articles, 1944-1947 (Poche)
Ce recueil comprend également les articles parus dans ‘Actuelles’ (Folio Essais 305), que j’ai déjà commentés auparavant. Je me limiterai ici à d’autres textes importants, notamment en matière de politique, d’organisation de l’Etat et de la communauté internationale, de l’économie et des médias.

Albert Camus voulait une Révolution
Une Révolution, pour lui, voulait dire ‘une Constitution où la liberté et la justice recouvrent toutes leurs garanties, une destruction impitoyable des trusts et des puissances de l’argent et une politique étrangère basée sur l’honneur et la fidélité. Pour lui, ‘une politique se définit par ce qu’on fait’ !

Son socialisme : liberté et justice
Pour Albert Camus, ‘le sort de l’homme est toujours entre les mains de l’homme.’ Il ne croit pas aux ‘doctrines absolues et infaillibles, mais à l’amélioration obstinée, inlassable de la condition humaine.’ Il veut construire ‘un Etat social où chaque individu reçoit toutes ses chances au départ, et où la majorité d’un pays n’est pas maintenue dans une condition indigne par une minorité privilégiée.’ La liberté implique nécessairement ‘un climat politique où la personne humaine est respectée dans ce qu’elle est comme dans ce qu’elle exprime.’ Pour lui, ‘la France sera demain ce que sera sa classe ouvrière.’

L’économie et l’ordre international
Albert Camus était partisan d’une économie collectiviste et d’une politique libérale. Sans l’économie collectiviste qui retire à l’argent son privilège pour le rendre au travail, une politique de liberté est une duperie. Mais, sans la garantie constitutionnelle de la liberté politique, l’économie collectiviste risque d’absorber toute l’initiative et toute l’expression individuelle.’
Albert Camus rêve d’une organisation mondiale qui assurera la paix des peuples. Il rêve d’une économie internationale, où les matières premières seront mis en commun, où la concurrence du commerce tournera en coopération, où les débouchés coloniaux seront ouverts à tout le monde et où la monnaie recevra un statut collectif.

Les médias (la presse)
Pour Albert Camus, ‘toute reforme morale de la presse (les média) serait vaine si elle ne s’accompagnait pas de mesures politiques propres à garantir aux journaux (média) une indépendance réelle vis-à-vis du capital’, c’est-à-dire sans que ce dernier y puisse intervenir directement ou indirectement en orientant la pensée dans le sens d’intérêts particuliers.

Commentaire
Comme Albert Camus le dit lui-même, la combinaison ‘économie collectiviste (nationalisations) / politique libérale (démocratie)’ est un équilibre ‘serré’, mais qui, pour lui, ‘crée les conditions nécessaires et suffisantes pour que chaque homme puisse être seul responsable de son bonheur et de son destin.’ Néanmoins, il faut admettre que les économies collectivistes n’ont en général certainement pas produit des résultats miraculeux. Seuls les ‘patrons’ avaient changé de nom sous Mitterrand.
Ses rêves pour l’organisation et l’économie mondiales ne se sont certainement pas tous réalisés. Mais, l’ONU a été créée (avec 5 droits de veto) et l’euro a été introduit en Europe.
Où les pouvoirs politiques l’ont carrément abandonné, c’est en matière de destruction de la puissance de l’argent et de la réforme morale (!) des médias. Actuellement, nous vivons exactement dans le monde tellement conspué par Albert Camus, où la politique et l’économie sont dominées par les puissances de l’argent. De plus, ces puissances contrôlent les média par l’intermédiaire de conglomérats financiers et par leurs longs bras, les services secrets, afin de propager leur évangile. Ce dernier a été très bien défini par Michael Lewis dans ‘La casse du siècle’ : de l’argent libre (gratuit) pour les capitalistes et des marchés libres pour le reste de la population.

Hautement recommandé à tous les fanas d’Albert Camus.
Pour tous ceux qui n’ont pas le temps (ou le courage) de lire ce volume de plus de 700 pages, je recommande le recueil ‘Actuelles’ (200 pages) qui reprend les textes les plus importants de ce livre.
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A Combat : Editoriaux et articles, 1944-1947
A Combat : Editoriaux et articles, 1944-1947 de Albert Camus (Poche - 19 septembre 2013)
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