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28 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Fiction / réalité
Tirer une fiction d'un fait réel est une entreprise périlleuse.
Dugain nous propose une oeuvre hybride. Pas tout à fait une fiction, pas tout à fait réel, pas tout à fait un polar, pas tout à fait une peinture de l'Amérique des 60's, pas tout à fait une étude psychologique. Mais tout cela à...
Publié le 25 juin 2012 par Gruz blog EmOtionS

versus
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 LA DIFFERENCE
Véritable périple que ce roman qui évoque l'existence d'un personnage réel.
Progressivement le tableau se brosse. D'abord c'est être qui se découvre totalement différent des autres par son physique et son intelligence. Puis doucement apparaissent ces différences relatives à sa place au sein de sa famille, le...
Publié il y a 21 mois par ides60


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28 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Fiction / réalité, 25 juin 2012
Par 
Gruz blog EmOtionS (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
Tirer une fiction d'un fait réel est une entreprise périlleuse.
Dugain nous propose une oeuvre hybride. Pas tout à fait une fiction, pas tout à fait réel, pas tout à fait un polar, pas tout à fait une peinture de l'Amérique des 60's, pas tout à fait une étude psychologique. Mais tout cela à la fois.
Ecrit à la première personne, le roman est une plongée dans les abîmes d'un cerveau malade, de ses pulsions, de son cheminement intérieur, de son histoire familiale éprouvante.
L'auteur présente presque cliniquement cet homme, d'une intelligence supérieure, mais incapable de toute empathie. Chacun réagira différemment à cette narration de la folie ; narration qui à l'intelligence de ne pas tomber dans le sordide. L'histoire n'en est que plus forte, magnifiée par sa construction digne d'un thriller.
C'est passionnant et glaçant à la fois, je n'ai pu me libérer d'un malaise à l'idée qu'une bonne partie de l'histoire est réelle (ce n'est pas une biographie, qu'est ce qui est vrai ? qu'est ce qui est romancé ?).
Mais l'histoire n'est pas que ça, c'est également une belle évocation de la société américaine engluée dans la guerre du Vietnam, du désenchantement de sa jeunesse à la recherche d'une autre société que celle qu'on lui propose.
Au final, une oeuvre forte et éprouvante.
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37 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Immense, comme le protagoniste (2,20m ! & un THQI...), 23 mai 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
J'ai lu ce livre car il réunissait 2 sujets qui m'intéressent beaucoup :
- la criminalité
- le THQI (très haut quotient intellectuel)

Marc Dugain s'est, comme il le dit, largement inspiré de la véritable histoire d'Ed Kemper, mais en prenant quelques libertés... Par ex. Kemper ne mesure "que" 2,06 m & n'a qu'un QI de 136. Surdoué donc, mais pas THQI (Dugain dépeint son personnage, répondant au nom d'Al Kenner, comme ayant un QI supérieur à Einstein, c'est à dire entre 155 & 160 ;) ).

Je n'ai pas voulu lire en détails le parcours de Kemper (l'original) avant d'avoir lu ce bouquin, tenant à garder l'esprit libre de toute comparaison entre une réalité atroce & un roman. Aussi, tout au long du roman, je me suis demandé ce que Kenner avait bien pu faire pour finir incarcéré à perpétuité. Car après les 2 premiers meurtres, à l'âge de 15 ans, le héros de Dugain n'est pas incarcéré mais placé en hôpital psychiatrique où il restera enfermé pendant 5 ans. Et durant les 3/4 du roman, je me suis prise à croire qu'une rédemption avait été possible, une autre vie permise.

Je ne vous en dis pas plus, car la fin est un choc, magistral :)
En résumé, un excellent livre, très bien écrit, qui fait réfléchir & appelle de nombreuses questions sur la schizophrénie & la sociopathie.
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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 l'incroyable géant, 1 juillet 2012
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
Un livre puissant, glauque et sombre, la force de dugain est de ne pas savoir (durant les 350 pages)ou il nous emmene, le début est scotchant, la fin impressionnante, l'individu Al Kenner blufant. Ce livre me marquera comme l'un
des grands romans noir français : indispensable, noté 18/20
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44 internautes sur 48 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dans la tête d'un tueur, 23 avril 2012
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
Un monstre de plus dans la collection de Marc Dugain. Après Staline et Hoover, place à Edmund Kemper, tueur en série, auteur d'au moins 8 assassinats, dont ceux de ses grands-parents paternels et de sa propre mère. Dans son roman, Avenue des Géants, Dugain le rebaptise Al Kenner, lui donne dix centimètres de plus (2,20 m) que dans la réalité, mais le parcours sanglant qu'il décrit est bien fidèle à celui de cet homme qui vit toujours, entre les quatre murs d'une cellule d'une prison californienne. L'auteur, en optant pour le "je" dans la plus grande partie de son livre, plonge littéralement à l'intérieur de la tête du meurtrier, dans l'Amérique des années 60. Une descente aux enfers vertigineuse, depuis l'enfance perturbée d'un garçon aux prises avec une mère épouvantable, qui hait son fils et l'humilie -"Je suis la première femme à avoir fait une fausse couche menée à son terme" dit-elle à son sujet-, et sujet aux pires obsessions comme si le démon était entré en lui. Pas question pour Dugain de trouver des circonstances atténuantes au criminel, mais d'enquêter au plus profond de sa psychologie et de chercher à comprendre comment un type au QI supérieur à celui d'Einstein ait pu commettre de tels actes. A travers ses faits, gestes et pensées, toute une époque défile sous nos yeux. L'Amérique d'après l'assassinat de Kennedy, celle du Vietnam et de ses contestataires hippies, celle des grands espaces que parcourt Kenner à moto, le plus souvent de nuit. Avenue des Géants est plus perturbant qu'un thriller dont il adopte les codes pour mieux les détourner. Le roman ne décortique pas les crimes successifs de son personnage, il les réunit dans les explications postérieures de Kenner, dans l'analyse effroyablement lucide qu'il en tire, des fantasmes à la jouissance du passage à l'acte. Certaines pages sont terrifiantes, non dans ce qui est montré, mais dans ce qui est suggéré. L'humour morbide, qui persiste jusqu'aux dernière lignes, rend le roman encore plus pervers et, il faut bien le dire, efficace. Une sorte de chef d'oeuvre du genre, aussi complexe et troublant que la personnalité de son héros. Ames sensibles, s'abstenir.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 LA DIFFERENCE, 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
Véritable périple que ce roman qui évoque l'existence d'un personnage réel.
Progressivement le tableau se brosse. D'abord c'est être qui se découvre totalement différent des autres par son physique et son intelligence. Puis doucement apparaissent ces différences relatives à sa place au sein de sa famille, le comportement des proches vis à vis de lui.
L'auteur soumet ici son hypothèse concernant les circonstances qui conduisent un homme à dévier et à sombrer dans la pire des folies jusqu'à tuer.
On serait presque tenter de le comprendre à certains moments (les passages qui s'y prêtent sont d'ailleurs volontairement prolongés) et subitement en quelques mots, les choses atroces se dévoilent.
Où est la limite entre la fiction et la réalité ? entre la raison et la folie ?
Ce livre est très accessible de part son écriture mais il laisse mal à l'aise et j'ai du beaucoup de difficulté à cerner cette personnalité schizophène. En ce qui me concerne, leur monde me demeure inaccessible même si je perçois très nettement la profonde incidence d'une enfance malheureuse et sans amour.
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pourquoi?, 29 mai 2012
Par 
Arribat - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
Chouchou de la presse et enfant gâté de la pub ce livre avait tout ce qui fallait pour rejoindre '-selon mes critères- la case «nanar à éviter» située quelque part dans les méandres d'un cerveau reptilien. Il aura fallu que bouche et oreille s'en mêlent pour vaincre ces archaïsmes et tenter l'aventure. Autant en venir au fait, il n'aura pas fallu longtemps pour que mes préjugés se prennent le bide de leur vie.

Ici l'auteur se met dans la peau d'Ed Kemper, cumulant les qualificatifs de mastodonte, très sale mec, tueur en série psychopathe au talent précoce puisqu'à 14 ans il assassinat sa grand-mère enchaînant direct sur son grand-père pour lui éviter d'avoir à supporter la mauvaise nouvelle. En incarnant ce personnage, Dugain tente de pénétrer la façon de penser d'un killer et l'enchainement de circonstances qui pousse au passage à l'acte. Avec une option pareille le risque est de se vautrer dans le cliché, glisser dans la psy de bazar, aligner les poncifs, et au bout du compte ennuyer rapidement le lecteur dans un récit au mieux larmoyant, au pire abusivement gore. Or si Dugain franchit tous ces obstacles, c'est qu'il est aidé par son personnage. Kemper n'est pas n'importe quel crétin au QI d'attardé, mais un type supérieurement intelligent, aussi n'y a-t-il aucune incompatibilité à prêter une qualité de style pas plus qu'un ton sarcastique et lucide à notre porteplume, avec juste ce qu'il faut comme lacunes propres à tout autodidacte. Sans aucun pathos notre personnage nous livre ce que l'on pourrait pompeusement appeler sa quête de vérité, mais qui se limite dans cet univers primaire à chercher la réponse à une simple et unique à une question, Pourquoi ?

Sujet de sa propre étude, analyste appliqué et soigneux, le sociopathe finit par nous être sympathique, et on tomberait presque dans le piège de la compassion, si le final en apothéose nauséabonde ne nous ramenait à la réalité de ses victimes et leur mauvaise rencontre. Marc Dugain offre là une œuvre à part, totalement réussie, qui me surprend d'autant plus que je n'avais pas gardé un souvenir impérissable ni du style ni de la construction de son livre sur Edgard Hoover (1). A conseiller sans réserves

(1)La malédiction d'Edgar
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 DUGAIN DANS LA CONTINUITE DE CRIME ET CHATIMENT FAIT QUE LA LITTERATURE S'INTERESSE AUX TUEURS EN SERIE, 23 mai 2012
Par 
Kerbrat "le blog aubouquinmalin.eklablog.fr" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
C'est une histoire inspirée de la vie d'Ed Kemper qui est un tueur en série. L'auteur nous narre le premier crime commis par un jeune adolescent de 2.20m et d'un QI supérieur à celui d'Einstein. On va petit à petit découvrir sa vie depuis son enfance jusqu'à la condamnation qui va l'emmener derrière les barreaux pour une peine à perpétuité.

Paradoxalement le fait que ce livre soit de qualité fait que l'on a un manque sur le système pénitentiaire américain, qui joue malgré tout un rôle important puisque la prison semble un refuge pour le héros. Ce qui est intéressant avec ce livre c'est que c'est une démonstration totalement réussie du fait qu'il n'y a guère de différence entre la littérature et la littérature policière, comme l'a montré Crime et Chatiment. D'ailleurs c'est le seul livre qu'aura lu le héros du livre jusqu'à sa seconde incarcération. C'est aussi une description très réaliste du système judiciaire américain. La réalité des tueurs en série est aussi particulièrement rendue comme le fait que ces hommes sont souvent en contact avec la police. Les chaos de l'enfance qui expliquent malgré tout en partie, leur parcours sont décrites de façon plus que réaliste. Ce qui est aussi intéressant c'est que l'intrigue est remise dans le contexte historique de l'époque. Et c'est un vrai plaisir d'avoir un livre policier où il y a une griffe littéraire avec une plume de grande qualité. L'intrigue est particulièrement rythmée ce qui fait qu'on ne sait s'il faut le placer en littérature ou en policier. C'est en tout cas un livre qu'il est difficile d'oublier puisque d'une certaine façon le héros malgré sa monstruosité arrive à déclencher une certaine empathie.

Sur le même sujet et à l'inverse on peut lire avec le même intérêt, AU DELA DU MAL de SHANE. Et sur la prison, le système pénitentiaire américain, les criminels les livres de Ted BUNKER.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un récit romancé perturbant d'un itinéraire criminel, 21 septembre 2012
Par 
Woland (Mouvaux) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
Attendu que la vie criminelle du tueur en série Edmund Kemper fut dévoilée de longue date par certains analystes de cette funeste engeance (notamment le médiatique Stéphane Bourgoin), l'appréciation de ce récit romancé consacré à sa face fictive, Al Kenner, peut se heurter à un sentiment à la fois dérangeant dès lors que le lecteur s'est intéressé à la destinée réelle de "l'Ogre de Santa Cruz" et frustrant au regard d'une réalité exposée, peut-être fantasmée, échappant à une vérité, peut-être ignorée.

Les déclarations suivantes de Marc Dugain, relatives à son entreprise littéraire fictionnelle, peuvent susciter un scepticisme déroutant au regard des interrogations qu'elles font naître.

"S'affranchir de la réalité pour devenir un romancier" ? Accepter que "la fiction soit un biais formidable pour ramener les gens, non pas à la vérité, mais à une certaine forme de réalité" ? Agréer la sentence de l'auteur, incluse dans la postface de l'oeuvre: "Romancer un personnage, c'est le trahir pour mieux servir ce que l'on pressent de la réalité"?

La vie d'Al Kenner étant peu ou prou celle vécue par Ed Kemper, ne peut-on légitimement s'interroger sur cette volonté (induite dans certains cas par une incapacité absolue à cerner un autre être humain) de s'enquérir d'une conscience, d'un état psychiatrique, d'une vie dévoyée en s'approchant d'une réalité que seul l'intéressé semble détenir?

Les interviews d'Edmund Kemper, durant lesquels sa posture, d'une extatique froideur, éclaire le spectateur sur ses modus operandi et sa justification des meurtres, révèlent un "acteur" volubile, à l'ego proportionné à sa taille, pétrifiant, jamais élusif sur les détails ceignant ses manoeuvres meurtrières, indifférent à la compassion (et non à la sympathie), d'une lucidité implacable sur ses troubles obsessionnels, son enfermement psychologique et cette lutte pour s'y soustraire.

Bien que le récit fictionnel consacré à Ed Kemper soit fragmentaire, force est d'admettre que le portrait d'Al Kenner tend à se rapprocher d'une certaine authenticité: la mortification du meurtrier au regard du délitement familial, l'aversion pour sa génitrice, la capacité à circonvenir le corps médical pour parvenir à ses fins, l'incompréhension face au mouvement hippie (jugement certes simpliste mais compréhensible au regard de son tempérament de jeune homme conservateur privé du monde extérieur de 16 à 21 ans durant son incarcération, mu par un désir patriotique de prendre les armes pour défendre sa nation et frustré par son absence de participation à la guerre du Vietnam),etc.

Les grandes étapes factuelles de la vie d'Ed Kemper sont donc romancées, avec talent, et le dispositif romanesque, fondé sur le jeu réussi des temporalités, une habile construction narrative (alternance de séquences aux première et troisième personnes) et une écriture fluide, rend la lecture captivante. Marc Dugain a eu la décence, eu égard à l'atrocité de certains de ses crimes, de ne pas sombrer dans une description macabre des assassinats, le sujet du récit romancé étant la description d'un individu claustré dans une gangue psychologique et pschiatrique particulièrement complexe et altérée.

Là où la frustration m'a gagné, c'est à dire dans toutes les zones d'ombre du récit que Marc Dugain n'était pas réellement en mesure d'éclairer (par ignorance légitime ou par choix narratif illustré par l'usage prédominant de la première personne), un documentaire aurait pu davantage informer le lecteur sur la complexité de la psyché du meurtrier.

S'intéresser au basculement progressif d'Ed Kemper/Al Kenner dans la folie, mis en exergue dans la narration par une cause familiale très présente ayant tendance à générer une certaine empathie à son endroit, ne doit pas masquer l'innéité du mal et le foisonnement de questions subséquentes: pourquoi la schizophrénie paranoïde diagnostiquée durant son adolescence a-t-elle été reléguée au rang d'une sociopathie? Causes et explications relatives à ses actes nécrophyles? La présence d'une figure maternelle douce et aimante aurait-elle auguré une trajectoire de vie banale? Etc..

Avenue des Géants est une oeuvre assurément troublante, fondant son intérêt sur le témoignage d'un individu, double imaginaire d'un homme actuellement en vie. L'écueil principal de ce genre de ce récit romancé référencé tient à la subjectivité d'une confession présumée que le lecteur peut difficilement admettre telle quelle. On peut sérieusement s'interroger sur la paternité de cette assertion marquante rencontrée dans l'oeuvre: "Chacun reconnaît en moi une part de lui-même et jouit de la contempler endormie", tient-elle d'Al Kenner/Marc Dugain ou d'Edmund Kemper?
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un roman qui tient en haleine, palpitant et intelligent.., 20 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants - Prix des Lycéennes de Elle 2013 (Broché)
Dévorer en quelques jours... Sans pouvoir m'arreter. Tres beau livre avec un style litteraire tres bien mené.
A lire sans modération. J'avais deja aimé "l'insomnie des etoiles" du meme auteur, mais c'est encore mieux!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une claque..., 22 août 2014
Par 
Victaureau (Haute Auvergne) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Avenue des Géants (Poche)
C'est celle que l'on prend en lisant le roman de Marc DUGAIN. Pour nous conter l'histoire d'un serial Killer, très inspirée de la réalité, l'auteur, à contrario de tant d'autres romanciers ne verse ni dans le voyeurisme ni dans le gore et pourtant...Pourtant il réussit à tenir en haleine du début à la fin de son livre. Pas de temps mort, pas d'inutiles digressions, l'Amérique des années 60 est bien rendue et cette description est utile au lecteur, on suit pas à pas ce géant qui parle à la première personne du singulier excepté lorsqu'il se trouve en asile psychiatrique et en prison...

L'auteur parvient à nous faire comprendre, du moins en ce qui concerne Al Kenner, que cet être humain a été conditionné dès le départ par la haine que lui vouait sa mère. Ca n'excuse pas tout, surtout quand on est doté d'un Q.I supérieur à celui d'Einstein, mais on a beau être supérieurement intelligent, pour un bon départ dans la vie on a besoin de l'amour de sa mère.

Avec ce roman l'auteur nous apporte la preuve qu'on peut approcher ce sujet trop galvaudé aujourd'hui, celui des serial Killers, sans faire nécessairement dans l'hémoglobine et le gore spectaculaire, sans trop grands effets littéraires non plus. Avec son roman "Au Revoir là-Haut" Pierre LEMAÎTRE a réussi à décrocher le Goncourt, Marc DUGAIN a bien mérité le prix des Lycéennes de Elles, pour la fraîcheur qu'il apporte dans l'écriture. En tous cas c'est un auteur dont je me souviendrai.
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Avenue des Géants
Avenue des Géants de Marc Dugain (Poche - 26 septembre 2013)
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