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Tirer une fiction d'un fait réel est une entreprise périlleuse.
Dugain nous propose une oeuvre hybride. Pas tout à fait une fiction, pas tout à fait réel, pas tout à fait un polar, pas tout à fait une peinture de l'Amérique des 60's, pas tout à fait une étude psychologique. Mais tout cela à la fois.
Ecrit à la première personne, le roman est une plongée dans les abîmes d'un cerveau malade, de ses pulsions, de son cheminement intérieur, de son histoire familiale éprouvante.
L'auteur présente presque cliniquement cet homme, d'une intelligence supérieure, mais incapable de toute empathie. Chacun réagira différemment à cette narration de la folie ; narration qui à l'intelligence de ne pas tomber dans le sordide. L'histoire n'en est que plus forte, magnifiée par sa construction digne d'un thriller.
C'est passionnant et glaçant à la fois, je n'ai pu me libérer d'un malaise à l'idée qu'une bonne partie de l'histoire est réelle (ce n'est pas une biographie, qu'est ce qui est vrai ? qu'est ce qui est romancé ?).
Mais l'histoire n'est pas que ça, c'est également une belle évocation de la société américaine engluée dans la guerre du Vietnam, du désenchantement de sa jeunesse à la recherche d'une autre société que celle qu'on lui propose.
Au final, une oeuvre forte et éprouvante.
11 commentaire| 33 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
J'ai lu ce livre car il réunissait 2 sujets qui m'intéressent beaucoup :
- la criminalité
- le THQI (très haut quotient intellectuel)

Marc Dugain s'est, comme il le dit, largement inspiré de la véritable histoire d'Ed Kemper, mais en prenant quelques libertés... Par ex. Kemper ne mesure "que" 2,06 m & n'a qu'un QI de 136. Surdoué donc, mais pas THQI (Dugain dépeint son personnage, répondant au nom d'Al Kenner, comme ayant un QI supérieur à Einstein, c'est à dire entre 155 & 160 ;) ).

Je n'ai pas voulu lire en détails le parcours de Kemper (l'original) avant d'avoir lu ce bouquin, tenant à garder l'esprit libre de toute comparaison entre une réalité atroce & un roman. Aussi, tout au long du roman, je me suis demandé ce que Kenner avait bien pu faire pour finir incarcéré à perpétuité. Car après les 2 premiers meurtres, à l'âge de 15 ans, le héros de Dugain n'est pas incarcéré mais placé en hôpital psychiatrique où il restera enfermé pendant 5 ans. Et durant les 3/4 du roman, je me suis prise à croire qu'une rédemption avait été possible, une autre vie permise.

Je ne vous en dis pas plus, car la fin est un choc, magistral :)
En résumé, un excellent livre, très bien écrit, qui fait réfléchir & appelle de nombreuses questions sur la schizophrénie & la sociopathie.
11 commentaire| 38 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un monstre de plus dans la collection de Marc Dugain. Après Staline et Hoover, place à Edmund Kemper, tueur en série, auteur d'au moins 8 assassinats, dont ceux de ses grands-parents paternels et de sa propre mère. Dans son roman, Avenue des Géants, Dugain le rebaptise Al Kenner, lui donne dix centimètres de plus (2,20 m) que dans la réalité, mais le parcours sanglant qu'il décrit est bien fidèle à celui de cet homme qui vit toujours, entre les quatre murs d'une cellule d'une prison californienne. L'auteur, en optant pour le "je" dans la plus grande partie de son livre, plonge littéralement à l'intérieur de la tête du meurtrier, dans l'Amérique des années 60. Une descente aux enfers vertigineuse, depuis l'enfance perturbée d'un garçon aux prises avec une mère épouvantable, qui hait son fils et l'humilie -"Je suis la première femme à avoir fait une fausse couche menée à son terme" dit-elle à son sujet-, et sujet aux pires obsessions comme si le démon était entré en lui. Pas question pour Dugain de trouver des circonstances atténuantes au criminel, mais d'enquêter au plus profond de sa psychologie et de chercher à comprendre comment un type au QI supérieur à celui d'Einstein ait pu commettre de tels actes. A travers ses faits, gestes et pensées, toute une époque défile sous nos yeux. L'Amérique d'après l'assassinat de Kennedy, celle du Vietnam et de ses contestataires hippies, celle des grands espaces que parcourt Kenner à moto, le plus souvent de nuit. Avenue des Géants est plus perturbant qu'un thriller dont il adopte les codes pour mieux les détourner. Le roman ne décortique pas les crimes successifs de son personnage, il les réunit dans les explications postérieures de Kenner, dans l'analyse effroyablement lucide qu'il en tire, des fantasmes à la jouissance du passage à l'acte. Certaines pages sont terrifiantes, non dans ce qui est montré, mais dans ce qui est suggéré. L'humour morbide, qui persiste jusqu'aux dernière lignes, rend le roman encore plus pervers et, il faut bien le dire, efficace. Une sorte de chef d'oeuvre du genre, aussi complexe et troublant que la personnalité de son héros. Ames sensibles, s'abstenir.
44 commentaires| 43 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 juillet 2012
Un livre puissant, glauque et sombre, la force de dugain est de ne pas savoir (durant les 350 pages)ou il nous emmene, le début est scotchant, la fin impressionnante, l'individu Al Kenner blufant. Ce livre me marquera comme l'un
des grands romans noir français : indispensable, noté 18/20
11 commentaire| 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 avril 2013
Véritable périple que ce roman qui évoque l'existence d'un personnage réel.
Progressivement le tableau se brosse. D'abord c'est être qui se découvre totalement différent des autres par son physique et son intelligence. Puis doucement apparaissent ces différences relatives à sa place au sein de sa famille, le comportement des proches vis à vis de lui.
L'auteur soumet ici son hypothèse concernant les circonstances qui conduisent un homme à dévier et à sombrer dans la pire des folies jusqu'à tuer.
On serait presque tenter de le comprendre à certains moments (les passages qui s'y prêtent sont d'ailleurs volontairement prolongés) et subitement en quelques mots, les choses atroces se dévoilent.
Où est la limite entre la fiction et la réalité ? entre la raison et la folie ?
Ce livre est très accessible de part son écriture mais il laisse mal à l'aise et j'ai du beaucoup de difficulté à cerner cette personnalité schizophène. En ce qui me concerne, leur monde me demeure inaccessible même si je perçois très nettement la profonde incidence d'une enfance malheureuse et sans amour.
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C'est une histoire inspirée de la vie d'Ed Kemper qui est un tueur en série. L'auteur nous narre le premier crime commis par un jeune adolescent de 2.20m et d'un QI supérieur à celui d'Einstein. On va petit à petit découvrir sa vie depuis son enfance jusqu'à la condamnation qui va l'emmener derrière les barreaux pour une peine à perpétuité.

Paradoxalement le fait que ce livre soit de qualité fait que l'on a un manque sur le système pénitentiaire américain, qui joue malgré tout un rôle important puisque la prison semble un refuge pour le héros. Ce qui est intéressant avec ce livre c'est que c'est une démonstration totalement réussie du fait qu'il n'y a guère de différence entre la littérature et la littérature policière, comme l'a montré Crime et Chatiment. D'ailleurs c'est le seul livre qu'aura lu le héros du livre jusqu'à sa seconde incarcération. C'est aussi une description très réaliste du système judiciaire américain. La réalité des tueurs en série est aussi particulièrement rendue comme le fait que ces hommes sont souvent en contact avec la police. Les chaos de l'enfance qui expliquent malgré tout en partie, leur parcours sont décrites de façon plus que réaliste. Ce qui est aussi intéressant c'est que l'intrigue est remise dans le contexte historique de l'époque. Et c'est un vrai plaisir d'avoir un livre policier où il y a une griffe littéraire avec une plume de grande qualité. L'intrigue est particulièrement rythmée ce qui fait qu'on ne sait s'il faut le placer en littérature ou en policier. C'est en tout cas un livre qu'il est difficile d'oublier puisque d'une certaine façon le héros malgré sa monstruosité arrive à déclencher une certaine empathie.

Sur le même sujet et à l'inverse on peut lire avec le même intérêt, AU DELA DU MAL de SHANE. Et sur la prison, le système pénitentiaire américain, les criminels les livres de Ted BUNKER.
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Dans sa note à l'auteur en fin de livre, Marc Dugain nous explique brièvement son projet: "Romancer un personnage, c'est le trahir pour mieux servir ce que l'on pressent de sa réalité."

C'est à partir de cette idée que l'auteur aimant explorer les voies de la psychiatrie en en renversant les préjugés, nous livre un roman prenant racine dans l'histoire d'Ed Kemper, criminel en série, aujourd'hui incarcéré à vie dans la prison de Folsom. Marc Dugain tente avec un sens aiguisé de la psychologie d'expliquer la monstruosité de ses gestes et la complexité de ses actes. Comment un être humain peut-il en arriver à commettre de tels crimes et à garder son humanité malgré tout?

L'auteur a fait le choix de dresser le portrait, plutôt attachant de ce criminel en série américain qui s'est livré lui-même à la police après avoir commis plusieurs meurtres en commençant à 15 ans par celui de ses grands-parents paternels. Edmund Kemper se transforme donc en Al Kenner sous la plume de Marc Dugain qui prend la figure du policier sympathique, sous les traits de Duigan, anagramme du nom de l'auteur...

Marc Dugain explique en partie l'horreur des actes d'Al Kenner par la maltraitance d'une mère qui l'a condamné à la naissance. Elle dira, à son fils, entre autre: "je suis la première femme à avoir fait une fausse couche menée à son terme." Détesté de sa mère, abandonné par son père, il ne pourra jouir qu'une fois les femmes mortes et possédées. Malgré son QI supérieur à celui d'Einstein, -on sait qu'il a participé à faire avancer la criminologie par l'analyse très précise de ses pulsions de mort en prison-, il ne trouve jamais le bonheur, celui-ci siégeant plutôt dans l'affect que dans l'intellect.

J'ai vraiment apprécié la qualité des analyses psychologiques de l'auteur: "ma mère scellait toujours son amitié avec une personne en m'insultant devant elle. C'était sa façon à elle de s'attirer les gens, en leur offrant l'obscénité de notre relation". Les explications sont limpides et d'une grande précision sur fond de satire du mouvement hippie, "ces végétatifs hallucinés".

D'un côté, on nous montre un meurtrier jugé fou et de l'autre des meurtriers américains, ayant fait la guerre du Vietnam en toute légitimité, parce que l'état leur avait donné le droit de tuer. Ce que pointe du doigt l'auteur, c'est que dans un cas comme dans l'autres les blessures affectives sont profondes et béantes: "Commettre une destruction comparable à l'ampleur de cette béance est la seule façon de supporter cette mise à l'index de la vie, de vous rattacher à elle par le plus ténu des fils."

Si la façon de présenter le personnage est originale et intéressante, j'ai trouvé que le livre possédait quelques longueurs parfois, qu'il manquait de dynamisme parce qu'il n'était pas toujours très réaliste. C'est un peu comme si l'auteur avait gommé certains détails de la vie du criminel pour le rendre plus humain, cela semble cependant parfois invraisemblable. Mais pas toujours...

Je n'ai pas été prise dans le roman du début à la fin, mais cette lecture reste instructive et questionne sur les mystères du mal en l'homme.
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Chouchou de la presse et enfant gâté de la pub ce livre avait tout ce qui fallait pour rejoindre '-selon mes critères- la case «nanar à éviter» située quelque part dans les méandres d'un cerveau reptilien. Il aura fallu que bouche et oreille s'en mêlent pour vaincre ces archaïsmes et tenter l'aventure. Autant en venir au fait, il n'aura pas fallu longtemps pour que mes préjugés se prennent le bide de leur vie.

Ici l'auteur se met dans la peau d'Ed Kemper, cumulant les qualificatifs de mastodonte, très sale mec, tueur en série psychopathe au talent précoce puisqu'à 14 ans il assassinat sa grand-mère enchaînant direct sur son grand-père pour lui éviter d'avoir à supporter la mauvaise nouvelle. En incarnant ce personnage, Dugain tente de pénétrer la façon de penser d'un killer et l'enchainement de circonstances qui pousse au passage à l'acte. Avec une option pareille le risque est de se vautrer dans le cliché, glisser dans la psy de bazar, aligner les poncifs, et au bout du compte ennuyer rapidement le lecteur dans un récit au mieux larmoyant, au pire abusivement gore. Or si Dugain franchit tous ces obstacles, c'est qu'il est aidé par son personnage. Kemper n'est pas n'importe quel crétin au QI d'attardé, mais un type supérieurement intelligent, aussi n'y a-t-il aucune incompatibilité à prêter une qualité de style pas plus qu'un ton sarcastique et lucide à notre porteplume, avec juste ce qu'il faut comme lacunes propres à tout autodidacte. Sans aucun pathos notre personnage nous livre ce que l'on pourrait pompeusement appeler sa quête de vérité, mais qui se limite dans cet univers primaire à chercher la réponse à une simple et unique à une question, Pourquoi ?

Sujet de sa propre étude, analyste appliqué et soigneux, le sociopathe finit par nous être sympathique, et on tomberait presque dans le piège de la compassion, si le final en apothéose nauséabonde ne nous ramenait à la réalité de ses victimes et leur mauvaise rencontre. Marc Dugain offre là une œuvre à part, totalement réussie, qui me surprend d'autant plus que je n'avais pas gardé un souvenir impérissable ni du style ni de la construction de son livre sur Edgard Hoover (1). A conseiller sans réserves

(1)La malédiction d'Edgar
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le 7 mai 2013
On entend beaucoup parler des serial killer... A la télévision surtout, une véritable passion, souvent morbide, semble s'être installée. On s'appuie sur les meurtres, on lance du sensationnel aux yeux de tous, et parfois, seulement parfois, on essaie de faire réfléchir un peu.

Des codes que Marc Dugain a totalement dépassé, pour nous livrer un grand chef d'oeuvre du genre.
La mort, pourtant centrale au premier abord, laisse place à l'éloge de la vie. Une vie torturée certes, complexe... Mais d'une vérité criante.
Je connaissais l'histoire d'Edmund Kemper, mais Dugain a tout de même réussi à m'étonner, m'intriguer, et m'a transporté jusqu'à la toute dernière page.

Mais plus que le récit d'une vie en dehors des sentiers balisés, c'est l'histoire de plusieurs existences qui se mêlent et s'entrechoquent, intimement imbriquées, à tel point que l'Ogre devient le centre de sentiments contradictoires (amour, haine, passion, respect, peur) alors que lui-même semble pourtant ne rien ressentir. Nous entrons donc cette vie étrange au travers de nombreux regards, en totale contradiction.

Dugain aurait pu s'arrêter là, mais c'était sans compter la volonté permanente de cet écrivain à plonger ses lecteurs dans un temps et un espace toujours plus précis. Il nous immerge donc totalement dans cette Amérique des années 60-70, une époque de guerre, de renouveau et d'idéologie.

Et on se laisse happe sans aucune résistance...
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le 5 mai 2012
C'est le premier livre de M Dugain que je lis et je suis séduite. J'ose même dire que ce livre mériterait d'être proposé aux grands prix littéraires français... il y a la documentation sur les US, il y a un personnage qui nous "entraine" malgré nous et puis une écriture magnifique. Simple, percutante. Je suis sous le charme de ce voyage. J'ai parfois pensé La route pour la qualité de description. C'est sans aucun doute un très grand roman et un très grand auteur !
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