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Meursault travaille dans un bureau, déjeune tous les jours chez Céleste. Il est présenté comme un homme calme, indifférent. Lorsque sa mère meurt, Meursault assiste passif à son enterrement. A Alger, témoin d'une bagarre qui tourne mal, Meursault, aveuglé par la lumière, tue un Arabe sans aucun motif. Il est étranger à lui-même, étranger au monde qui l'entoure, étranger à sa propre existence, assiste à son procès tel un observateur...
Je découvre une très belle BD, fidèle au roman de Camus. Textes et dessins se fondent pour mettre en évidence l'incompréhension, le caractère absurde de la situation. Certaines pages sont vides de texte, mais les dessins suffisent et parlent d'eux-mêmes avec éloquence. La chaleur, la mer y sont superbement personnalisées. Cette BD retranscrit tout à fait l'ambiance décrite dans le roman de Camus, l'incompréhension mutuelle du monde et de Meursault. Une belle réussite.
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le 7 mai 2013
Adapter un roman en BD est un exercice risqué qui se traduit souvent par une métaproduction sans intérêt.
Cela tient aux moyens d’expression radicalement opposés.
Si les mots provoquent l’imagination, les dessins imposent la vision de l’artiste.
Dans le premier cas c’est le lecteur qui construit un univers à partir de sa culture et de sa sensibilité, à partir des données de l’écrivain.
Dans le deuxième cas les représentations lui sont imposées et réduisent sa liberté d’interprétation. Mais il n’y a pas que des inconvénients à ce type d’expression.
Lorsque les personnages sont trop nombreux et épuisent le lecteur dans ses efforts d’identification, la BD a l’avantage de les circonscrire.
Pour ma part, j’ai toujours imaginé Meursault comme un méditerranéen très brun, plus proche physiquement d’un M. Masrtroianni dans le film de Visconti datant de 67 que de l’image qu’en donne Ferrandez : un jeune homme blond. Avant lui, Fontanarosa avait fait de même pour l’illustration de la couverture du Livre de Poche de 68.
Cette perception permet un recadrage de la pensée en ce sens que Meursault, en dépit de son côté ténébreux, sombre est tout de même aussi un personnage ouranien qui aime la mer et le soleil (et trouve les Parisiens trop ‘’blancs’’). Ce qui symboliquement justifie sa chevelure.
La BD permet donc de rectifier, de préciser parfois l’image un peu floue générée par la lecture.
Autre chose intéressante et propre à Ferrandez : sa mise en page. Les fonds traités à l’aquarelle, sur lesquels se plaquent les vignettes établissent au gré du récit deux espaces narratifs. Ces fonds évoquent soit la liberté, soit la nostalgie, soit les souvenirs...
Ce dernier album de Ferrandez me semble être le meilleur de toute sa production. Non pas que les autres soient médiocres, bien au contraire, mais celui-ci marque avec force les progrès dus à la maturité de l’artiste.
Camus aurait sans doute été satisfait de ce travail.
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le 16 août 2013
Le défi était d'ampleur : mettre en image , le roman de Camus , véritable manifeste de l'absurdité de l’existence humaine .
Jacques Ferrandez s'en sort haut la main.
Rappelons quand même le sujet : l’histoire suit un certain Meursault à travers l'Algérie française : Meursault enterre sa mère sans verser une larme , sympathise avec un proxénète , tue un arabe sur un coup de tête et sur un coup de soleil, et ne se défend pas à son procès .
La mise en images de Ferrandez m'est devenue totalement indissociable du texte de Camus : son Meursault a la beauté du diable. Les images renforcent le versant voyeur du lecteur . Nous voici en position de scruter la moindre action , la moindre expression de cet étranger qui échappe à ce que l'on attend de tout être humain : empathie , compassion , altruisme , doute , remords ou culpabilité.
Meursault n'est pas dépourvu de sociabilité : on le voit se marrer à un film de Fernandel , accepter une invitation à dîner , faire l'amour . Ce n'est pas un monstre isolé complotant la fin du monde . Il transpire sous le soleil , s'inquiète de sa mort , prête main forte à un copain et tente pathétiquement de se défendre à son procès .

Camus met en scène un homme indifférent aux autres et à lui même , guidé par le présent , obéissant aux besoins alimentaires de manger ,de s'accoupler , voir du monde. Mais ces besoins sont isolés de tout rapport à l'autre : les notions d'amour ,de sentiments lui sont étrangers . Meursault n'est pas diabolique juste indifférent, détaché ....libre !

Ferrandez rend bien la jeunesse du personnage , son corps élancé et séduisant. L'aspect visuel permet de renforcer la construction de la fable de Camus : l'Etranger s'ouvre et se clôt sur le jugement de Meursault.
Il est observé à l'enterrement de sa mère par des grabataires qui s’étonnent de son indifférence pour passer à son procès où ses pairs se révulsent de son inhumanité .

Ferrandez pour adapter son récit choisit de taire la voix off du personnage dans la première partie . Privé du seul moyen d'expression que Camus lui avait donné , le voici plus étranger que jamais aux yeux du lecteur . La mise en page du dessinateur , l'insertion d'Alger remarquablement restituée sur papier , véritable personnage secondaire , des expressions de visage et corporelles travaillées pallient à ce manque .Et la scène du meurtre sur la plage est remarquablement découpée et a dû nécessiter un travail considérable .

La voix off de Meursault revient en deuxième partie en contrepoint à son silence lors de son procès . Meursault n'est pas cynique , ni amer . C'est une bouteille vide dans laquelle circule de l'eau qui jamais ne cesse de couler. Une liberté insaisissable à l'autre , obscène , dépourvue de sens et de moralité . Meursault fait donc il est .
Il devient un miroir , un miroir dans lequel la société refuse de se voir .Celle-ci juge un homme qui n'adhère à aucune valeur émotionnelle , qui accepte et embrasse le néant de l'existence sans céder à l'angoisse .C'est insupportable et il est logique que Meursault soit envoyé à la mort condamné avant l'heure pour crime contre l'humanité .
Écrit en 1942 , quelques mois après le déclenchement de la solution finale , Meursault rappelle certains nazis capables d’exécuter leurs tâches sans malveillance, ni haine .

Magnifiquement illustré , l’Étranger de Ferrandez permet la fusion harmonieuse entre le texte et l'image . Jamais l'inhumanité n'aura été si charnelle , si contradictoire avec ce que l'on nous donne à voir .Une BD qui se lit comme un roman . Et inversement ....
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le 4 juillet 2013
Adapter CAMUS en BD pourrait sembler une "folie" mais avec FERRANDEZ, c'est de l'art qui m'est bien l'oeuvre d'un très grand écrivain en valeur, les dessins sont de véritables chef d'oeuvres et les textes y sont merveilleusement mis en valeur ! Un plaisir pour les yeux comme bien des oeuvres de FERRANDEZ, mais les aquarelles et son style n'enlèvent rien à l'oeuvre de CAMUS au contraire.. Cela ne m'étonne guère tant l'Algérie est dans la peau de ce desssinateur exceptionnel qui pourtant a aussi su rendre l'âme dU LIBAN dans l'ouvrage magnifique qu'il a consacré à ce pays. Je confirme que possédant toute le collection originale de ces cahiers d'Orient,sublimes, FERRANDEZ a grandi en audace et maturité, alors jusqu'au pourra-t-il encore aller dans le futur.Il a lui-même placé la "barre" très haute ?
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« L’Etranger » et « la Peste » sont sans doute les deux œuvres les plus connues d’Albert Camus. Le récit du destin tragique de « l’étrange personnage », que Camus met en scène à Alger dans les années Trente, est tout à la fois concis, précis, et construit de telle sorte qu’il peut aisément inspirer un cinéaste ou un auteur de BD, même si on imagine bien qu’Albert Camus ne pensait pas au « neuvième art » en écrivant l’Etranger » ! . Jacques Ferrandez, avec le talent qui lui est reconnu, s’est emparé avec bonheur de « l’Etranger », pour en faire une bande dessinée que tout adolescent peut lire, soit avant de « plonger » dans l’œuvre de Camus, soit au contraire après la lecture de celle-ci, afin d’en préciser notamment le contexte géographique. Cette BD, éditée en 2013 dans la collection « Fétiche » de Gallimard, est une totale réussite tant par la qualité des illustrations que par la fidélité au texte de Camus. L’œuvre de Ferrandez « colle » parfaitement au cadre dans lequel Camus fait vivre son héros. L’harmonie entre l’œuvre originale et son interprétation picturale est parfaite. Alors qu’avec l’illustration de « l’Hôte », un autre récit de Camus, dont s’est emparé Ferrandez, l’image prévalait sur le texte, ce dernier prime dans « l’Etranger ». Voilà bien un ouvrage, à lire et à faire lire, qui souligne, de façon exemplaire, la complémentarité entre le texte et l’image, sans que celle-ci rétrécisse en quoi que ce soit le champ imaginaire du lecteur du récit.
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Très belle adaptation de « l’étranger » d’Albert Camus. L’édition est belle et les 134 planches sont magnifiques. Mersault et les autres personnages de ce livre sont très convaincants et même leurs visages déformés par la chaleur sont intéressant. La lecture de cette bande dessinée est finalement une très belle manière de redécouvrir l’œuvre de Camus. Une très belle lecture. Quant aux étoiles, l’œuvre de Camus en vaut 5 et l'adaptation aussi.
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"L'étranger" est, avec "La Peste", l'un des deux grands romans d'Albert Camus. Le personnage principal, Meursault avance dans la vie avec une espèce d'indifférence froide. Pourtant il a des amis mais rien ne semble le relier réellement au monde dans lequel il vit. La mort de sa mère est vécue par Meursault sur un mode si distant que cette situation frappe tous ceux qui l'entourent. Les apparences se retournent doucement contre lui. Il est étranger au monde et le monde va lui faire payer. Roman aussi court que parfait "L'étranger" révèle au lecteur tout l'absurde de la condition humaine. Un des plus grand roman du XX eme siècle.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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le 26 mars 2014
Jacques Fernandez avait déjà commencé avec "l'hôte" tiré d'une nouvelle d'Albert Camus.et c'était remarquable!
A priori ici le risque était beaucoup plus grand parce que le livre est devenu culte.. Mais il s'en tire plutôt bien.
A recommander aux ados allergiques à la lecture en espérant que cette BD leur donnera comme certains films,
l'envie de lire l'original...
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le 19 juin 2013
C'est d'avoir entendu l'auteur sur France-Culture qui m'a donné envie de commander ce livre et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé dans son dessin et son choix de texte ce qu'il y avait dit . La proposition générale est pensée et cohérente , moi qui n'y connait rien j'ai aimé la palette et le dessin et surtout je salue l'absence totale de texte pour le meurtre c'est beau comme un instant suspendu en dehors du temps des hommes . Il s'agit là d'une lecture de Camus personnelle ce qui est toujours émouvant et ici qui plus est très à l'écoute des sens, d'une ville , d'un jeune homme ...
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le 6 octobre 2013
cette BD rend tres bien compte des sentiments et de la psychologie des personnages par des dessin soignés.
je ne sais pas si cette version peut se prevaloir d'être tres fidele au livre, ce dont je ne doute pas, mais en tous cas, les interrogations et la reflexion de CAMUS sur la condition humaine sont accessibles dans cet ouvrage.
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