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Incroyable. Ce roman fleuve de 1300 pages se lirait presque d'une traite s'il ne fallait pas faire quelques pauses ! C'est un roman d'amour, un amour flamboyant, un des plus beaux romans qu'il m'ait été donné de lire. La langue de Rebatet est riche mais les phrases sont simples, incisives, percutantes. Nous passons de l'érotisme brûlant aux sphères morales les plus hautes. Où est le pamphlétaire honni des Décombres dans ce magnifique roman ? Un roman qui devrait être un classique de la littérature depuis longtemps si son auteur n'avait pas été jeté dans la liste des écrivains infréquentables. A lire absolument pour la beauté de l'histoire qui prend aux tripes et laisse les yeux enluminés, et également pour la beauté de la langue française écrite par Rebatet.
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le 18 avril 2014
Les commentaires sont dans l'ensemble excellents et je ne souhaite ni les paraphraser, ni essayer de dire avec mes propres mots à peu près la même chose. Je redirai simplement qu'il s'agit d'une œuvre d'une puissance rare où la culture, l'intelligence, la force de l'analyse, le disputent à une sensibilité exacerbée.
Je souhaiterais seulement préciser que si Michel est de toute évidence Lucien Rebatet, Régis, c'est le futur père François Varillon, qui est intervenu, d'ailleurs, pour demander la grâce de son ex-ami condamné à mort, au président de la République, et qui a évoqué, dans ce qui est publié sous le titre "journal d'une passion" (éditions du centurion 1994) et qui est son journal intime écrit, à 19 ans, de mars 1924 à avril 1925, l'amour immense qu'il a éprouvé pour celle que Rebatet appelle Anne-Marie dans son roman, mais dont le prénom est en réalité Simone. Il y raconte aussi une chaste nuit transfigurée auprès de son aimée. Bouilly... C'est beau, bien écrit, mais ce n'est pas Rebatet !
Simone, elle aussi s'est risquée à évoquer ces mêmes choses vécues à travers un roman,"la ville aux deux fleuves" que je n'ai malheureusement pas trouvé, publié en 1945. Ce texte, sans préjuger de son intérêt littéraire, serait cependant très intéressant en tant que troisième récit d'une histoire intense vécue à trois, chacun la racontant selon son prisme propre.
Pour la petite histoire, Simone-Anne-Marie et François Varillon-Régis, se sont revus à l'automne de leur vie, après cet intense vécu de leur prime jeunesse, et il semblerait que le rêve flamboyant de toute une vie ait été tué par la réalité !
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le 8 mai 2008
Il n'as pas "été" jeté, il s'est jeté lui-même dans le pire d'une époque.
Mais oui ce roman est un grand roman, donc a la fin des fin d'un grand auteur.Georges Steiner avait éprouvé le besoin d'aller visiter Rebatet a Fresnes subjugué lui aussi comme tant d'autres, comme nous jusqu'a lui, mais
il n'as pas perçé le secret, ce livre cathédrale reste un témoignage magnifique, une littérature qui ne pourrait se faire aujhourd'hui.
La bourgeoisie Lyonnaise y est peinte telle une sanguine executée par un maître d'autrfois.
Pour celà il faut lire ce grand livre, le conseiller, quitte a glisser une apostille, sur l'auteur, tomber amoureux mais les yeux grands ouverts sur l'humaine nature.
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le 3 février 2015
J'apporte très humblement ma pierre à l'édifice, bien qu'abondant dans le sens de la plupart des commentaires, bien mieux écrits que le mien.
Lucien Rebatet a commencé sa carrière littéraire en écrivant un des plus grands succès de l'Occupation (Les Décombres), contrairement à Céline, chez qui le roman (et notamment le Voyage, paru en 1932) a précédé le pamplet. Cet élément de chronologie a mêlé, pour toujours, le nom de ce magnifique auteur au souffre.
Cette oeuvre est absolument hors norme, à mon sens au moins pour deux raisons:
- Les trois personnages de Rebatet vivent des expériences essentiellement personnelles et psychologiques d'une force hors du commun que Rebatet nous fait vivre avec beaucoup d'intensité (l'amour, bien sûr, mais aussi le rapport à la religion)
- Le livre est marqué par plusieurs thèmes importants, notamment la théologie, la littérature ou encore la musique, avec parfois des développements techniques assez poussés que l'on suit toujours, même en profane, avec la même exaltation. Ce livre nous fait grandir.

Assez bon lecteur de romans, j'ai été absolument, et comme jamais auparavant, bouleversé par la lecture de cette oeuvre. La majorité des lecteurs passeront à côté de cette oeuvre pour plusieurs raisons:
- la longueur de l'oeuvre (qui ne se fait nullement sentir)
- le prix (mais c'est un livre à lire et à relire)
- la mauvaise réputation de l'auteur (qui n'est justifiée à aucun endroit dans ce roman, qui se passe avant la Guerre)
- le fait que ni l'auteur, ni l'oeuvre ne fasse partie de la "bibliothèque idéale" officieuse

Pourtant, il y a peu d'oeuvres comme celles-ci qui ont marqué à ce point, et durablement, la très grande majorité de ses lecteurs (Georges Steiner et François Mitterand mais aussi les nombreuses critiques sur le web). Rebatet est un écrivain incroyablement talentueux, autant par son style que par sa culture et par sa fine connaissance de la psychologie. Les lecteurs ouverts d'esprits et prêts à se fier à l'enthousiasme que suscite la lecture de ce livre y trouveront la même satisfaction que ceux qui auraient été amenés par la lecture de Céline, Drieu la Rochelle ou Brasillach.
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le 7 octobre 2012
Ce livre est un chef d’œuvre. Il est d'une richesse inouïe, Rebatet est à mon sens un génie. Il y traite avec finesse de thèmes comme le diable, la foi, le rôle de l'écrivain (Michel).
En revanche, les éditions Gallimard sont décidément minables. Après les cinquante ans de la première édition ils sont encore capable de nous vendre un livre bourré de coquilles: des "ellle", des points en milieu de phrase, des points collés à des virgules, etc. Un véritable torchon. Pour le prix auquel ils nous les vendent, je crois qu'ils pourraient au moins faire l'effort de RELIRE les livres qu'ils éditent dans la "prestigieuse collection blanche"! De plus, le texte me semble amputé de quelques paragraphes.
Le voilà, le fleuron de l'édition française: une vulgaire boutique tenue par des commerçants médiocres et illettrés. Mais est-ce une révélation? Je veux dire, quand on commence par refuser d'éditer la recherche du temps perdu, et qu'on finit par intégrer Duras à la Pléiade... Les éditions Gallimard sont aux lecteurs de bon goût ce que la marque Apple est aux connaisseurs en informatique: rien de plus qu'une occasion de plaisanter.
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le 15 janvier 2014
Je lis que Rebatet est injustement 'diabolisé par l'idéologie dominante', comme Céline et tant d'autres. Œillères réactionnaires étrangères à la critique littéraire. D'une part, ce n'est pas parce qu'une idéologie dominante (qu'on se gardera bien de déterminer précisément) énonce une opinion qu'il faut en prendre le contrepied systématique - de l'esprit critique nom de Dieu. D'autre part, pourquoi Les Deux Etendards serait-il 'injustement' diabolisé ? Mais Rebatet est le Diable ! Pas un auteur conventionnel biberonné aux poncifs les plus rebattus de son temps. Rebatet est sulfureux, provocant, fasciste, individualiste radical, diabolique - et vous voudriez le lui ôter ?

C'est ce qui fait l'unicité de cet ouvrage. L'âpreté à chaque phrase d'un auteur qui porte sa plume comme un fusil. C'est la Volonté de Puissance sans le Dernier Homme, c'est Nietzsche nietzschéen collé sur le champ de bataille. Michel Croz est à l'image de l'écriture de Rebatet, orgueilleux, bourré d'énergie vitale, insatiable, à fleur de peau. Pour Michel comme pour Rebatet, le corps est une prison trop étroite pour que l'esprit ne l'éclate pas à chaque phrase. Des éruptions, partout, tout le temps. Quelques citations en exemple :

"l'unique problème à envisager était donc plus que jamais celui du "second métier libérateur", le moins métier et le plus libre qui se pût, le premier métier étant décidément la poursuite de soi-même, l'auscultation et l'essai anxieux de son talent, le culte des grands modèles, bref ce que les familles irritées appellent balivernes, gamineries, lubies, fainéantise et les biographes, parfois, rarement, beaucoup plus tard, l'impératif d'une vocation littéraire."

"Il était magnifique d'agir pour Anne-Marie, de voler pour elle; mais se paralyser pour elle, cela était si décourageant ! Il faudrait donc aimer même les échecs volontaires qu'Anne-Marie exigeait. Anne-Marie ou le destin. Amor fati. Fato fidelitas. Que de grands mots pour ces minuscules convulsions ! Quelle parodie !

Pas de mou : en 1300 pages, Rebatet est contraint ligoté. 1300 pages, c'est encore trop court. Il faut tailler dans le lard, raboter, rafistoler. Alors l'auteur lapide, descriptions de paysages, intrigues annexes, personnages périphériques. Anne-Marie apparaît, et le roman se met à fonctionner en spirale : il écrème, écrème, les personnages, les thèmes, les pensées. Ne reste plus que l'obsession. Un livre monstrueux.
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le 3 novembre 2015
Lucien REBATET a été aussi un grand écrivain....
Bien sûr, il est difficile d'oublier que l'auteur a, pendant l'Occupation, mis sa plume et son talent au service de l'idéologie nazie, crime pour lequel il fut jugé et condamné à mort.
Ceci étant rappelé, il faut néanmoins convenir que l'auteur des "2 étendards" fut également un écrivain de grand intérêt, injustement tombé dans l'oubli.
Il est clair que Lucien REBATET écrit merveilleusement bien. Certains lecteurs trouveront sans doute un peu trop longues les discussions philosophiques et théologiques qu'ont au fil des pages les 2 amis, personnages centraux de l'ouvrage, mais ces mêmes lecteurs fonderont, comme moi, de plaisir en suivant le savant fil d'Ariane tissé autour du sentiment amoureux de l'un d'eux pour Anne-Marie, éternelle Eve du trio amoureux.
Comment ne pas penser à CÉLINE et à PROUST, pour la verdeur de la langue de l'un et pour la subtilité et la délicatesse de celle de l'autre?
La "grande scène" du livre, tant attendue par le lecteur impatient..., est d'ailleurs construite autour de la réminiscence d'un épisode fameux de "à la recherche du temps perdu" dans lequel quelques fleurs, des catleyas, servent de prétexte au jeu amoureux de Swann et d'Odette.
On retrouvera également dans ce chef d’œuvre une description très fidèle de la complexité de la nature humaine, capable du meilleur comme du pire.
On y baignera enfin dans une "ambiance", celle de PARIS et de LYON dans les années 20 et, le lecteur constatera bien vite, où se trouve la préférence de l'auteur !!!
Comme moi, je suis sûr que vous prendrez beaucoup de plaisir à la lecture de ce, volumineux, mais passionnant, ouvrage.
Sans oublier, pour autant, le "côté obscur" de l'auteur.
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le 3 mars 2013
Je connaissais Rebatet pour son histoire de la musique, insurpassable malgré d'autres tentatives sur cette thématique depuis par d'autres critiques musicaux. J' avais aussi lu des chroniques de cet auteur sur le cinéma qui enterrent à peu près tout ce qui est écrit sur le 7 ème (?) art. Je découvre les deux étendards. C'est absolument stupéfiant! Une telle écriture ne se retrouve que chez Balzac, Flaubert, Proust. Style, verve , sens du phrasé, construction , force des personnages n'ont pas d'équivalent dans la littérature du XX ème, sauf chez Genet, Gracq ou Céline.
Je vais naturellement lire tout ce que ce génie a écrit. Les rencontres avec un immense écrivain sont rares et je ne puis qu'inciter tout amoureux de la littérature, de la philosophie, de la poésie à lire et relire Rebatet et à l'offrir à ses amis.
33 commentaires|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Paru en 1952 chez Gallimard, Les Deux étendards de Lucien Rebatet (1903-1972) fait figure d’exception, par son ampleur (1312 pages dans la collection blanche), son ambition, son destin.

Sous ce titre magnifique — référence à un passage des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola —, l’ancien journaliste de Je suis partout publiait le fruit de plus de dix ans de travail, la conception du roman datant de l’hiver 1940-1941. Sa rédaction s’achèvera à la prison de Clairvaux, où le collaborateur mal repenti qu’était L. Rebatet (matricule 1724) fut détenu de 1947 à 1952.

Accueilli par un silence gêné de la critique, le livre gagna au fil des années une reconnaissance certaine, trouvant place au panthéon secret de lecteurs enthousiastes qui voulurent faire la part des choses, entre le pamphlétaire odieusement antisémite que fut Rebatet (« L’espérance, pour moi, est fasciste », professe-t-il en 1942 dans Les Décombres), et l’écrivain inspiré des Deux étendards.

L’auteur raconte, en les transposant, les tribulations du trio qu’il forma vers 1923 avec le futur Jésuite François Varillon et son amie mystique, une jeune fille que Rebatet tiendra un jour dans ses bras, mais en vain. Des airs de Wagner plein la tête, les trois protagonistes arpentent inlassablement le vieux Lyon, les garçons une canne à la main. Ivres de mots, ils partagent une même exaltation éthérée, avant de sombrer dans un naufrage sordide et de se séparer pour toujours.

Difficile de nier la puissance d’une œuvre qui tient en haleine sur des centaines de pages, de sous-estimer la subtilité de sa psychologie, l’érudition de ses arguments théologiques et la réussite de ses paysages urbains (la capitale des Gaules y est tour à tour affreusement dénigrée et superbement célébrée). Mais difficile aussi de ne pas relever le manque de naturel de nombreux dialogues, et le vieillissement de tout un vocabulaire (corbleu ! macache !), entre imparfaits du subjonctif, citations latines et saligauderies. Et comment ne pas voir l’image glauque de la sexualité que véhicule le livre, et ses idées rances (misogynie, antiégalitarisme, relents racistes) ?

Alors que la religion, qui tient une place essentielle dans Les Deux étendards, s’avère de plus en plus « une légende aux abois » (Céline), cet énorme roman pourrait ne plus présenter qu’un intérêt purement documentaire, témoignant d’une époque révolue, s’il ne conservait, malgré ses lourds défauts, un formidable pouvoir d’envoûtement.

Personnage carrément antichrétien, Michel Croz (le double de Rebatet) nous fait quand même patienter 1194 pages avant de coucher avec Anne-Marie Villars. À peine introduit il lâche tout. « Rrâhh !... » Dans l’état où il s’était mis, nous dit le narrateur, c’était fatal.
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Un des plus beaux romans que j'ai jamais lu avec les romans de Céline ou de Dostoievsky !! Ne surtout pas passer à coté comme Céline de ce roman a cause du coté sulfureux de Lucien Rebatet. Il est un très grand auteur et ce roman est un chef-d’œuvre de la littérature du 20ème siècle. Ce siècle ou les meilleurs sont les plus diabolisés. A méditer.
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