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Héros du Moyen Âge, le Saint et le Roi
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le 22 novembre 2013
J. Le Goff est un brillant médiéviste. Ses ouvrages sont un exemple de rigueur, d'érudition sans faille et également d'une grande lisibilité. C'est un plaisir de lire sa prose, dont le style est parfait sans avoir la froideur que pourrait engendrer les sujets qu'il traite (a priori éloignés de nos préoccupations actuelles de lecteurs vivant au XXIè siècle). Le goff n'a pas peur de s'aventurer dans des sujets "religieux" alors qu'il est lui-même agnostique. Son honnêteté intellectuelle n'est jamais prise en défaut.
Ses autres livres sont également tous "à lire" : ils nous en apprennent beaucoup sur nos racines.
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Le Goff chevalier de la table tournante...( je donne la raison de ce misérable calembour plus loin)

Cette compilation d'écrits de Jacques le Goff est évidemment à recommander à toute personne intéressée par une vision documentée, précise, chaleureuse du moyen-âge, Le Goff impressionne toujours par son immense érudition mais à mon sens quelques aspects de ses travaux sont contestables. Je considère à cet égard Georges Duby comme plus objectif, plus intuitif, meilleur styliste et Le Goff trop marqué par l'approche marxiste de l'histoire qui fut sont option première, plus partial et à l'écriture parfois ennuyeuse.

La 1ère partie concerne St François d'Assise. Ne pas s'attendre à une vie détaillée : il s'agit d'un texte assez court, d'un état des lieux de la recherche sur cette grande figure, d'une critique des sources etc...On n'y trouvera pas le "souffle" de la vie du saint mais une analyse raisonnée et parfois un peu froide.

La 2ème partie est la plus impressionnante, c'est un monument, et concerne Louis ix (saint Louis) qui y est étudié dans tous ses aspects et ceux de son époque, mais un monument non dénué d'imperfections.
En effet il y a chez le Goff des éléments très contestables et on peut ne pas partager toutes les analyses de l'auteur.

Certaines de ses analyses psychologiques sont discutables, aussi des affirmations rapides et dépourvues de nuances par exemple sur l'anti judaisme médiéval (la condition des juifs fut très variable selon les lieux et les époques et loin d'être systématiquement en opposition avec la société) comme à l'origine de l'antisémitisme, ce qui est une vue inacceptable, les mesures contre certains juifs visant uniquement l'usure et non la "race" concept inconnu du moyen-âge. Du reste Le Goff précise ce point plus loin dans le livre et j'y décèle une contradiction. De même lorsque Le Goff mentionne la rouelle comme précurseur de l'étoile jaune des nazis il aurait été juste de signaler que celle-ci est d'invention...musulmane.

De même on lit p 223 : ""Quand le tribunal de l'inquisition prononce une condamnation grave, ce qui est fréquent, une forme particulièrement cruelle d'emprisonnement, parfois à vie-, l'emmurement ou la mort par le bûcher, l'Eglise, qui veut avoir l'air de garder les mains propres, confie au pouvoir laïque le soin d'exécuter la sentence" Tout cela en relation avec l'hérésie cathare.

Ce passage est réellement incroyable venant d'un historien aussi savant mais montre les limites même des plus brillants érudits lorsque les idées préconçues les influencent. D'abord Le Goff passe sous silence que la mise en place de l'inquisition papale (il s'agit d'une institution papale et, paradoxalement, pas vraiment d'Eglise comme il le dit, car ne dépendant que de Rome, différence subtile mais nécessaire car l'inquisition, véritable anomalie engendrée par les circonstances -le développement du catharisme-, n'engage pas l'essence de l'Eglise comme telle) fut précédée par des prédications pacifiques en pays cathare.
Ensuite, même si dans son principe l'inquisition nous apparaît indéfendable -il faut se garder de juger en bloc les choses du passé sur des critères anachroniques- les condamnations capitales furent minoritaires et l'inquisition médiévale fut du point de vue du droit un progrès par rapport au droit civil.

Enfin, et cela est difficilement excusable à un niveau universitaire, Le Goff mentionne dans le passage cité l'"emmurement" comme "peine cruelle". Il semble ignorer que l'emmurement total est une pure légende, à l'instar du fantasmatique "droit de cuissage"- et n'a jamais été pratiqué ni pensé ! Il s'agit d'un contresens et il faut entendre, à l'époque, par le mot "emmurement" un simple emprisonnement qui pouvait être soit limité (équivalent de l'assignation à résidence) soit complet dans un lieu de détention quelconque! Je n'ai pas la ridicule prétention de faire la leçon à un savant comme Le Goff mais cela montre que nul n'est parfait même les plus grands érudits et un lecteur rationnel se doit de rester vigilant sans se laisser impressionner par les signatures.

Je ne partage pas non plus cette affirmation : "Le déferlement hérétique du 13ème siècle n'était qu'un aspect du bouillonnement religieux"...Il est en effet incongru de ranger le catharisme, manichéisme pessimiste et souvent violent, n'hésitant pas à tuer ses contradicteurs au même niveau que le béguinage ou les ordres mendiants ! En outre loin d'être un "déferlement" le catharisme n'était pas du tout majoritaire dans le midi.

Autre chose: p 639 au sujet de la vision parcellaire du monde musulman de l'époque, Le Goff, évoquant les célèbres "assassins" (chiites ismaëliens fanatiques) situe leur "Q.G" dans l'Elbourz...Il s'agit de l'Elbrouz. Simple coquille ? En revanche dans le même passage il compare le millénarisme meurtrier de cette secte à certaines tendances millénaristes chrétiennes. Pour ma part j'avoue ne pas connaître de secte chrétienne ayant formé des tueurs pour aller trucider des chrétiens ou des non chrétiens pour des motifs millénaro-stratégiques !
Ailleurs, p 694, Le Goff situe la période de Saint Louis comme une "oasis" entre un haut-moyen âge plongé dans un"christianisme du mépris du monde" et celui des derniers siècles marqué par la "morbidité". Là encore j'avoue ne pas comprendre le pourquoi de telles schématisations.

Comment expliquer ces erreurs chez un historien de ce calibre ? J'avais évoqué sa formation mais son idiosyncrasie a sans doute aussi joué son rôle : à titre anecdotique mais à mon avis tout de même révélateur ces propos tirés d'une interview à lIbération ; Le Goff évoquant ses souvenirs qualifie Toulon où il vécu de "ville raciste et qui l'est restée" et de cité "inculte" et Marseille de tolérante patrie du métissage "frémissante de vie"...Pour qui connaît ces 2 villes il est évident que Le Goff fait preuve d' un jugement à l'emporte-pièce du même genre que celui qui se manifeste à l'occasion dans ses écrits.

Autre considération, plus inattendue, à mettre en relation avec la tendance qu'eut parfois Le Goff à dévaloriser l'Eglise, cette surprenante confession que j'estime d'un certain poids : sa participation à une certaine époque à des séances...spirites ! Etonnant et même déplorable pour un agnostique comme Le Goff, voire carrément inquiétant. Les justifications de Le Goff à ce sujet, en osant comparer les bricolages sinistres du spiritisme avec le christianisme, ne dissipent pas mon malaise mais l'accroissent plutôt.
Citation revue L'histoire 01/04/2014 : "Le bruit n'a-t-il pas couru que Jacques Le Goff, naguère, participa à des séances de tables tournantes ? Il n'élude pas la question : « C'est exact. Je l'ai fait. Ce qui m'attirait dans ces séances, c'était ce qu'on y ressentait. Tout en sachant que ce n'est pas vrai, on a la sensation d'un phénomène objectif, réel et mystérieux, qui permet de se dire : "C'est vrai", tout en n'y croyant pas. J'ai ainsi compris comment, au Moyen Age, on peut donner son adhésion au miracle sans y croire, et sans traiter de fumistes les faiseurs de miracles."

En dépit de ces points contestables ce livre, à lire donc avec l'esprit critique en éveil, est important pour une compréhension globalement correcte du 13ème siècle, époque charnière s'il en fut qui donna naissance à d'autres formes d'attitudes et d'habitudes spirituelles et intellectuelles, et de manières de vivre ensemble et de gouverner.
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le 2 janvier 2010
Remarquablement bien écrit et parfaitement documenté. La Bible de tout bon médiéviste, à mettre entre toutes les mains...
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