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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
De la divine légèreté à l'ennuyeuse ignorance,
Par filo "filo" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ignorance (Broché)
« Le dernier Kundera vient de sortir ! » Cette excitation du premier moment ne tarde cependant pas à disparaître : Kundera nous livre un opus qui s’inscrit dans la lignée de ses deux derniers romans écrits en français (La Lenteur et L’Identité) : un livre sans odeur, sans génie dans un style lourd et faussement poétique.On est très loin des romans (écrits en tchèque) comme L’Immortalité, L’Insoutenable légèreté de l’être ou la Valse aux adieux où l’auteur, dans une écriture dense, envoûtante et démystificatrice, n’a cessé de nous étonner et de nous faire partager son génie. Le plus amusant est cette question que pose le narrateur dans l’Ignorance : « est-ce vrai que l’émigration fait perdre aux artistes leur force créatrice ? que leur inspiration se dessèche dès que les racines du pays natal cessent de la nourrir ?» (p . 14). Pour Kundera, la réponse est tristement : Oui. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
bric-à-brac !,
Par Sara Saïdi (Téhéran, Iran) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ignorance (Broché)
Kundera est un excellent professeur; les premières pages de ce roman sont consacrées à la mythologie grecque, à la philologie. Il n'a pas manqué de donner aux lecteurs certains aperçus de l'atroce histoire du XXème siècle. On pourrait se demander si "L'ignorance" est vraiment un roman ou plutôt un essai ou avec plus d'audace une oeuvre autobiographique ?Quoiqu'il en soit, l'aspect vaudevillesque du livre est frappant. Comme dans "La valse aux adieux" où Kundera avait usé de différentes méthodes théâtrales, on suit les personnages dans leurs itinéraires parallèles et le hasard, encore, jouera un rôle prépondérant. En lisant L'ignorance, j'ai sincèrement pensé à l'histoire de mes propres parents revenus dans leur pays natal après plus de 20 ans. Mais une grande différence les séparent; ces derniers n'ont jamais oublié et nié leur véritable identité, alors que les personnages kunderiens ne sortiront pas du bourbier qu'est leur ignorance ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
mince comme un cheveux, ample comme l'aurore,
Par bertrand_mogendre (ici et là) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ignorance (Broché)
« à mesure que des pans de sa vie s’effondrent dans l’oubli, l’homme se débarrasse de ce qu’il n’aime pas et se sent plus léger, plus libre » Mais que devient l’émigré réfugié politique lorsque après vingt ans d’exil, il retourne dans son pays, face à ces anciennes amitiés, à sa famille ? Doit il endosser son fardeau culpabilisant son départ, effacer son autre vie qui n’intéresse personne ? Dans son pays natal il garde le statut de celui qui a abandonné les siens ; dans son pays d’accueil il s’est débattu bec et ongles, pour se fondre dans la masse, travailler sans rechigner, pour un jour espérer oublier de repartir chez lui lorsque le pays est à nouveau libéré.Kundera nous décrit la misère de ses individus apatride à vie, à travers deux personnages emmurés dans leur inexistence profonde, irréversible. « Loin du temps, de l’espace, un homme est égaré, mince comme un cheveu, ample comme l’aurore …(Queneau) » voici, Joseph, à qui la mémoire sélective lui permet d’oublier ses souvenirs détestables, d’effacer la réalité engoncée dans l’immobilisme larmoyant, et de s’abreuver du présent jusqu’à plus soif. « …les deux mains en avant pour tâter le décor » (Queneau) c’est ainsi que Iréna qui traverse la vie sans intéresser personne, retrouve par hasard ce Joseph, une vague rencontre probable, sur laquelle elle s’imaginait construire un avenir plus radieux, espérant ensemble, se souvenir de demain. Mais l’Ulysse en question, en proie aux désillusions tardives, ne peut se résoudre à élaborer un quelconque projet, et préfère imaginer sa Bohême comme autant de routes à parcourir, de carrefours à traverser et de rencontres à s’enrichir. Avec Kundera, "il faut savoir apprécier des grands crus de la littérature et déguster l'eau de vie de la philosophie" bertrand-môgendre Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
le grand retour,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ignorance (Broché)
Irena ,émigrée Tchéque en France depuis 20 ans se résoud, après la chute du communisme, à retourner dans son pays. Elle n'éprouve pourtant pas ce besoin irresistible de rejoindre sa Prague natale et redoute même le premier nouveau contact après tant d'années d'absence.Paris est devenue sa ville d'adoption et elle s'y trouve heureuse. Tout le monde, les Tchèques , les Francais, la pousse à revenir vers la mère patrie et faire son "grand retour"Enfin elle se décide à revoir Prague et renouer avec ses anciennes connaissances.Mais elle ne reconnait plus son pays et n'y trouve plus sa place. Elle y rencontre un autre émigré Tchèque au Danemark, Josef tout comme elle perdu. Ce récit reflète bien la déchirure que peuvent ressentir les émigrés qui n'ont plus leur place dans leur pays d'origine qu'ils n'ont pas vu évoluer et leur pays d'adoption où ils se sentiront toujours des étrangers. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
De la divine légèreté à l'insoutenable ignorance,
Par filo "filo" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ignorance (Broché)
Roman divertissant mais où on a quleques difficultés à retrouver le génie Kunderien qui nous a tant charmé dans les premières oeuvres comme La valse aux adieux, L'Insoutenable légèreté, etc.Les derniers opus de Kundera se font de plus en plus court et ressemblent beaucoup plus aux courtes nouvelles de risibles Amours qu'au long romans kunderiens où, pendant plusieurs centaines de pages, on était plongés dans un univers aussi merveilleux qu'effrayant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Bon mais court,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ignorance (Broché)
Au bout du permier chapitre, j'étais plongée à nouveau dans l'univers de Milan Kundera, pour mon plus grand bonheur. Le style simple, la façon inimitable de faire des digressions philosophiques, linguistiques ou autre, le croisement de plusieurs histoires, tout y était. Ce livre, comme les autres, est un véritable régal, bien que toujours en demi-teinte. Cependant, ce livre est court, trop court. En le fermant, j'ai vraiment eu l'impression de finir la première partie d'un long roman. A quand la deuxième?
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Moyen et lourd,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ignorance (Broché)
Dans une écriture intimiste et parfois cruelle envers ses personnages, Milan Kundera nous raconte le déracinement et l'exil, avec pour corollaire, la nostalgie, le retour, et la solitude du retour empreint de désillusion.Deux personnages sont au centre de ce livre, deux Tchèques que l'histoire a exilés loin de leur patrie, Irena en France, Josef au Danemark, et que la pression de leur entourage, après la chute du mur de Berlin, oblige à un voyage de retour dont ils n'ont pas réellement envie et dont ils ne sortiront pas indemnes. Le personnages de Milan Kundera vont, viennent, s'efforcent d'accoster quelque part. Emmigrés sans patrie, arrimés à leur passé qui s'est échappé, ces individus ordinaires chargés du poids lourd de leur existence se croisent, se manquent, se cognent. Dans leur quête improbable d'une identité, passé ou présente, les personnages se cherchent et restent désespérément ignorants. Livre que j'ai trouvé assez moyen et au style lourd. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Nostalgie en touches douces,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ignorance (Broché)
Lectrice fervente de Kundera depuis longtemps (Maître...), j'avais été un peu (un peu beaucoup) déçue par son précédent roman, l'Identité.C'est pourquoi je redoutais la lecture de celui-ci... OUF! Même si l'Ignorance reste dans la veine d'une écriture plus intimiste, moins "fresque" que L'Immortalité par exemple, j'ai retrouvé tout le bonheur de cette écriture et surtout d'une vision du monde, un peu adoucie je crois avec le temps, mais toujours aussi juste; cette merveilleuse façon que Kundera a de changer ma façon de voir, sans rien imposer et juste en proposant quelques questions, en passant. L'exil est le thème au coeur de ce livre; l'exil et la nostalgie. On est toujours loin de quelque part, qu'on en souffre ou que l'on en soit soulagé, et c'est pourquoi ce thème nous touche tous... surtout quand il parle du retour. Un beau moment qui, comme souvent avec Kundera, survit longtemps à la lecture. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3.0 étoiles sur 5
Une fin qui gâche vraiment l'ensemble du récit,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ignorance (Broché)
Irena et Josef ont émigrés respectivement en France et au Danemark depuis de longues années, ils décident tous deux de retourner dans leur pays pour un court séjour.Se mêlent alors différents sentiments: la nostalgie, l'incompréhension de la famille qui leur reproche leur fuite, l'impression d'être totalement coupé de leurs racines et de ne plus vivre dans le même monde que ceux qu'ils ont laissé, le fait d'être désorienté dans ce pays qui a bien changé depuis leur départ... Je diviserais ce livre en trois parties: La première partie est laborieuse, avec des références historiques, mythologiques toutes mélangées les unes aux autres, je ne savais plus où j'allais et où il voulait en venir. La seconde partie est bien, interessante, on est plongé dans l'état d'esprit d'un émigré qui n'est plus vraiment chez lui dans son pays qu'il redécouvre et qui ne sera pas vraiment considéré comme étant dans le pays dans lequel il a émigré. Les souvenirs affluent plus ou moins précis, parfois la mémoire fait défaut, on ne se rappelle plus, on ne reconnaît plus ce pays que l'on a quitté et ceux qui sont restés... La dernière partie est consacrée à l'histoire intime qui va rapprocher Irena et Josef, le Kama Sutra en quelques pages...en quoi cela sert-il l'histoire? Je me pose encore la question. Sachant que la plupart du temps on se rappelle avec force du début et de la fin d'un livre...je dirais: pourquoi terminer sur deux histoires de c... qui n'apportent rien au récit et qui, pour moi, gâchent le reste du récit? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
brillant et attachant,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ignorance (Broché)
L'ignorance m'a éclairé .L'ignorance fait réfléchir autrement .Vraiment. J'aime Kundera et je n'ai pas aimé le roman précédent l'identité. Avec l'ignorance, on retrouve l'esprit de Kundera, l'essence rare de son intelligence qui dit avec des mots de plus en plus simples le complexe et difficile à vivre. Kundera a un regard sur le monde qu'il faut lire et qu'il ne faut surtout pas suivre. 5 étoiles car il a 80 ans. L'intelligente écriture est plus douce, moins tchèque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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L'Ignorance de Milan Kundera (Broché - 3 avril 2003)
EUR 15,91
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