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le 7 février 2006
"Partir"; partir où? Pourquoi? Les personnages ne le savent pas eux-mêmes. L'exil n'est pas un but en soi, il n'est qu'une fuite; mais la fuite de quoi? La fuite de soi!
L'exil n'est pas bon ou mauvais; il n'est qu'un miroir. A travers lui, les personnages découvrent leurs failles, leurs souffrances, leurs névroses. Les liens qui les unissent se brisent et ils perçoivent la réalité brute de leurs rêves, tissés d'infantilisme et d'incohérence.
"Partir": un roman d'aventure, de voyage. Mais le voyage n'est pas extérieur; l'aventure la plus périlleuse est celle qui nous amène à faire face à nous-même...
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
« Partir » n'est certainement pas le meilleur roman de Tahar Ben Jelloum, écrivain contemporain d'expression francophone majeur et prolifique.

C'est cependant un livre attachant et douloureux, d'une brûlante actualité, et comme toujours avec Ben Jelloum, superbement écrit. Le titre provient de cette pulsion que tout marocain, surtout s'il est jeune et diplômé, ressent. Celle de quitter le pays faute de travail en « brûlant la mer » c'est-à-dire en s'embarquant, au péril de sa vie, pour rejoindre l'Espagne, promesse de vie meilleure et de boulots lucratifs.

Après s'y être essayé vainement, un frère et une saeur vont employer des moyens plus légaux pour y parvenir, jusqu'à y perdre totalement ou partiellement leur âme.

Le frère, beau comme un dieu et aimant les femmes, séduira malgré lui un riche Espagnol qui lui procurera le sésame, sous la forme d'un contrat de travail, pour émigrer. Mais le prix à payer est de devenir son amant. Or le jeune homme n'a aucun penchant homosexuel. Cette liaison va finir par le détruire psychologiquement, en le faisant douter de sa sexualité malgré deux maîtresses entretenues en parallèle, à la grande fureur de son maître et amant. Il finira certes par se faire éjecter de son rôle de gigolo mais en ayant perdu son âme, son honneur et en se vendant au diable pour survivre en tant que clandestin. C'est une fin tragique, dans l'anonymat et l'oubli, déraciné et exclu, qui l'attend au bout de l'aventure.

La saeur quant à elle épousera l'amant de son frère qui pour cela devra se convertir à l'Islam. Tahar Ben Jelloum en profite pour critiquer ouvertement le cynisme des religieux qui ferment ouvertement les yeux sur une conversion d'autant moins sincère que le mariage ne sera pas consommé, le mari n'ayant cure d'une femme. Le mariage finira par être dissout et l'ex-épouse par revenir au pays. Elle aura gagné la liberté d'une femme moderne émancipée mais restera décalée dans une société traditionnelle qui ne comprend par qu'une belle femme de trente ans ne soit pas mariée et mère de famille.

Car c'est la principale morale de ce douloureux roman : le salut n'est point dans ce désir de partir surtout lorsqu'il se réalise. C'est au Maroc que les marocains peuvent et doivent vivre. C'est là qu'ils y ont leurs racines, leur culture, leur tradition. C'est au pays de fabriquer les emplois, ce à quoi le petit royaume s'attaque fermement d'ailleurs depuis quelques années.

Fuir c'est mourir en sacrifiant ce que l'on est au plus profond de soi, en salissant ce que l'on a de plus sacré, en se confrontant à une culture occidentale qui corrompt. Pourtant, il n'y a point de militantisme de la part de l'auteur, ni de prosélytisme musulman. Un simple constat d'inéluctabilité.

Le livre est écrit un peu comme une polyphonie en prenant le point de vue successif des principaux protagonistes au fur et à mesure que le roman progresse. Le fond commun est le désespoir et la déception. C'est « no future » pour ces paumés qui ne trouvent pas vraiment leur place dans une société qui ne fait que les tolérer et qui finira par les condamner, d'une manière ou d'une autre. Seule la mère, restée sur place et qui fait face, semble trouver grâce aux yeux de l'auteur. Un roman noir et qui donne à comprendre les tragiques destins de ces émigrés.

Publié aux Editions Gallimard - 267 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
L'auteur nous livre un excellent roman,lui qui connait les deux cultures:ici marocaine et espagnole .Et je pense que ce regard incisif et sans fioriture nous fait suivre plusieurs personnages dont le rêve est de partir .Mais partir pour être mieux ailleurs?pour experimenter une vie que l'on rêve mais qui met le héros face à ses contradictions car passer de l'autre côté n'est pas facile et l'idéal s'écroule mais on ne peut revenir dans son pays que la tête haute ayant réussi. Est ce normal que le rêve de tout une jeunesse soit de quitter son pays natal? incapable de garder ses jeunes et de leur fournir une vie décente.Beaucoup de bonnes questions sont abordés avec intelligence et sensibilité.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 avril 2009
Après avoir fait des études, notre héros ne trouve pas de travail. Il va tout faire pour quitter le Maroc et essayer de se reconstruire ailleurs. Mais est-ce la meilleure solution? Un très beau livre sur l'exil et ses différentes conséquences. J'ai beaucoup aimé le destin des différents personnages du roman. Une histoire qui montre l'obstination des jeunes à vouloir quitter la misère pour une vie soit-disant meilleure. Un livre dans l'ère du temps même si le Maroc n'est pas le premier pays qui nous vient en tête lorsque l'on parle de clandestins. Juste un petit bémol pour la fin que je trouve un peu trop onirique à mon gout.
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14 sur 17 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 1 février 2006
Quelques pointes d'humour sur un triste fonds de réalité, TBJ nous enchante une fois de plus, une fois commencé hors de question de poser ce livre, personnages.. situations.. émotion .. quelle alchimie ! quant à la fin de ce roman on reconnait sans aucun doute le génie littéraire habituel de l'Ecrivain.
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Le roman a pour objet les difficultés sociales et économiques du Maroc, mais on peut bien généraliser cette thématique pour l’Afrique en général. Malgré un diplôme universitaire, les jeunes gens ne trouvent pas d’emploi. Il y a errance dans leur vie, on rêve d’une vie meilleure qu’on s’imagine en Europe, mais le chemin qui y mène est barré. Il est alors logique que beaucoup de jeunes désespèrent, tombent dans la criminalité ou la drogue. Cette jeunesse représente également un terrain fertile pour le recrutement des islamistes.

C’est dans ce milieu que vivent Azel et sa sœur dans la ville de Tanger, qui n’est qu’à un jet de l’Espagne. Des circonstances favorables font qu’ils ont la chance de débarquer en Europe. Mais les ponts ne sont pas tous dorés et il y a un revers à toute médaille.

Un roman très bien écrit, qui invite à réfléchir au sort de ces générations d’africains sans issue.
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 novembre 2007
Voilà un livre remarquable. C'est avant tout une description "AU VITRIOL" d'un MAROC dur, d'un MAROC qu'on ne souhaite pas et pourtant, c'est aussi une réalité. Ce livre, plein de poésie, démontre aussi que les rêves des personnages ne sont que des rêves, et même une fois partis, le rêve ne se présente pas. TAHAR BEN JELLOUN a une certaine éloquence pour décrire une réalité qui nous éloigne de clichés touristiques, c'est du vitriol, c'est de la dureté à l'état pur, ce livre est boulversant, il est magnifique et nous fait mieux comprendre des modes de vie. Trés éclairant, trés beau, à lire tout simplement...
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6 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 mai 2008
Tahar ben Jelloun s'attache à décrire la vie quotidienne au Maroc, à travers ce désir qu'ont beaucoup de marocains de PARTIR, partir à tout prix de ce pays décrit comme étant totalement déliquescent. On y montre donc un seul aspect de la réalité politique car, de fait, le Maroc tente d'avancer, avec les multiples handicaps du passé, de la corruption, de l'obscurantisme, etc. On aimerait que cette focalisation sur la face noire du pays soit discrètement resituée dans le contexte réel.
Par ailleurs, Tahar ben Jelloun, pour appuyer son propos, procède à une accumulation de personnages : Azel, Kenza, Malika, Miguel, Soumaya, Flaubert, etc., etc., etc. On n'en sort pas, tous décrivent les mêmes aspects de la vie des marocains. Il ressasse à plaisir, n'évitant pas la répétition : régulièrement revient une tirade sur l'amour de la mère, qui résiste à toute déchéance morale. Lassant !
Par ailleurs, pour profiter de ce livre, il faut supporter la description d'actes sexuels en tout genre, dans les détails, sans la moindre légèreté. Comme le but du livre n'est pas la pornographie, c'est pénible, et là aussi répétitif.
On trouve donc un intérêt réel à ce livre d'un auteur connaissant bien son pays. Mais l'ensemble est partial et lourd.
On aimerait savoir ce que des marocains pensent de cette oeuvre.
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