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4,8 sur 5 étoiles
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J'ai acheté ce coffret à sa sortie et ne l'ai jamais relu depuis, même si je l'ai souvent offert (c'est une excellente idée de cadeau), tant il m'a séduit et marqué durablement.
Mes fils lorgnent depuis longtemps autour, irrésistiblement attirés par ce coffret mystérieux qui les interpelle. Mais je leur répète inlassablement qu'ils devront patienter, qu'ils sont encore un peu jeunes pour une histoire qui est si douloureuse et en même temps très sérieuse car authentique ; j'attends d'abord qu'ils aient abordé ce sujet à l'école. Je ne saurais leur laisser lire cet ouvrage à la légère, comme une vulgaire BD quelconque.
Et, pour ce qui me concerne, je le relierai avec plaisir un jour, c'est certain ; mais j'attends encore un peu.

Art Spiegelman traite ici avec pudeur et simplicité du témoignage de ce qu'ont vécu les Juifs au moment de la Shoah, à travers le récit de son père, qu'il est parvenu à faire parler alors que celui-ci était si peu disert sur le sujet.
Les dessins permettent de dédramatiser ou plutôt d'atténuer l'horreur que constitue ce qu'ont vécu les Juifs à l'époque, tout en exprimant le caractère sombre des événements grâce à la réalisation en noir et blanc. Les souris prennent la place des Juifs et les chats des Nazis, ce qui permet d'alléger le poids de l'abomination et de rendre moins pénible la narration pour le lecteur. Mais le résultat n'en est pas moins efficace, puisqu'au contraire cette BD marque durablement les esprits et a un impact très puissant. En témoignent les millions de ventes de ce coffret à travers le monde, qui continue je crois à bien se vendre encore plus de 15 ans après. Il n'y pas que mes fils qui sont interpellés par ce coffret ou moi en mon temps. Et peu de films ou documentaires sont parvenus à me marquer davantage que cette réalisation originale et magnifique de sobriété.

Une oeuvre exceptionnelle et très pédagogique à conseiller très vivement.
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le 6 juin 2004
L'un des meilleurs ouvrages sur la shoah, et l'un des plus efficaces. Au-delà, un voyage aux limites de l'homme, là où il se révèle le plus humain ou le plus animal.
"Maus" est le récit de l'écriture de "Maus" : un fils recueille le témoignage de son père, un survivant (peut-on dire qu'il ait vraiment survécu ?) d'Auschwitz. Dans ce récit sans fard (mais parfois derrière un masque), aucune liberté n'est prise avec la réalité des faits et des sentiments. Aucune marge de manoeuvre n'est laissée à l'interprétation et donc à la réécriture de cette histoire et de l'Histoire.
"Maus" est une bande dessinée où les humains ont des visages d'animaux en fonction de leur origine. Loin de nuire à la crédibilité du propos, cette technique la renforce et nous conduit à l'essentiel.
Dès sa publication, un classique de la littérature.
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Maus, c'est d'abord le récit de la shoah. Ce n'est pas à moi de dire si on peut ou on ne peut pas en faire une bande dessinée, mais je crois que cet album pourrait convaincre les plus réticents.
Maus c'est également le récit des relations entre un fils et son père juifs américains, un peu à la manière des (excellents) romans de Philip Roth.
Maus c'est enfin une excellente bande dessinée, qui réussit l'exploit de plaire aux plus jeunes comme aux plus exigeants. A lire absolument, et à offrir (ps. il devrait y enavoir un exemplaire dans chaque bibliothèque).
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le 8 juin 2005
Cet BD est impressionnante, tant elle vous prend les tripes et ne vous lâche plus. Le graphisme peut sembler simple au premier abord, mais l'histoire est tellement prenante qu'on referme le livre à la dernière image. C'est un témoignage d'une telle force qu'elle vaut tous les films sur le sujet (ex. le pianiste).
On ne sort pas indemne d'un tel livre.
A recommander absolument
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 27 septembre 2008
On avait bien lu de nombreux éloges sur cette BD mais le dessin nous avait jusqu'ici rebuté.
Il aura fallu que Frédéric nous prête son Maus pour qu'on regrette nos hésitations et qu'on achète sans plus tarder cette incontournable BD.
Non seulement on s'habitue très vite au dessin, pourtant bien loin de la ligne claire à laquelle on est habitué, mais on tient là un excellent album.
C'est autobiographique et Art Spiegelman nous raconte son histoire, ou plus exactement celle de son père, juif en Pologne au pire moment et rescapé d'Auschwitz.
Enfin, Art Spiegelman nous raconte aussi son histoire à lui aussi : et c'est même là tout l'intérêt du bouquin, pardon de la BD (ça se lit comme un roman).
Art, le fils, part à la recherche de la mémoire de Vladek, le père.
Le plus vieux et le plus jeune se chamaillent sans cesse et les deux histoires s'entremêlent habilement : les dialogues entre père et fils où le jeune essaie de soutirer la mémoire du vieux et bien sûr les terribles souvenirs du père, broyé par la Grande Histoire.
Un peu comme dans le récent dessin animé de Ari Folman, le dessin semble être là pour à la fois mettre un peu de distance entre nous et d'effroyables événements mais aussi pour nous y attirer avec encore plus de force et conviction.
Tout le monde connait ces terribles événements dont on nous a rebattu les oreilles, les yeux et la conscience.
Mais il n'est jamais inutile de rouvrir les yeux de temps à autre et de renouveler la conscience justement.
La vie du père Spiegelman, marchand juif plus vrai qu'une caricature, est décrite sans complaisance. Ses petits trafics pour échapper aux rafles, puis pour survivre dans les camps, ... il n'en est que plus humain dans ce monde qui ne l'était plus. Et au passage, Spiegelman épingle l'anti-sémitisme polonais.
Comme dans Le Pianiste, on approche encore une foisle mystère incompréhensible de ces gens qui n'ont pas fui et attendu presque patiemment la solution finale, encadrés par leur propre milice.
Bien sûr l'allégorie est évidente lorsque les chats nazis traquent les souris juives (reprise dans Fievel).
Mais si Spiegelman a choisi une souris (Maus en allemand) c'est aussi en hommage à une célèbre Mouse américaine puisque le petit Mickey avait été mis à l'index des nazis.
Et Spiegelman de citer un journal des années 30 : «[...] le plus grand porteur de bactéries du règne animal ne peut être le type animal idéal. Finissons-en avec la tyrannie que les Juifs exercent sur le peuple ! À bas Mickey Mouse ! Portez la croix gammée !».
Maus sera récompensée plusieurs fois à Angoulême et Spiegelman recevra le prix Pulitzer en 1992.
Il est grand temps de (re)découvrir cette BD (idéale pour les ados).
Pour celles et ceux qui aiment savoir.
Flammarion édite ces 296 pages (l'intégrale des 2 volumes) traduites de l'anglais par Judith Ertel.
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le 4 septembre 2011
Indispensable pour le devoir de mémoire, pour ne jamais oublier l'horreur des totalitarismes , indispensable comme les livres de Wiesel ou de Primo Levi
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le 28 novembre 2015
Génial. Evidemment si vous souhaitez échapper à la seconde guerre mondiale, ne lisez pas cette BD . Spiegelman raconte avec humour le destin de ses parents juifs dans cette période obscure de la Pologne , de l'Allemagne et de l'Europe en général.
Très agréable à lire, un dessin simple et efficace.
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le 22 février 2015
[...]

Grosse brique, gros bouquin, dessin monochromatique et peu entreprenant, avec des animaux en guise de personnages et, pour couronner le tout, un sujet super déprimant et rébarbatif (la 2e guerre mondiale, youpiii) … bref ce bouquin avait déjà tous les éléments pour que je prenne mes tongs à mon cou.
À force de reporter le problème, il fallait bien un jour y plonger. Chose faite puisqu’après un passage à ma bibliothèque communale et avec le même air nonchalant qui me caractérise, je me suis dit « pourquoi pas ». Oui je sais, vous allez encore me rabâcher les oreilles en me rappelant que j’ai des piles (véridique) de bd et de romans qui s’entassent et que j’ai pas mal de retard dans mes rédactions, mais qui aime bien châtie bien. Bref, bien m’en a pris car, quelle surprise !!!!
Ce n’est pas souvent que je commence une critique par sa conclusion, mais ce livre est une vraie découverte, une petite perle qu’il est en mon devoir de partager avec vous tellement c’est bien.
Alors « non ! » je n’ai pas l’intention d’écrire une énième critique sur ce livre quoique « si ! » en fait ; pas par chauvinisme ni par amour de l’écriture mais tant qu’à faire les choses bien, autant le faire à fond ! Et puis ce livre mérite que l’on s’échine un peu pour en parler.
Alors soyons brefs et efficaces si vous le voulez bien. Maus, ce sont deux histoires en une qui s'enchevêtrent (c’est l’effet kiss-cool).
Celle d’Art Spiegelman, dessinateur underground, qui a décidé de retranscrire sous forme de bande dessinée l’histoire de Vladeck, son père, survivant d’Auschwitz… Le problème (et de taille) ; son père est un vieux râleur borné comme on n’en fait plus et ça ne va pas être de la tarte de lui soutirer les vers (pilés) du nez… Dialogue de sourds, deux mondes diamétralement opposés qui essayent de communiquer.

La deuxième histoire c’est celle de Vladeck et sa famille, juive et polonaise de surcroit qui, en pleine déportation, vont se voir happés par les véhémences xénophobes de l’Allemagne d’antan et son idéologie. Et pour survivre, il faudra faire des compromis voire même limite collaborer. Mais que n’est-on pas capable de faire dans de telles circonstances pour protéger les siens et par amour, alors que l’on côtoie en permanence des atrocités où se mélangent la haine et la peur ?

Bien plus qu’une simple bande dessinée, Art Spiegelman raconte avec une certaine élégance l’histoire biographique de son père tout en mettant en abime la relation conflictuelle qu’il a eue avec ce dernier, ainsi que la conception du livre.
Sans pour autant l’édulcorer (et pourtant cela aurait été bien facile), l’auteur arrive à nous délivrer une histoire tendre, émouvante voire comique malgré le sérieux du sujet ; grâce notamment à des dialogues d’une sincérité ébouriffante, une construction originale et l’utilisation des races animales pour représenter la nationalité des personnages (la souris pour les Juifs, les Allemands sont représentés par des chats, des cochons pour les Polonais, etc.) qui est en fait une référence directe à la propagande allemande qui utilisait le zoomorphisme pour véhiculer certains de leurs messages.
Une approche donc de la thématique de la Shoah, de la déportation, du racisme, etc. sous un aspect diamétralement différent qui permet d’avoir une vue plus humaine, didactique, sans faire de jugement ni s’apitoyer sur le sort des uns et des autres à l’instar des différents reportages que l’on nous montre et qui ont souvent une optique assez « nazi –arde » et donc, manichéenne.
D’ailleurs c’est grâce à ce livre qu’Art Spiegelman n’a pas dû se recycler en tant que danseuse de French cancan (merci pour nous) mais est devenu en quelque sorte un « people » du monde underground, un mythe sur pattes de la bd moderne, et qu’en plus il a reçu pas moins que le prix Pulitzer…
Visuellement le dessin, en noir et blanc, reste simple et basique, avec des personnages tout en ambigüité (ici pas de good guys ni de bad guys) et ayant une vraie portée artistique et poétique en lien avec les dialogues. Maus est donc une vraie invitation, agréable à lire, bouleversante et intelligemment construite, avec un rythme soutenu, ce qui fait qu’elle en devient presque incontournable.
En tournant la dernière page et au-delà du vrai coup de cœur (au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris), j’ai vraiment eu l’impression que ce livre devrait être dans la liste des livres « recommandés » dans les instituts scolaires et chez tout le monde en fait… même si j’avoue que le bouquin est un poil trop volumineux avec ses 400 pages et qu’il faudra le lire en plusieurs parties.
Au final, clairement un must, à lire au moins une fois dans sa vie même si comme moi ce n’est pas votre tasse de thé.
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le 21 juillet 2011
Une œuvre qui a d'ailleurs grandement contribué à faire reconnaître la bande dessinée comme une discipline littéraire.

Maus est un ouvrage tout à la fois biographique, historique et autobiographique, puisque Art Spiegelman y raconte le vécu de ses parents - juifs - dans les années qui ont précédé la seconde guerre mondiale, durant et après celle-ci ; et son propre mal-être, sa difficulté à vivre sa relation à son père (Vladek), ainsi d'ailleurs qu'à sa mère suicidée (Anja) et à son "frère-fantôme" (Richieu), envers lesquels Art - né après la guerre - ressent une profonde culpabilité d'être en vie.

Je conseille vivement la lecture attentive de Maus, à tous, mais plus particulièrement à ceux qui mettent aujourd'hui en doute le bien-fondé du souvenir de la shoah en arguant que celle-ci a eu lieu "il y a si longtemps", que "d'autres génocides ont eu lieu entre-temps", ...

Maus offre non seulement un récit humain, quotidien, de la montée des vexations, des restrictions, des interdits, des tentatives de toutes sortes pour déshumaniser les juifs avant même que d'entreprendre leur extermination progressive, artisanale d'abord, industrielle ensuite.

Mais, Maus exprime aussi de case en case, de phylactère en phylactère, comment le traumatisme des survivants a pu se transmettre aux générations suivantes. C'est aussi à ce titre qu'il s'agit d'un ouvrage rare et précieux: nous y voyons interagir un père rescapé de la shoah et son second fils, né après celle-ci. Nous assistons, presque de planche en planche, à la transmission du trauma. Transmission exprimée lorsque Art fait parler son père; mais aussi non-dite, plus pernicieuse lorsque le trauma est transmis par les attitudes, l'absence omniprésente de la mère, ainsi que la disparition de ses carnets qui laissent un vide incommensurable.

Il faut avoir lu Maus !
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le 21 novembre 2015
Superbement écris et dessinné... Pour tous ceux qui sont touchés de près ou de loin, pour tous ceux qui veulent en savoir plus, pour ceux qui sont sensibles aux ouvrages bien écrits qui décrivent sans sensiblerie avec économie de mots et de coups de crayon... Profondément touchant!
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