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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un classique qui pétille encore
C'est difficile de parler de ce livre sans parler de son histoire. À la fin de 1725, Voltaire était au comble de la faveur. Il était un poète reconnu, un esprit affilé et un auteur de succès qui avait quelques amis influents à la Cour. Cependant, six moins plus tard il avait été bâtonné,...
Publié le 18 septembre 2007 par Bati

versus
1 internaute sur 27 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un livre pas pertinent
Bof, je me suis ennuye a lire ce bouquin. Heureusement qu'il etait pas long. Il faut aussi dire que je n'aime pas tout ce qui est physique ou mathematiques.
Publié le 7 juillet 2007 par D'Artagnan


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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un classique qui pétille encore, 18 septembre 2007
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres philosophiques (Poche)
C'est difficile de parler de ce livre sans parler de son histoire. À la fin de 1725, Voltaire était au comble de la faveur. Il était un poète reconnu, un esprit affilé et un auteur de succès qui avait quelques amis influents à la Cour. Cependant, six moins plus tard il avait été bâtonné, persécuté et mis à la Bastille; un peu plus tard il quitte la France pour l'Angleterre. L'explication de cette abrupte chute est fort simple: Voltaire s'était moqué d'un chevalier et comme toujours son irrévérence lui a coûté cher. En effet, pendant tout sa vie cette situation (du succès ruiné par son manque de respect envers les puissants, suivi par l'exil) se répétera cycliquement.

De tout façon, ce voyage « volontaire » et cette humiliation le marquera profondément. Comme lui même le dira, en parlant de Spinoza : «La persécution irrite, elle enhardit quiconque se sent du génie ; elle rend irréconciliable celui que l'indulgence aurait retenu ». C'est peut-être pour cela que quand Voltaire reviens en France en 1728, il est déjà celui qui on connaît aujourdŽhui : le champion de la raison, l'ennemi acharné de « l'infâme ».

Les Lettres philosophiques, publiées en 1733, sont des rédigés brefs, audacieux et mémorables, visés à répandre en France tout ce que Voltaire avait trouvé d'étonnant en l'Angleterre. Dans ce livre il parle de la religion, de la politique, de la médicine, de la philosophie et de la littérature, toujours en exaltant la tolérance et le bon sens des Anglaises (« un Anglais, comme homme libre, va au Ciel par le chemin qui lui plait ») et en répudiant les « superstitions » qu' il croyait étouffait alors la France. Il souligne l'importance du libre commerce, avec son charme caractéristique: « dans la Bourse de Londres, le juif, le mahométan et le chrétien traitent l'un avec l'autre comme s'ils était de la même religion, et ne donnent le nom d'infidèle q ceux qui font banqueroute » ; « de là s'est formée la grandeur de l'État». Il loue la passion de Shakespeare, puisque le théâtre français en manquait, mais il méprise à la foi son « sauvagerie »; il contraste la lucide philosophie de Locke, Newton et Bacon avec les vieux avis encore soutenus en France; il conseille la vaccin contre la petit vérole; en un mot, il veut être le lumière qui sorte son pays du obscurantisme.

Bien sûr, on y pourrait faire quelques objections. Parfois Voltaire dénature la vérité en exagérant la tolérance Anglaise et en traduisant trop librement des morceaux littéraires (qui aurait soupçonné que Hamlet parlait de « prêtres menteurs qui bénissait l'hypocrisie »?); son long attaque contre Pascal, quoique amusant, est forcé et un peu hors de place; ses explications sur Locke et Newton ne sont que superficiels. Mais tout cela peu importe. Presque trois siècles après sa publication, le charme de ce livre n'a pas vieilli. Voltaire reste aussi admirable que toujours: il parlait de son temps, mais il écrivait pour la éternité. Et cela est, je pense, le partage des génies.

Il faut ajouter que cette édition est magnifiquement préfacé et annotée par Deloffre. Il y a deux choses remarquables: le « Portrait de M. de Voltaire » par Piron, et une dossier avec quelques esquisses et textes alternatifs. Ce qui étonne est que ces pièces repoussées sont une des meilleurs choses du livre: plus anecdotiques que les lettres définitives, elles incroyablement enrichissent une oeuvre déjà très riche.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 APRES BATI...., 27 avril 2010
Par 
XENOPHON - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres philosophiques (Poche)
...il est difficile de dire mieux. Je rajouterai juste que le style élégant, fluide, brillant marque d'une pierre blanche le talent de Monsieur Voltaire...

On retrouve ce français de grande classe tel que l'écrivait Denis Diderot ("Le paradoxe du comédien"), Vivant Denon ("Point de lendemain"), D'Holbach( "L'art de ramper") ou Choderlos de Laclos ("Les liaisons dangereuses").

Velouté, fin, harmonieux, savoureux comme un verre de "Mission Haut Brion"ou de "Côte-Rôtie", cette langue exalte les papilles neuronales, flatte sensuellement le palais de l'intellect et dure aussi longtemps qu'il est lu.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Parfois en désaccord, mais quel esprit !, 8 juin 2011
Par 
Joseph Fouché (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres philosophiques (Poche)
"Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire !" disait Voltaire ; et je dois dire que je suis dans la même situation que lui.
Dans ses lettres philosophiques, son anglophilie politique et philosophique se trouve en désaccord avec une conception française (que je préfère) d'une politique colbertiste, d'un roi gouvernant (à la différence du roi anglais qui règne mais ne gouverne pas).
Néanmoins, quelle culture, quel esprit et quelle plume. Ces lettres peuvent ce lire indépendamment et l'on est sur d'apprendre quelques choses ou d'approfondir nos connaissances à chaque fois.
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 pour les fans d'histoire, 9 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres philosophiques (Poche)
ce livre est pour les fans d'histoire et ceux qui veulent comprendre une partie du 18eme siecle. Les autres passez votre chemin
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Voltaire: les lettres philosophiques ou lettres anglaises, 18 août 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres philosophiques (Broché)
Il n'y a tout d'abord rien à reprocher au vendeur qui m'a envoyé un ouvrage d'occasion en très bon état, je cherchais en effet les lettres philosophiques dans l'édition de R. Naves et elle n'est plus acccesible neuve.
Sur le livre proprement dit, les lettres philosophiques de Voltaire,font suite à la disgrâce de celui ci lorsqu'il a été bien accueilli en Angleterre, d'où le 2ème nom de lettres anglaises, disgrâce en 1726 à cause de l'affaire de Rohan, à la suite de laquelle il a connu la Bastille, puis l'exil et un accueil sympathique de l'Angleterre.Mais il a mis (Voltaire) la dernière main à son livre de retour en France et a été condamné de propager le libertinage le plus dangereux pour la religion et pour l'ordre de la société civile. L'ouvrage condamné a été maintes fois réédité clandestinement, puis inséré dans les oeuvres complètes de Voltaire en 1742.
Voltaire nous parle de la pluralité des religions en Angleterre, dont les Quakers qui se développeront plus tard aux Etats Unis, en Pennsylvannie; mais aussi de la religion anglicane, des presbytériens et d'autres, car ce qui l'intéresse c'est la coexistence tolérée de plusieurs religions.
Il nous parle aussi du gouvernement, du commerce, mais aussi d'une vaccination contre la petite vérole.
Des personnages sont évoqués aussi: Bacon, Locke, Descartes avec Newton, des principes scientifiques,mais encore la tragédie,la comédie et bien d'autres sujets encore.
L'ouvrage s'écartera à sa fin des lettres anglaises pour poser des questions théologiques avec le texte complet des remarques sur les pensées de Pascal.
Sous des dehors un peu austères par les sujets abordés, ce livre est captivant.
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1 internaute sur 27 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un livre pas pertinent, 7 juillet 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres philosophiques (Poche)
Bof, je me suis ennuye a lire ce bouquin. Heureusement qu'il etait pas long. Il faut aussi dire que je n'aime pas tout ce qui est physique ou mathematiques.
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Lettres philosophiques de Voltaire (Poche - février 1976)
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