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Le thème de la sorcière reste ici en filigrane et se devine à la lecture d’un texte d’un envoutant lyrisme qui distrait sans cesse notre attention. C’est au hasard de ces égarements poétiques que surgit le personnage de la sorcière avec sa cohorte de légions et trônes maléfiques issus de l’imagination populaire mais surtout fabriqués par une église qui avait comme argument de persuasion massive, la menace , la peur, la damnation.

La sorcière n’est qu’une mise en scène, un bouc émissaire chargé d’expier tous les maux. Mais elle est surtout un des noms maudits donné à la survivance de ces croyances païennes qui se sont attachées aux foyers aux familles aux localités et constituent des contre-pouvoirs à l’institution religieuse, outil de domination des peuples. Mais si la sorcière fut un exutoire bien commode, une sorte de défouloir social fallait-il encore asseoir son pouvoir sur un être inaccessible à la justice des hommes, le Mal, Satan dont le compte ne pouvait être réglé que par Dieu puisqu’il tenait de lui sa mission de tentateur. Sur cette entente perverse entre les patrons du bien et du mal, le bien et avec lui le bon et le beau n’étaient rien d’autre que des sources de tentation, laissant ainsi au casuistes toutes latitudes pour leurs arrangements de circonstance.

Parti d’une religion de la haine de la nature et du corps et de la glorification de la douleur, l’église pourrissante jusqu’à la moelle inventait ses images diaboliques dont la sorcière fille d’Eve, guérisseuse et faiseuse de liens, entremetteuse du malin fut la parfaite incarnation. De plus comme l’An Mil n’avait pas tenu ses promesses effrayantes, l’église devait agiter d’autres effrois pour garder le troupeau afin que jamais la raison ou la science ne puisse le disputer à la foi. Partant de ce millénaire apocalyptique avortée Michelet nous promène dans les labyrinthes maudits qui par de nombreux côtés reniflent la légende et le folklore, pour achever son récit dans les abominables convulsions des affaires de Loudun, Louviers et Toulon où l’ignominie des serviteurs de l’église fit désespérer la raison, la science, la justice, en un mot Satan en personne.

Michelet joue ici l'avocat du diable en nous livrant un magnifique ouvrage à d'un anticléricalisme aux circonstances largement atténuantes.
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Dans son style semi-romanesque, Jules Michelet brosse un portrait étonnamment lucide de la sorcière sur un arrière-plan brutal du moyen âge et de la féodalité. C'est un véritable tableau à la manière de Jheronimus Bosch avec des messes noires, des immenses sabbats délirants, des couvents pleins d'hystériques, des procès monstrueux, des tortures abominables (l'in pace) et des exécutions nauséabondes (jusqu'à 400 êtres humains sur le même bûcher).

La féodalité et l'Eglise
Pour l'immense majorité de la population (les serfs), le régime féodal était un véritable enfer, où personne n'était en sûreté. Les êtres humains étaient cloués à la terre sans possibilité d'émigration. Autour d'eux, ils ne voyaient que des maladies, des guerres et des cadavres.
Le clergé avec son Diable et son enfer était omniprésent. En plus, le Premier Etat était rongé par des luttes internes entre le clergé, les moines dépendant de Rome et les jésuites.
Dans cet univers `terrible, qui n'est que larmes et sang', la femme, maudite depuis Eve, n'était que de la chair impure.

L'Eglise et la Raison
L'Eglise s'est toujours opposée à l'indépendance spirituelle de l'homme, à toute invention et à toute innovation. Elle a `maudit le prodigieux édifice des sciences.' Pour Elle, toutes les sciences étaient des incarnations de Satan, `un coupable logicien', qui n'a aucun respect pour le droit clérical.
La médecine surtout était `le vrai satanisme, une révolte contre la maladie, le fléau mérité de Dieu. Manifeste péché d'arrêter l'âme en chemin vers le ciel, de la replonger dans la vie.'

La Sorcière
Pour Jules Michelet, la sorcière représente l'humble début de la Raison, de la science, avec sa connaissance des plantes comme remèdes contre les maladies, mais aussi celle du corps humain (avortements). Les médecins surtout sont ses fils légitimes, qui naquirent de l'empirisme populaire qu'on appelait `sorcellerie'.
Pour l'Eglise évidemment, la sorcière était l'incarnation personnelle de Satan.

La cupidité terrible et scandaleuse de l'Eglise
L'Eglise donnait au juge et à l'accusateur la confiscation des avoirs des sorcières et des sorciers. Les procès de sorcellerie enrichissaient donc fabuleusement les représentants de l'Eglise. `Les petits princes-évêques continuaient de brûler en furieux. Pour avoir les confiscations, les mêmes accusaient, condamnaient, et à l'appui inventaient mille histoires.'

Il faut avoir un estomac solide pour digérer ce formidable, mais terrible, réquisitoire; une évocation en coups de poing d'un enfer sur terre créé au nom de Dieu par une caste fondamentalement corrompue.
Lecture indispensable pour tous ceux qui s'intéressent au moyen âge, à l'histoire de l'Eglise Catholique et au sort de la femme à travers les âges.
0Commentaire|19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 novembre 2012
Dans ce livre, Michelet nous plonge au milieu des intrigues, qui d'une simple fille la transforment en une sorcière, soit pour les besoins d'une société corrompue, soit par idéalisme religieux, soit pour ces deux raisons. L'écriture presque scientifique de l'auteur détaille tous les mécanismes humains qui permettent cette transformation. La description des moeurs des époques concernées par les histoires vraies rapportées permet de mieux comprendre ces intrigues.
Je recommande la lecture de ce livre passionnant, très bien écrit, évidemment.
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le 21 août 2015
On est tous un peu " sorcier " si on commence à penser par soi même ou être différent de la norme imposée et sûon accepte sans s'en rendre compte ! À lire absolument !
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le 22 août 2014
Livre sympa mais pas transcendant. Cela ne parle pas à proprement parler de la sorcière mais aussi de la femme en générale et des faits qu'il se passé à l'époque de la sorcellerie.
22 commentaires|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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