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17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'aube de la Raison (Satan pour l'Eglise)
Dans son style semi-romanesque, Jules Michelet brosse un portrait étonnamment lucide de la sorcière sur un arrière-plan brutal du moyen âge et de la féodalité. C'est un véritable tableau à la manière de Jheronimus Bosch avec des messes noires, des immenses sabbats délirants, des couvents pleins...
Publié le 7 mars 2012 par Luc REYNAERT

versus
3.0 étoiles sur 5 La sorcière Jules Michelet
Livre sympa mais pas transcendant. Cela ne parle pas à proprement parler de la sorcière mais aussi de la femme en générale et des faits qu'il se passé à l'époque de la sorcellerie.
Publié il y a 18 heures par fanfilmsérie


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17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'aube de la Raison (Satan pour l'Eglise), 7 mars 2012
Par 
Luc REYNAERT (Beernem, Belgium) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière (Poche)
Dans son style semi-romanesque, Jules Michelet brosse un portrait étonnamment lucide de la sorcière sur un arrière-plan brutal du moyen âge et de la féodalité. C'est un véritable tableau à la manière de Jheronimus Bosch avec des messes noires, des immenses sabbats délirants, des couvents pleins d'hystériques, des procès monstrueux, des tortures abominables (l'in pace) et des exécutions nauséabondes (jusqu'à 400 êtres humains sur le même bûcher).

La féodalité et l'Eglise
Pour l'immense majorité de la population (les serfs), le régime féodal était un véritable enfer, où personne n'était en sûreté. Les êtres humains étaient cloués à la terre sans possibilité d'émigration. Autour d'eux, ils ne voyaient que des maladies, des guerres et des cadavres.
Le clergé avec son Diable et son enfer était omniprésent. En plus, le Deuxième Etat était rongé par des luttes internes entre le clergé, les moines dépendant de Rome et les jésuites.
Dans cet univers `terrible, qui n'est que larmes et sang', la femme, maudite depuis Eve, n'était que de la chair impure.

L'Eglise et la Raison
L'Eglise s'est toujours opposée à l'indépendance spirituelle de l'homme, à toute invention et à toute innovation. Elle a `maudit le prodigieux édifice des sciences.' Pour Elle, toutes les sciences étaient des incarnations de Satan, `un coupable logicien', qui n'a aucun respect pour le droit clérical.
La médecine surtout était `le vrai satanisme, une révolte contre la maladie, le fléau mérité de Dieu. Manifeste péché d'arrêter l'âme en chemin vers le ciel, de la replonger dans la vie.'

La Sorcière
Pour Jules Michelet, la sorcière représente l'humble début de la Raison, de la science, avec sa connaissance des plantes comme remèdes contre les maladies, mais aussi celle du corps humain (avortements). Les médecins surtout sont ses fils légitimes, qui naquirent de l'empirisme populaire qu'on appelait `sorcellerie'.
Pour l'Eglise évidemment, la sorcière était l'incarnation personnelle de Satan.

La cupidité terrible et scandaleuse de l'Eglise
L'Eglise donnait au juge et à l'accusateur la confiscation des avoirs des sorcières et des sorciers. Les procès de sorcellerie enrichissaient donc fabuleusement les représentants de l'Eglise. `Les petits princes-évêques continuaient de brûler en furieux. Pour avoir les confiscations, les mêmes accusaient, condamnaient, et à l'appui inventaient mille histoires.'

Il faut avoir un estomac solide pour digérer ce formidable, mais terrible, réquisitoire; une évocation en coups de poing d'un enfer sur terre créé au nom de Dieu par une caste fondamentalement corrompue.
Lecture indispensable pour tous ceux qui s'intéressent au moyen âge, à l'histoire de l'Eglise Catholique et au sort de la femme à travers les âges.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'avocat du diable, 30 septembre 2012
Par 
Arribat - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière (Poche)
Le thème de la sorcière reste ici en filigrane et se devine à la lecture d’un texte d’un envoutant lyrisme qui distrait sans cesse notre attention. C’est au hasard de ces égarements poétiques que surgit le personnage de la sorcière avec sa cohorte de légions et trônes maléfiques issus de l’imagination populaire mais surtout fabriqués par une église qui avait comme argument de persuasion massive, la menace , la peur, la damnation.

La sorcière n’est qu’une mise en scène, un bouc émissaire chargé d’expier tous les maux. Mais elle est surtout un des noms maudits donné à la survivance de ces croyances païennes qui se sont attachées aux foyers aux familles aux localités et constituent des contre-pouvoirs à l’institution religieuse, outil de domination des peuples. Mais si la sorcière fut un exutoire bien commode, une sorte de défouloir social fallait-il encore asseoir son pouvoir sur un être inaccessible à la justice des hommes, le Mal, Satan dont le compte ne pouvait être réglé que par Dieu puisqu’il tenait de lui sa mission de tentateur. Sur cette entente perverse entre les patrons du bien et du mal, le bien et avec lui le bon et le beau n’étaient rien d’autre que des sources de tentation, laissant ainsi au casuistes toutes latitudes pour leurs arrangements de circonstance.

Parti d’une religion de la haine de la nature et du corps et de la glorification de la douleur, l’église pourrissante jusqu’à la moelle inventait ses images diaboliques dont la sorcière fille d’Eve, guérisseuse et faiseuse de liens, entremetteuse du malin fut la parfaite incarnation. De plus comme l’An Mil n’avait pas tenu ses promesses effrayantes, l’église devait agiter d’autres effrois pour garder le troupeau afin que jamais la raison ou la science ne puisse le disputer à la foi. Partant de ce millénaire apocalyptique avortée Michelet nous promène dans les labyrinthes maudits qui par de nombreux côtés reniflent la légende et le folklore, pour achever son récit dans les abominables convulsions des affaires de Loudun, Louviers et Toulon où l’ignominie des serviteurs de l’église fit désespérer la raison, la science, la justice, en un mot Satan en personne.

Michelet joue ici l'avocat du diable en nous livrant un magnifique ouvrage à d'un anticléricalisme aux circonstances largement atténuantes.
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5.0 étoiles sur 5 a lire, 15 décembre 2012
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière: « Michelet pardonne au diable, pas aux hommes. » (Format Kindle)
Pauvres femmes accusées a tord et a travers. voyage dans la sombre époque de l'inquisition. Personne n’était sur de ne pas passer un jour a la question. bonne ouvrage.
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4.0 étoiles sur 5 Intéressant mais difficile à lire, 12 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière: « Michelet pardonne au diable, pas aux hommes. » (Format Kindle)
Livre intéressant qui montre le charlatanisme de l'église officielle, mais difficile à lire. Il faut s'y accrocher. J'ai été tentée d'abandonner à 2 ou 3 reprises mais l'envie de connaître l'aboutissement a été la plus forte. Je ne l'ai pas encore terminé mais maintenant je sais que j'irai jusqu'au bout.
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5.0 étoiles sur 5 un livre oublié mais pourtant très intéressant, 7 novembre 2012
Par 
Milcent Rene (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière (Poche)
Dans ce livre, Michelet nous plonge au milieu des intrigues, qui d'une simple fille la transforment en une sorcière, soit pour les besoins d'une société corrompue, soit par idéalisme religieux, soit pour ces deux raisons. L'écriture presque scientifique de l'auteur détaille tous les mécanismes humains qui permettent cette transformation. La description des moeurs des époques concernées par les histoires vraies rapportées permet de mieux comprendre ces intrigues.
Je recommande la lecture de ce livre passionnant, très bien écrit, évidemment.
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3.0 étoiles sur 5 La sorcière Jules Michelet, 22 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière (Poche)
Livre sympa mais pas transcendant. Cela ne parle pas à proprement parler de la sorcière mais aussi de la femme en générale et des faits qu'il se passé à l'époque de la sorcellerie.
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La Sorcière
La Sorcière de Jules Michelet (Poche - 7 janvier 1993)
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