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35 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Contre l'oppression des systèmes bureaucratiques
Pour beaucoup, c'est Le Procès, Das Process, qui est le chef d'oeuvre de Kafka. Je trouve pour ma part que Le Château a un supplément d'âme, peut-être parce qu'on ressent dans le personnage de l'harpenteur, ce qu'a pu être la trajectoire de vie, notamment amoureuse de Kafka.
Kafka avait entamé Le chateau en 1912, mais ce n'est qu'en 1922 qu'il...
Publié le 11 juin 2004 par Fuchinran Sandrine Monllor

versus
3.0 étoiles sur 5 ...comme la mouche dans la toile de l'araignée
un esprit torturé dans un monde d'incompréhension... j'avoue que j'ai fait une lecture en diagonale... suite à un spectacle sous chapiteau "On est tous des K" adapté par l'écrivain belge Paul Emond... et j'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a replongée dans l'esprit du spectacle en lui apportant des...
Publié il y a 19 mois par michelene


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35 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Contre l'oppression des systèmes bureaucratiques, 11 juin 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Poche)
Pour beaucoup, c'est Le Procès, Das Process, qui est le chef d'oeuvre de Kafka. Je trouve pour ma part que Le Château a un supplément d'âme, peut-être parce qu'on ressent dans le personnage de l'harpenteur, ce qu'a pu être la trajectoire de vie, notamment amoureuse de Kafka.
Kafka avait entamé Le chateau en 1912, mais ce n'est qu'en 1922 qu'il reprend cette oeuvre qui restera inachevée car il manquera de courage à cause de la tuberculose qui le ronge, pour le conclure. La parution sera donc posthume alors que Kafka avait demandé à son exécuteur testamentaire de brûler l'ensemble de son oeuvre à sa mort. Kafka a mis beaucoup de sa relation entre 1920 et 1921 avec Milena Jensenska, journaliste tchèque et complice intellectuelle avec qui il vécut une passion épistolaire. Dans le Château, on lit en filigrane leur amour vain, mais aussi l'attachement inexorable de Kafka à sa ville natale, Prague dominée par son imposant château qui ne va pas sans l'inspirer pour réaliser son château personnel si oppressant et aux allures de forteresse ...
L'histoire est étrange, irréelle et parfois même surréaliste comme pour toutes les oeuvres teintées d'un esprit fantastique envoutant. L'intrigue semble à la fois basique et déstabilisante ce qui rappelle combien les contradictions de Kafka sont riches de sens, mais elle est de bout en bout captivante surtout quand on découvre le héros se démenant en vain contre tout un ensemble d'incompréhensions qui semblent infranchissables. On suit un harpenteur K, qui souhaite rencontrer le chatelain suite à une lettre qu'il affirme avoir reçue, mais face aux employés du chateau, il se heurte au rejet et au refus de compréhension. K, personnage simplement déterminé par une initiale comme souvent chez Kafka, va servir à mettre en lumière les grands éléments qui hantent l'auteur et notamment sa détestation de l'administration.
On retrouve sinon tous les thèmes chers à Kafka : l'administration et la tyrannie de la bureaucratie qui anéantit la liberté humaine, l'opression des systèmes, la folie de certains hommes, l'acharnement absurde et toutes les dimensions de l'Absurde dont Kafka est sans nul doute l'inventeur, bien avant Camus qui lui reconnaîtra ses apports...
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dense, 28 décembre 2011
Par 
Amazon clientèle "Lydie D" - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Format Kindle)
Le héros, placé dans des situations d'une très grande banalité, se trouve confronté à des réactions excessives de la part de tous les habitants du village qui vivent à l'ombre du "château". La moindre parole devient sujet à examen approfondi et à rejet de la part des uns ou des autres dont la crainte perpétuelle du "château" tourne à l'obsession et engendre un enfermement très inquiétant. Personne n'y a jamlais pénétré. Tout le monde en rêve. On a la fâcheuse impression qu'il ne fait jamais jour dans ce village. Bref c'est kafkaien! Livre à relire et relire car je suis persuadée qu'on a à chaque fois avec une approche différente. Je me demande ce que cette histoire serait devenue si Kafka l'avait achevée. Merci à ceux qui ont préparé cette édition "virtuelle" fort bien faite. Comme c'est mon premier livre sur Kindle je dirai qu'il m'a manqué des numéros aux pages.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Château (en Espagne ?), 21 août 2008
Par 
Zarak (Saintry-sur-Seine, Essonne, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Poche)
"Le Procès" reste pour beaucoup l'oeuvre culte et radicale de Kafka ; "Le Château", pourtant, va encore plus en profondeur dans les impasses et les absurdités de la folie bureaucratique. Kafka y dilate en quelque sorte son procédé en lui conférant une troublante banalité humaine. Arendt parlait de la banalité du mal, Kafka démontre avec sa dernière grande oeuvre (inachevée) la banalité de l'absolutisme bureaucratique. C'est un texte encore plus formel que le Procès, presque conceptuel - ceux qui ont de mal avec Kafka ne pourront le terminer - sclérosé de bout en bout par des rapports absurdes entre les individus et des obsessions sans fin et sans véritable fondement qui nourrissent d'interminables dialogues de sourds.

Contrairement au K. du Procès, il est plus difficile de se prendre d'une totale empathie pour le K. du Château : plutôt que de chercher à se libérer du système (ne fût-ce que mentalement), il s'y enfonce volontairement. Obsédé par le sens du devoir - devoir absurde s'il en est -, par la nécessité aussi - et Max Brod ici a vu juste - de se trouver un sol, une patrie, une base identitaire, il fait de l'intégration son impératif catégorique. Mais c'est chercher une intégration dans un système désintégré - au sens humain s'entend - d'où la kafkaïenne absurdité : trouver du sens là où il n'y en a pas. Si K. se prend au piège organisationnel du Château, il se prend concomitamment à son propre piège éthique ; choix impossible, double impasse de la liberté et du devoir, cercle vicieux qui nouent ce drame inextricable.

J'ai par contre plus de mal avec les interprétations métaphysiques - et là, Brod, qui s'est souvent trompé sur Kafka, n'y dérogera pas - voyant dans le Château une symbolique de Dieu ou du Paradis inaccessible, interprétations dont on a submergé l'oeuvre de l'écrivain, au Procès en particulier. Il m'apparaît évident que Kafka est beaucoup encré dans le réel, il ne fait qu'en exprimer la substance profonde par le biais du fantastique. Le Château devient alors, bien sûr, l'allégorie de l'Administration, terme polysémique qui englobe un sens plus large, universel : celui du Lieu secret, presque irréel, sublimation de fantasmes et d'interrogations, horizon infranchissable où des hommes seuls face au Néant se sont volontairement arrachés du sort commun pour rejoindre une sombre caste faite de distance, de rapports de pouvoirs, et d'arcanes silencieuses. Et le sombre rayonnement du Château - c'est ce qui est encore plus terrifiant - envahit tout le territoire, gangrène toutes les consciences, même les plus humbles.

Très inspiré de sa propre vie, "Le Château", texte difficile et quasi impossible à analyser dans le détail, représente la méthode Kafka poussée jusqu'à sa plus vertigineuse extrémité. Grandiose et prophétique.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du rêve, 17 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Poche)
Fantastique, dans tous les sens du terme. Je l'ai lu 3 fois, à chaque fois à 10 ans d'intervalle. J'ouvre ce livre et il me happe. Ce livre a le goût tellement familier du rêve, ces choses et ces gens tellement réels mais soudain tellement absurdes, les notions du temps qui s'effacent... Tout comme le procès, mais encore plus authentique. Pour moi, Kafka est le plus grand artiste de l'écriture.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Devant la Loi, 15 avril 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Poche)
Version élaborée de la parabole du "Procès" intitulée "Devant la Loi", le roman met en scène K., un arpenteur convoqué au Village par l'administration établie dans l'étrange château qui le domine du haut d'une colline. Cependant, il semble que sa venue incommode les rares fonctionnaires qui daignent descendre au milieu des paysans plus qu'elle ne les ravit.
C'est ainsi que K., véritable Homme révolté, se lance à la poursuite d'un bureaucrate haut gradé qui pourrait légitimer sa présence : l'insaisissable Klamm, que personne n'a jamais vu ou entendu, mais qu'on peut, paradoxalement, observer dormir par le trou d'une serrure...

"Le Château", qui est idéal pour relativiser dans une longue file d'attente à la mairie, suit une logique qui relève d'un monde froid, tordu et cauchemardesque propre à l'univers de Kafka ; pourtant, la narration est, comme souvent chez l'auteur, éclairée par l'ironie et l'humour absurde. La richesse incontestable de ce chef-d'oeuvre qui n'a pas pris une ride a notamment influencé Patrick McGoohan pour la fameuse série télévisée "Le Prisonnier".
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5.0 étoiles sur 5 Est-il encore besoin de le dire?, 14 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Poche)
je ne sais pas pourquoi j'associe le chateau ou la métamorphose à Pierre Desproges. j'ai dans la tête le souvenir vrai ou faux d'une dramatique ( dramatique, ça s'appelait comme ça avant la nouvelle nomenclature des émissions proposées par le petit écran téléfilm, docufictions, et autres saisons I II et III) tirée de Kafka où M Cyclopéde apparaissait. il ne dénotait pas dans cet univers qui semble une déformation du notre, comme une anamorphose. il suffit de se concentrer pour voir apparaître quelque chose qui en devenant plus familier et plus proche devient aussi plus inquiétant. Qui est le mystérieux Maître de ce chateau. qu'est-ce qui influença l'employé d'assurance, natif de Prague pour qu'il transpose dans cet univers ce qui a fait de lui un des écrivains les plus originaux du XXeme siécle, un de ces écrivains majeurs qui relativisent l'apport de la plus grande partie de leurs confréres. sans doute faut-il puiser dans l'oeuvre d'un autre auteur Gustav Meyring que Francis Lacassin contribua à faire connaître en mettant le Golem au programme de la collection Bouquins.
Toute l'oeuvre de Kafka est à lire sans modération, on peut être sur de ne pas être trompé sur la qualité, mais.........est-il encore besoin de le dire?
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5.0 étoiles sur 5 Un grand Kafka, 20 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Poche)
Difficile de parler de Kafka. On ne sait jamais si les situations sont faites pour rire ou pleurer. Même si, peu à peu, l'angoisse s'installe.
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4.0 étoiles sur 5 Le Château, 26 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Format Kindle)
En haut le Château ; en bas le village . Un château presque inaccessible, un châtelain insaisissable , où des fonctionnaires spécialisés et cloisonnés ,font on ne sait pas trop quoi . Un village ou une population résignée suit une sorte de droit coutumier:il y a ce que l'on peut faire et ce qui ne ce fait pas .
Certains fonctionnaires de haut rang condescendent à descendre à'' l’hôtel des Messieurs ''pour convoquer les présumés dèviationnistes, faire des rapports sur la rétrogradation de leur statut professionnel précedemment octroyé ou de la perte de tous leurs droits .
K arpenteur,étranger au village ,appelé par le château,on ne sait pas pourquoi ,ére dans ce monde inconnu et incompréhensible. C'est étouffant ,déprimant,révoltant,ubuesque,délirant .Cette atmosphére délétère est merveilleusement rendue mais c'est quelquefois un peu indigeste à absorber .
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4.0 étoiles sur 5 réserves sur l'édition, 29 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Format Kindle)
Le château est évidemment et reste un monument de la littérature européenne, que l'on relit en subissant la même fascination. Je regrette toutefois que la traduction donnée ici soit celle, un peu vieillie, de Vialatte et non celle, plus moderne, de Bernard Lhortolary. J'ai remarqué aussi à la lecture de trop nombreuses fautes typographiques.
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3.0 étoiles sur 5 ...comme la mouche dans la toile de l'araignée, 30 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Château (Poche)
un esprit torturé dans un monde d'incompréhension... j'avoue que j'ai fait une lecture en diagonale... suite à un spectacle sous chapiteau "On est tous des K" adapté par l'écrivain belge Paul Emond... et j'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a replongée dans l'esprit du spectacle en lui apportant des détails, des explications, ....mais tjs pas de fin puisque c'est une oeuvre inachevée!
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Le Château de Franz Kafka (Poche - 13 octobre 1993)
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