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35 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 I'd prefer not to
Avec Bartleby le scribe, Melville invente un personnage unique, inédit dans toute l'histoire de la littérature : ce petit bonhomme aux allures tranquilles qui se fait recruter comme scribe dans une entreprise américaine du XIXème siècle, répond bientôt à chaque question qu'on lui pose : "I would prefer not to" (soit :...
Publié le 7 novembre 2003 par Jidé

versus
3.0 étoiles sur 5 La naissance de l'absurde en 1856 par H. Melville (cent ans avant E. Ionesco)
Je n'ai pas trouvé d'intérêt majeur à la longue nouvelle "Bartleby le scribe" (publié en 1856) d'Herman Melville (1819-1891); toutefois, le côté "absurde" de la nouvelle sans être transcendant peut être perçu comme extrêmement novateur en ce milieu de XIXe siècle (presque cent ans avant Ionesco.)

Ce jeu permanent du...
Publié le 26 août 2011 par Joseph Fouché


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35 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 I'd prefer not to, 7 novembre 2003
Par 
Jidé (Bordeaux France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby le scribe (Poche)
Avec Bartleby le scribe, Melville invente un personnage unique, inédit dans toute l'histoire de la littérature : ce petit bonhomme aux allures tranquilles qui se fait recruter comme scribe dans une entreprise américaine du XIXème siècle, répond bientôt à chaque question qu'on lui pose : "I would prefer not to" (soit : "j'aimerais mieux pas"), ce conditionnel merveilleux situe bien l'attitude du personnage, qui ne s'ancre ni dans la rébellion (sinon, il dirait "I do not want to"), ni dans la provocation ou dans le refus du syndicaliste (par exemple). Non, l'attitude de Bartleby est à chercher ailleurs : son refus d'agir, son refus de vouloir même (ou de ne pas vouloir) est tout entier métaphysique, et il définit aussi, avec beaucoup d'avance, une posture qui deviendra la marque d'un certain vingtième siécle (voir à ce sujet Jean-Yves Jouannais dans son ouvrage sur "Les artistes sans oeuvre").
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enigmatique et captivant, 18 juillet 2011
Par 
Bibliophilette (France - Centre) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby le scribe (Broché)
La célèbre nouvelle d'Herman Melville saisit par son incongruité. On reste un peu perplexe, voire abasourdi, ne sachant pas très bien ce que l'auteur a voulu nous dire, ce qu'il a cherché à dépeindre, si tout cela a un sens. C'est peut-être précisément ce qui fait la force de la nouvelle et explique son succès. Les niveaux de lecture sont multiples, chacun peut donner un sens à l'histoire et au personnage, ou bien encore accepter l'absurde, accepter que certaines choses, surtout lorsqu'il s'agit de choses humaines, échappent à toute logique.

Parmi les multiples débats et interprétations de l'œuvre, il est tentant d'y voir une satire de Wall Street, une critique du monde du travail (surtout aujourd'hui) ; pourtant nul discours social ou politique est vraiment présent dans le récit. En revanche, on peut y trouver, comme dans d'autres œuvres de Melville, la question centrale de l'autorité. Il est proprement fascinant de voir comment la passivité de Bartleby, son calme tranquille, désarme et fait céder l'autorité. Mais Bartleby n'a rien d'un rebelle. Loin de lui toute révolte ou opposition. "Il préfèrerait pas", c'est tout...

Tout comme le narrateur, on passe par différents sentiments au fil de la lecture, de la stupeur à l'agacement en passant par la compassion. Si l'originalité du personnage séduit dans la première partie, très vite on assiste à une montée dramatique, inexorable, sans issue, que la fin tragique vient confirmer. En s'isolant, en se marginalisant à ce point, en sortant des règles sociales établies, Bartleby finit par se priver de toute relation. Et l'absence de relation mène à la mort. Si elle n'est pas mise au service d'un combat, d'une cause, d'une conviction, ce que l'on pourrait interpréter comme une formidable résistance non violente se révèle en réalité mortifère.
La parabole de Melville - si s'en est une - est loin d'être un hymne chimérique à l'oisiveté, comme on pourrait le croire un instant au début. Elle tente peut-être de démontrer au contraire que l'on ne peut pas vivre en pur esprit, que l'épanouissement de l'homme passe par le travail, par un certain effort, voire par de nécessaires compromis et renoncements entre le rêve et la réalité ; et surtout il passe par la capacité de dire oui, d'accueillir, d'échanger avec ses semblables et donc de s'y confronter dans l'arène sociale.

Une mention spéciale pour le style de Melville, et l'excellente traduction de Pierre Leyris, qui soutiennent magnifiquement la tension narrative. Ainsi que pour l'édition FolioPlus Classique et le très utile et intéressant dossier d'Olivier Rocheteau.
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comment tomber dans Melville.... tristesse, banalité mort et sublime, 9 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby le scribe (Poche)
Bartleby est l'un des personnages emblématiques de la littérature mondiale, au même titre que le Kurz de Conrad ou le K de Kafka.
Le découvrir est une plongée brève mais qui vous marquera à jamais dans l'absurde.
Nouvelle simple au style claire si typique de ces auteurs qui nous parlent sans difficulté malgré le siècle et finalement l'univers qui nous séparent.
C'est étrange mais je l'ai fait lire à certaines personnes, chefs d'entreprise, et toutes m'ont rendu la nouvelle, marquée profondément par le caractère réaliste de la description de la vie d'entreprise dans cette étude financière de wall street.
Lisez ce livre sans a priori, sans espérer une rencontre. Et comme nous, vous pourrez dire quand vous croiserez un Bartleby "..qu'il dort désormais parmi les princes et les rois"
Plus tard, si vous avez aimé cet aperçu de l'univers Melvillien, et que Moby Dick vous effraie encore (mais vous y viendrez, soyez sans crainte), les Encantadas, autre nouvelle magnifiquement traduite par Leyris, inventeur hélas disparu des grands poetes anglo-saxons.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Bartleby ou "une utilisation originale de la langue", 23 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby.Les îles enchantées.Le campanile (Poche)
« Bartleby » est une nouvelle de Herman Melville éminemment atypique, qui a marqué au xxe siècle les écrivains de l'absurde, entre autres. Elle met en scène un narrateur homme de loi de Wall Street, qui engage dans son étude un dénommé Bartleby pour un travail de « scribe », c'est-à-dire qu'il recopie des textes. Au fil du temps cet être qui s'est d'abord montré travailleur, consciencieux, lisse, ne parlant à personne, révèle peu à peu une autre part de sa personnalité : il refuse certains travaux que lui demande son patron, en disant qu'il « préférerait ne pas » les faire, et ne les fait pas. Et cette phrase revient alors systématiquement dans sa bouche : « I would prefer not to ». Cette phrase très énigmatique a fait couler beaucoup d'encre, et cette édition est d'ailleurs complétée par le commentaire que G. Deleuze faisant de Bartleby un original, figure de la résistance passive, conduisant à la rupture avec la société traditionnelle antérieure qui s'opère dans la société américaine démocratique.
Pour ma part, ce livre est un chef d'oeuvre littéraire qui ne cesse de poser la question de l'originalité d'un tel personnage à la position énonciative plus qu'étrange. Sa phrase 'I would prefer not to' destabilise l'énonciation habituelle en maintenant une tension langagière entre assentiment et refus. Le geste normal du langage venant dire 'oui' ou 'non' à un interlocuteur n'existe plus le temps d'une histoire et est remplacé par une nouvelle langue perdant toute détermination. N'est-ce pas typiquement la position de l'homme moderne face à un monde ayant perdu tout sens défini ?
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5.0 étoiles sur 5 Bartleby, 22 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby (Poche)
Chef d'oeuvre. Chef à l'oeuvre.
Il vient vers vous, vers nous, pauvre de nous ; et nous parle, nous embarque. Rien de sectaire, pas de carte de membre à fournir, il invite, il embarque... et on l'embarque aussi tellement ii est en nous.
Bartlebly est forcément des nôtres... Même si c'est bien lui qu'on aime par dessus tout et tous.
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4.0 étoiles sur 5 Tout à fait recommandable !, 14 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby le scribe (Poche)
Peut-être pas le meilleur ouvrage de Melville... Cependant, ce livre se lit avec beaucoup de plaisir, le personnage de Bartleby en devient attachant. Un univers un peu particulier. J'ai beaucoup aimé. Et je le recommande !
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4.0 étoiles sur 5 a analyser +, 21 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby le scribe (Poche)
l'analyse de ce livre est intéressante. a la fin de la lecture de cet ouvrage il faut analyser le fond de l'histoire pour savoir qu'est ce qu'a voulu nous faire comprendre l'auteur à travers ce livre. une fois que cette question est étudiée le livre parait beaucoup plus intéressant que lors de la lecture "simple" du livre avec ces nombreuses phrases répétitives. en conclusion c'est un livre a étudier.
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5.0 étoiles sur 5 Fascinant et absurde, 5 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby (Format Kindle)
Bartleby le scribe a accroché mon attention par cette fascinante répétition du "I"d prefer not to"... résistance passive ? Un livre fascinant qui fait réfléchir et titille la raison. Incontournable, au même titre que le magnifique spectacle de Daniel Pennac, inspiré de cette fable.
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4.0 étoiles sur 5 opinon perso, 31 août 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby le scribe (Poche)
Livre lu en peu de Temps. Très motivée d'en connaître le dénouement, bien qu'au fur et à mesure de la lecture , celui-ci s'est imposé de lui même..
Je n'ai donc pas été surprise, ce qui m'a légèrement déçue.
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5.0 étoiles sur 5 Toutes choses égales par ailleurs, 12 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartleby le scribe (Poche)
Nous pouvons lire ici où là des commentaires qui apportent la preuve qu'on peut toujours commettre l'erreur de s'attendre à quelque chose. Dans une lecture, comme dans "la vie". Bartleby n'est pas un texte qui consiste en une histoire à péripéties. On nous dit ici où là que la lecture en est fade, manque de piquant. Autant reprocher à Moby Dick de ne pas être un roman d'aventures. Faisons crédit à Melville de savoir très exactement si la question se pose du piquant ou de la fadeur de Bartleby, ou de savoir si la question se pose du roman d'aventures que pourrait être Moby Dick. Dans les deux cas, Melville a tranché. Donc Bartleby. Qu'on aime ou pas, qu'on soit troublé ou irrité, frustré ou lassé, marqué à jamais ou non réceptif. Il y a cela. Bartleby. Inutile de se battre, inutile d'imposer une lecture ou une compréhension 1. du personnage 2. du texte même de Melville. Il y cela qui se pose, fade ou pas, longuet ou pas. Il y a cela : Bartleby. Je vois que certains commentateurs invoquent le nom ou l'esprit de Kafka, cela me semble juste car on trouve une bonne dose de burlesque et de ridicule dans Bartleby, dose que Kafka ne manquera pas de verser copieusement dans ses récits. Mais, Bartleby.
J'étais adolescent lorsque j'ai rencontré Bartleby pour la première fois ; c'était par le film de Maurice Ronet, je n'ai lu la nouvelle que plus tard, le texte original et autant de traductions que j'ai pu en trouver. Et, comme d'autres certainement, j'en ai été marqué à vie. Je peux dire qu'il y a un avant Bartleby et un après Bartleby. Et l'impact, ou la révélation, ou la perplexité induits par Bartleby ne tiennent pas plus à la forme du texte qu'à une supposée signification, mais à la seule situation suspendue. Pour employer un terme d'harmonie musicale, je dirais que Bartleby ne résoud pas. C'est en cela que la perplexité subsiste, et qu'être n'est plus qu'être en suspens. Et cela bouleverse la vie, remet en question tout mouvement, toute volition, toute aspiration, tout élan vers, tout avenir. Ayant lu plusieurs traductions, il me semble tout à fait futile de s'écharper sur le rendu français du "I would prefer not to" ; on peut lire à ce sujet une pléthore d'essais, chaque édition se charge d'une préface, d'une postface pour justifier le choix fait par le traducteur. Ce sont des précautions ou des revendications qui vont exactement à l'encontre de "l'esprit" Bartleby
A ceux qui n'auraient pas été sensibles à Bartleby je proposerai deux orientations, deux idées de cap à suivre : 1ere orientation : Nous sommes dans une réflexion sur "I would prefer not to" une formule purement sceptique (cf. Pyrrhon, Timon, Sextus Empiricus) de la non-assertion, de la suspension de l'assentiment et ses divers modes. La formule "pas plus" des sceptiques n'étant pas moins source de perplexité et de bouleversement que celle de Bartleby. 2nde orientation : toujours sur cette base sceptique, une spéculation littéraire ludique posant la question de l'écrivain et du personnage. Qu'est-ce qu'être un écrivain qui "met là" un personnage ? Quelles limites dans l'écriture est-on conduit à affronter en tant qu'auteur si l'on fait se dérober le personnage. J'imagine avec plaisir Melville se fixant cette contrainte formelle : Tu fais entrer ton personnage à la suite d'une offre d'emploi... après un temps d'activité normale, ton personnage s'esquive, ne prend plus... que fais-tu, comment t'en tires-tu, toi l'écrivain ? Expérience littéraire à la portée existentielle profonde : un créateur, quelque chose, un dieu, une force, un hasard me "met là"... Que fais-je ? Dois-je faire ? Que dois-je répondre à mes questions ? Faut-il ces questions ? Faut-il qu'il y ait une réponse ? N'y a-t-il pas une façon d'échapper à l'angoisse de ces question ? etc.
Donc pas grand chose, en effet. Bartleby. Juste un homme pâle se nourissant de biscuits au gingembre, puis plus. Voilà pour ceux des lecteurs qui parlaient de fadeur, voilà où est passé le piquant du gingembre. Alors que je suis maintenant dans la jeunesse de la vieillesse, si l'on me demandait "Quoi de neuf dans la vie ?" Je dirais probablement : "Bartleby."
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Bartleby.Les îles enchantées.Le campanile
Bartleby.Les îles enchantées.Le campanile de Herman Melville (Poche - 7 janvier 1993)
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