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le 8 février 2013
Jusqu’au chapitre 5, l’intrigue progresse très paresseusement quand, soudain, lors d’un repas avec ses futurs beaux-parents, le sage Newland s’élève pour prendre sa défense : « Qui a le droit de refaire sa vie, si ce n’est elle ? Je suis écœuré de l’hypocrisie qui veut enterrer vivante une jeune femme parce que son mari lui préfère des cocottes. Les femmes devraient être libres, aussi libres que nous le sommes, déclara-t-il, faisant une découverte dont il ne pouvait, dans son irritation, mesurer les redoutables conséquences. » Terrible passage. Le revirement du personnage, le tournant tout nouveau que prenait l’histoire sous la plume d’une femme née en 1862 m’a véritablement laissée sous le choc. Il avait osé ! Impossible, après cela, de ne pas tourner la page pour ne pas passer au chapitre suivant, puis, de dévorer finalement tous les autres, car une question obsédante nous tient jusqu’à la fin : Newland pourra-t-il aller jusqu’au bout de sa pensée ?

Je vous laisse le suspens, dire serait gâcher le plaisir d’une écriture qui sait jouer sur les émotions tout en critiquant vivement l’aristocratie américaine de la Belle Epoque. Edith Wharton n’est pas tendre, son réalisme est mordant, son style ne manque pas de piquant. C’est assez jubilatoire. J’aime sa façon de souligner des énormités sur un air apparemment détaché.
Newland perd ses idéaux romantiques au moment où il les obtient. Sa fiancée, la belle et vertueuse May, n’est rien d’autre qu’une âme préformatée. Comment, se rend-il compte, une jeune fille à qui l’on empêche de vivre jusqu’à son mariage peut-elle avoir assez de maturité pour élever son esprit ? Son regard change, il voit dans les yeux de toutes les épouses de son entourage une expression vide et enfantine de personnes qui n’ont jamais grandi, jamais souffert, jamais vécues par elles-mêmes. Rien à voir avec Madame Olenska qui lui renvoie un quelque chose de douloureux et aiguisé. Edith Wharton dénonce un monde où les femmes sont condamnées à garder une âme puérile ou, comme madame Olenska – et comme elle-même – obligée de se battre pour s’extirper de codes dans lesquels on cherche sans cesse à les emprisonner.
Le portrait de May est assez édifiant. On ne peut s’empêcher de sourire aux sarcasmes froidement réalistes qui l’affligent tout au long du roman. L’épouse idéale ne devient finalement rien de plus qu’un produit de sa société, un genre de robot dont toutes les paroles, réactions et même pensées sont prévisibles. Au désespoir, Newland ne pourra qu’en arriver à ces réflexions : « en somme, elle avait toujours eu le même point de vue : celui du monde qui les entourait » « Pourquoi émanciper une jeune femme qui ne se doutait pas qu’elle fut sous un joug ? ».

Tout en se tenant à l’écart d’une amère rancune, Edith Wharton se contente d’un constat, comme un médecin établirait le diagnostique d’une maladie. Elle nous montre une société « innocente », où homme et femme pensent comme ils le devraient, enfermés dans une prison dorée qui s’acharne à ignorer les sentiments. De la même manière, la fin nous montrera à quel point la société a changé après la première-guerre mondiale, sans que cette génération vieillissante n’en ait rien vu. La voix de Wharton est forte, elle est de ces auteurs féminins forts, qui, sortis de leur condition grâce à leur intelligente, savent en montrer les travers, et savent aussi qu’elles sont des exceptions car, finalement, May n’est peut-être pas stupide, mais son esprit n’a pas la capacité de fonctionner autrement que par mimétisme. Le temps de l’innocence pose aussi la question de l’absurdité d’une vie trop protégée avant le mariage, et de la difficulté de s’entendre en amour avec une personne qui n’en connaît rien. C’est aussi un témoin important de son temps, qui a l’intérêt de nous présenter un monde à l’aube d’une mutation sociale. Lorsque, vingt-sept ans plus tard tout a changé, on ne s’étonne pas qu’une société trop fragile à force d’hypocrisie ait succombé.
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Les critiques littéraires ont longtemps reproché à Edith Wharton de faire du Henry James, mais en moins bien. Les temps changent, et depuis quelques années, le grand écrivain qu'elle est commence à être reconnu à sa juste valeur. Le temps de l'innocence est peut être son roman le plus connu, l'adaptation qu'en a fait Martin Scorsese au cinéma en 1992 y est sans doute pour beaucoup. Ce roman met notamment en scène le personnage central à presque tous les romans de Wharton, la société New Yorkaise du début du 20ème siècle . Le chapitre d'ouverture, à l'opéra, est une merveille d'intelligence, d'observation, de cruauté aussi, et la suite de l'ouvrage est de cet ordre. Il n'y a pas, ou peu de cris, de scènes dans cette société ultra policée, conservatrice et moralisatrice, mais la perfidie, la mesquinerie sont partout. Et le personnage de la comtesse Olenska, qui se trouve en dehors de cette société bien pensante, est une figure féminine extrèmement attachante, bien ancrée dans la réalité, et qu'on ne peut qu'approuver dans ses choix.
Le temps de l'innocence est de la grande littérature, qui se lit extrèmement facilement, à condition d'accepter de se laisser emmener il y a un siècle, à New York...
33 commentaires|34 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Voilà un roman fort dont la férocité parfois rappelle les très grands écrivains ; ce n'est pas un hasard si l'auteur fut la 1° femme à recevoir le prix Pulitzer pour ce livre (facile à lire) qui n'a rien à envier à la littérature masculine:« Il n'avait pas d'opinions personnelles, en revanche, il avait des habitudes » (Page 130)
Je pensai tout au long de ma lecture à Proust pour la finesse du trait, Flaubert dans l'éducation sentimentale, Balzac, Tolstoï pour l'intrigue et le portrait de la flamboyante comtesse Olanska. Le personnage principal (qu'on ne peut appeler « héros ») n' a pas le courage d'échapper à une société qui le tient véritablement dans ses filets insidueux. E. Wharton étouffe sous un décor victorien, les scandales et les éclats de voix. Chacun s'épie à l'opéra et dans une vie qui ignore la réalité, si loin qu'elle est du « vrai » monde. Un individu comme Newland Archer, n'a aucune chance d'échapper au poids qu'impose une société puritaine, hypocrite, calculatrice, manipulatrice.

Sens de l'observation et finesse psychologique d'une intrigue où chaque pensée, faux pas, sentiment est décortiqué et vu à la loupe ; mais, au final, dans ce monde, les émotions se brisent face au mur des bienséances. Entre raison et sentiments, le lecteur devine vite que la 1° va gagner, pourtant on est pris par cette machinerie qui dénonce autant qu'elle démonte un mécanisme que l'auteur connaît bien : le carcan d'une éducation corsetée. L'intrigue sert à dénoncer une société policée et basée sur le mensonge et les faux-semblants, quitte à blesser à jamais ceux qui en sont les victimes (presque consentantes). La fin est mélancolique, le monde a changé, il évolue forcément, aussi vaudrait-il mieux être guidé par ses propres élans que par la société....... C'est un roman intelligent, fort et raffiné qui débute presque comme une sorte de conte de fées dans un univers de dentelles, voilettes et hauts de forme ; mais ce n'est en rien sirupeux . E.Wharton tient un scalpel.
Je n'ai pas vu le film ; maintenant que je pense à ce livre naissent en moi des scènes cinématographiques comme celles du Guépard de Visconti. Question d'époques, de costume.........
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le 9 mai 2014
Il y avait longtemps que je voulais lire ce classique de la littérature anglophone : je l'ai fait et j'ai été déçu. L'intrigue est mince et banale, ce qui ne serait pas grave si, en échange, l'on trouvait dans ce livre une exploration puissante et originale du renoncement à l'amour (thème principal du roman). Hélas, les motifs des personnages demeurent schématiques, obscures ; et en fin de compte l'auteur ne nous montre pas grand chose hormis certains aspects de la vie au sein de l'aristocratie new-yorkaise de 1870. Mais pour le lecteur d'aujourd'hui, il s'agit surtout d'éléments de décor qui, en l'absence de profondeur psychologique et romanesque, ne contribuent qu'à rendre l'ensemble terriblement daté et démodé. Imaginez Proust sans acuité psychologique, sans méditation sur le temps et le sens, sans ses personnages inoubliables, et vous obtiendrez “The Age of Innocence”, grosse nouvelle (ou novella) qui aurait pu tenir en 50 pages, mais qui s'entête — en vain — à en occuper 300.

Quant au style, enfin, rien de très orignal là non plus : une langue classique, de bonne tenue, et donc pas désagréable, mais qui ne parvient pas à faire oublier la superficialité de l'ensemble, ni à masquer certaines facilités dans la narration (personnages qui entrent et sortent un peu au hasard au beau milieu d'une soirée en ouvrant une porte, un peu comme dans un vaudeville : au bout de la cinquième fois, on n'y croit plus...).
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le 5 mai 2014
L'écriture de ce roman est classique et délicieuse. La société aristocratique new yorkaise avant 1900 est dépeinte avec précision. Ses codes, ses usages sont abordé à travers la confusion des sentiments d'un jeune homme de la haute société qui est fiancé avec une jeune femme pure tout à fait conforme aux convenances et une femme plus sulfureuse qui revient d'Europe et souhaite divorcer de son mari.
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le 18 novembre 2015
Alors dois-je dire comme toujours que le service d'Amazon fut excellent - mais oui je le dis. je n'ai pas encore lu le livre et je l'ai acheté après avoir revu sur ARTE le film qui en fut tiré et qui est admirable. Si le film est si beau c'est que le livre doit être porteur de la même puissance et peut-être plus je suppose.
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le 12 août 2013
Totalement dans le même esprit que les autres romans d'edith warton ...... pas déçue suite à cette lecture j'ai comandé Portrait de femme de Henry James qui selble-t-ll a ibspré EW pour l'écriture de son roman.
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le 29 septembre 2011
histoire de plusieurs familles à une époque malheureusement dépassée, où l'on donnait de l'importance au mariage et à la future cellule familiale que l'on allait construire pour la faire durer dans le temps. Dans ces différentes familles, il y avait aussi ceux qui sortant des ornières, amenaient une ouverture et aussi de l'oxygène à ceux qui n'en sortaient pas et amenait un équilibre à cette société, évidemment un peu fermée.
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Adapté par Scorsese très librement, découvrez l'original sans repenser au film car le cinéaste a été très loin dans la transposition. Le Vieux New York bon et mauvais, les traditions, la perversion, comment on rentre dans le rang, le thème de l'exil... du silence... les amours contrariées etc... Tous les thèmes de l'oeuvre de Wharton sont en quelque sorte concentrés dans ce livre qui relate la chronique d'un monde défunt et a été célébré autant que Wharton par la critique de son époque. Des citations littéraires sur le thème de Faust comme dans d'autres oeuvres de Wharton (ex. Les Dieux Arrivent - The Gods Arrive) et de bien d'autres auteurs, peintres etc.. Wharton a pour but à la fois de glorifier et de critiquer sa caste du temps de la splendeur de New York en dressant des portraits sociaux et psychologiques très fins. A l'époque le thème de Faust était particulièrement à la mode et Wharton l'a souvent utilisé et ici semble présenter une revanche de la Marguerite de Faust... qui est innocent... Qui ne sait pas... ou ne veut pas savoir ?
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