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Marie-Pierre Rey nous offre ici une synthèse réussie des connaissances actuelles sur la campagne de 1812.Le mérite de ce livre est son équilibre:le point de vue russe est aussi bien renseigné que le français (ce qui n'est pas si courant,cf Damamme).Le rôle de la violence dans ce qui est peut-être la première "guerre totale" est non seulement décrit mais explicité,et si Mme Rey se défend de faire de l'histoire-bataille ses courts récits des campagnes militaires mettent parfaitement les affrontements en perspective.La "conversion idéologique" du tsar Alexandre,dont l'auteur a écrit une belle biographie ,est bien mise en évidence;en revanche,les motivations de Napoléon ne sont pas approfondies comme elles le méritent.
Brillante analyse de l'importance de 1812 dans la conscience nationale russe.
Les chapitres sur les forces en présence et l'étude de la décomposition progressive de la Grande Armée sont novateurs-tout comme l'accent mis sur d'autres épisodes que Moskowa-Moscou-Bérézina.Il est par ailleurs rare de lire un ouvrage qui ne sombre pas dans l'hagiographie bonapartiste.
Même si Mme Rey explique son choix des actuels noms de lieux ,j'avoue être gêné par l'anachronisme d'appeler Koenigsberg Kaliningrad...
A recommander pour ceux qui souhaitent bénéficier d'une étude actualisée même si parfois cursive;le sous-titre "nouvelle histoire" est néanmoins inutilement racoleur,et l'illustration de couverture d'une grande banalité...
La référence demeure le remarquable ouvrage de Curtis Cate,même s'il est déjà ancien.
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En 1812, alors que presque toute l'Europe continentale est sous sa domination, Napoléon 1er rassemble la Grande Armée qu'il a renforcée par de nombreux contingents venus de Pologne, Suisse, Autriche, Allemagne et autres lieux et se lance à l'assaut de la Russie. Face à lui, le tsar Alexandre 1er organise la résistance avec des forces comparables en nombre sous les ordres de Barclay de Tolly, de l'impétueux prince Bagration et surtout du vieux général Koutousov. Mis à part la sanglante et inutile bataille de Borodino, peu de véritables affrontements titanesques mais plutôt une guerre d'usure et de partisans faite de replis stratégiques et surtout de l'emploi systématique de la terre brûlée. Alexandre 1er profite de l'immensité de son territoire pour prendre peu à peu le dessus sur son adversaire avancé loin de ses bases et confronté à d'insolubles problèmes de logistique et de ravitaillement. Il organise l'incendie gigantesque de Moscou, sa sainte capitale, qui marque le point d'arrêt de la campagne de Russie et le début de la fin de l'Empire français.
« L'effroyable tragédie » est un document de recherche historique qui mérite bien son titre. On y découvre que cette campagne peu glorieuse dépassa en horreur toutes les précédentes. Des centaines de milliers de braves grognards partis vers l'est ne revinrent de cet enfer glacé que quelques pauvres milliers d'éclopés et de traumatisés. On assista aux plus abjectes manifestations de la méchanceté humaine, le froid, la faim, la peur ou la haine poussant les gens aux pires extrémités : anthropophagie, torture, exécutions sommaires, lynchages, viols, incendies, pillages et autres. Bien que décrivant indifféremment les deux camps en présence la plupart du temps au plus haut niveau (grâce à un remarquable travail de recherche dans les archives, les pages de notes et la riche bibliographie en attestent), l'auteur arrive également, grâce à des témoignages émouvants, à faire partager les souffrances incroyables des combattants. La campagne de Russie fut peut-être la première des guerres vraiment modernes, car elle fut totale, sans pitié aucune, elle tua autant de civils que de militaires et elle utilisa tous les moyens de destruction possible. Ouvrage sérieux, bien construit et intéressant pour qui se passionne pour cette période de l'histoire qui vit la fin du long et douloureux cycle des guerres révolutionnaires. En conclusion, le lecteur découvrira les conséquences proches et lointaines de cette cruelle et folle expédition. Il y apprendra également qu'Alexandre 1er se montra plus humain, plus magnanime et peut-être plus démocrate (en paroles et sans doute en intentions) que son adversaire plus soucieux de sa gloire et de son pouvoir...
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le 28 mars 2012
1812 - 2012 : l'année du bicentenaire de la Campagne de Russie va sûrement voir l'éclosion de livres relatifs à ce qui restera une des plus grandes tragédies de l'épopée napoléonienne.
Cette campagne, ce n'est pas une campagne comme les autres, et l'auteur nous le fait bien savoir. Ce n'est pas une campagne éclair, ponctuée d'une victoire décisive sur un adversaire qui demanderait aussitôt la paix... Ce n'est pas seulement l'armée russe qui est en guerre, mais toute la Nation russe, qui entre dans une sorte de transe mystique. Qui sont les soldats russes? Ce sont des fantômes, c'est tout le monde et personne à la fois. Le moujik misérable du village le plus reculé, en incendiant son isba et privant ainsi le grognard d'un abri, participe autant au combat que le fier Cosaque qui harcèle les arrières de la Grande Armée. Multiplié à l'infini, l'incendie se fait ouragan. Car c'est cela qui attendra Napoléon : des cendres, un territoire vidé de ses habitants qui reculent à chaque fois que la Grande Armée avance. Le combattant russe est rude : l'indécise bataille de Borodino (restée connue sous le nom de la Bataille de la Moskova chez nous, avec son Prince, le Maréchal Ney) est une victoire à la Pyrrhus... L'Aigle a reçu un coup fatal, il se vide de son sang jusqu'à Moscou, et c'est les ailes brisées qu'il prendra le chemin de la retraite. L'armée française occupe Moscou un peu plus d'un mois, puis c'est le calvaire du retour. La retraite de Russie, la Bérézina, "le tombeau de la Grande Armée" à Vilnius, où les épidémies, la faim consécutive à la désorganisation achèvent les derniers rescapés. 1812, c'est la fin de la Grande Armée, 1813, la fin du Grand Empire, 1814, la fin de l'Empereur...
Ce livre permet de retracer toute la campagne, depuis les relations houleuses consécutives à l'entrevue d'Erfurt de 1807, la réticence grandissante des Russes à appliquer le blocus continental voulu par Napoléon afin de porter un coup fatal à l'Angleterre, la question de la Pologne, et surtout, la haine des russes envers "l'Ogre", Napoléon, objet de haine de la part de la Cour Impériale, même si le tsar Alexandre Ier ne cache pas une certaine admiration pour son homologue français. Les témoignages sont issus des deux camps, français et russe. C'est un point très intéressant. Les batailles sont bien retranscrites, de même que la "psychologie" guerrière russe. Nous comprenons qu'il s'agit là d'une guerre "nationale", "patriotique" pour les russes. Chacun à son rôle à jouer, et cela est en écho avec la guerre d'Espagne : une guerre qui ne mobilise pas seulement une armée, mais toute une population qui prend les armes. Le rôle de la terre brûlée, incompréhensible pour les français, est aussi clairement souligné. C'est aussi, et l'auteur insiste sur ce point, l'époque où la guerre de masse, utilisant ce qui sera appelé plus tard "la chair à canon", apparaît : jusqu'à présent, les batailles faisaient un nombre relativement peu élevé de victimes (moins de 1500 morts du côté français à Austerlitz), à l'exception d'Eylau. Mais l'utilisation croissante de l'artillerie qui décime les bataillons, est clairement mise en avant à Borodino. Les récits de survivants, qui sont abondamment repris, sont absolument poignants à lire.
Un tel sacrifice, pour un résultat tragique : non seulement le tsar n'a cédé à aucune exigence de l'Empereur, mais pire, la Grande Armée n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle se trouve très affaiblie, de nombreux généraux sont morts aux combats, les souffrances ont été terribles, et surtout, la popularité de Napoléon s'en trouve gravement ressenti.
Au final, cet ouvrage, à la suite de biens d'autres, permet de bien cerner le conflit sous tous ses aspects. Cartes, illustrations, témoignages de soldats, citations de Mémoires permettent également d'appréhender, dans la mesure du possible bien évidemment, ce qu'a été cette horrible tragédie.
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le 28 décembre 2012
J'ai apprécié lire ce livre. Dans une écriture abordable pour le "non-spécialiste", il présente les causes de ce conflit et déroule avec précisions les quelques mois de campagne vécus par la Grande Armée et côté russe.

Les multiples extraits de lettres et autres correspondances de témoins sont souvent poignants et démontrent l'horreur vécue.

Je regrette néanmoins l'absence de cartes permettant de comprendre visuellement les mouvements des troupes et l'absence d'une sorte d'organigramme présentant visuellement la structure de la Grande Armée.
Cependant, je devrais trouver ces informations grâce à la bibliographie.

Pour conclure, je conseille donc cet ouvrage intéressant, prenant, et donnant envie d'aller plus loin dans la découverte de cette période de France sous Napoleon.
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le 8 décembre 2013
On apprend beaucoup de choses car l'auteur a épluché les archives russes ainsi que des mémoires de survivants, soldats, officiers, civils... La stratégie russe est très bien expliquée (retrait et fuite de la "bataille décisive" que voulait napoléon et qu'il n'a jamais pu avoir; harcèlement permanent. On comprend aussi pourquoi Koutousov n'a pas voulu capturer l'Empereur...
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le 10 janvier 2013
Un regard nouveau et ultra documenté sur cette aventure horrible et donc passionnante.

Le genre de livre que tu as beaucoup de mal à lâcher dès que tu as mis le nez dedans.
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le 13 mars 2013
Livre très intéressant, mais un peu frustré de ne pas trouver une ou deux cartes plus générales permettant de suivre le récit.
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le 7 mars 2013
fait à partir des souvenirs des personnages russes importants vu l'analphabétisme des personnes des couches populaires
et aussi des courriers des français " capturés" par les cosaques (source peu exploitée sauf par l'ouvrage de La Sabretache en 1913)
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le 12 mars 2012
Roman très bien écrit.
Les scènes de bataille sont tellement bien décrites que
l'on s'y croirait.
Ce roman m'a permis de mieux connaître la personnalité de Napoléon.
22 commentaires|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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