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22 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la plupart de ceux qui critiquent l'ouvrage ne l'ont manifestement pas lu
Je lis les commentaires négatifs sur l'ouvrage sur le présent site et j'ai la surprise de constater que l'on reproche au premier chef à Mme Badinter de tenir un discours... qu'elle ne tient pas.

Crtique-t-elle l'allaitement? Nullement. Elle réclame le droit, pour chaque mère, de choisir sans culpabiliser...
Publié il y a 18 mois par BIED

versus
52 internautes sur 62 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un livre engagé contre le naturalisme
Si vous cherchez un livre objectif sur le conflit entre la femme et la mère, cet ouvrage n'est pas fait pour vous.

E. Badinter prend clairement le parti de défendre tout ce qui s'oppose au naturalisme: femme au foyer, allaitement...Elle va même jusqu'à dire que l'enfant est une aliénation pour la femme qui doit entrer en religion...
Publié le 18 avril 2010 par Christelle


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52 internautes sur 62 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un livre engagé contre le naturalisme, 18 avril 2010
Par 
Christelle (Bouches-du-Rhône (13)) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : la femme et la mère (Broché)
Si vous cherchez un livre objectif sur le conflit entre la femme et la mère, cet ouvrage n'est pas fait pour vous.

E. Badinter prend clairement le parti de défendre tout ce qui s'oppose au naturalisme: femme au foyer, allaitement...Elle va même jusqu'à dire que l'enfant est une aliénation pour la femme qui doit entrer en religion dès lors qu'elle se retrouve enceinte: arrêter de boire, de fumer, s'occuper à plein temps de son chérubin lorsqu'il a vu le jour selon la célèbre formule "Mères, vous leur devez tout". Elle cite aussi l'exemple de mères non épanouies, qui n'aiment pas leur enfant contestant fortement la notion d'instinct maternel.

Pour elle, les années 1980-2010 marquent une "involution" (mot utilisé dans le premier paragraphe de son livre) qui est pour moi synonyme dans le contexte de "régression". Le retour au naturalisme est pour elle une grave erreur qu'elle va chercher à prouver.

Mon avis.Son livre est sérieux. Elle cite de nombreux ouvrages pour étayer ses propos. Elle mène une réflexion pleine d'exemples avec citations à l'appui. La bibliographie est riche. J'ai trouvé son analyse concernant les mères ne désirant pas avoir d'enfants aujourd'hui (les childfree) assez convaincante.

Je n'ai cependant globalement pas apprécié ses jugements de valeur et sa prise de position que je ne partage pas. Pour moi, le retour au naturalisme n'est pas une régression. Elle s'insurge contre son diktat dans nombre de pays européens. Elle critique la Leche League(association qui aide les femmes à allaiter) dont elle dénonce les dérives sectaires initiales. A aucun moment pourtant, je n'ai senti un tel extrêmisme en parcourant le site de la L.L. Son indignation face à un retour à des valeurs plus naturelles m'a agacée. Je comprends donc pourquoi ce livre a provoqué autant de polémique. E. Badinter montre une certaine intolérance face à des choix actuels qui sont tout à fait honorables. Elle prône une image de la femme qui prend racine dans les mondaines du XVIIIème siècle qui n'hésitaient pas à laisser leur enfant à des nourrices dès le plus jeune âge pour se livrer à des activités personnelles (pour ne pas dire égoïstes). Elle ajoute même qu'à l'époque les enfants gardés et nourris par leur mère mouraient deux fois moins que ceux mis en nourrice. Malgré ces chiffres, elle continue de penser que la femme doit se libérer des contraintes que représente son rejeton, sorte de frein à sa réussite sociale et à son épanouissement personnel.Elle explore assez peu le domaine des mères qui peuvent apprécier et même s'épanouir avec leurs enfants malgré les difficultés de la tâche.

Parce que c'est une femme cultivée, j'ai cependant appris des choses en lisant ce livre notamment sur les différentes politiques familiales à travers les divers pays européens. Elle s'appuie sur des documents qui font foi.

Petites questions personnelles. Je me demande pourquoi elle a dédié le livre à son mari: Robert. Quel message voulait-elle lui faire passer? Je me questionne également sur ce que ses propres enfants ont pu en penser, même si elle assume ses positions (assez égoïstes à mon sens) avec courage. Son beau parcours professionnel s'est construit sur des choix qu'elle explicite ici. La valeur principale qui semble émerger chez la femme en elle est l'ambition peut-être difficilement conciliable avec la thèse naturaliste. C'est ce qu'elle semble dire et qui ne me convainc pas tout à fait.
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22 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la plupart de ceux qui critiquent l'ouvrage ne l'ont manifestement pas lu, 26 novembre 2010
Par 
BIED (paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : la femme et la mère (Broché)
Je lis les commentaires négatifs sur l'ouvrage sur le présent site et j'ai la surprise de constater que l'on reproche au premier chef à Mme Badinter de tenir un discours... qu'elle ne tient pas.

Crtique-t-elle l'allaitement? Nullement. Elle réclame le droit, pour chaque mère, de choisir sans culpabiliser.

Critique-t-elle l'écologie? Non plus. Elle rappelle qu'il existe des alternatives au fait de passer sa journée à nettoyer des couches (sauf si l'on est rentière, ce qui n'est pas le cas de toutes les femmes) alors que des couches biodégradables existent; etc.

Critique-t-elle la tendresse maternelle? En aucun cas. Elle rappelle simplement que les théories du type "théorie de l'attachement", qui intiment à la femme l'ordre de ne pas se déscotcher de son bébé (sans le moindre fondement établi, si ce n'est la logorhée psychanalytique habituelle), conduisent à culpabiliser les femmes qui ont fait le choix de travailler pour subvenir à leurs propres besoins au lieu de vivre aux crochets de leur mari. L'autonomie financière est la première des libertés des femmes, l'actualité nous le rappelle cruellement puisque le problème actuel de nombres de femmes battues est l'incapacité, pour ces dernières, de quitter le domicile conjugal faute de ressources propres.

Tient-elle un discours déconnecté des réalités? Certainement pas. Badinter parle des femmes réelles, celles qui n'ont pas un mari plein aux as pour les entretenir pendant les trois années où elles sont, selon la théorie de l'attachement, censées cesser toute activité pour ne pas traumatiser leur rejeton. Elle parle de ces femmes qui ont autre chose à faire que des lessives pour nettoyer les couches lavables (cf ci-dessus : toutes les mères n'ont pas des domestiques à demeure). Elle parle de ces femmes dont le mari n'est pas un enfant de coeur, et dont elles ne peuvent se détacher faute d'indépendance financière.

Le choix de gagner sa vie est le premier choix responsable d'une personne libre qui ne veut pas dépendre d'un tiers. Ce choix-là devrait être compatible avec la maternité. Notre société a ouvert les bras aux femmes et mères actives, Badinter suggère de protéger ce trésor qui permet d'ailleurs à la France d'être au premier rang européen de la natalité, loin devant l'Allemagne qui stigmatise les mères au travail.

C'est là le seul propos d'Elisabeth Badinter.

Est-elle énergique dans son propos? Certainement

Révoltée? A n'en point douter. Vu l'enjeu (la liberté économique des femmes et des mères), on peut le comprendre.

Je suis très perplexe devant l'avalanche d'agressivité dont elle fait l'objet de la part de femmes qui voudraient que tout le monde suive leur modèle ("j'ai élevé mes enfants, moi, madame"), alors même que Mme Badinter suggère uniquement de laisser les femmes choisir, précisément. Choisir l'un ou l'autre mode de vie, en cessant de culpabiliser sur la base d'une littérature pseudo-scientifique qui repose très souvent sur une confusion entre corrélation et causalité (et lisez plutôt Steven Pinker ou Judith Rich Harris qu'Edwige Antier sur l'éducation et, plus largement, sur ce qui définit le devenir d'un petit d'homme. non, définitivement non, tout ne se joue pas avant 3 ans... Et - désolée d'en décevoir certains - les enfants n'entendent rien quand ils sont dans le ventre de leur maman; je sais que la vulgate doltoesque prétend le contraire, mais c'est une superstition, une de plus).
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 je m'attendais à autre chose, 26 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : la femme et la mère (Broché)
LE CONFLIT est ma première lecture d'E. Badinter. Je n'aurais peut-être pas dû démarrer par ce livre-là. Je m'attendais à quelque chose de plus philosophique, qui me fasse réfléchir.
Or c'est une succession d'extraits d'études sociologiques et chiffrées, très intéressantes par ailleurs mais qui ne m'ont pas aidé à réfléchir à ce CONFLIT que -j'ose- TOUTES les mères vivent.
La partie contre l'extrémisme de la Leche League est intéressante, quoique très orientée et même si je n'ai pas allaité mes enfants par choix, je n'avais pas vu l'action de la LL comme étant si activiste !
Au final, je n'arrive pas à aller jusqu'au bout du livre car dans la forme je ne le trouve pas facile à suivre (énormément de notes et renvois vers je ne sais combien d'études) et il y a des redites sur les politiques familiales et les statistiques. C'est finalement plus un livre pour ceux qui s'intéressent aux études sociologiques et économiques orientées vers la cellule familiale qu'un livre de réflexion, même si j'y ai découvert des tendances européennes ou nord-américaines sur le choix d'être mère.
Je tenterai un autre livre plus tard mais chercherai un de ses écrits plus philosophique.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 retour dans le passé, 9 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : la femme et la mère (Broché)
Lorsque l'on nous assène de dictats sur le mode de vie, le mode pour élever nos enfants, bouger, manger pas trop sucré, pas trop salé etc..... et que 20 ans plus tard, on nous dit que tout cela était faux, que faut-il croire ? C'est vrai que lorsque j'ai entendu qu'il ne fallait pas boire même un seul vin en étant enceinte aujourd'hui, alors qu'il y a 25 ans, on nous disait qu'un verre de vin était plutôt bénéfique ? A quel saint se vouer ! E. Badinter à toujours repoussé les dictats - heureusement d'ailleurs - et je suis d'accord avec elle pour dire qu'il ne faut RIEN imposer, qu'on nous laisse VIVRE notre grossesse, notre façon d'élever les enfants, notre mode de vie. Le livre est bon, bien sûr, car bien écrit, mais sert-il à quelque chose ? ...
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26 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une bonne étude sociologique, 6 mars 2010
Par 
B. Marianne "marianalex" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : la femme et la mère (Broché)
Le Conflit n'est pas vraiment une oeuvre philosophique comme çà l'a parfois été présenté. C'est une étude sociologique, chiffres et études à l'appui, de la position des femmes, qu'elles soient mères ou non, dans le monde en général et en France en particuliers. On peut penser ce que l'on veut d'E. Badinter et de ses parts chez Publicis mais toujours est-il que le constat qu'elle fait reflète la réalité de beaucoup de jeunes mères d'aujourd'hui et elle pose les questions tabous que nous sommes nombreuses à nous poser: est-ce que mes enfants m'apportent l'épanouissment dont je rêvais, est-ce qu'en gagnant un statut de mère j'ai perdu ma liberté etc...Quoi qu'il arrive, les réponses à toutes ces questions ne pourront etre que propres à chacune et non dictées par un ouvrage tel que celui-ci. E. Badinter n'impose aucunement un style de vie ou de pensée qui serait meilleur qu'un autre mais au contraire demande que les femmes aient le choix, travailler ou non, allaiter ou non, ce qui n'est pas forcément le cas aujourd'hui. Le Conflit est une lecture que je conseille à toutes et à tous, ne serait-ce que pour voir comment çà se passe ailleurs...
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94 internautes sur 125 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un propos pertinent, un auteur sujet à caution ..., 18 février 2010
Par 
crew.koos (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : la femme et la mère (Broché)
Qu'Elisabeth Badinter se soucie de la condition féminine au XXIème siècle, suite à une apparente amélioration de la dite condition au cours du XXème siècle, voilà une préoccupation louable de la part de cet agrégée de philosophie qui fut maître de conférences à l'École Polytechnique, ce qui n'est pas rien.

Qu'Elisabeth Badinter pointe du doigt les nouvelles tendances écolos qui, plus que n'importe quoi d'autre, arrivent à faire culpabiliser les jeunes mères qui, comme si elles n'en avaient déja pas assez à fournir comme efforts entre une carrière professionnelle et les obligations maternelles, qui donc, se doivent d'allaiter, de préparer elles même les purées de la jeunesse, les charentaises du mari, les couches à laver et autres retours à une vie plus vraie, c'est une vérité qui ne fait pas de mal à rappeler.

Ainsi donc, libérée au cours des années 60-70 des corvées ménagères et surtout de la dépendance qu'elles pouvaient, matériellement, éprouver vis à vis de leur mari, voilà que les femmes se sont retrouvées livrées à un nouveau cauchemar, écartelées entre les impératifs d'être soi même, toujours au top, battante, partie prenante dans la société, performantes, disponibles, ouvertes aux autres, professionnelles, bref être au top, partout, tout le temps, dans n'importe quelle condition, voilà le nouveau devoir de la femme.

Effectivement cet état de fait tourne au cauchemar et nombreuses sont celles qui décrochent, mais... au fait... qui donc peut bien mettre pareille pression sur les jeunes femmes ? ... les médias ? oui mais encore... une certaine presse féminine comme on a coutume de dire ? certainement, et comment vit cette presse féminine ? par les revenus de la pub vous avez tout à fait raison et quel modèle la dite pub renvoie-t-elle aux femmes ? oui, vous avez deviné, toujours au top, toujours parfaite, au boulot comme à la maison... Comment ? Elisabeth Badinter est actionnaire de référence et membre du conseil de surveillance du groupe Publicis dont elle possède 10,16 % des actions ? Ah oui ? et dans quel domaine évolue ce groupe ? la pub ??? tiens donc... L'affreuse pub pour les couches jetables et les petits pots déjà faits !

Le propos est on ne peut plus juste, dommage qu'il soit tenu par une personne loin d'être au dessus de tout soupçon.
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5.0 étoiles sur 5 Indispensable!, 23 mai 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : La Femme et la mère (Poche)
A lire absolument durant sa grossesse! D'une intelligence et d'un anti-conformisme qui fait un bien fou!
Bourré de références.
Ce livre m'a donné envie de découvrir Elizabeth Badinter, je me lance maintenant dans la lecture de "L'Amour en plus".
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2.0 étoiles sur 5 une analyse parfois un peu "légère", 22 février 2012
Par 
lb - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : La Femme et la mère (Poche)
un livre qui propose un regard critique sur la place de la femme dans nos sociétés. Mais je trouve parfois une certaine malhonneté intellectuelle de la part MMe Badinter pour étayer ses propos (d'où 2 *).

Pour elle, quand des associations militent pour l'allaitement maternel (quand bien même elles aient des arguments médicaux), avec le risque d'imposer une norme, c'est préjudiciable à la femme. Quand dans les pays scandinaves, plus de 90 % des femmes allaitent, où se situe le choix ?
Bien que fortement partisante de l'allaitement (à titre individuel), j'ai apprécié cette analyse. Il y a effectivement nos choix individuels et leur portée collective.
M'enfin, on pourrait aussi dire qu'un pays dans lequel 90 % des femmes donnent le biberon ne donnerait pas plus de liberté de choix, non ? Dans ce sens informer et soutenir l'allaitement est important. Tout serait donc question d'équilibre ? Pourtant, on comprend vite que le raisonnement ne fonctionne que dans un sens car allaiter, c'est forcement aliénant. Tiens donc.... Mme Badinter ne se rendrait t-elle pas coupable précisément de ce dont elle accuse la partie adverse ? C-a-d imposer un comportement sous couvert de d'analyse ?

Puis Mme badinter évoque les femmes qui militent pour d'autres conditions et lieux de naissance en France (accouchement a domicile mais aussi maison de naissance, avec un suivi médical et des conditions rigoureuses dans un contexte autrement différent que celui des pays en voie de développement ou que les naissances dans les années 50 !),
alors que TOUTES les femmes se trouvent obligées d'accoucher en milieu ultra médicalisé. Pour Mme Badinter ce sont simplement des folles !
Dans ce cas, il ne s'agit pas d'avoir le choix, de se libérer !!!! Parce que pour MMe Badinter, accoucher c'est forcement dangereux et dans ce cas l'argument "médical" prévaut !
Etrange "raisonnement", peu développé, peu étayé, qui ne me convaint pas intellectuellement.

Mme Badinter ferait bien de se pencher sur les analyses forts intéressantes, notamment, de Joëlle Terrien (introduction de Passage de vies) sur les tenants et les aboutissements de l'ultra médicalisation de la naissance depuis le Moyen Age. Une lecture de cette lente évolution : une façon pour l'homme de prendre le pouvoir sur la femme... Quel dommage de passer à côté de ce sujet (même si vous ne partagez pas cette idée Mme Badinter, que cela aurait été stimulant de connaître votre position sur cette question" en plein" dans le sujet de votre livre à mon sens !).

Le procès d'intention fait à la LLL, est aussi à mon sens, très caricatural et trop généraliste.
Ce que j'ai trouvé, moi simple femme ;o), au sein du groupe départemental LLL que 'jai fréquenté, c'est un groupe à l'écoute de mes besoins et de mes doutes. Des personnes qui m'ont donné les clés pour retrouver mes solutions en fonction de mes besoins. Je n'ai jamais trouvé une telle qualité d'écoute ailleurs... mais un groupe ne fait pas l'autre... et pour vraiment analyser LLL (ses moteurs, ses motivations, ses impacts), il faudrait une étude poussée à plusieurs niveaux !

Quand Mme Badinter s'insurge contre les femmes qui osent faire à manger à leur enfant tous les jours... je souris. Quand je reçois des invités, nous ne leur ouvrons pas une boite de raviolis... c'est pour nous la moindre des choses de faire de même avec notre enfant.
Alors oui, on en demande toujours plus aux femmes, mais à mon sens aussi aux pères, oui cela peut devenir intenable pour la femme qui doit être salariée, compagne, mère... Mais n'allons pas chercher la "petite bête" jusque dans des proportions invraisemblables... cela nuit aux propos pourtant essentiels du livre.

Oui, il y a des femmes qui ne peuvent reprendre le travail, alors qu'elles le désirent, et c'est dramatique !
Mais il y a l'inverse aussi. Des mères, qui pour des raisons économiques doivent reprendre le travail alors qu'elles ne le souhaitent pas. C'est tout aussi dramatique à mon sens. Alors certes, ce problème est moins présent en France que dans d'autres pays (grâce à une multitude de possibilités d'accueil des enfants) ce qui expliquerait le taux de fécondité "record" en France par rapport à l'Allemagne par exemple (là Mme Badinter, je trouve votre exposé brillant et soigné à ce sujet !)...

Là où j'avais été impressionnée par L'Amour en plus sur la somme de travail, la synthèse, l'analyse poussée... je suis déçue par le conflit : la femme et la mère qui présente, à mes yeux, des carences d'analyse sur certains points...
Voilà pour la critique du livre proprement dit...
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Ensuite, je me permet de dévier allègrement !
Même si je ne suis pas convaincue par l'analyse de MMe Badinter, je trouve, bien sur, que la question posée est essentielle : quelle place pour la femme dans notre société ? Quelle forme de libération pour elle ?
mais le problème ne se situe pas au niveau de LLL ou des mouvements "bobos écolo" et les messages qu'ils portent en terme d'alimentation, de santé, d'écologie... mais plutot dans la façon dont nous éduquons nos enfants en ce qui concerne le schéma familial.
Que transmettons nous comme valeur, quel équilibre homme/femme au sein du couple donnons comme exemple à nos enfants ? Que veut dire aimer pour nous ? Quelle forme de couple avons nous adopté ? Quelle égalité dans la prise de décision, la répartion des taches ménagères... (Que donnons-nous à voir, à lire, à entendre à ce sujet à nos enfants ? : Contre les jouets sexistes...)
Et là, les pistes de réflexion se trouvent chez de nombreux auteurs :
Paule Salomon: La Sainte Folie du couple, Bienheureuse infidélité
Françoise Simpère : Aimer plusieurs hommes,
Christiane Singer : Eloge du mariage, de l'engagement et autres folies
Catherine bensaid : Qui aime quand je t'aime ?
Jacques Salomé : Je croyais qu'il suffisait de t'aimer...

Dans le domaine très concret de la répartition des taches ménagères (ce qui à mon sens est en réalité "le nerf de la guerre"), il me semble possible que ce soit dans les couples dits "bobos" ou proches de LLL que les choses bougent... Si la mère allaite, bien souvent le père prend en charge un peu plus de taches ménagères, s'intéresse plus à l'éducation des enfants. On est très certainement loin du compte d'une répartition 50 % 50 % mais à mon sens, c'est peut être un début très prometteur...
Là, on pourra me dire qu'une notion de revenus intervient également.

Alors, bien entendu, après avoir dit cela, je n'ai trouvé aucun "pont" entre ma vision et celle de MMe Badinter car pour elle tout ce qui différencie homme et femme (et donc l'allaitement et la maternité) est une entrave à la libération de la femme...
Si j'adhèreà la nécessité de supprimer tout ce que la société a construit arbitrairement auttour de la femme (son infériorité intellectuelle, physique, sa prédilection à la réverie... etc), je ne conçois pas ma maternité comme une "malédiction", un obstacle à une réelle égalité. Pour moi, c'est une richesse que nos différences et nos diversités. une richesse encore mal exploitée pour l'instant ;o).

Ce qui me gène également, c'est que j'ai parfois l'impression que MMe badinter prone une liberté de la femme vide de sens. Etre libre, oui ! Mais pourquoi ? Pour consommer plus ? Travailler plus ?
Il y a parfois, à mes yeux, des "obligations" (pas toutes et dans une mesure raisonnable) qui remplissent nos vies et nous apportent une grande joie (cf à ce sujet les écrits de Christiane Singer). De même, il me semble, bien naïvement peut être, que la grossesse, l'accouchement, l'allaitement... sont autant de rites de passage (Femmes qui courent avec les loups), pour les jeunes parents (la femme ET l'homme !), riches de sens. Ne nous aident-ils pas à devenir parents ?
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Avoir sa propre réflexion, 29 juillet 2010
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : la femme et la mère (Broché)
Contrairement aux différents commentaires laissés sur cet ouvrage, je ne dirai pas qu'il est pour ou contre l'écologie, l'allaitement...Je crois qu'il faut avant tout savoir comprendre les différentes informations rapportées dans ce livre. Celles ci nous permettent de comprendre les "préjugés": être une business mother: quel égoisme de penser à sa carrière! Etre une mêre au foyer: Ce n'est pas compliquée! Voilà ce que pense la société aujourd'hui.
Ce livre nous permet de disposer de diverses informations, chiffres, théories, politiques européennes en terme de natalité...
La première partie est très chiffrée, je dirai qu'il faut la lire en la survolant et après cela prend tout son sens.
Enfin ce livre permet à chacune de trouver des arguments pour défendre ses idées.
Et surtout il permet de comprendre et d'être probablement plus Tolérant(e)s.

A lire
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31 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vrai débat et vaines polémiques !, 3 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conflit : la femme et la mère (Broché)
Comme souvent, Elisabeth Badinter n'hésite pas à être à contre-courant. Cela était déjà le cas avec le question de l'amour maternelle, dont elle avait démontré le caractère récent dans l'histoire. Le travail d'Elisabeth Badinter étudie depuis longtemps les rapports au sein du couple (L'un est l'autre, XY l'identité Masculine). Il y a quelques années, elle a pointé une certaine dérive du féminisme dans "fausses routes". Autant dire que "Le conflit" s'inscrit pleinement dans cette oeuvre parfaitement cohérente sur la place de la femme dans la famille et dans la société. "Le Conflit" entre les aspirations féminines et une certaine image de la mère dans la société française s'étend toutefois maintenant à Elisabeth Badinter elle-même qui serait selon certain en "conflit d'intérêt". Le tout en insistant sur quelques points mineurs de l'ouvrage qui sont le fait de refuser le dogme récent de l'allaitement et des couches jetables (c'est ramener le propos à des points de détail alors que l'ouvrage aborde "Le conflit" de manière beaucoup plus sérieuse...). On veut nous faire croire qu'Elisabeth Badinter ne sera pas légitime dans ce débat car étant l'actionnaire de référence de Publicis, son intérêt personnel serait de vendre des pots de bébé et des couches culottes ! Il faut vraiment s'accrocher aux branches pour parvenir à de telles inepties (le publicitaire n'est qu'un prestataire de services et les positions personnelles d'Elisabeth Badinter ne vont pas avoir une grande incidence sur le marché mondial des produits pour bébé...).

Ces attaques contre l'ouvrage d'Elisabeth Badinter sont indignes. Elisabeth Badinter est aujourd'hui plus connue pour ses travaux que pour son défunt père, Marcel Bleustein-Blanchet. Epouse de Robert Badinter, le seul avocat considéré comme un "saint laïc" par la quasi totalité de ses confrères, comment peut-on imaginer un seul instant que les convictions d'Elisabeth Badinter pourraient être influencées par des intérêts personnels pour le moins incertains ?

Le fait d'être plus ou moins fortuné serait donc un critère d'appéciation de l'honneteté intellectuelle ? Pourtant comme le chantait Daniel Balavoine "à ceux qui croit que mon argent pourrit ma tête, je réponds qu'il ne suffit pas d'être pauvres pour être honnête".

La meilleure réponse à ces vaines polémiques est de lire de manière approfondie un ouvrage qui mérite vraiment le détour, comme toujours avec Elisabeth Badinter.
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Le Conflit : la femme et la mère
Le Conflit : la femme et la mère de Elisabeth Badinter (Broché - 10 février 2010)
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