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27 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La vérité est simplement la correspondance avec les faits, 17 février 2010
Par 
Luc REYNAERT (Beernem, Belgium) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La connaissance objective : Une approche évolutionniste (Poche)
Dans ces essais importants, Karl Popper analyse le problème de David Hume, l'aeuvre philosophique d'Alfred Tarski, les problèmes de langage de Wittgenstein, ses trois mondes et toutes sortes de `ismes'.

David Hume
Pour survivre, l'homme a besoin de régularités, d'un monde qui se conforme à ses prévisions. Mais, la répétition d'observations (l'induction) n'a pas la moindre force d'argument, bien qu'elle domine notre vie cognitive. De la sorte, notre connaissance est démasquée comme une croyance rationnellement indéfendable.
Popper propose la déduction comme solution pour le problème de Hume : `que l'on considère toutes les lois ou théories comme hypothétiques ou conjecturales, comme des suppositions.'

Alfred Tarski
Tarski a prouvé que la vérité n'est rien d'autre que la correspondance avec les faits.
Il a également démontré que toute langue contient des sentences de description (de faits) et des sentences `d'évaluation' de ces faits (une métalangue). De la sorte, il a résolu le paradoxe du menteur.

Ludwig Wittgenstein
Pour Wittgenstein, il est impossible de discuter de la relation entre la réalité et un langage (chaque sentence n'est qu'une image de la réalité), étant donné qu'un langage ne peut pas être évalué par un autre langage.
Comme Ray Monk l'a brillamment expliqué dans son livre sur Wittgenstein, la préoccupation principale de ce dernier était l'éthique. Ses recherches philosophiques dans le domaine du langage n'étaient qu'un moyen pour purifier la langue et pour pouvoir exprimer clairement sa vision sur des problèmes éthiques.

Trois mondes
Pour Karl Popper, il y a trois mondes dans notre univers : le monde physique (1), le monde de nos expériences conscientes (2) et le monde constitué par les contenus logiques des livres, mémoires d'ordinateur et choses assimilables (3).
Mais, comme W. Van Orman Quine l'a astucieusement remarqué: Pourquoi le monde 2 ? Le monde 1 le contient déjà. Popper a toujours catégoriquement rejeté le physicalisme.

Le devoir des philosophes et des intellectuels
Pour K. Popper, la mégalomanie est la maladie professionnelle la plus répandue chez les philosophes. Pour lui, c'est un devoir moral de tous les intellectuels de tendre vers la simplicité et la lucidité. Le manque de clarté est un péché et la prétention un crime.

Ecrit avec une clarté et une lucidité exemplaire, ce livre est un must pour tous ceux qui s'intéressent au monde (philosophique) dans lequel nous vivons.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La théorie évolutionniste de la connaissance de Karl Popper, 29 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La connaissance objective : Une approche évolutionniste (Poche)
Dans ce livre composé de textes rédigés entre 1961 et 1971, Popper apporte des précisions , des approfondissements et des compléments aux enseignements concernant sa théorie de la connaissance exposés dans "La logique de la découverte scientifique", le "Post-Scriptum", et "Conjectures et réfutations", pour mettre en évidence son épistémologie évolutionniste.
Ayant résolu les problèmes de la démarcation et de l'induction, et critiqué les philosophies subjectivistes, de l'empirisme et du sens commun, il est parvenu à une vision darwinienne du progrès des connaissances. De son point de vue réaliste et objectiviste, grâce à sa théorie de la réfutation, incorporant les processus de gestion des situations de problèmes et d'essais et d'erreurs, ainsi que la notion de vérisimilarité,(et avec une vision compréhensive des phénomènes n'excluant pas l'herméneutique), il a dégagé une épistémologie évolutionniste qui est la traduction définitive de son rationalisme critique. (Cf sur l'évolutionnisme et la connaissance: Campbell, Lorenz, Eccles... et aussi Hayek). C'est une épistémologie sans sujet connaissant, recouvrant dans son vocabulaire: le "monde 1", le "monde 2" et le "monde 3", qui se résume dans l'enchaînement: "P1-TT-EE-P2...", toujours sur une base logique et tirant parti des acquis de la biologie, adoptant la théorie de la vérité de Tarski et intégrant les apports de Darwin, Lamarck et Spencer, et s'inscrivant finalement dans un néo-darwinisme ou une nouvelle synthèse.
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5.0 étoiles sur 5 Très bien, 27 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La connaissance objective : Une approche évolutionniste (Poche)
Peu paraitre difficile à certains endroit,
mais pour ce qui est de la rigueur intellectuel et du raisonnement, ce livre est la base du rationalisme. Je recommande
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La connaissance objective : Une approche évolutionniste
La connaissance objective : Une approche évolutionniste de Karl Popper (Poche - 12 novembre 2009)
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