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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Grâce à une écriture riche et précise, Fatou Diome nous mène là où nous ne serions pas allés : chez « Celles qui attendent », les mères, les femmes, les familles de ceux qui partent tenter leur chance en Europe et se confronter à la réalité d'un déracinement d'une violence inouïe, en quittant leur Sénégal natal.

Au travers du regard des mères ' Bougna et Arame -, des épouses ' Coumba et Daba ' le lecteur est mis face aux sentiments forts et profonds ressentis par ces personnages, que nous ne pouvions que jusque là imaginer, sans jamais réaliser leur véritable ampleur. Tour à tour éprouvées par le chagrin, l'abandon, la trahison, le commérage des voisins, des habitants du village ' nous accompagnons ces femmes le long de leur vie qui continue, terriblement, et malgré tout. Issa et Lamine, les personnages principaux, reviendront ils un jour au village ? Après des années d'absence, leur village, leur famille ne seront plus jamais les mêmes '
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Ce roman est beau, puissant, divinement écrit et son sujet m'a plus que touchée, il m'a boulversée. Pas de mièvrerie ni de sensiblerie cependant, le propos n'est pas là du tout. Fatou Diome nous embarque en Afrique, nous parle de ces femmes, mères ou épouses de ces hommes partis "ailleurs" pour améliorer leur quotidien, celui de leur famille, ou du moins c'est cela qu'ils ont en tête lorsqu'ils quittent le Sénégal...
L'attente est là, présente, pressante et personne en effet ne console la mère d'un jeune homme simplement "parti", et ce même si la souffrance, cette absence mordante est terrrible à supporter.
Fatou Diome a donné la parole à des femmes africaines qui font tout pour sauver leur famille, leur orgueil n'ayant finalement que peu d'importance face à leurs enfants qui ont faim, qui travaillent dur, qui sont parfois rivales, parfois complices d'une vie bien difficile mais jamais désespérée.
C'est un beau voyage, certes âpre et difficile que nous propose d'effectuer Fatou Diome et je ne peux que recommander chaudement ce roman, une vraie réussite de cette rentrée littéraire.
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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Voilà une histoire simple et profondément, infiniment humaine, qui décrit, dans un langage riche, savoureux et imagé, la vie de femmes africaines confrontées aux difficultés du quotidien pour nourrir les enfants, les leurs et ceux du "clan", qui rêvent de voir leurs fils réussir en Europe. Nous suivons plus particulièrement les problèmes rencontrés par deux d'entre elles dont les fils partent sur une pirogue vers cette Europe dont elles attendent tout. Les brus restent elles aussi et, en plus des lourdes tâches journalières, elles vivent la frustration physique, la fuite de leur jeunesse, la déception de ne pas trouver dans leur mariage ce qu'elles en attendaient, l'effondrement de leurs rêves... Je ne veux pas m'étendre sur les événements racontés (il faut lire ce livre) mais sur la qualité de l'analyse qu'en fait Fatou Diome. Elle passe en revue tout ce qui paralyse l'évolution de l'Afrique, du dramatique rêve européen au poids des traditions qui coupent court à toute initiative de changement, en passant par le rôle de l'endettement et du mini-crédit, la promiscuité, etc. Elle rend un vibrant hommage à toutes ces femmes-courage, tour à tour épouses, mères et brus, qui triment de l'aube au coucher du soleil pour "maintenir la vie qu'elles avaient donnée" car, pour elles "la gamelle des petits est souvent remplies de sacrifices maternels". Un appel à la tolérance envers ces femmes qui parfois partent à la dérive ... avec, pour deux des héroïnes un "happy end" extrêment touchant parce qu'inattendu et tellement humain qu'on souhaiterait que cela arrive vraiment dans la vie et partout dans le monde.
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Que voilà un beau livre!
Immigration chez nous, en Europe, ça veut dire émigration, départ, absence en Afrique. Absence des jeunes hommes partis au péril de leur vie pour l'eldorado illusoire qu'est devenu notre riche continent. Attente des femmes, de leurs femmes et de leurs mères.
Fatou Diomé a situé cette attente sur son île, Niodior, et elle nous raconte la dure vie de ces femmes, se battant pour leurs enfants et petits enfants contre la pauvreté mais aussi toute la vie du village, dans des pages denses, riches en images et métaphores comme l'est la culture des habitants de l'île.
A travers ce roman, on découvre aussi la condition féminine en Afrique, dans un pays musulman où la polygamie entraîne luttes et rivalités entre co-épouses et où la coutume met les jeunes épousées entièrement au service de leur belle-mère et de leur nouvelle famille. La jeune Coumba l'apprendra à ses dépends alors que son amie Daba, aimé de Lamine, trouvera en la douce Arame une belle-mère, certes, mais surtout une alliée de coeur.
Fatou Diomé va à l'essentiel. Les détails n'encombrent pas ses pages et cela lui donne le loisir de commenter, d'expliquer, de mieux nous faire comprendre les sentiments de ses personnages et les situations qu'ils affrontent.
Bref, un livre qui nous fait passer de l'autre côté du miroir, qui nous touche et qui nous émeut .
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Fatou Diome nous a écrit un bien beau livre, qui se révèle même bouleversant par certains aspects.
Derrière une histoire aux apparences simples et même terre à terre, les vicissitudes de la vie d'une famille contemporaine dans une île d'afrique qui vit au rythme de l'océan, c'est une sorte de parabole moderne qui nous est offerte. Les personnages ont une vraie profondeur et sont attachants. Le plaisir de la lecture n'est pas négligé. Le style simple comporte pourtant des pépites en forme de formules ciselées: "pour beaucoup, vivre se résume à essayer de vivre"; "cet homme, bien qu'il eût perdu tous ses moyens, ne cédait rien de ses privilèges"...Par moment il se fait même lyrique et poétique, lorsqu'il décrit les palétuviers, l'océan...
L'histoire de l'émigration des fils de deux complices voisines est l'occasion de décrire la condition féminine africaine, mais aussi, que l'on ne s'y trompe pas contemporaine. Le regard tendre et acéré de l'auteur fait merveille dans la description des mesquineries, chamailleries, cancaneries, mais aussi de l'entraide et des sentiments humanistes profonds des uns et des autres. Les conduites des protagonistes apparaissent coincées entre la coutume et la modernité, le collectif et l'individuel.
La fin peut sembler un peu trop facile, mais il faut se laisser prendre à l'espoir qu'elle exprime. Fatou Diome, malgré les difficultés multiples et de toutes sortes qu'elle décrit reste une incorrigible optimiste !
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Roman d'égal à égal, roman qui ne joue ni sur la corde misérabiliste de l'émigré clandestin qui part vers des cieux plus bleus, ni sur le cliché du pittoresque avec l'Afrique, sa chaleur humaine, ses boubous chatoyants, le livre de Fatou DIOME est à lire absolument.
Parce que c'est un roman qui DIT les choses, sans fard, sans amertume, sans résignation non plus, avec lucidité et intelligence.
Parce qu'il est écrit dans une langue magnifique, charnelle, pleine d'images et de sensations, et qu'il déroule son fil à travers une chronologie qui n'en est plus une tant elle est distendue.
Parce que c'est un roman sur l'amour, celui d'une mère pour son fils, d'une femme pour son époux, que tous ces amours s'écrivent au pluriel, qu'ils sont doublés, dédoublés, éparpillés en mille morceaux comme autant d'éclats de verre et de vies gâchées.
Parce que c'est un roman qui pourrait être amer et résigné, mais qu'il transmet une telle foi dans l'humain qu'on le referme, le cœur serré mais néanmoins plein d'espoir. Ne pas se résigner, continuer, faire son devoir d'être vivant.
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le 5 septembre 2013
Ce récit est écrit de l'intérieur par une sénégalaise qui nous raconte la vie, somme toute, assez peu connue, de ces femmes africaines qui restent au village, pleines d'espoir et d'attente d'une vie meilleure alors que leurs époux, leurs frères, partent pour " l'El dorado " européen. On se demande, quand même, pourquoi tant d'insistance pour si peu de résultats...Les africains doivent finir par savoir que la France est bien loin de les accueillir les bras ouverts...
Il y a une certaine naïveté dans le traitement historique de l'évolution des pays africains: non, tous les malheurs de l'Afrique ne viennent pas de la colonisation; il faut reconnaître d'autres facteurs de la stagnation de ces pays: la corruption, la désinvolture et même la main mise de plusieurs dictateurs...
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Un roman fort sur le vécu des femmes dans la société traditionnelle du Sénégal : bien sûr le vécu des femmes dont les époux ou fils sont partis en Europe plein d'espoir, mais aussi celui du quotidien des femmes, la place de la culture. Un texte particulièrement bien écrit, poétique parfois, truffé de dictons et métaphores bien intéressantes.
Un bémol : quelques réflexions sur l'asservissement volontaire de l'Afrique, vivier de main d'œuvre facile pour les européens et regards sur la société d'abondance qui semblent juxtaposées au roman, provoquant quelques ruptures de style.
Quelques fautes de grammaires aussi...
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La vidéo m'avait bien donné envie de lire ce livre dont le thème est autant d'actualité que généreux (l'exil de nombreux africains vers l' Europe, sur des embarcations de fortune ); cela commence bien dans un style imagé...mais l'excès nuit à la sobriété: trop d'images, de commentaires, d'explications, alourdissent le style et font du récit quelque chode où l'on sent trop la démonstration, l'envie de convaincre...j'ai sauté de plus en plus de pages jusqu'à me lasser; reste quelques beaux passages qui atténuent un peu la déception.
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le 3 novembre 2015
Dans un petit village sur une île sénégalaise, tout le monde rêve de meilleurs jours ou plus simplement d'un avenir. L'Eldorado est l'Europe, devenue l'objectif de beaucoup de jeunes hommes prêts, au risque de leur vie, de tenter l'aventure. C'est l'histoire de 4 femmes, mères et épouses, qui espèrent le retour du fils, du mari, accompagné par la réussite sociale et financière que peut lui apporter l'émigration. Emigration car nous sommes dans le sens Afrique/Europe.

Difficile de commencer une critique face à ce riche ouvrage, tant il génère des émotions.

Le style : très fluide, riche, tour à tour revendicateur et poétique. L'auteure nous livre une magnifique écriture. Elle nous plonge au cœur de l'Afrique, avec ses couleurs, ses traditions.

Les personnages : nous partageons surtout la vie d'Arame, mal mariée, à qui l'océan à déjà prit un fils. Elle tente par tous ses pauvres moyens de nourrir les petits-enfants qu'il lui a laissé. Son deuxième fils est sans ressource, c'est pourquoi il ambitionne de rejoindre l'Europe, en espérant améliorer le quotidien de sa famille.
Ensuite, la meilleure amie d'Arame, Bougna. Bougna est une coépouse. Entre elle et la première épouse de son mari, c'est une compétition acharnée. Tout semble réussir à la progéniture de la première épouse alors Bougna pousse son fils à quitter le continent africain. Elle suggère aussi à Arame de faire la même chose avec son fils Lamine.
Et puis, il y a les deux belles-filles. Toutes, leur fils ou leur mari partis, attendent, espèrent.
Et puis, il y a le village, avec ses non-dits, ses secrets de famille, sa solidarité, ses petites jalousies et aussi mesquineries.
Les personnages sont merveilleusement décrits. Lecteur, on partage leur vie, leurs angoisses, leurs pensées les plus intimes. Tout doucement, dans l'attente, avec ces femmes, nous partageons leur difficile quotidien, leur condition de femmes soumises, asservies. L'Afrique vécue de l'intérieur, loin des clichés véhiculés par les touristes qui envahissent les plus belles plages du Sénégal. Cette Afrique que je retrouve au fil des pages, celle que je connais un peu pour régulièrement m'y rendre pour des missions de courtes durées de coopération. Celle où les petits villages sont des chaudrons de misère, sans ressource ou presque, sans eau courante, parfois sans électricité. J'ai aimé revire ces expériences grâce à ce livre.

Et puis le fond : riche et profond, parfois politique, parfois féministe, toujours émouvant. Il nous apporte un regard venant du côté de l'émigration. Pas celui que nous, Européens avons, pas celui de cette Europe qui dresse des barbelés à ses frontières pour se protéger des migrants. Pas de cette Europe égoïste, celle qui veut bien accueillir des immigrés si elle peut les trier, les sélectionner pour le profit de son économie. Ce livre crie l'injustice. Celle de la pauvreté, celle de l'inégalité. Et puis, il y a l'espoir. Celui qui n'abandonne jamais ces femmes qui attendent. Celui qui leur donne la force de continuer. Celui qui crée l'espérance et parfois, malgré l'angoisse, offre un peu de répit et de gaité à ces femmes courageuses.

Je pense que ma critique ne peut être que superficielle devant la richesse de ce livre. Fini, il me laisse de profondes réflexions, des émotions fortes. Je ne peux, pour bien finir, que vous inviter à le lire et à vous forger votre propre opinion.
Une dernière citation, qui claque comme la morale de ce livre : "Ceux qui nous font languir nous assassinent. "
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