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C'est dans un style littéraire riche et imagé que Fatou Diome nous conte l'histoire de femmes sénégalaises qui attendent le retour d'un fils, d'un mari, partis tenter l'aventure en Europe.
" Ceux qui nous font languir nous assassinent."
Le sujet est très bien traité parce qu'il montre parfaitement ce qui pousse les jeunes à quitter leur village, la dangerosité de l'immigration clandestin et l'autre face de cet eldorado.
C'est surtout un récit sur la condition des femmes, sur leur mariage forcé, sur la polygamie, sur les difficultés quotidiennes à élever une nombreuse famille sans argent.
Fatou Diome intègre parfaitement dans l'histoire l'analyse des personnages, de leurs relations, de leurs sentiments et décrit sans ambages le constat d'une situation dramatique d'un pays vassalisé par l'Europe (immigration choisie, micro crédit, choix de l'Europe, rapports Nord/Sud).
" Aider quelqu'un, c'est l'aider à ne plus avoir besoin de vous."
" D'autre part, si elle veut garder son poids face aux États-Unis et à la Chine, l'Europe a besoin d'une Afrique vassalisée."
J'ai été ravie par cette écriture et par l'environnement africain (djinn, religion animiste).
Certains pourront être agacés par tant d'expressions imagées mais je pense que c'est un réel témoignage de la pensée africaine.
" Les rêveries sont comme les parapluies, arrive toujours le moment où il faut affronter la couleur du ciel."
" C'est pourtant à la dimension du trou dans le sol qu'on mesure la taille du cocotier arraché."
J'avais beaucoup aimé "Inassouvies, nos vies" et je lirais sûrement d'autres romans de cet auteur pour la qualité de son écriture et la découverte d'autres cultures.
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Celles qui attendent » est la chronique de vie de deux femmes africaines vivant au large du Sénégal, sur l'ile Niodior. Fatou Diomé, l'auteure, est née à Niodior. Les problèmes économiques, le manque de travail et d'avenir poussent ces femmes à envoyer leurs fils clandestinement à Barcelone, afin d'améliorer leur sort. Ce roman nous livre le combat quotidien de ces deux amies, Arami et Bougnea, dont la tache vitale en dehors de l'eau qu'elles s'épuisent à aller tirer inlassablement, est de trouver à manger coute que coute pour nourrir leurs nombreux enfants et ne pas subir la honte de ne rien avoir à cuisiner, car dans ce village, tout est su et commenté. La réalité est dure pour leurs fils clandestins, allant de centre d'accueil en squat improbables, vivant de soupe populaire et donnant de moins en moins de nouvelles de peur de décevoir leurs mères et leurs épouses lassées par leur attente. Pour rassurer les familles, ils dépêchent un messager porteur de « bonnes nouvelles » qui est de gagner assez d'argent pour ne plus se contenter de rêves d'occasion. Toute la vie de ces femmes s'articule autour de l'homme : le mari, le fils, le frère, le voisin, l'épicier.
L'écriture de Fatou Diomé est simple, poétique, analytique. Elle aborde des problèmes sociaux, économiques et si chaque jour se ressemble, c'est l'espoir qui fait vivre ces femmes africaines.
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le 5 novembre 2010
Dans cette période où l'on parle toujours plus de l'émigration et des sans-papiers, voilà un livre qui nous fait voir les choses d'une manière bien différente de celle dont elle est habituellement abordée. En effet, au lieu de voir les difficultés de la vie des immigrés, on est ici immergés dans leur pays de départ, là où les femmes et les familles les attendent. Un point de vue nouveau, qui peut beaucoup aider à "mieux comprendre".

Bref résumé : on suit principalement l'histoire d'une femme, et des quelques personnes gravitant autour d'elles. Cette femme va voir son fils partir en Europe dans l'espoir de leur rapporter l'argent qui leur manque tant. Car sa vie n'est qu'une course à la survie, la préoccupation principale est de trouver de quoi nourrir sa famille, chaque jour. Et jour après jour, elle attend. Elles attendent. Car nous voyons aussi son ami, dont le fils est également parti, et les femmes des émigrants, qui parfois même les ont épousés après leur départ ! Quand vont-ils revenir ? Et quelle sera leur vie, l'Europe les aura-t-elle changés ? Autant de questions qui ajoutent à leur angoisse de chaque jour.

Ce livre m'a permis de découvrir un monde dont je savais très peu de choses. Car ce n'est pas avec ce que l'on voit dans les médias que l'on peut s'en faire une idée. Un monde où la lutte de chaque jour est celle de la nourriture, pour survivre. Un monde où la place de la femme, notamment au sein de familles polygames, est si différente ! Où le mariage est un arrangement entre familles et où l'amour a tant de mal à trouver sa place. Mais où il triomphe cependant parfois...
On vit ce monde de l'intérieur, et la façon dont il est raconté est prenante. On a l'impression de comprendre beaucoup de choses. Et cela fait réfléchir. Réfléchir différemment, car on a, grâce à ce livre, plus d'informations pour le faire, et un point de vue si inhabituel qu'il pousse vraiment à vouloir en savoir plus.

Et ce qui ne gâche rien, tout cela est magnifiquement écrit, avec une facilité de lecture mais également un vocabulaire très riche qui rendent ce livre très fortement "à recommander" pour tous et toutes.
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Fatou Diome nous rappelle que c'est la misère qui chasse les gens de chez eux (l'on peut appeler cela assez prosaïquement : "voter avec ses pieds") et en effet, comment pourrait-on croire que ce soit de gaité de coeur que ces jeunes hommes s'exilent de leur terre natale et quittent ceux qui leur sont chers ?
A la recherche d'une hypothétique vie meilleure, ces fils, ces époux, affrontent l'Atlantique dans des pirogues chargées à ras bord. Certains périront noyés, d'autres seront expulsés et quelques uns, après des années de galères et de clandestinité reviendront enfin au pays avec quelque modeste pécule dûrement gagné, parfois flanqués de petits métis et d'une épouse européenne au teint de porcelaine.
Leurs mères et leurs épouses les ont attendus désespérément et les années ont passé aussi implacables que le soleil d'Afrique, "or, le visage que l'on a quitté n'est pas toujours celui que l'on retrouve".
Fatou Diome nous livre de sa belle écriture imagée une chronique familiale et sociale de Niodior, son ile natale du Sénégal.
"Celles qui attendent" fait écho au "Ventre de l'Atlantique", son premier roman autobiographique, récit de ses jeunes années, Fatou issue d'un premier lit a été élevée par sa grand-mère, droite et épatante, qui me fait beaucoup penser à la sage et brave Arame.
Le dernier opus de Fatou Diomé est un excellent roman qui aborde sans fard mais avec beaucoup d'humanité et de profondeur les thèmes de l'exil, de l'absence, de la polygamie, de la solidarité, de la rivalité aussi. Le courage de ceux qui partent et de celles qui restent et la complexité des liens unissant les uns et les autres.
Ce livre sensible (mais sans miévrerie aucune), bien qu'ancré dans un contexte spécifique atteint l'universel et touchera tout un chacun, car le poids de l'absence, la force des sentiments, la culpabilité et l'espoir ne sont ils pas communs à tout être humain ?
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Voilà une belle histoire pourtant dure, car longue est l'attente de ces mères, ces épouses qui vont voir leurs fils et maris partir pour l'Europe dans l'immense espoir d'en revenir riches pour améliorer considérablement le quotidien de ces habitants d'une île sénégalaise. Habitants qui vivent au jour le jour de la pêche de moins en moins poissonneuse puisque les européens viennent pêcher massivement jusqu'ici, qui n'ont pas le confort de l'eau courante ou du réfrigérateur... Ainsi se ponctuent les journées de toutes ces tâches ménagères contribuant à remplir les ventres des enfants et des petits enfants jamais vraiment rassasiés. C'est aussi l'ardoise qui ne cesse de s'allonger chez l'épicier, le mari que l'on n'a pas choisi et qui se montre dur, et parfois les co épouses et leurs brues à partager, le soleil qui cogne tout au long de la journée, et puis les commérages souvent blessants pour le coeur de ces femmes et toujours cette attente qui dure plus que quelques mois, plus durement ressentie lorsqu'arrive l'heure du coucher... Fatou Diome a les mots pour nous transporter au Sénégal, elle écrit dans ce style que j'imagine très africain, rempli de ces phrases métaphoriques, à la fois si poétiques, si puissantes et tellement aptes à nous faire ressentir cette attente si longue, si oppressante. La condition de la femme au Sénagal est précisément décrite. Et puis notre Europe et ses règles d'immigration, mais aussi son aide au développement n'est pas épargnée, Fatou Diome semble connaître son sujet dans ce roman d'actualité. Un roman qui nous permet de mieux percevoir ce qui se joue dans cette émigration vue du côté de ceux qui sont restés au pays. Beaucoup d'émotion.
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Etonnant voyage en pays sérère, où les descendants des Guelwaar rêvent d'émigration pour sauver leur famille du marasme. Fatou Diome emploie une langue riche, académique et subtile pour décrire les us et coutumes animistes d'un village perdu sur une île au large de Dakar. Les rouages de ces rapports humains dans une société africaine bien différente de la nôtre sont passionnants et ces personnages résignés mais combatifs font preuve d'un courage incroyable face au sort qui s'acharne et à l'ennui quotidien provoqué par ces tâches répétitives (aller plusieurs fois au puits pour remplir les bassines d'eau, ramasser les fruits de mer à marée basse, faire la cuisine et balayer). Dans cette société polygame et solidaire, la condition des femmes est évidemment dictée par des traditions séculaires; ses mères, ses femmes sont parfois condamnées à attendre des années le retour d'un fils, d'un mari auréolé de gloire, enfin capable de solder les dettes et de redonner un peu de rêve à toute une famille. Une oeuvre touchante, savoureusement triste, mais sans but, sans espoir, sans réponse et donc manquant parfois de profondeur et d'originalité malgré toutes ses qualités.
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le 29 septembre 2010
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Fatou Diome, d'origine sénégalaise, nous emmène à travers son style sobre et réaliste dans l'univers d'Arame, Bougna, Coumba et Daba..... Des destins de clandestins.... ...un chemin de croix où domine l'absence de l'autre... Une fresque dramatique et humaine où domine l'espoir... Une qualité d'écriture de la première à la dernière page. Dans la veine de "Préférence Nationale"...
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J'ai découvert Fatou Diome avec ce livre. j'ai bien aimé :
- la poésie de son écriture, qui rappelle Giono ou, dans le même genre de littérature "exotique", Raphaël Constant et Ravines du devant-jour : des phrases bien chaloupées, imagées, parfois un peu ampoulées, mais souvent très bien tournées.

- l'histoire de ces immigrés vus par l'autre bout de la lorgnette, celle des femmes qui les attendent au pays. En ces temps de débats houleux sur les clandestins et la polygamie qu'ils tentent d'introduire en France, voilà un point de vue rafraîchissant qui fait aussi réfléchir sur les coutumes sénégalaises.

Le moins réussi, ce sont les quelques pages militantes consacrées au refoulement, par l'Union européenne, de la misère du "Tiers-Monde". Elles ne sont pas inintéressantes en elles-mêmes mais tombent comme un cheveu sur la soupe en brisant le souffle du récit. Mais ensuite, l'histoire reprend son rythme et on ne décroche plus du livre avant de connaître la fin. les Américains appellent ça "un page turner" parce qu'on ne peut pas s'empêcher de lire, et je suis bien d'accord !
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C'est la même image qui ouvre et qui ferme le livre de Fatou Diome : celle de femmes harassées par le travail, au corps brisé par la misère mais qui, envers et contre tout garde intact la dignité d'elles-mêmes. Le roman raconte de manière des plus réaliste mais avec quelques touches d'humour et beaucoup de tendresse, la vie quotidienne de ces femmes dont l'homme ou le fils, en implacables rêveurs, ont cédé aux sirènes de l'immigration. Se pose alors la question de l'universalité du propos : le message du livre est bel et bien un cri de liberté aux femmes occidentales, un appel à la rébellion qui me semble s'exprimer aussi dans les autres ouvrages de Fatou Diome. L'auteur, connaissant et maîtrisant l'angoisse et l'errance et de l'exil a su conserver une rare empathie pour toutes celles qui sont restées "là-bas". C'est cette empathie qu'elle transmet à ses lecteurs dans ce roman puissant qui ne peut que nous interpeller par sa justesse.
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le 7 octobre 2010
Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Ce livre est très riche car il nous donne un autre regard sur l'immigration.
En effet, il s'agit là de l'histoire d'africaines dont les époux ou fils sont partis émigrer en Europe de façon clandestine.
Le quotidien des insulaires africains est tellement rude qu'ils sont prêts à risquer leur vie pour fuir cette misère.
Les mères se demandent chaque jour au réveil ce qu'elles vont pouvoir donner à manger à leur famille, si même elles arriveront à la nourrir.
Chaque jour est synonyme de dur labeur. Pas le temps pour les états d'ames, même en cas de désespérante catastrophe.
L'angoisse de l'éventuelle noyade des fils prend aux tripes mêmes du lecteur.
Le style de Fatou Diome très chantant, poétique et plein d'images est particulièrement agréable à lire.
J'ai pris conscience, en lisant ce livre, de la chance extraordinaire que nous avons, nous Européens, d'avoir autant de nourriture et de confort!
Bref, un livre à lire absolument!
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