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Jacques Chancel, pyrénéen issu d'une famille engagée dans la Résistance, quitta la France métropolitaine après avoir fait l'école militaire des transmissions. Direction : l'Indochine. Musicien amateur, passionné de jazz, il sait partager plusieurs passions avec ses amis. La passion de la France n'est pas la moins forte. Celle de la musique est affirmée. Celle des rencontres, de la découverte, de l'Aventure toujours vibrante, anime ses vingt ans. Par ses relations familiales nobiliaires, Jacques Chancel sera aidé dans sa compréhension de la société coloniale vietnamienne : Saïgon, le delta du Mékong, ses populations, peuples, brigands et pirates, sectes : les Caodaïstes, Baï Vinh, les Hoa Hao. L'Armée, ses arrières et planqués haut gradés, ses hommes d'honneur, capitaines et soldats pour lesquels De Lattre de Tassigny viendra. La Légion, Vandenberghe ! une mission en sa compagnie.

Passionné de l'Indochine, deux générations de ma famille y ayant vécu,grand-père et grand-mère paternels (et leur fratrie) nés à Hanoï au Tonkin, père (+ oncles et tantes) né à Saïgon en Cochinchine, parents de soldats - légionnaires morts ou blessés grièvement au combat (13° DBLE, 1er BEP, 1er REC), j'ai suivi avec attention, rêves bercés d'un amour toujours vivant de ma famille pour le Vietnam et ses peuples, l'histoire de ce pays. Jacques Chancel décrit avec pudeur et griserie asiatique mélangée ses souvenirs de quatre années engagées dans cette fin d'histoire de la présence française en Indochine. Quel feu ! quelle ardeur dans les rencontres avec des femmes aux attraits qui ne sont pas exclusivement provoqués par la sensualité, ces hommes aux personnalités fortes, tranchantes comme des lames d'acier. Ce que Chancel décrit, c'est un monde que certains ne connaissent pas, celui des Hommes.

Ces étincelles surgissent brillantes dans la nuit et le jour : Pierre Schoendoerffer, Georges Kowal - cinéaste mort au combat-, Dixie Reese, Lucien Bodard, Jean Lartéguy, Jean Hougron - dont j'ai su apprécier La terre du barbare- les aristocrates chinois, un prince cambodgien et de nouveau Pierre Schoendoerffer dont il importe de revoir Diên Biên Phú et, parmi tant d'autres encore feu follets, la lumineuse Joséphine Baker, le défilé de haute couture. Chancel nous confie le plus beau des souvenirs d'un homme qui sait écouter et s'engager. Journaliste il co-anime une émission d'écoute des soldats passant la musique, commentant des nouvelles, liant la société à ces hommes défendant la France dans les postes isolés à l'image de celui de la 317e section ou de celui de l'autre côté de l'eau : Indochine, 1950-1952

La guerre. Jacques Chancel grièvement blessé, perdra la vue pendant une dizaine de mois (forte commotion cérébrale). La déliquescence de la société. L'agonie de la présence française à la lumière blafarde, fangeuse et mouillée de la défaite de Dien Bien Phu. La victoire de la vie en fin de compte, celle qui laisse ouvertes toutes les portes de la conquête, malgré le vieil âge, plein d'expériences belles et amères d'une vie aventurière, à 24 ans.

J'ai été conquis par la lecture de ce magnifique ouvrage.
33 commentaires| 16 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Découvert lors d'une semaine sur l'Indochine sur France Culture ("la fabrique de l'Histoire"), j'ai offert ce livre à ma mère et ce fut pour elle l'occasion d'un beau voyage dans ses souvenirs de Saigon. Elle rapporte une belle écriture et un plaisir de lecture.
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le 9 janvier 2014
En lisant de livre, l'on peut revivre Saïgon durant le début des années, de grands souvenirs et de tristesse à voir comment cette ville à évoluer où le pouvoir de l'argent est roi.
Merci à Jacques Chancel pour ce merveilleux livre !
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le 16 février 2014
Récit des années passées par Jacques Chancel au Vietnam à la fin de ses études et avant Dien Bien Phu. Il reste 4 ans sur place et s'occupe, déjà, de communication en animant une émission de radio et en recevant les journalistes venus de métropole.

Le livre n'est pas un roman, même si la vie de l'auteur sur place apparaît parfois très romanesque. Il s'agit d'un livre de souvenirs qui recueille beaucoup d'informations sur les personnes rencontrées et sur les opérations effectuées. Jacques Chancel, qui n'avait jamais écrit sur cette période de sa vie, livre une sorte de testament avec les appréciations sur des personnages peu connus du lecteur. Pour une Joséphine Baker, combien de personnes dont la notoriété ou l'action n'a pas traversé les décennies…

Mais, ce qui frappe, c'est la sorte d'insouciance de cette période qui allait marquer la fin de la présence française en Indochine. L'auteur, manifestement très doué, relate une traversée des divers dangers avec une sorte de désinvolture qui force l'admiration. Le récit de son accident est d'une grande sobriété, même s'il a marqué l'auteur et, sans doute, donné le titre de ce récit autobiographique.
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le 17 janvier 2014
et très instructif sur cette guerre absurde. Jacques Chancel nous fait vivre de l'intérieur toute cette période sortie d'un autre temps.
Un écrit passionnant et plein de sensibilité.
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le 13 avril 2014
J'ai acheté ce livre à la suite d'une interview de j. Chancel et j'ai été très intéressée, ne sachant pas qu'il avait une expérience vécue du journalisme de guerre en Indochine.
J'ai beaucoup apprécié le sujet mais au niveau littéraire j'ai été un peu déçue, je trouve J. Chancel plus à l'aise à l'oral.
Par contre cela m'a donné l'opportunité de lire Lartéguy et d'autres sur ce sujet passionnant et très complexe.
Donc je le conseille
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le 19 octobre 2014
Jacques Chancel nous fait vivre avec lui les derniers instants de l'Indochine française. C'est dans ce grand chaudron asiatique où se côtoient les héros, les pirates, les salauds, les saints et les aventuriers qu'il construit sa jeunesse. Et il les a tous connus ! Larteguy, Hougron, Schoendoerffer et j'en passe, les plus grands témoins de cette période. Et aussi tous les autres, moins célèbres, mais aux destins extraordinaire qui mériteraient d'être racontés dans des romans.

Tout y est, l'atmosphère de Saigon et ses lieux mythiques, la jungle et ses combats féroces, les destins brisés d'amis soldats et journalistes, victimes d'une politique aberrante qui envoya au massacre des milliers de jeunes gens valeureux et dont Dien Bien Phu est l'épilogue sanglant et pathétique.

Magnifique vies, magnifique récits !
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La nuit attendra/Jacques Chancel
Jacques Chancel né en 1928 part en Indochine en 1945 en qualité d’attaché aux transmissions pour l’armée, seulement âgé de 17 ans, en ayant triché sur sa date de naissance. Pour lui, sa patrie, c’est l’aventure.
Faisant des rencontres favorables, notamment celle de l’écrivain et journaliste Lucien Bodard, qui lui permettent de devenir correspondant de guerre, il nous raconte cette aventure d’un jeune homme audacieux et ouvert.
Pendant 10 ans il va parcourir le sud-est asiatique en cette qualité et celle d’animateur à Radio France Asie et même musicien au sein d’un groupe et rencontrer à la terrasse du Continental, nid d’espions, là où s’ancrent toutes les curiosités et où les honnêtes gens et les salauds se côtoient et se confondent, des personnages charismatiques tels que Graham Greene, Jean Hougron, Jean Lartéguy, Raymond Cartier, Pierre Schœndœrffer, etc…
On y capte toutes les informations les plus précieuses ainsi que les échos des dernières vilenies. Au cours de ses émissions, de ses reportages, de sa fréquentation des cercles de presse et des réunions de correspondants de guerre, il va se tisser un réseau de connaissances extraordinaire.
Le jeune Chancel n’est pas un idéaliste convaincu penchant pour un camp ou l’autre dans cette guerre qui a commencé contre le communisme. Quoiqu’il pense que c’est une quête que de vouloir être soldat, il songe à l’instar de son entourage que le déshonneur est une possibilité qu’il faut envisager. Les militaires du corps expéditionnaire qu’il va côtoyer sont souvent sans illusions et n’hésitent pas à le dire : « Nous sommes des bêtes promises à l’abattoir ! » Il émane de cette armée résignée et sans espoir une dignité suicidaire qui ne voit comme seule alternative que le départ plutôt que la fuite. Hélas, le gouvernement français restera sourd et obstiné dans son incurie.
La description que nous offre Chancel d’une société saïgonnaise corrompue est précise et sans concession. Nous sommes autour des années 50 et la guerre s’étend du Nord vers le Sud, mais Saïgon fait la fête tous les soirs.
Sa rencontre avec l’empereur Bao Daï lui laissera découvrir un personnage sans charisme, sans pouvoir. D’empereur, il n’a que le titre et il n’a même pas le goût du pouvoir. Il charme les salons et s’honore d’avoir la réputation d’être un bon fusil. Sa délicieuse épouse Nam Phuong est délaissée sans vergogne au profit d’une blonde vulgaire.
Quittant temporairement la Cochinchine, Chancel part au Tonkin, car c’est là que va se jouer le sort de l’Indochine, dans la cuvette indéfendable de Diên Biên Phu plus précisément. Nous sommes alors en novembre 1953.
Parole de soldats gradés enregistrées par Chancel : « Nous avons été trahis par les mollassons du gouvernement français et de leurs vassaux, les chefs de notre armée : la bataille est perdue depuis le premier jour, on nous a envoyé au massacre, il y aura des milliers de morts parmi les nôtres. » Mais cet entretien sera censuré par Radio France Asie. Et le cauchemar ne faisait que commencer qui va durer jusqu’au 7 mai 1954 : la fin de tout, le massacre, trois mille morts….et onze mille prisonniers pour une « longue marche »…
Un récit autobiographique qui a valeur de document et qui intéressera particulièrement tous ceux qui aiment le Vietnam après avoir aimé l’Indochine.
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le 1 août 2014
J'ai beaucoup aimé ce récit que j'ai lu presque d'une traite. Pour avoir étudié l'histoire du Vietnam, j'ai été intéressée par cette période dont J. Chancel nous parle presque comme un correspondant de guerre ou un reporter. Il rencontre des grands reporters qu'il nous dépeint habilement dont Bodard, Lartéguy... mais aussi des chefs de l'armée et des soldats qui sentent venir la fin de l'Indochine. Il pénètre dans la société saïgonnaise qui offre des personnages dignes de ceux que l'on a pu voir dans "Apocalypse now". Les Vietnamiens sont en lutte vers l'indépendance. Tout cela se soldera par la fin d'une période coloniale avec toutes ses atrocités.
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le 5 décembre 2013
Je viens de terminer le magnifique récit de Jacques Chancel sur sa jeunesse en Indochine. Avec élégance, il raconte la guerre, le journalisme, les fumeries d'opium... Mais aussi comment il est resté aveugle pendant plusieurs mois. Un témoignage poignant qui se lit comme un roman.
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