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La réputation de Rémi Brague n'est plus à faire, il est notamment un spécialiste de l'histoire de la philosophie : moyen-âge, christianisme, islam etc. Le propos de son livre est assez bien synthétisé par son sous-titre : « l'infrastructure métaphysique ».
Si ce propos manque à la fois de poids et de développement, en revanche, il est doublement une bonne nouvelle :
• en la forme, il est savant, et surtout, très bien écrit, quasiment compréhensible par tous, dépourvu de l'habituel verbiage auto complaisant de la plupart des philosophes,
• surtout, et enfin, il constitue une réhabilitation de la métaphysique, si stupidement décriée notamment depuis Kant, en termes d'impossibilité, et principalement, il ne faut pas le dire, en raison des religions, en terme d'inutilité.
Le prisme du suicide avait déjà été utilisé, mais il est certain que la force d'inertie suffisait à expliquer que l'on continuât de vivre indépendamment de la question métaphysique. Ici, l'auteur aborde la question, nouvellement semble-t-il, par le prisme de la natalité. À une époque où, en tout cas en Occident, l'on choisit d'avoir ou non des enfants, donner la vie est une affirmation métaphysique que la vie est un bien, qu'on a le droit, voire l'exigence d'y appeler d'autres après soi. Et penser que l'être vaut mieux que le néant est une affirmation métaphysique. Pour l'auteur dès lors, la métaphysique n'est plus une construction théorique mais apparaît comme une démarche de fond, l'infrastructure même de la vie humaine. Ainsi, l'homme apparaît, aujourd'hui, comme un « animal métaphysique ».
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le 5 mars 2016
La métaphysique n'a pas eu longtemps mauvaise presse ! Emmanuel Kant aurait été le premier à instruire son procès ! C'est oublier que ce fut en réalité Hume ! Et que Kant, très subtilement, réintroduisit la méta-physique par le biais de la causalité libre ! La question de la métaphysique, caricaturée par Heidegger autant que par Carnap, est bien plus complexe que ses détracteurs l'ont prétendu ! Rémi Brague recourt au concept d'infrastructure pour se demander si le "meta" ne nous oriente pas en fait vers quelque chose d'enfoui dans la réalité phénoménale et non pas vers un au-delà supposé de notre monde phénoménal : ce en quoi, Nietzsche aurait fait totalement fausse route en parlant d'une arrière-monde projeté dans une sphère idéale ou idéelle. Remi Brague suit un projet théorique qui pourrait se résumer comme un bilan de la modernité en échappant au leurre du concept vide de postmodernité : au-delà de cette posture critique (la déconstruction de l'utopie moderne) il institue les fondements positifs d'un humain (ou d'une humanité) appelée à une destinée plus prometteuse que l'aventure prométhéenne tant vantée par les hypermodernistes !
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le 24 juin 2014
Les premières pages présentent ce que l'on entend par métaphysique de façon extrêmement brillante et limpide. Mais passé ce premier quart du livre, l'auteur décroche en proposant une vision personnelle des choses, en particulier de l'époque que nous vivons, vision que j'ai trouvé très pauvre, m'évoquant même (c'est pour dire le niveau) certains méli-mélo à la Dan Brown... C'est bien dommage, car Rémi Brague est certainement très érudit et à la hauteur de son sujet, mais il aurait dû se restreindre à être le passeur des géants qui l'ont précédé plutôt que de se lancer dans l'inconnu d'une pensée personnelle qui reste ancrée au fond de l'eau.
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le 22 avril 2013
Lecteur admiratif de Rémi Brague, je croyais trouver ici une réhabilitation argumentée de la métaphysique.

J'ai assisté, médusé, à une série de propos mal ficelés (du type, "je n'y connais rien mais j'en dirai tout", par exemple sur les questions démographiques (p.85 de l'édition de poche) ; lecture de mauvaise foi de certaines citations (voir le sort de la citation de Jacques Monod p.52-53, éd. de poche toujours))

L'athéisme est rapidement ridiculisé, au nom d'une philosophie qui n'a même plus l'élémentaire élégance de rappeler son parti pris. Lorsque Brague parlait de ce qu'il connaissait intimement, c'est-à-dire de la foi catholique, dans Du Dieu des Chrétiens, il était beaucoup plus intéressant et convaincant. Ici la réfutation de l'athéisme est d'une inanité rare. En fait, l'ouvrage entier semble vouloir déguiser sous des habits philosophiques certaines thèses 'en faveur de la vie', qui, aussi honorables soient-elles par ailleurs, ne gagnent pas grand chose à ce déguisement mal cousu. La philosophie non plus d'ailleurs.

Le seul moment réjouissant apparaît à la page 124 : "ce "sacrifice de l'intellect" qu'est la foi" (Brague parle de la foi en général). Brague continue en affirmant toujours sans explication qu'il s'agit d'un "génitif subjectif", c'est-à-dire que l'intellect est le sacrificateur et non la victime. Or tout l'ouvrage tend à illustrer la thèse inverse à son corps défendant: il s'agit d'un génitif objectif (ici l'intellect est bien sacrifié dans la foi), mais, cela soit dit sans ironie et même avec admiration, ce sacrifice d'une intelligence des plus remarquables n'est pas sans grandeur.

Mais le lecteur y perd.
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