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le 16 mars 2013
Sur le fond, ce livre n'apporte pas grand chose de nouveau par rapport aux précédents livres de Michéa. Son but est de dissiper les incompréhensions laissées par «Le complexe d'Orphée ». Mais ce n'est pas un problème, la pensée de Michéa étant déjà largement aboutie. Il revient ici sur le fait qu'il faut faire une distinction entre gauche et socialisme si on veut comprendre l'histoire de la politique depuis deux siècles, le seul clivage droite/gauche ne signifiant plus grand chose.

Si on ne connait pas l'oeuvre de Michéa, ce livre a l'avantage d'être assez synthétique et pédagogique. Si on la connait déjà, il apporte une nouvelle fournée d'exemples (tirés de l'histoire politique ou de la scène médiatique) montrant la pertinence de l'analyse de l'auteur.
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28 sur 31 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
"Les mystères de la gauche : De l'idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu" (Mars 2013) est un ouvrage annexe -et qui en même temps synthétise- la pensée plus ample et plus sourcée de l'ouvrage "Le Complexe d'Orphée" (octobre 2011).

Ainsi, c'est un ouvrage intéressant et je pense qu'il y a deux excellentes raisons pour lire "Les mystères de la gauche" :
-La première raison c'est qu'il s'agit d'une réponse face aux critiques s'opposant aux thèses du "Complexe d'Orphée" (J-C. Michéa enfonce le clou en répondant à Florian Gulli qui a du mal à comprendre la logique libérale-libertaire contemporaine...); dès lors, Michéa fait quelques ajouts à ses recherches.
-La seconde raison est qu'il s'agit d'une synthèse pour ceux qui n'aurait pas eu l’occasion -et le temps- de lire "Le Complexe d'Orphée".

Sinon, pour ceux qui ne connaissent pas bien J-C. Michéa vous découvrirez le travail de dissociation entre la "gauche" et le "socialisme" qui au XIXe siècle n'étaient pas synonymes ; la dérive sociétale de la gauche qui a abandonné la question sociale ; le libéralisme philosophique des lumières (la gauche historiquement) amenant au "libéralisme libertaire" (le capitalisme du XXIe siècle) ; et bien sur l’éternelle référence orwellienne sur la "Common decency".

Nb : D'ailleurs, j'apprécie l'intérêt que J-C. Michéa transmet envers "ses grands auteurs du XIXe" : Friedrich Engels et Karl Marx (mais avec l'originalité d'admirer Engels en tant que tel), Charles Fourier, Pierre Leroux, Pierre-Joseph Proudhon ou encore G.W.F Hegel : En somme, J-C. Michéa critique et dépasse la gauche du XXIe siècle par le biais des socialistes du XIXe siècle. Et également pour le XXe siècle : l'inénarrable Georges Orwell et également Marcel Mauss.
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9 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ah Michéa ! Toujours anticonformiste, toujours inclassable, tournant le dos aux pensées convenues, penseur original assurément, original non par intention - ce qui est le souci du pur artiste -, mais par le résultat obtenu d'un raisonnement rigoureux, servi par une très solide culture (en philosophie politique, en histoire, en économie...) et dépourvu de tabous. Michéa n'a cure de ce que réfléchir au clivage droite/gauche puisse rappeler l'antienne d'extrême droite, évidemment reprise par Marine Le Pen ces derniers temps. Il ne craint pas de s'interroger sur le rôle de la pensée de gauche comme facilitateur de la diffusion du capitalisme. Il rejette les anathèmes que destine la bien-pensance de gauche aux électeurs populaires de droite. Mais ces différentes prise de position sont surtout intéressantes parce qu'elles s'intègrent dans une thèse intelligente et efficace. En effet, en une cinquantaine de pages de texte principal, complété par une série de « scolies » précisant certains points particuliers de ce même texte, Michéa montre comment la gauche a progressivement adhéré au libéralisme intégral, conjuguant les deux aspects « logiquement indissociables » (p. 116) que sont le libéralisme économique et le libéralisme politique et culturel. Ce faisant, elle a adhéré à la vision d'un progrès technique vecteur naturel du socialisme et, corollairement, au rejet du passé comme foncièrement réactionnaire (thème déjà développé dans « Le complexe d'Orphée : La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès»). Pourtant, nous dit Michéa, la gauche pourrait trouver dans son fonds idéologique propre les ressources qui lui permettraient d'assumer une critique radicale du capitalisme tout en valorisant ce que les Lumières ont fait de mieux. Il s'agit, dit Michéa, dans une formule qui synthétise sa pensée, de « penser avec les Lumières contre les Lumières (ou si l'on préfère, avec la gauche contre la gauche) » (p. 40). Cela veut dire aussi qu'une construction authentiquement de gauche peut, non seulement s'accommoder, mais même avoir pour socle des valeurs portées par les classes populaires (logique du don, sens de l'honneur, etc., et qui forment la « common decency » suivant l'expression d'Orwell), ces mêmes valeurs rejetées par les élites libérales de gauche au motif de leur inscription dans un passé révolu. Il s'en déduit un véritable programme politique - même si la nature du texte n'en permet guère la caractérisation précise - à même d'attirer les classes populaires abandonnées à la droite ou s'adonnant à l'abstentionnisme. Au total, un essai roboratif ; bien utile dans la morosité ambiante.
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Jean-Claude Michéa est l'un des rares philosophes politiques de grande talent, lucide, contribuant à penser la politique avec des axes structurants, visant la préservation - la réinstauration au niveau de la Cité- de l'idéal de la décence commune (common decency) définie par George Orwell.

L'ouvrage "Les mystères de la Gauche" poursuit la réflexion engagée dans Le complexe d'Orphée : La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès sur l'usurpation par la Gauche des thèmes du libéralisme, la dépossession de la thématique socialiste (Marx, Engels) qui servit naguère à légitimer le discours "moral" de la Gauche.

Caractéristique du libéralisme qui est ingéré par la Gauche:

"Dans le doctrine libérale, le marché se présente toujours, en effet, comme la seule instance de "socialisation" qui soit intégralement compatible avec la liberté individuelle dans la mesure où - se fondant sur le seul appel, axiologiquement neutre, au calcul rationnel et à l'intérêt bien compris- il n'exige, de la part des individus qu'il met en relation, aucun engagement moral ou affectif particulier ni, a fortiori, aucun contre-don.

Or c'est justement cette représentation fantasmagorique (que la philosophie contemporaine - de Sartre à Luc Ferry- a souvent contribué à légitimer) d'un sujet supposé n'accéder à la liberté authentique celle en somme, que symbolise le self-made-man qui, par définition, ne doit rien à personne) qu'à partir du moment où - s'étant définitivement arraché à toutes ses "racines" et à toutes ses déterminations originelles - il va enfin pouvoir travailler à se reconstruire "librement" et dans son intégralité (guidé par le seul objectif stoïcien de ne plus jamais avoir à dépendre ni d'une langue particulière, ni, d'une façon générale, d'aucun être humain que lui-même) que les fondateurs du socialisme ne cessaient de dénoncer comme le principe même du nouvel ordre capitaliste (cet "homme abstrait" - sans aucun lien avec le passé, alors que le monde entier repose sur le passé et l'individu aussi."). Et c'est, avant tout, parce qu'ils prenaient explicitement appui sur la théorie aristotélicienne de l'homme comme "animal politique" (il suffit de relire Marx et sa critique des "robinsonnades" du siècle des Lumières) que ces premiers socialistes s'étaient trouvés également capables, dès le début du XIX° siècle, de saisir sous l'éloge libéral de l'individualisme absolu et du déracinement intégral (déracinement qui rencontre l'une des conditions majeures dans la séparation moderne du producteur et de ses moyens de production) la véritable clé philosophique de cette dynamique révolutionnaire du capitalisme dont l'horizon ultime ne peut être, pour reprendre les formules du jeune Engels, que "l'atomisation du monde", la "guerre de tous contre tous" et la désagrégation de l'humanité en monades dont chacun a un principe de vie particulier et une fin particulière". -p.36 et 37

La Gauche a intégré cette démarche dès ses origines politiques en France qui étaient libérales au XIX° siècle, coupées du monde ouvrier : Thiers ainsi, contrairement à ce que se complaît la majorité des "bien-pensants" de gauche est un de leurs représentants. Jean-Baptiste Say et Frédéric Bastiat furent de même "tous deux représentants éminents de la gauche de l'époque" (p.47) - la droite étant alors réactionnaire, voulant rétablir la monarchie (absolue) et se définissant comme cléricale. Ainsi dans le discours de la gauche "moderne", affirmer son action, libérale, par opposition aux conservateurs relève de la grossière manipulation inculte. Comment en effet donner raison (en se retenant de ne pas rire) à de telles affabulations assimilant "l'électorat populaire des partis de droite (petits entrepreneurs, artisans, agriculteurs ou salariés de PME) comme étant massivement constitué de Chouans nostalgiques, tremblant devant le moindre notable de province, et toujours accroché au rêve d'une restauration de la monarchie absolue et de la famille patriarcale (même si l'on de doit évidemment pas sous-estimer le poids de la tradition religieuse sur certains secteurs de l'électorat)" -p.48

La gauche en est arrivée à ce stade de pensée libérale ultra :

"(...) la certitude à présent inébranlable - et qui est au principe de toute sensibilité de gauche moderne- selon laquelle tout jugement négatif à propos des effets de cette modernisation économique, morale et culturelle permanente que le capitalisme de consommation induit nécessairement (...) ne saurait procéder que d'une coupable "nostalgie" pour un monde "disparu" ou d'un sinistre penchant "réactionnaire" au "repli sur soi" et à la "peur de l'autre" (...)". p.74-75

Michéa citant Marc Bloch ("Annales d'histoire économique et sociale", 1930), démontre historiquement la complexité de départager progressisme et conservatisme, rappelant notamment l'abolition des dernières dispositions juridiques coutumières qui protégeaient les communautés rurales contre le déchaînement de l'individualisme possessif le 9 juillet 1889, sous un gouvernement républicain de gauche.

Michéa marque ainsi son désaveu définitif à l'égard d'une gauche qui a rallié "le capitalisme absolu", ce qui s'explique par son héritage idéologique, foncièrement distinct de la tradition socialiste, ouvrière. Il n'a plus rien à voir avec cette gauche qui "en est graduellement venue à trouver ses marqueurs symboliques dans le mariage pour tous, la légalisation du cannabis et la construction d'une Europe essentiellement marchande." La gauche du libéralisme moral est le pendant d'une droite, elle aussi débarrassée de ses valeurs traditionnelles, et dont Christopher Lasch soulignait qu'elle était totalement soumise "au progrès, au développement économique illimité, à l'individualisme rapace."
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 4 décembre 2013
Un livre qui aide à comprendre pourquoi la Gauche n'est pas de Gauche, non pas depuis 1983, mais depuis toujours, depuis 1830... A conseiller, en priorité, à tous les électeurs de gauche mystifiés par la rhétorique rad-soc reprise par la "deuxième gauche" et autre gauche moderne, allié objectif et subjectif du capital...
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Complétant l'excellente lecture de son livre précédent (Le complexe d'Orphée) cet ouvrage de Michéa nous plonge dans les contradiction philosophique de la Gauche.
Le libéralisme est de gauche, et les forces luttant contre son hégémonie , la Droite réactionnaire et le mouvement socialiste originel, ont petit à petit rejoins le bastion libéral, nous laissant aujourd'hui devant un éventail politique entièrement libéral, à gauche comme à droite.

Une lecture indispensable pour toute personne se voulant lucide sur l'évolution de la pensée philosophique et politique.
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le 26 juin 2013
Dans une période où le nationalisme devient le fin du fin de l'addiction politique des français, il est presque jouissif de comprendre que ce nationalisme a pris beaucoup de ses racines dans une pensée qui s'intitule "de gauche".
La gauche française n'a jamais fait plier le grand capital mais elle n'a fait que s'y adapter en proclamant comme lui que la consommation sans limite est "bonne pour le prolétaire".
Mais un prolétaire comblé et qui a dans sa cuisine le Lave Vaisselle et le Lave Linge est perdu pour la gauche.
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6 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 avril 2013
fantastique analyse de ce que la gauche progressiste moderne n'est que l'autre visage d'un Janus ultralibéral. Essais jubilatoire, frais, intelligent...
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10 sur 18 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 7 avril 2013
L'auteur continue, comme dans ses ouvrages précédents (voir Le complexe d'Orphée, par exemple) à décrire la dangereuse impasse du libéralisme et la contradiction dans laquelle s'enferme la gauche entre velléités socialisantes sur le plan de la production et de la redistribution et libertarisme sociétal, lequel ramène au dit libéralisme...JC Michéa oppose à nouveau, en convoquant de plus le jeune et le vieux Marx, la "common decency" mise en avant par G. Orwell, renforcée par le triptyque "Donner-recevoir-rendre" de M. Mauss, à la gloutonnerie illimitée et sans avenir autre que destructeur, du capitalisme financier actuel, enfant légitime du libéralisme.
La critique du capitalisme, et ici de la gauche française, est forte. On reste plus dubitatif quant aux soubassements anthropologiques et à l'universalité sous-jacente de la "common decency", hélas...
Il faut ajouter qu'une lecture superficielle des thèses avancées pourrait les rapprocher du discours critique de l'extrème droite. L'auteur en est conscient, peut-être pas assez...
En ce qui concerne le style, l'auteur, procédant "more geometrico" comme un illustre ancêtre, est un peu déroutant, car il utilise un système de notes et de sous-notes parfois ardu. Mais le lecteur voit sa peine récompensée, car il y a chez JC Michéa matière à pensée, denrée plutôt rare de nos jours...
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1 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 12 mai 2013
J'ai apprécié cet ouvrage de M. Michéa que je n'avais jamais lu jusqu'à présent.
Bien que d'un bord politique différent de l'auteur, je partage en grande partie sa critique du libéralisme, me reconnaissant notamment dans son idée selon laquelle le libéralisme culturel et le libéralisme économique ne seraient que les deux faces d'une même pièce.
Accessible, l'ouvrage de M. Michéa n'en n'est pas moins bien écrit.
Seul bémol, on se perd parfois un peu dans les développements de l'auteur...
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