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30 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un pamphlet incendiaire,
Par melodius (Brussels Belgium) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Route de la servitude (Poche)
Hayek destinait au grand public ce pamphlet, écrit en 1943 durant son exil londonien. C'est par conséquent un de ses livres les plus abordables.L'importance de l'oeuvre de Hayek, et plus particulièrement de "La route de la servitude", ne saurait être surestimée. Il s'agit tout d'abord d'une analyse lucide du totalitarisme qui ravage l'Europe à cette époque. Ensuite, il va à contre-courant du climat massivement socialiste (national ou non...) de ces années-là. (Presque) seul contre tous, Hayek défend l'individu contre le collectivisme, l'état de droit contre l'exécutif tout-puissant et le marché contre la plan. Ses articles au sujet de l'ordre de systèmes non-centralisés ou de l'application fallacieuse de concepts issus des sciencs physiques aux sciences humaines sont des classiques. Il ne se contentera d'ailleurs pas de théoriser le retour du libéralisme, mais s'engagera également dans son organisation. Ce livre est donc essentiel pour toute personne qui veut comprendre ce qu'est aujourd'hui le libéralisme, ne serait-ce que pour savoir ce qu'elle combat. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Les Etats doivent assurer un revenu minimum pour tout le monde,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La route de la servitude (Broché)
Ce livre a été fortement critiqué par la gauche, et avec raison, car il scie les pieds de leur table.Le livre de F. Hayek est une attaque frontale contre le rêve socialiste d'une économie planifiée en tant que remède contre les fluctuations cycliques du marché libre. Pour Hayek, une économie planifiée est synonyme d'esclavage. Il explique clairement que le remplacement de l'entreprise privée et de la concurrence par le collectivisme, ne signifie rien d'autre que l'abolition de la démocratie. Comme L. Trotsky l'écrit, `dans un pays où le seul employeur est l'Etat, l'opposition crèvera de faim. Le vieux principe - qui ne travaille pas, ne mangera pas - est remplacé par un nouveau - qui n'obéit pas, ne mangeras pas.' Une économie planifiée est un système totalitaire où la fin justifie les moyens; en d'autres termes, un refus total de toute moralité. En outre, l'individu n'est pas respecté en tant qu'être humain, mais comme rouage dans une énorme bureaucratie, où même la tolérance n'est pas tolérée. Pour les vrais libéraux (comme B. Russell), le pouvoir était le mal absolu; pour un collectiviste pur, il est un but en soi. Dans ce livre, Hayek n'est quelque part pas un libéral pur, parce qu'il insiste sur le fait que chaque Etat doit prévoir un système d'assurance sociale avec un revenu minimum pour tout le monde. Le système collectiviste auquel F. Hayek s'est si fortement opposé, est malheureusement devenu une réalité dans les pays autoritaires et s'est traduit par un manque de liberté pratiquement total et par une inhumanité suffocante. Ce grand livre est un plaidoyer pour la liberté et l'indépendance de l'être humain, pour la recherche de la vérité et pour de l'honnêteté intellectuelle, pour la paix et la démocratie et, ultimement, pour le respect de l'homme en tant qu'individu. A lire absolument. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
À recommander,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La route de la servitude (Broché)
C'est en 1944 que F.A. (Friedrich) Hayek, économiste autrichien, rédigea La route de la servitude, une apologie classique de la démocratie et des économies de marché dont le statut de best-seller témoigne de la qualité de la réflexion et du jugement critique que l'auteur porte sur le socialisme et l'économie planifiée. L'ouvrage mentionne par ailleurs l'influence de Karl Marx et d'autres philosophes allemands sur le choix des citoyens allemands à rallier le régime totalitaire d'Adolf Hitler. La Grande Dépression des années 1930 a quant à elle ravivé le débat sur le capitalisme et donné une forte impulsion au soutien des thèses socialistes dans des pays démocratiques tels que les États-Unis, le Royaume-Uni et d'autres démocraties, malgré l'avertissement lancé par Hayek aux citoyens de ces pays. En effet, pour lui, vanter les mérites du socialisme faisait peser un risque sur leur liberté. La route de la servitude comprend un avant-propos détaillé rédigé par l'éditeur de l'ouvrage, des commentaires précis du texte original, une annexe incluant de nombreux documents pertinents ainsi qu'une introduction à la version publiée en 1994, rédigée par le spécialiste en politique monétaire Milton Friedman. getAbstract recommande cet essai à tous les lecteurs qui recherchent la quintessence en matière de littérature sur le sujet, ainsi qu'à ceux qui souhaitent explorer les divergences philosophiques du socialisme et du capitalisme.
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52 internautes sur 70 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un grand classique,
Par Copeau (Clermont, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Route de la servitude (Broché)
Que dire sur cet ouvrage sinon qu'il représente la quintessence de la critique libérale du totalitarisme soviétique, du planisme dirigiste à la française et du socialisme international ?Lisez au plus vite cet ouvrage si vous voulez comprendre non seulement le contexte de l'immédiat après-guerre, mais aussi et plus encore le monde contemporain, tant les critiques que Hayek adressait il y a cinquante ans aux "socialistes de tous les partis" sont encore d'actualité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
31 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Il faut lire Hayek,
Par Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch.... (Aix-en-Provence, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La route de la servitude (Broché)
La lecture de Hayek nous emmène bien loin des niaiseries entendues à gauche comme à droite sur le libéralisme.Hayek n'a rien à voir avec le pseudo libéralisme économique des néoclassiques du "consensus de Washington" et l'école de Chicago, où il n'a jamais pu avoir de poste de professeur étant opposé à la mécanique mathématique et déterministe des néoclassiques. Il y sera propfesseur de philosophie morale. En mettant la théorie de la connaissance au centre du problème du déterminisme, Hayek nous ramène à l'économie comme science morale, en mettant le problème de la liberté au centre, et non le déterminisme de l'économie, comme l'ont affirmé les marxistes et les néolibéraux. Hayek s'est trompé et aboutit à une impasse, car sa théorie débouche sur une impossibilité logique: un droit qui serait à l'abri des contingences humaines, ce qui le ramène au déterminisme auquel il voulait échapper. Il suffit de citer la conclusion du commentaire qu'en fit Raymond Aron: « J'ai toujours peine, personnellement à croire que moralité et utilité, par harmo-nie préétablie, coïncident pleinement (') Je ne refuserai pas mon admiration à la démonstration de Hayek, mais je réserverai ma foi. Les libéraux ont parfois tendance, comme les marxistes, à croire que l'ordre du monde pourrait réconcilier nos aspirations avec la réalité". Hayek s'est trompé, mais il a fourni un travail théorique des plus intéressants qui est la base de départ incontournable pour travailler sur le rapport entre connaissance, économie et philosophie politique. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
37 internautes sur 54 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pour ouvrir les yeux !,
Par Girdor (Belgique) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Route de la servitude (Broché)
Ce livre est une critique féroce, un pamphlet. Mais, dans l'essentiel il tombe incroyablement juste et est clairement visionnaire. Loin des banalités véhiculées par les medias actuals, voici une vision limpide sur la nature réelle et les dangers du socialisme. Un des livres politiques les plus forts qui existent ! Superbe example de lucidité en politique.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Hayek nous montre la route à ne jamais abandonner...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La route de la servitude (Broché)
L'abandon progressif de l'individualisme cher à la philosophie des Lumières et qui avait largement inspiré la politique européenne au XIXème siècle est une pente dangereuse qui mène de la social-démocratie au socialisme puis finalement au fascisme et à la servitude. Cette thèse, sulfureuse à la sortie du livre alors même que la deuxième guerre mondiale n'était pas arrivée à son terme, est toujours aujourd'hui l'objet d'intenses débats entre libéraux et "socialistes de tous partis" comme les appellent Hayek.La lecture de « La route de la servitude » nous éloigne toutefois de ce schéma binaire : Hayek est à des années-lumière d'être le chantre de l'ultra-libéralisme que décrivent certains de ses contempteurs. Au contraire, au fil de l'ouvrage, il concède le droit à l'Etat d'intervenir dans de nombreux domaines de la vie politique et économique à condition, et c'est là l'une de ses idées-forces, que la loi s'applique à tous de la même manière et qu'elle soit basée sur des principes immuables. Le planisme, au contraire, est vu par Hayek comme un instrument qui ne peut-être utilisé qu'au profit d'intérêts particuliers et éphémères. Et dans la démonstration la plus convaincante du livre, il esquisse avec brio une explication du passage de cet appareil étatique planificateur, créé en vertu d'idéaux élevés, aux mains du groupe le moins scrupuleux et le plus apte à représenter un pouvoir fort, autrement dit aux mains d'un pouvoir totalitaire. Bien sûr, « La route de la servitude » a les défauts de son âge vénérable. Les références sont datées, certaines allusions à tel courant, tel leader politique sont aujourd'hui plus obscures. Mais on ne saurait en tenir rigueur à l'auteur qui s'adressait clairement à ses contemporains plutôt qu'à la postérité. L'une des conséquences de ce choix de s'adresser au plus grand nombre de ses contemporains est d'ailleurs particulièrement plaisante puisqu'Hayek évite toutes fioritures inutiles dans le texte pour s'appuyer sur des arguments clairs exprimés dans une langue simple. Et pour ce qui est de la réactualisation des idées exprimées, on ne peut qu'espérer lire au XXIème siècle des penseurs qui sauront exprimer avec autant de talent que lui ou que Tocqueville les dérives possibles de la démocratie quand elle n'est plus un moyen d'atteindre la liberté mais une fin en soi, la rendant vulnérable à toutes tentatives de prise de contrôle par un groupe particulier. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Essai intellectuel et controversé,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La route de la servitude (Broché)
Ce livre est écrit dans un style très soutenu et offre une opinion personnelle qui se situe très à droite de l'échiquier politique. Ceux qui sont du même avis que M. Hayek apprécieront son ouvrage.J'y ai trouvé des arguments intéressants pour un travail universitaire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Lire "La route de la servitude" de Hayek est une nécessité,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La route de la servitude (Broché)
Jules a rédigé la critique la plus pertinente de cet ouvrage. Le lire est nécessaire comme il l'est (il l'était) de lire Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels. Hayek professe un libéralisme pratique éloigné de celui doctrinaire et sectaire des néolibéraux.Professeur à la London School of Economics, il écrit cet ouvrage en pleine seconde guerre mondiale, 1943. Pour schématiser sa pensée (qui est exposée de manière schématique) : 1- Planisme <=> collectivisme <=> socialisme 2- Libéralisme <=> capitalisme <=> démocratie <=> liberté <=> concurrence Dérivées : 1- socialisme => nazisme ou fascisme 2- nazisme a pour ennemi le libéral => le libéralisme est contre les totalitarismes 3- collectivisme => contrôle du développement de soi => contrôle de l'épanouissement => anti-morale Citations : "Si le mot "capitalisme" signifie un système de concurrence basé sur la libre disposition de la propriété privée, il faut se rendre compte que seul un tel système permet la démocratie. Lorsque le régime est dominé par une doctrine collectiviste , la démocratie finit inévitablement par se détruire elle-même." (p.56) "(...) le mouvement moderne en faveur du planisme est un mouvement dirigé contre la concurrence en tant que telle" (p.35) "Le libéralisme économique (...) considère la concurrence comme (...) la seule méthode qui permette d'ajuster nos activités les unes aux autres sans intervention arbitraire ou coercitive de l'autorité." (p.33) "Quiconque a observé la croissance de ces mouvements [nazis et fascistes] en Italie ou en Allemagne a été frappé du nombre de personnages dirigeants, à commencer par Mussolini (et sans excepter Laval ni Quisling) qui ont commencé par être socialistes et ont fini nazis ou fascistes". (p.28) A propos de l'être humain : "Que ses intérêts gravitent autour de ses propres besoins physiques, ou qu'il s'intéresse chaleureusement au bien-être des chacun des êtres humains qu'il connaît, il ne peut se soucier que d'une fraction infinitésimale des besoins de l'humanité. C'est là le fait fondamental sur lequel repose toute la philosophie infinitésimale des besoins de l'humanité." (p.49) Les limites sont nombreuses à ce qui de vérité dans le particulier devient erreur voire mensonge dans la généralité, qui est le point de vue adopté par les néolibéraux s'inspirant de Hayek. 1- A cette même époque précisément, en 1943, l'ensemble des forces résistantes françaises au nazisme et à leurs collaborateurs s'unifiaient sous l'égide de Jean Moulin pour bâtir ce programme révolutionnaire dont nous bénéficions tous, en voie de démolition programmée depuis Giscard, Delors, le CNR (cf. Les jours heureux : Le programme du Conseil national de la Résistance de mars 1944 : comment il a été écrit et mis en oeuvre, et comment Sarkozy accélère sa démolition). Au regard des souffrances et de la mort qu'ont connue ces représentants de l'élite de notre Nation, Hayek fait figure de planqué. 2- Le planisme collectiviste est évidemment destructeur de liberté. Il tue et corrompt. Cependant, des plans surviendront juste après la guerre, qui permettront aux économies libres (non collectivistes) de démentir les craintes de Hayek, sur la déflation obligée des salaires des ouvriers à la Libération. Le Plan Marshall a permis de contrer le risque de débordement communiste en Europe. Les plans gaulliens ont permis le développement d'industries qui sont encore phares, plusieurs dizaines d'années plus tard, riches, contributives au PIB de la Nation, épanouissantes (du moins avant l'application de méthode de travail dénoncées par le professeur Dejours (Suicide et travail : que faire ?) : Airbus, France Telecom, le réseau ferroviaire, EdF (avant sa mise en bourse), la défunte GdF privatisée de fait avec sa fusion de Suez. Non seulement des monopoles d'Etat n'ont pas tué la création de richesses, mais ce fut l'inverse et pour le bonheur des citoyens. Le planisme n'est donc pas un système en soi à tuer. L'équivalence de Hayek est fausse. 3- Si des socialistes se sont ralliés en masse au nazisme, à la collaboration (Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de Simon Epstein), ayant voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, ils ne furent bien entendu pas tous dans ce cas comme l'a démontré le CNR (cf. Alias Caracalla de Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin). Donc l'implication exposée par Hayek n'est pas vraie. Ce livre est riche d'enseignements. J'en recommande la lecture tant aux libéraux qu'à ceux qui combattent le néolibéralisme. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
31 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Des idées ignorées ou méprisées,
Par Libertas (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La route de la servitude (Broché)
Hayek remarque dans cet ouvrage fondamental, l'étatisme commun des totalitarismes du XXème siècle qui est la conséquence des idées socialistes théorisées au XIXème siècle.L'auteur est le plus grand économiste du XXème siècle (avec Schumpeter) et un précurseur des sciences cognitives, il est un cousin de Wittgenstein (un des plus grands philosophes du XXème siècle) et a été un amis fidèle de Popper (le plus grand épistémologue du XXème siècle). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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La Route de la servitude de Friedrich A. Hayek (Broché - 8 octobre 2002)
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