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20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pertinent
Le paradoxe c'est que plus nous avons de facilité à accéder à l'information moins la connaissance résultante est fiable.
La croissance exponentielle des informations sur le net et la facilité de tous à en être auteur rend plus visibles et plus fréquentes des informations confirmant des croyances et non des...
Publié le 28 avril 2013 par Fondetforme

versus
3.0 étoiles sur 5 Faut-il croire l'auteur?
Attention au risque de douter et faire douter de tout. Attention aussi au risque de tirer la démocratie vers "l'élitocratie".
Les constats sont sévères, mais justifiés. Les remèdes sont encore à inventer.
Publié il y a 11 mois par Jean-Louis et Colette NIGON


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20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pertinent, 28 avril 2013
Par 
Fondetforme "Sab" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La démocratie des crédules (Broché)
Le paradoxe c'est que plus nous avons de facilité à accéder à l'information moins la connaissance résultante est fiable.
La croissance exponentielle des informations sur le net et la facilité de tous à en être auteur rend plus visibles et plus fréquentes des informations confirmant des croyances et non des faits. Ainsi au motif qu'il n'y a pas de fumée sans feu, le croyant croit de plus en plus, celui qui doute ne peut que douter un peu plus.
Sortir de cette situation nécessite d'augmenter le niveau de compétence à traiter le savoir pour en faire des connaissances fiables. Pour ce faire , il importe d'appliquer ce que l'auteur appelle la "parcimonie conceptuelle", une démarche scientifique.
Intéressant à avoir en tête.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Encyclopédie de la bêtise, 9 mars 2014
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Ce livre sur les croyances mal documentées et peu rationnelles – et parfois farfelues –, sur les raisons de ces croyances, leur mode de propagation, et sur leur importance à l’époque d’Internet. Autant dire que Bronner s’attaque à la bêtise humaine contemporaine, dont on dit qu’elle est sans limite. Il ne s’est pas pour autant laissé suffoquer par son sujet, qui traite de manière systématique, s’attaquant au relâchement de la pensée, au relativisme scientifique, au romantisme et ses dérivés, et à tout ce qui s’oppose à la logique et aux données scientifiques bien établies. Il s’arrête sur de nombreux exemples de croyances magiques, de rumeurs, de théories du complot, de biais cognitifs, mettant patiemment à jour les égarements de la pensée et ses contradictions. On pourrait lui suggérer comme sous-titre "Encyclopédie systématique de la bêtise humaine à l'époque d'Internet". Indispensable pour ne pas sombrer soi-même dans l'irrationel.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un ouvrage de référence, 24 août 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La démocratie des crédules (Broché)
Très pertinente synthèse, qui fait le tour de la question "pourquoi et comment peuvent se cristalliser, à l'heure des nouveaux media, légendes urbaines, idées reçues et autres a priori aussi consensuels que dépourvus de fondement objectif ?". Après avoir lu cet ouvrage, on se surprend soi-même dans le rôle de victime consentante de toutes sortes de manipulations. Un excellent "empêcheur de penser en rond".
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La démocratie des crédules, 2 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La démocratie des crédules (Broché)
Trop d'informations n'a aucun support scientifique. On plonge facilement dans l'océan des crédules.
A lire par tous car bien construit et facile à lire et à comprendre.
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31 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Existe-t-il des licornes ?, 23 août 2013
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La démocratie des crédules (Broché)
Le « droit au doute », parfois invoqué de manière paradoxale par ceux qui contestent les vérités qui semblent les mieux établies, implique aussi des devoirs, sans quoi il devient « négation de tout discours ». Tel est le point de départ qu’établit Gérald Bronner à ce passionnant essai, La Démocratie des crédules. Ainsi « on peut montrer que quelque chose existe, mais il est impossible de montrer définitivement que quelque chose n’existe pas ». Or, c’est ce que demandent les tenants des thèses du complot. Pour illustrer l’absurdité d’une telle proposition, Gérald Bronner s’appuie sur l’exemple suivant, très éloquent : « Je peux prouver qu’il existe des chevaux, mais je ne peux pas prouver qu’il n’existe pas de licornes ».

Rapporté au mythe conspirationniste du 11 septembre, par exemple, ses promoteurs vont soutenir près d’une centaine d’arguments différents en faveur du complot, mais abusent de ce « droit » au doute, semant le trouble dans les esprits, au détriment de la confiance, indispensable à toute vie sociale. Si plus personne ne fait confiance aux autres, nous montre l’auteur, que les rumeurs prennent le pas (ex : assassinat du Président), un « cercle vicieux cumulatif » risque d’entraîner, en certaines circonstances, des violences, voire des guerres civiles. L’affaire n’est pas banale (me faisant penser au célèbre canular d’Orson Welles sur l’arrivée des martiens qui, en son temps, avait causé une terrible panique aux États-Unis). Et cela ne date pas d’hier. Les Juifs, franc-maçons, gitans et d’autres en ont été des victimes. Or, la base-même des progrès de la connaissance passe par cette confiance, à proportion de l’importance croissante de la masse de celle-ci.

Ainsi en va-t-il de la méfiance à l’égard de la science, là où celle-ci a pourtant permis une élévation phénoménale de l’espérance de vie, vaincu des maladies et épidémies terribles et amélioré sensiblement le confort de vie. Que ce soit sur les OGM, le nucléaire ou les biotechnologies, les suspicions de l’opinion publique sont révélatrices de ce nouvel état d’esprit. Mais cette méfiance s’étend aussi aux journalistes, politiques, et même de manière générale « aux autres ». Signe d’un mal-être caractéristique de la France, en particulier, numéro un mondial de la morosité et du pessimisme, selon certaines études. Là où nous avons la chance de vivre « dans des démocraties stables où la liberté et la sécurité sont garanties ».

Et pourtant, jamais les théories du complot, parfois sur des thèmes les plus farfelus (ex : « homme-lézards ayant remplacé les gouvernants ») n’ont autant foisonné. La méfiance s’insinue partout.
"En effet, ces mythes sont fondés sur un effet de dévoilement très satisfaisant pour l’esprit, un sentiment proche de ce que nous ressentons lorsque nous découvrons la solution d’une énigme (…) Par ailleurs, celui qui fait sien le mythe du complot a le sentiment d’en savoir davantage que le quidam et d’être donc moins naïf que lui. De là, il n’est pas toujours aisé de le convaincre de l’inanité de ses arguments, car il voit vite son interlocuteur comme le médiateur d’une doctrine officielle qu’il entend combattre".

Gérald Bronner, dans une première partie, retrace l’histoire de l’évolution de la diffusion de l’information et des croyances, à travers ce qu’il appelle le « marché cognitif », jusque l’avènement et le développement d’Internet. Il montre que la profusion de l’offre ainsi développée et sa plus grande accessibilité n’a pas abouti à une amélioration générale des connaissances. Beaucoup d’individus, en effet, vont préférer s’orienter vers ce qui leur paraît simple et abordable, voire pseudo-scientifique, plutôt que vers des présentations complexes, scientifiques. Ils rechercheront aussi plutôt ce qui permet de confirmer leurs croyances que ce qui mène par un chemin plus complexe à la recherche de la vérité ou ce qui est susceptible de les infirmer.

Différentes petites expériences permettent ainsi au lecteur d’établir la preuve de la sélectivité de notre cerveau et de notre « avarice intellectuelle ». Extrapolé à la réalité, cela donne une idée de notre crédulité.

Puis, dans une deuxième partie, l’auteur lui-même mène ses propres expériences quant à la recherche d’information sur internet. Il apparaît alors que ce qui fait appel aux croyances figure très nettement en tête des réponses proposées sur divers sujets propices aux rumeurs, par rapport aux sites faisant appel à la connaissance. Cela s’explique par la forte motivation des « croyants », qui les amènent à consacrer du temps à leur argumentation, là où les « non croyants » ou scientifiques prennent le plus souvent la chose avec ironie ou ne peuvent se permettre de consacrer trop de temps à quelque chose dont ils pourraient pourtant démontrer facilement l’inanité du raisonnement. Là encore, l’auteur apporte de nombreux exemples passionnants qui vont dans ce sens (syndrome du Titanic, fausse mort de Michaël Jackson, 11 septembre, etc.), la plupart du temps fondés sur des millefeuilles argumentatifs auxquels il est difficile à un seul homme de pouvoir répondre.

Gérald Bronner étudie ainsi les différentes attitudes que cela peut engendrer chez l’interlocuteur démuni en argumentation face à celles, multiples, du croyant. Il montre également en quoi les simples lois statistiques peuvent permettre d’apporter une explication à nombre d’arguments invoqués. Il explique et démonte, de la même manière, le fonctionnement de certaines techniques telles que la gématrie, qui prétend démontrer que les grands événements de ce monde étaient écrits, ou la paréidolie, réflexe mental qui nous permet de voir des formes dans de l’informe (cas de la figure du diable vue par certains, avec un peu d’imagination, sur l’une des photos du World Trade Center en feu). Le nombre de caméras et d’images en circulation et l’accélération de leur partage sur internet participant largement de ces phénomènes statistiques.

Dans une troisième partie, l’auteur montre que la concurrence en matière d’information, bien qu’absolument essentielle à la démocratie, entraîne parfois des effets pervers, type dilemme du prisonnier (pour ceux qui connaissent la théorie des jeux). Il s’en suit des dérives dangereuses, telles que dans l’affaire de Toulouse, impliquant de manière absurde Dominique Baudis, la fausse agression antisémite du RER en 2004, la rumeur Carla Bruni / Benjamin Biolay ou, pire encore, l’affaire Terry Jones.

Les surenchères aux provocations ou auto-promotions se multiplient ainsi. Rapport alarmant sur les OGM, affaire des plages radioactives, suicides chez France Télécom, leucémies nucléaires, autant de dossiers sur lesquels l’auteur revient et pour lesquels la rigueur et la prudence n’ont pas été de mise, donnant lieu à des dérives incroyables de la part de médias davantage guidés par le sensationnel et l’effet moutonnier que par l’objectivité (en principe attachée au métier de journaliste), le temps de vérification de l’information décroissant à mesure que la concurrence s’accroît (au-delà d’un certain niveau).

Dans le cas de France Télécom, par exemple, Gérald Bronner offre une belle démonstration statistique et sociologique des manipulations justement en particulier statistiques de la part de certains et reprises en boucle par les médias, au mépris des analyses contraires et plus scrupuleuses proposées par d’autres mais noyées dans le tohu-bohu médiatique. Particulièrement édifiant. Avec en point d’orgue, on peut le penser, la mise en cause du processus de libéralisation du marché des télécoms et la nécessaire adaptation de France Télécom à travers le plan Next. À rebours de ce que révèlent les chiffres du nombre de suicides dans l’entreprise depuis le début des années 2000, soit avant même la mise en œuvre de ce plan. Si l’on y ajoute l’attirance de l’esprit humain pour les explications mono-causales (comme il en va, de même, pour le dérèglement médiatique), tout est réuni pour expliquer tout cet emballement médiatique.

"Tous ces errements médiatiques ne révèlent pas plus que ceci : les journalistes et les commentateurs en général, sont des hommes comme les autres. Ils sont victimes d’illusions mentales et contaminés par des enjeux idéologiques, mais cette fragilité habituelle de l’esprit humain est amplifiée par l’urgence à délivrer une information à laquelle les contraint le monde médiatique".

Puis, Gérald Bronner montre en quoi le processus de transparence, passant notamment pas la diffusion publique des documents officiels de l’administration (ou on peut penser aussi à la communication obligatoire du patrimoine des politiques en France, entre autres), tout en se voulant démocratique, devient à l’inverse un « danger démocratique », tant la suspicion, la paranoïa collective et la méfiance systématique vis-à-vis des politiques « se répandent comme un poison dans l’espace public », au-delà de toute raison. Les exemples abondent de situations où l’on s’est trouvés dans des scenarii de type « effet Othello » (émission canular sur l’éclatement de l’État fédéral en Belgique en 2006, par exemple) où les croyances viennent hélas prendre le pas sur la connaissance.

Il en va de même des tentatives de mise en œuvre de la démocratie participative, ou plus encore délibérative, entendant laisser les citoyens décider, ce qui part d’une bonne intention mais où les points de vue profanes ou du « monde militant » deviennent « assourdissants » sur de nombreux sujets, très souvent à caractère scientifique (OGM, technologies géniques, construction de lignes à très haute tension…). La méfiance à l’égard des scientifiques l’emporte alors très souvent et, avec elle, le désormais célèbre « principe de précaution », l’idée d’un complot scientifico-industriel germant dans l’esprit de certains malgré des dizaines ou centaines de milliers d’expérimentations scientifiques convergentes, dont on ne tient alors plus vraiment compte. L’idée, chez certains, qu’une « sagesse des foules » l’emporterait sur celle d’un seul homme (voir, à l’inverse, ce qu’en dit Gustave Le Bon dans sa Psychologie des foules). Deux points de vue que Gérald Bronner renvoie dos à dos, les deux pouvant être vrais selon les circonstances, l’idéologie étant susceptibles en certains cas de laisser penser le contraire.

La mutualisation des connaissances, par exemple, est un cas positif d’intelligence collective supérieure. Pour le reste, et en particulier dans les cas où il est question d’expertise scientifique, certains confondent démocratie politique et démocratie cognitive, frisant alors avec la démagogie et le populisme, l’auteur définissant ce dernier terme comme « toute expression politique donnée aux pentes les moins honorables et les mieux partagées de l’être humain ».

Gérald Bronner se réfère ici, en particulier, au Psychologie des foules et à toutes les décisions qui vont en ce sens, impliquant hélas des coûts sanitaires, économiques et sociaux non forcément visibles de prime abord (à l’image de la disparition de l’eau de Javel dans les hôpitaux, présumée cancérigène, qui avait pourtant certainement sauvé des millions de vie jusque-là et n’a donc pas permis d’éviter des maladies, notamment nosocomiales, jusqu’en Haïti où, après le séisme de 2010, 5000 personnes sont mortes du choléra, jusqu’à ce qu’on consente à finalement réintroduire l’eau de Javel, stoppant ainsi l’épidémie).

Pour finir, Gérald Bronner propose quelques solutions, dans une dernière partie, qui permettraient de passer de la démocratie des crédules à celle de la connaissance. À rebours de ce qui transparaît à travers l’histoire des idées chez les plus grands philosophes, il observe que l’éducation ne suffit pas à éliminer les croyances. De nombreuses études révèlent, à l’inverse, que l’élévation du niveau d’études ne diminue pas la sensibilité aux croyances. Ce serait même souvent plutôt le contraire et les catégories les plus instruites seraient aussi les plus critiques à l’égard de la science. En outre, les adeptes de groupes sectaires ou les fanatiques, voire les membres d’organisations terroristes, sont souvent loin d’être de faible niveau social ou intellectuel, contrairement à certaines idées reçues. Suivant l’interprétation d’Edgar Allan Poe, Gérald Bronner évoque la plus grande disponibilité mentale des gens les plus instruits, plus conscients des limites de notre connaissance et, de ce fait, plus réceptifs à ce qui peut susciter la crédulité. D’ailleurs, « les arguments qui soutiennent ces croyances sont quelquefois subtils et techniques, ils leur confèrent une allure de vérité), voire de scientificité et ne peuvent jouer de leur pouvoir d’attraction que sur des esprits préparés à les recevoir ».

La solution réside cependant bel et bien « au cœur de nos esprits (…) L’esprit critique, s’il exerce sans méthode, conduit facilement à la crédulité. Le doute a des vertus heuristiques, c’est vrai, mais il peut aussi conduire, plutôt qu’à l’autonomie mentale, au nihilisme cognitif ». Le droit au doute, que nous évoquions comme point de départ, implique ainsi, selon Gérald Bronner, des devoirs, au premier rang desquels celui de la méthode. La solution consisterait donc à affaiblir le pouvoir d’attraction des raisonnements captieux par une formation intellectuelle différente de la part de notre système éducatif, d’une part, et « un type d’ingénierie de la communication » différent, dont notre auteur ne fait que dessiner les contours, se basant sur divers exemples de nouveau tout à fait passionnants. L’idée serait d’endiguer les erreurs de perception dans notre représentation du monde (comme cet exemple ahurissant de sondages montrant que 30% de nos concitoyens pensent encore que c’est le soleil qui tourne autour de la Terre, plutôt que l’inverse. Encore un des effets de notre « avarice cognitive »). Un mode d’apprentissage différent serait donc souhaitable.

De même, Gérald Bronner suggère une meilleure sensibilisation à l’existence des biais cognitifs dans les écoles de journalisme, afin de développer le réflexe de méfiance et la construction « d’hypothèses méthodiques et alternatives ». La formation, comme pour les médecins, pourrait se faire davantage en continu. Il propose aussi un système de sanctions pour faute professionnelle, afin d’éviter les excès que l’on connaît, par manque de déontologie.

Pour conclure, au-delà de toutes ces considérations sur la crédulité et ses maux, c’est surtout la démocratie elle-même qui est en danger, selon l’auteur, et c’est elle qu’il entend ainsi défendre par cette prise de conscience. Un essai passionnant à lire sans attendre, pour prendre davantage conscience encore des ressorts de la crédulité et de ses effets.
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4.0 étoiles sur 5 Pédagogique en diable, 17 avril 2013
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C'est clair, accessible, facile à lire, dans la lignée de "Soyez savant, soyez sorcier". L'auteur nous vend son livre comme une réflexion sur Internet, mais il ne s'agit pas vraiment de cela.
Le problème: quand on a déjà entendu Bronner en interview ou en conférence, on n'apprend pas grand chose de neuf.
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4.0 étoiles sur 5 Instructif, 6 mai 2013
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Un ouvrage instructif qui ne se limite pas à décrire une vision du marché cognitif mais qui étaye la réflexion avec de nombreux exemples qui rendent la lecture très facile.
On regrettera simplement les nombreuses coquilles qui persistent, indignes d'un tel éditeur (PUF).
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un indispensable ouvrage critique, 9 juin 2013
Par 
Michel Schlegel "s-pace" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Gérald Bronner s'attache à démontrer comment Internet peut distordre notre perception de la réalité et influencer de manière néfaste la démocratie. IL s'appuie sur de nombreux exemple, expose quelques notions intéressantes comme l'effet Fort - ou l'accummulation d'arguments faibles dont la juxtaposition donne un semblant de crédibilité - ou l'effet rateau -ou notre perception distordu des probabilités qui amène à penser que deux événements proches l'un de l'autre peuvent être liés. Un ouvrage indispensable pour affuter son sens critique et traiter l'information provenant d'internet à son juste niveau - utilie, mais potentiellement nuisible si on n'exerce pas une approche critique. Le discours est parfois un peu abscons.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Peut-on penser droit ?, 6 août 2014
Par 
Romur "Romur" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La démocratie des crédules (Broché)
Cet ouvrage va vous expliquer impitoyablement les biais psychologiques qui nous font nous tromper dans nos raisonnements, les effets collectifs qui limitent la « sagesse des foules », comment Internet accélère la propagation des idées fausses et des superstitions, pourquoi les journalistes sont enfermés dans un système qui les pousse à donner la parole à n’importe qui et à ne faire preuve d’aucun recul critique, pourquoi l’éducation ne permet pas nécessairement de faire reculer la crédulité…

Pour tous ceux qui ont le sentiment que le monde marche parfois sur la tête et qui se désolent d’entendre les contre-vérités se propager, la lecture soigneuse de cet essai va vous dévoiler la mécanique implacable qui est à l’œuvre dans « démocratie des crédules ». Et en dépit des pistes proposées en dernières pages pour y remédier, on finit avec une inquiétude et un goût amer dans la bouche.

Pour essayer de penser droit, je vous conseille aussi "Statistiques, méfiez-vous" qui traite d'une sous-partie de la large problématique balayée par Bronner.
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5.0 étoiles sur 5 La democratie des credules, 7 avril 2013
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Acheté suite à la lecture d'un article du Monde
Profonde et pertinente analyse tout a fait d'actualité qui plus est a lire et relire et commenter.
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La démocratie des crédules
La démocratie des crédules de Gérald Bronner (Broché - 2 mars 2013)
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