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24 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le côté obscur de l'oeuvre d'Hergé,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Ça y est, je l'ai encore entendu. Une fois de trop, comme toutes les autres fois : "Hergé était une raciste. C'était un fasciste. La preuve : "Tintin au Congo" !".... Bon, disons-le tout net : Ceux qui tiennent ce discours ne connaissent rien à Tintin, encore moins à Hergé. Ils n'ont pas lu son œuvre ou l'ont juste survolée. Je ne veux nullement prendre acte pour un courant de pensée, ni défendre un point de vue contre un autre, et encore moins contester la liberté de penser de tout un chacun. Mais la vérité est la suivante : Hergé fut, en plus d'un des grands auteurs du 20° siècle, tout médium confondu, un HUMANISTE total. Humanisme dont il a gorgé son œuvre. Aux antipodes l'un de l'autre, au sein de cette œuvre remarquable parmi les plus marquantes de son temps, il y a deux livres : "Tintin au Congo" et "Tintin au Tibet". Soit les deux faces opposées d'une unique pièce. L'obscure et la lumineuse. Le début et la fin, en quelque sorte. Pour cette raison, j'ai déposé le même avis sur les deux livres... Lorsqu'Hergé est engagé au "Vingtième Siècle", journal belge pour lequel il officie entant qu'illustrateur, il a 18 ans. Il tombe immédiatement sous la coupe de l'Abbé Wallez, le directeur du journal. Wallez est une forte personnalité, ultracatholique, ultranationaliste, fasciste et anticommuniste (Un portrait de Mussolini dans son bureau !). Hergé est un jeune garçon timide, peu sûr de lui, qui s'autocritique sans-cesse. Et dans cette Belgique où l'église et l'état ne sont pas dissociés, c'est l'abbé Wallez qui imposera au jeune dessinateur les trois premières aventures de Tintin (Tintin au Congo étant la seconde). Lorsqu'il commence son œuvre, il a seulement 19 ans... Hergé racontera plus tard à quel point, lors de la création de Tintin au Congo (tout comme pour "Tintin au pays de Soviets" et "Tintin en Amérique"), il vivait dans un milieu fait de préjugés. C'est pour cela que cet album est très éloigné des prises de positions anticolonialistes qui apparaissent dans son œuvre dès le "Lotus bleu". C'est pour cette raison aussi qu'il est rempli de stéréotypes, typiques de la vision qu'avaient les Européens de l'Afrique à cette époque. Hergé dira : "Tintin était un jeu pour moi jusqu'au Lotus bleu". Sans oublier qu'il vivait une époque où le drame de la Shoa n'avait pas eu lieu, où personne ne possédait encore le recul nécessaire sur les retombées futures de la colonisation et les responsabilités que tout cela pouvait encourir... C'est lorsque notre homme décide d'envoyer son héros en Chine qu'intervient la personne qui va jouer un rôle décisif dans la suite de son œuvre : Tchang Tchong Jen. Jeune chinois venu en Belgique poursuivre ses études, Tchang demande à Hergé de faire attention avec les stéréotypes sur un pays traversant une période critique et lui demande de bien se documenter. C'est le déclic : Hergé prend conscience de la portée des aventures de Tintin et s'éveille à la raison (Il créera d'ailleurs immédiatement les personnages des Dupondt, qui lui serviront d'exutoire en endossant, pour soi-disant passer inaperçu, tous les stéréotypes les plus flagrants des populations visitées ! Il fera également de Tchang un compagnon pour Tintin.). A partir de là, la plus-part des aventures de tintin deviendront engagées politiquement et prendront fait et cause pour les opprimés. Anticolonialiste dans "le Lotus Bleu" (quatre ans seulement après "Tintin au Congo"), antifasciste dans "L'Oreille Cassée", le "Sceptre d'Ottokar", « L'Affaire Tournesol » et "Tintin et les Picaros", dénonçant le trafic d'esclaves dans « Coke en Stock », prenant la défense des ROM dans "Les Bijoux De La Castafiore", le côté humaniste de son œuvre culmine dans le sublime "Tintin au Tibet", qu'il écrit en 1958 après une grave crise personnelle. Réintroduisant le personnage de Tchang dans les aventures de son héros, il focalise l'intrigue sur un nombre réduit de personnages, les exile dans un décors quasi abstrait et fait intervenir le Yéti, stéréotypant à lui tout seul le côté primaire de l'humanité afin d'en souligner toute l'importance et la sensibilité (sensibilité poussée à son paroxysme à travers le Capitaine Haddock, bouleversant d'humanité pour un personnage parmi les plus hauts en couleurs de toute la création littéraire !). Alors, messieurs-dames les "bienpensants", ne tapez plus sur Hergé sans connaître son histoire et son parcours. Car ce faisant, vous bafouez l'un des artistes les plus importants et les plus humanistes du 20° siècle, tout médium confondu, qui passa l'essentiel de sa vie à un gigantesque travail d'autocritique et d'humanisation de son œuvre. Œuvre qui, partie de très bas, lui permit justement de s'éveiller et d'entamer un combat personnel, passionnant à décrypter, à travers les 24 aventures du petit reporter à houppette ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
24 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Halte à la censure,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Tintin a été l'un de mes personnages préféré enfant et continue à l'être, moi, ça m'exaspère que certaines personnes cherchent à casser une légende de la bande dessiné qui a fait rêver des millions d'enfants, sans prendre le recul nécessaire, sans prendre en compte le contexte de l'époque, qui se permettent d'affirmer que les albums d'Hergé véhiculent des idées dangereuses pour nos enfants et surtout essayer de changer ou d'interdire des oeuvres passées parce qu'elles ne rentrent pas dans ce qui est bon de voir, de lire ou d'entendre. C'est scandaleux, on a fait exactement la même chose avec les cartoons de Tex Avery, censure de certaines scènes jugés racistes, mais de quel droit peut-on affirmer de telles choses, de quel droit peut-on censurer des oeuvres passées?Ces oeuvres reflètent leur époque, Hergé et Avery sont en quelque sorte des caricaturistes, ils s'imprègnent de ce que pensent leurs contemporains, c'est alors la société occidentale de cette époque qu'il faut condamner? ça n'aurait aucun sens comme ce débat autour de cette BD d'ailleurs, dans "tintin au congo", enfant je n'avais pas vu ce qui pouvait déranger, normal, j'étais trop jeune, avec l'âge, effectivement la communauté noire n'est pas à son avantage, mais est-ce du racisme? non, simplement des a priori, de la caricature et aussi l'imaginaire d'un européen de l'époque vis à vis de l'Afrique, dans "tintin en Amérique" Hergé caricature les américains aussi, à part des gangsters, des hommes d'affaires cupides et des policiers à la mine patibulaire, les américains ne sont pas à leur avantage eux non plus et pourtant pas de polémique. je crois que ce qui dérange vraiment dans "tintin au congo" c'est une nouvelle fois la question du colonialisme, sujet au combien délicat encore aujourd'hui, que voulez-vous la Belgique comme la France ont été des pays colonisateurs, on ne peut pas refaire l'histoire ou pire l'effacer, cette BD reflète en partie ce passé colonialiste, pouvait-il en être autrement? Hergé a écrit cette histoire en 1946 soit avant la décolonisation. Arrêtons une bonne fois pour toute ces polémiques qui sont elles véritablement dangereuses, car j'y vois une forme de fascisme de la pensée "le politiquement correct", c'est une forme d'extrémisme ni plus ni moins, nous n'avons pas besoin de ces censeurs paranoiaques pour nous dire ce qui est bien de ce qui est mal. Vous êtes le cancer de nos sociétés modernes, les inquisiteurs des temps modernes. "tintin au congo" reste agréable à lire, aucunement raciste, les congolais sont simplement caricaturés et cette BD reflète son époque. De plus TINTIN prône de bonnes valeurs, honte à ceux qui ont trainé TINTIN dans la boue, moi, je ne vous le pardonnerai jamais. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
UNE PRISE D'OTAGE,
Par BAGRATION "GEKKO MODO, L'AMI DES BETES" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Les Colonisations Européennes méritent une approche historique dépassionnée. On en est vraiment très loin. Voilà aujourd'hui Hergé cloué au pilori. Tintin au Congo mis sur le même pied d'égalité que Gobineau, le KKK, ou A.H. quittant le stade olympique à Berlin afin de ne pas saluer Jesse Owens.Halte au feu ! L'attitude d'Hergé reflète un certain air du temps (comme son antisémite première version de "L'etoile mystérieuse). Je trouve cela conformiste, un peu moisi, minable (pas d'autre terme) mais, bon, il n'a jamais dénoncé personne ni adopté ensuite une posture progressiste pour se racheter de ses pêchés. De plus, certaines de ses positions sont très avant-gardistes et très ouvertes (voir "Le lotus Bleu" ou "Tintin au Tibet). Cela mérite une note d'avertissement avant lecture, ni un procès en sorcellerie, ni un San Bénito, ni une execution sommaire. Et puis, que fera t-on de "L'île noire", de "Rackham le Rouge", du "Sceptre d'Ottokar" d"'ObjectifLune, On a marché sur la Lune", à la poubelle, au toilettes, au feu ? Pitié pour Tintin, Milou, Haddock, Tournesol, les Dupon(T&D), Nestor, la Castafiore, Séraphin Lampion, Müller, Alan et consorts. Bref, "Ein Benek, Ein Blavek" Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Seconde édition,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Dans les années 80, les éditions Casterman ont publié les fac-similés des premiers albums noir et blanc de Tintin dans l'édition originale du "Petit Vingtième". Pour "Tintin au Congo", il s'agissait de la couverture avec le dessin montrant Tintin en tenue coloniale en position de guetteur. Le présent fac-similé est en fait celui de la seconde édition, celle de Casterman de 1937. Construit sur le modèle des saynètes reliées entre elles de façon assez décousue qui caractérise l'aventure au pays des Soviets, il n'a pas le caractère fondateur de cet album et sa lecture trop répétitive devient rapidement ennuyeuse, même pour un inconditionnel de l'oeuvre d'Hergé comme moi. On n'en retiendra aujourd'hui que l'aspect colonial, puisque c'est encore dans cette version que Tintin parle aux petits congolais de "leur patrie la Belgique", un cours qui sera remplacé dès la première version couleur de l'album (1946) par une beaucoup plus neutre leçon de calcul, et on oubliera les interminables parties de chasse dépourvues d'intérêt, malgré la présence de quelques émissaires d'Al Capone venus préparer l'aventure suivante. Il faudra en effet attendre "Tintin en Amérique" pour disposer d'un fil conducteur un peu plus consistant, et surtout "Les Cigares du Pharaon", pour lequel Hergé signe son premier véritable scénario. Et c'est bien sûr avec "Le Lotus bleu" que ses dons artistiques atteignent pleinement leur maturité. On ne peut que se féliciter de cette réédition, même si personnellement je continue de préférer celle du "Petit Vingtième".
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
anachronisme et repentance,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Il est question de censurer ce livre, à cause des imbéciles soit-disant anti-racistes, lobotomisés de la "bienséance" - et de la repentance, coupables du crime d'anachronisme au nom du politiquement correct, un crime contre l'intelligence bien sûr. Ce qui est le plus choquant finalement dans ce livre, c'est que Tintin y tue un rhinocéros, espéce en danger d'extinction! Mais là aussi, anachronisme, évidemment, je plaisante....
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le charme des débuts,
Par princesse Mychkine (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Il y a évidemment des éléments qui surprennent voire choquent dans cet album : Tintin qui chasse le lion et l'éléphant, tue une quinzaine d'antilopes, dépèce un singe ou bien traite les Congolais de paresseux. Les aventures sont encore trop rocambolesques. Cependant, cet album présente un certain charme et exotisme. Les péripéties sont souvent cocasses ainsi que les répliques pleines d'esprit de Milou. Il faut donc prendre un certain recul pour apprécier cet album et être assez indulgent. On pressent tout de même le génie des futurs albums.
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10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
intéressant témoignage,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Plutôt que de faire un procès à Hergé, il faut prendre cet album comme un témoignage d'époque ; beaucoup d'albums de ces mêmes années sont exactement de la même veine vis à vis du regard porté sur l'Afrique. Ce qui ressort surtout, c'est une certaine cruauté (vis à vis des animaux, massacrés) et envers Milou à qui Hergé fait subir maints supplices ; mais Milou lui même a des propos bien durs. Il n'y a pas vraiment de scénario dans cette histoire mais une succession d'épisodes. Cet album permet de voir l'évolution qu'Hergé va faire suivre à Tintin qui va devenir plus vertueux par la suite.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Excellent,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Ceux qui,comme le CRAN, voient dans cette BD une affreuse diatribe colonialiste exagèrent unpeu.Bien sûr,les gens de couleur y sont parfois traités avec une certaine condescendance, notamment par la manière dont,dans cet album,on leur fait parler le Français, mais on les considère aussi souvent avec beaucoup d'humanité ! En tout cas le fait de réclamer l'interdiction et le retrait de la vente de cette BD sont purement scandaleux par la censure et l'aspect liberticide qu'elles charrient. Les censeurs et les contempteurs de la liberté devraient,avec leur cervelle d'oiseau, se dire qu'il est tout à fait possible de trouver "Mein Kampf" en Français et par conséquent de le lire,ou bien les livres de l'eugéniste Gobineau, ou de Darwin dans ce qu'il a de plus détestable:la partie de son oeuvre sur la sélection des espèces,la sélection naturelle, dont les nazis n'ont pas manqué de se servir pour justifier leurs crimes contre l'humanité (à l'égard des juifs, des tziganes, etc... Cordialement. JPL Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une belle aventure de Tintin,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Si Tintin est immortel, il n'est pas a-temporel. Son histoire au Congo s'inscrit au temps de la (dure) colonisation du Congo par les Belges. Tintin est un reporter. L'Afrique, les grands horizons, l'attire. Il est allé chez les Soviets, dans un album remarquable de pertinence, puis s'en vient au Congo. Plus tard, il se rendra en Amérique du Nord, en Amérique latine, en Asie.Il est l'homme de tous les continents, porteur d'un humanisme très bien décrit par Alain Bonfand et Jean-Luc Marion dans "Hergé : Tintin le Terrible ou l'alphabet des richesses". D'aucuns ont reproché les expressions qualifiées de "petit nègre". Mais ces personnes à l'esprit de justice - exécution sont-elles allées à l'étranger, dans des pays où l'on ne se comprend pas par la langue mais par les gestes, la musique, des onomatopées. Nous sommes tous les indigènes de l'histoire de "Tintin au Congo" car le coeur de Tintin lui-même est de la couleur de peau de ses amis. Quand Tintin se moque des personnes blanches de peau, en Europe, est-il raciste ? Cette critique, totalement infondée, est révoltante, et proférée injustement par des esprits faibles à la haine facile de l'autre. L'histoire de "Tintin au Congo" exhale ce parfum désuet de ce début du XX° siècle, à l'ère des locomotives à vapeur, des avions bi-plans. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
à CRAN........................,
Par Pascal G. (France Paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tintin au Congo (Relié)
Pourquoi faut-il lire TINTIN au CONGO...............pour évacuer définitivement les sanglots de l'homme blanc...... ne vous justifiez pas ...........achetez le en masse..... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Tintin au Congo de Hergé (Relié - 3 juillet 1998)
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