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le 3 novembre 2010
Paru dans un premier temps en 1937 (noir & blanc) puis refait en couleurs en 1943, L'Oreille Cassée est, avec Le Lotus Bleu et L'Affaire Tournesol (et Tintin Au Pays Des Soviets), l'album le plus politisé de la série Tintin entière. Se passant en grande majorité au San Theodoros, petit pays d'Amérique du Sud imaginaire, l'album met en scène pour la première fois le général Alcazar, et on y découvre aussi deux autres personnages qui reviendront dans Tintin Et Les Picaros : l'explorateur Ridgewell et le général Tapioca (ce dernier n'apparaît pas physiquement, on ne fait qu'entendre parler de lui). La guerre du Chaco, qui, dans les années 30, a opposé la Bolivie et le Paraguay, est ici implicitement évoquée via la guerre que le San Theodoros et le Nuevo Rico se font, à cause du pétrole. D'autres allusions, surtout dans la version d'origine, sont présentes.

Conciliant à merveille l'humour, les rebondissements et l'action, L'Oreille Cassée, superbement bien dessiné (contrairement aux précédents, aucune case, ici, n'a été vraiment refaite, il a juste été colorisé, principalement) et écrit, est un des fleurons de Tintin, un des meilleurs tomes de la série, et tout simplement un de mes préférés, y compris un de mes albums de BD, en règle générale (tous styles, auteurs, séries, époques, nationalités confondues), préférés au monde. Une vraie merveille riche en détails et en humour, à lire sans modération !
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le 27 juillet 2013
Tintin se lève un beau matin en apprenant qu'un fétiche de grande valeur a été volé au musée ethnographique. Il s'agit d'une statuette arumbaya, du nom d'une tribu d'Amérique du Sud vivant sur les rives du fleuve Baduyaral, dans la république de San Théodoros. Mais le lendemain, le gardien du musée constate que le fétiche a été remis à sa place et en informe aussitôt le conservateur. Tintin et son inséparable Milou se rendent donc sur les lieux mais pour s'apercevoir malheureusement que l'objet rendu n'est pas le bon. En effet, le fétiche arumbaya se caractérise par une marque distinctive : une oreille est cassée. Or, celui-là est doté de deux oreilles intactes.

Rentrant chez lui, Tintin s'est installé dans son salon pour s'accorder quelques minutes de pause et de réflexion et décide de compulser le quotidien local. Il y apprend qu'un certain Monsieur Balthazar, peintre-sculpteur de son métier, et spécialiste des statuettes en bois, a été retrouvé mort ce même jour à son domicile sis 21 rue de Londres.

Une demi-heure plus tard, Tintin se rend chez la victime en alléguant à la concierge de l'immeuble qu'il désire simplement « y jeter un coup d'oeil ». Sur place, Tintin relève des indices qui le conduisent à déduire que M. Balthazar a été assassiné dans la nuit : « On a donc tué Monsieur Balthazar. Et on l'a tué parce qu'il avait probablement exécuté pour quelqu'un la réplique du fétiche arumbaya. On ne voulait pas qu'il bavarde... »

Au demeurant, ce nouvel épisode des aventures de Tintin et Milou situe le lecteur au coeur d'une enquête riche en rebondissements qui va mener le jeune reporter jusqu'en Amérique du Sud, au coeur de la jungle amazonienne. Hergé y traite avec humour noir le sujet de la guerre civile en faisant de la république de San Théodoros le cadre d'un putsch grâce à quoi Tintin va échapper au peloton d'exécution, devenir l'affidé du général Alcazar, nouveau président au pouvoir qui a mis fin au règne du général Tapioca, puis être promu au grade de colonel. Enfin, l'auteur emprunte fréquemment au domaine de l'anthropologie, en particulier lors de la rencontre de son jeune héros avec deux tribus amérindiennes, celles des Bibaros et des Arumbayas. Le personnage de Ridgewell, l'explorateur, dont il fait la connaissance dans la jungle, est à cet égard emblématique dans la mesure où il s'est parfaitement adapté aux moeurs et à la culture indigènes, à telle enseigne qu'il a choisi de vivre comme un Arumbaya pour le restant de ses jours après que les membres de la tribu l'ont accepté comme l'un des leurs : « ... j'ai décidé de ne plus jamais retourner dans le monde civilisé. Je suis heureux ici, parmi les Arumbayas dont je partage la vie... »
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Après l'URSS, le Congo, l'Orient, Tintin se trouve en Amérique latine pour cette aventure d'excellente facture. Relu récemment, après l'avoir laissé de nombreuses années dormir dans les souvenirs de mon enfance, cet album s'avère bien meilleur à la relecture. La description de l'Amérique latine, de ses révolutions d'opérettes, les pratiques douteuses des multinationales, a longtemps été d'actualité et demeure en grande partie une réalité. Un bon album et une bonne aventure.
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Le Mal, Tintin va l'éprouver. L'une des dernières images de ce remarquable album est celle des deux malfrats emportés par des diables ailés, fourchus, dans un univers de feu : l'enfer.

Après "Le Lotus bleu" qui nous avait montré un Tintin luttant contre des trafiquants de drogue (suite des "Cigares du Pharaon") qui, avec et malgré toute sa candeur, parvenait à démasquer l'hypocrisie des coloniaux (tant américains que japonais), leur brutalité derrière une fausse politesse maniérée, l'environnement de la police (plus triste que celui campé par les Dupondt), Tintin nous amuse en Amérique latine.

"Vive le général Alcazar, c'est un sacré lascar !". La scène, pourtant terrible du peloton d'exécution, interrompue par des colonels en habits d'opéra pro-Alcazar ou pro-Tapioca est d'un grand humour. Elle sera reprise dans le dernier album "Tintin et les Picaros" y compris le passage ... extraordinaire de l'apéritif !

"Veuillez nous excuser, Monsieur : un petit contre-temps... En attendant, si nous allions prendre l'apéritif ? (...) A votre santé !"

Tintin nous dévoile les pratiques inhumaines du célèbre et véridique marchand d'armes Basile Zaharoff (dans l'album "Basil Bazaroff"), des pétroliers américains et anglais prêts à créer une guerre de toute pièce pour vendre leurs armes et s'assurer l'exploitation de gisements pétroliers. La manipulation de la foule est très bien dessinée.

Une très belle histoire ... Un immense Tintin.
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le 17 décembre 2015
Inutile de faire l'exégète Tintinophile au paroxysme de la cuistrerie, ce petit format fac similé de la première édition s'adresse au lecteur déjà familier de l'œuvre d'Hergé. Toute la série au format 16 x 22 en noir et blanc ( et gris tramé ), avec quelques images couleurs hors texte, donne l'occasion pour un prix très correct de lire les premières versions des aventures de Tintin. Le graphisme est superbe, et ne souffre absolument pas du petit format, (les cases sont de la même taille que celles présentées dans les albums traditionnels mais avec un montage différent et sur une centaine de pages). On peut s'amuser en comparant avec la version couleurs, à chercher les cases en plus ou en moins . Ces livres sont de très jolis petits objets, qualité du papier et de l'impression, maquette soignée...
Quand on a lu et relu les albums de Tintin, c'est une façon très agréable de les redécouvrir dans leurs versions d'origines, (avant l'intervention des collaborateurs d'Hergé sur les décors, notamment pour "Le sceptre d'Ottokar" et "l'île noire").
Existent à ce format en fac similé noir et blanc, 9 titres : "Tintin chez les soviets" "Tintin au Congo" "Tintin en Amérique" "Les cigares du pharaon" "Le lotus bleu" "L'oreille cassée" "L'île noire" "Le sceptre d'Ottokar" "Le crabe aux pinces d'or".
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 23 juillet 2014
album de BD relié rigide ancien réédité (1979/1945) présentant dans ce cas la sixième aventure du célèbre héros d'Hergé: L' oreille cassée; cet opus,appartenant aux Tintin d'avant guerre n'a plus les défauts des créations plus anciennes du début des années 30 (racisme sous-jacent souvent été reproché à juste titre à l'auteur); l' intrigue, qui se se passe essentiellement en Amérique du sud même si elle démarre en Europe est bien ficelée et si les Dupond/t font une apparition et nous gratifient de leurs inévitables chutes de nombreux personnages ne sont pas encore présents (capitaine Haddock, Tournesol ); les gags font désormais partie de l'imaginaire collectif de nombreux européens de toutes générations (qui ne se souvient pas du perroquet criant gros plein d'soupe?); cette édition cartonnée casterman classique est à acheter sans hésitation pour compléter ou renouveler une collection si on peut trouver un tel exemplaire à bas prix d'occasion en bon état (attentions de nombreuses reliures sont en fait des brochures avec couverture rigide)
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le 12 juillet 2015
L'Oreille Cassée, à l'instar des autres premiers albums de Tintin est une succession tonitruante d'aventures : kidnappings, agressions, tentatives de meurtres. Le rythme est effréné. Vol, meurtres, chasse au perroquet, kidnapping dans un premier temps. Voyage en paquebot, re-tentative de meurtre, déguisements dans un deuxième temps. Condamnations à mort, héros, traître, révolution, évasion dans des républiques bananières d'Amérique Latine dans un troisième temps. Enfin, arrivée en Amazonie, conflits entre peuplades, libération et fin de l'aventure...tout ça en 60 pages ! Hergé ne manquait guère d'imagination. Dans cet album on y rencontre le Général Alcazar (personnage récurrent de l'univers de Tintin), on y voit la mort un peu naïve des deux méchants et on se délecte d'une des phrases fétiches de la série, "Caramba, encore raté !". Hergé nous régal avec l'humour répétitif. A relire !
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le 6 juillet 2015
Un album que je trouve très réussi et qui donne envie de voyager. On est tenu en haleine jusqu'au bout du récit même si on note des passages durs dont la mort d'un sculpteur et d'un caporal et aussi deux passages où Tintin est condamné à mort par la faute de deux malfaiteurs puis par celle d'un magnat de pétrole. Mais c'est aussi la découverte de l'Amazonie à travers le territoire des Arumbayas.
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le 20 juin 2011
Cher(e)s tintinophiles,

ATTENTION FORMAT : 10x13cm vertical (format agenda de poche) et non 16x22cm hélas (n'existe pas - encore).
Donc un "mini-album" vraiment mini.

Comme pour toute l'oeuvre d'Hergé, il faut considérer L'EPOQUE.

L'EPOQUE : c'est le Tintin de 1935, qui porte la cravate, les culottes de golf, la casquette et l'imperméable.
Il revient de Chine ("Lotus bleu"), voir l'estampe accrochée au mur (page 7, ou dernière case de la page 3 dans la version couleur).

Sixième aventure du héros à la houpe, le vol d'un fétiche "arumbaya" au Musée Ethnographique l'emmènera au San Théodoros, république d'Amérique du Sud en pleine révolution, où il fera connaissance avec le Général Alcazar (qu'on retrouvera souvent) et les Indiens Arumbayas (aux délicieux accents bruxellois).
Le rêve de l'Indien qui pénètre chez Tintin (page 4) ne sera pas repris dans la version couleur, mais bien plus tard dans "Les Sept Boules de Cristal", et avec un autre Indien, le Rascar Capac. Ceci est la première histoire de Tintin en Amérique latine où il retournera ("Le Temple du Soleil" & "Tintin et les Picaros").

Un petit bijou pour le plaisir des yeux. Dépêchez-vous, il se font rares !

Marc
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le 7 janvier 2014
c'est nickel!! Livres en très bon état, arrivés assez rapidement, je suis satisfaite.
Je refais la collection pour ma fille de 10 ans, moi même, je les ai tous lus!! J'adore!! Merci
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