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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La ligne claire des Vosges!,
Par Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lefranc, tome 1 : La grande menace (Cartonné)
Lorsqu'il commence cette première aventure de Lefranc (en 1954), Jacques Martin s'est déjà fait la main sur trois Alix.Graphiquement, le style correspond à celui de "l'ile maudite",que l'on pourrait qualifier de "période joufflue". Cette époque très inspirée d'E-P Jacobs,autant pour le dessin que la narration , est restée très moderne et il est dommage qu'elle n'ait pas été utilisée pour d'avantage d'albums de Lefranc et d'Alix. Pour son premier album de Lefranc,l'auteur choisit de situer l'action en Alsace,région qu'il connait comme sa poche,vu qu'il y a passé son enfance et du début à la fin ce ne sera qu'un feu d'artifice: aucun temps mort, aucune case superflue, des personnages dès le départ très crédibles(mention spéciale à Axel Borg tout en cynisme et retenue). Les décors sont sublimes: les Vosges , le château du Haut-Koenigsbourg(voir la Grande illusion de Renoir!).Le scénario n'est pas en reste, et contrairement à Blake et Mortimer qui évoluent souvent dans la science-fiction, ici on pourra juste parler d'anticipation: la menace atomique a été découverte il y a peu de temps et les fusées V1 et V2 sont à l'époque un souvenir encore très frais! On sent que dans cet album, Jacques Martin est allé puiser dans ses souvenirs:scènes d'attaques aériennes dont il a été lui-même témoin pendant sa captivité en Allemagne,emploi des vestiges de la ligne Maginot pour le repaire d'Axel Borg. Le dessin est d'une qualité stupéfiante,que ce soient les voitures,les avions ou les pièces d'architecture. Le suspense est haletant du début à la fin et jamais Jacques Martin ne réiterera pareil chef-d'oeuvre dans les aventures de Lefranc( exception-faite peut-être dans le mystère Borg,mais là, dans un tout autre style).On s'amusera aussi en reconnaissant dans le personnage de Jeanjean, la version moderne d'Enak dans Alix En conclusion, une réussite totale, qui n'a pas pris une ride(ou si peu) et qui prouve bien que les chef-d'oeuvres sont intemporels! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Guy Lefranc : Tome 1,
Par Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISC... (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lefranc, tome 1 : La grande menace (Cartonné)
La Grande Menace (1954) est le premier album des aventures de Guy Lefranc. La pagination suffisamment longue et les planches aux nombreux dessins permettent de développer une histoire pleine de rebondissements et une présentation des personnages suffisamment approfondie.Lefranc apparaît à la planche 3 et son nom renseigné trois planches plus tard. Cheveux blonds, veste bleue, chemise blanche et cravate rouge, sportif, la trentaine, n'ayant pas froid aux yeux, il est le clone d'Alix en version moderne. Il est immédiatement associé à la lumière page 5 : la lumière jaune des phares de sa Simca l'annoncent même avant de le voir physiquement.. Sa profession de reporter est nommée dès la case 1 par l'intermédiaire d'une bulle et de la bouche de l'inspecteur Renard page 9. Détenteur d'un brevet de pilote aérien, bon conducteur, on le verra très à l'aise, plein d'audaces et de maîtrise de soi dans des situations à risques : reconnaissances aériennes, poursuites automobiles, combats au corps à corps, tirs à la mitraillette, maîtrise technologique. Il anticipe au cours de chaque action, improvise aisément et est capable de noter certains détails capitaux qui échappent même aux professionnels. Lefranc créateur de lumière est aussi par ailleurs créateur de ténèbres (pp58/59). Au personnage principal est associé le jeune JeanJean, louveteau de son état : il font connaissance pour la première fois p.12 devant le guichet d'entrée du château du Haut Koenigsbourg où il lui demande de l'argent qu'il a perdu pour entrer. JeanJean, c'est l'équivalent moderne d'Enak dans Alix : même âge, même couleur de cheveux, même taille, même « fonction »: à la fois cause d'ennuis pour Lefranc et débloqueur de situations critiques. L'inspecteur Renard, qui réapparaîtra dans plusieurs épisodes ultérieurs, porte bien son nom physiquement - cheveux roux, agilité - mais n'a ni la ruse ni la finesse de son homonyme à quatre pattes. Il est malgré tout efficace sur le terrain et cache mal une tendance à se laisser emporter facilement. Sa culture et son instinct semblent assez limités (p25C1, p24B2). Enfin, le rôle du méchant est endossé par Axel Borg : sa première apparition dans une case à la mise en scène cinématographique (p23, dernière case) nous le montre en homme-centaure très élégant. D'un abord plutôt froid et inquisiteur, il reconnaît Lefranc et devient tout à coup plus aimable. Il se présente comme un industriel, à la fortune et aux connaissances historiques larges; d'évidence homme de goût, il tombera le masque dès la fin de leur rencontre. Sa barbe noire, sa chevelure noire aux tempes blanches lui donnent une allure méphistophélique très bien mise en valeur dans la scène de combat à l'hôtel avec Lefranc dans un décor cramoisi éclairé de bougies. Sa nature profondément noire laissera éclater au grand jour son ambition démesurée, sa démagogie, sa folie destructrice, son mépris de la nature humaine, sa quête d'un pouvoir absolu mondial. Son art du déguisement lui permet de changer facilement d'identité, prudence et patience de tenter de réaliser ses projets démentiels. L'action de La Grande Menace se déroule sur 5 jours mais aussi pendant 5 nuits. De Bâle à frontière franco-suisse la nuit, on passe ensuite en Alsace, puis à Paris sous forme d'inserts et d'action parallèle. La région d'Alsace, bien connue de Jacques Martin, est prétexte à des décors familiers puisés dans la réalité régionale : vues générales de Riquewihr (p11A1), du château du Haut-Koenigsbourg très fidèlement reproduit en intérieurs et extérieurs, de ruines alentours (je ne sais pas si les ruines où se trouve la « tour noire » existent réellement, en tout cas le nom de « Schwarzenburg » semble inventé), salle des archives de Colmar, l'hôtel Belvédère (réel?), un village aux pieds du château (à nommer), vues de Paris, de l'Assemblée Nationale. On monte et on descend beaucoup dans cette histoire : les hauteurs naturelles, architecturales ou aériennes sont des lieux de drames et d'observations. Les chutes d'hommes ou d'objets (bombes notamment) sont fréquentes et relancent l'action : chutes de voitures (d'une colline dans un précipice ou d'un pont sur le quai) et d'avions en flammes, chutes de personnages d'un pont-levis, d'une tour, d'une barque, dans un puits, d'une fenêtre, de parachutes, de filin de poulie. Elles sont mortelles ou salvatrices. Les nombreuses scènes nocturnes (17 pages) ajoutent au suspens qui va crescendo, Axel Borg devenant maître du temps. La fin est un feu d'artifice spectaculaire. Graphiquement, le style se rapproche de l'Île Maudite : personnages ronds, ligne claire. Le goût de J. Martin pour les décors historiques sophistiqués est évident : pp23C4, 24C1, 27D1, 41A1, 62. L'ambiance fin de IVè République est bien rendue et l'atmosphère d'après guerre : incidents de frontière, trafic d'or, scènes de débâcle, armée américaine, combats aériens, bombe atomique, scènes de libération. Le tome 17, Le Maître de l'Atome, pourra être considéré comme une suite. Jacques Martin attendra 7 ans avant de continuer la série des Lefranc, avec L'ouragan de Feu. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
CHEF D'OEUVRE ABSOLU,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lefranc, tome 1 : La grande menace (Cartonné)
Certainement le meilleur de la série. C'est le premier mais quelle histoire d'une richesse incroyable.Cela débute en Alsace avec de belles montagnes, et cela se termine avec une guerre toujours dans cette belle Alsace. Axel BORG l'ennemi juré de Lefranc commencant à menacer le monde! A posséder si vous aimez la ligne claire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Parfait mais...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lefranc, tome 1 : La grande menace (Cartonné)
Très bon produit mais je me souvenais que Castermann faisait des couverture brochées et non collées... dommage, la durée de vie doit certainement en être affectée.
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Lefranc, tome 1 : La grande menace de Jacques Martin (Cartonné - 4 mai 1993)
EUR 10,40
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