undrgrnd Cliquez ici Litte nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Soldes Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Montres soldes Bijoux Soldes

Commentaires client

3,6 sur 5 étoiles34
3,6 sur 5 étoiles
Format: BrochéModifier
Prix:48,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Affichage de 1-10 sur 11 commentaires(1 étoile). Afficher tous les commentaires
le 27 janvier 2012
Lisez ce qu'en a écrit Mona Ozouf dans le Nouvel Observateur :

"Ce gros livre en habit de deuil, on le reçoit comme on découvre dans sa boîte aux lettres un cercueil menaçant. L'air du temps a soufflé sur cet objet lugubre, nouvel avatar de l'histoire justicière : après nous avoir mis en demeure de nous repentir de la traite négrière, du génocide arménien, de la colonisation, nous voici conviés à faire pénitence pour la Révolution française. Défilent donc ici les têtes au bout des piques, les prêtres massacrés, les colonnes de Turreau, le calvaire du petit Louis XVII. Et de l'autre côté, car toute histoire noire appelle sa bibliothèque rose, Louis XVI, « le seul grand homme de la Révolution », Marie-Antoinette, « âme mozartienne, priante et héroïque ». John Adams lui-même est convoqué pour célébrer, chez les Bourbons pris en bloc, « le lait de la tendresse humaine ».

Livre d'époque donc, qui rêve d'une société où l'Eglise informerait à nouveau les cadres de l'existence collective : derrière lui, on voit se profiler un autre livre noir, de la laïcité cette fois, qui devrait plaire au chanoine de Latran. Livre d'époque encore, qui désigne à la vindicte publique les « historiens », espèce nuageuse occupée à cacher, travestir, « occulter » les vérités déplaisantes, comme le sacrifice du roi, « biffé par la normalisation historienne ». La Révolution, nous est-il confié, a joui jusqu'à ce jour du « singulier privilège de rester en dehors de l'inventaire, à jamais intouchable ». Intouchable ? Qui peut le croire, après deux siècles de mises en examen, de procès, de preuves accablantes exhibées au prétoire, et l'armada des procureurs, de Joseph de Maistre à Léon Bloy ?

Livre d'époque toujours, pour entonner l'air à la mode : des Lumières est sorti le Goulag, Lénine procède de Rousseau, et le totalitarisme nazi a ses racines dans la Révolution française. Il en inverse pourtant radicalement les principes, mais ici nul ne se soucie de ce détail, et cette simplification inspire les morceaux les plus extravagants de l'ouvrage. On apprend que la Révolution a inventé l'antisémitisme ; que « ce que les révolutionnaires ont voulu faire (faire disparaître les juifs), Hitler l'a réussi en Europe ». Un syllogisme implacable préside à certaines de ces démonstrations folles : on reconnaît, comme vous savez, les fascistes à quelques traits génériques, fulgurance, audace, insolence, laconisme, sobriété ; or Saint-Just possédait ces caractères ; ergo, Saint-Just est un précurseur du fascisme. Un hasard, dites-vous ? Détrompez-vous, « il n'y a pas de hasard ».

On pouvait espérer qu'une exploration du versant noir de la Révolution ferait surgir de grandes questions, toujours ouvertes : pourquoi les Français ont-ils fait du rejet radical de leur passé le principe de la Révolution ? Pourquoi la conception autoritaire du pouvoir y a-t-elle triomphé si tôt de l'inspiration libérale ? Et comment mener la comparaison entre la France et les pays qui ont fait l'économie d'une révolution, question héritée de Pierre Chaunu (auquel on a emprunté, pour ouvrir ce recueil dépourvu d'introduction, un texte du bicentenaire qui résume la Révolution française en quatre vocables : « rancune, ignorance, fatuité, bêtise ») . Mais n'espérez pas voir ici ces grands sujets traités. L'escouade d'« essayistes », de « dramaturges », d'« historiens » et de « philosophes » que ce livre rassemble s'emploie, non à comprendre, mais à juger le passé national ; et pour l'avenir, à formuler des vaeux : d'abord, que « le XXIe siècle finissant voie un retour en force de la foi chrétienne » ; puis que surgisse enfin le principe salvateur capable de garantir l'unité du pays. Et « pourquoi ne serait-ce pas un roi ? ». L'ouvrage s'achève sur ce frémissant espoir.

Le coordonnateur négligent de ce livre bâclé, jargonneur de surcroît (on n'hésite pas, ici, à définir la Révolution comme « un prisme qui s'autorèfracte »), a senti le besoin de l'orner de quelques grandes signatures. Jean Tulard et Emmanuel Le Roy Ladurie se sont donc exécutés, sans grand entrain m'a-t-il semblé. Sur Napoléon et la Révolution, pour le premier, sur le climat, pour le second, ils ont rendu des copies honorables, mais hors sujet, pierres incertaines apportées à l'édifice. Certes, Emmanuel Le Roy Ladurie nous apprend qu'il a fait un temps de cochon pendant l'année 1788, coups de chaleur d'un printemps torride, grêle et pluies d'un été pourri. La Révolution pourtant, il le reconnaît de bonne grâce, a éclaté pour des raisons complexes, « qui n'ont rien à voir avec notre présent exposé ». Une conclusion que pourraient reprendre à leur compte presque tous les contributeurs fatigués d'un livre grisâtre."
55 commentaires23 sur 63 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 avril 2008
Je cite ici intégralement l'avis de la revue L'Histoire (avril 2008, page 80)...

« Brocante révolutionnaire

D'un tel livre on pouvait attendre qu'il s'attache à éclairer le grand problème de la Révolution française, formulé en termes indépassables par Edgar Quinet : "D'un côté, un idéal suprême de félicité, un âge d'or écrit sur le seuil ; de l'autre, pour le mettre en pratique, une implacable Némesis." Mais on ne trouvera rien de tel dans la brocante que voici : nulle introduction pour annoncer le propos, nulle postface pour récapituler les acquis (du reste fort incertains si on excepte un article intéressant sur le droit révolutionnaire, signé Xavier Martin).

Le lecteur pourtant n'est pas long à comprendre l'intention qui a présidé à ce rassemblement hâtif. Il s'agissait de convoquer les massacres de prêtres, les colonnes infernales et la guillotine pour illustrer la célèbre sentence de Joseph de Maistre : "Tout est miraculeusement mauvais dans la Révolution française." Mieux adapté encore à nos temps de repentance, il fallait montrer la Révolution comme le ventre fécond dont sont sortis les totalitarismes du dernier siècle. L'anachronisme règne sans vergogne sur les pages d'un livre où l'on rencontre Saint-Just en jeune fasciste, Clermont-Tonnerre en pourvoyeur des camps et l'abbé Grégoire déguisé en Khrouchtchev.

Cette extravagante construction a mobilisé deux ou trois bons historiens, prudemment retranchés derrière des contributions sans rapport direct avec la noirceur escomptée. Ce sont les sans-grade qui se sont chargés du cœur de la démonstration. Ils s'ingénient à présenter leur entreprise comme n'ayant jamais eu d'exemple : à les en croire, la Révolution française a échappé jusqu'à ce jour, avec la complicité d'historiens complaisants, à tout examen critique ; une proposition pourtant démentie par un livre qui fait défiler, de Joseph de Maistre jusqu'à Bloy, l'escouade des temoins à charge.

Surtout, les auteurs s'attachent à montrer dans l'esprit de la Révolution "un spectre grimaçant qui tente chaque jour davantage d'entraîner l'humanité captive dans les ténèbres et dans la mort." C'est assez dire comme ce livre noir est cousu de fil blanc. »
55 commentaires54 sur 160 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 mars 2008
Lorsqu'on se sert de la vague "Livre Noir" - dont le succès financier n'est pas une surprise - pour remettre au goût du jour un ersatz de pensée Furetienne qui lui ferait honte, on obtient "Le Livre Noir de la Révolution Française". Si vous y ajoutez un soupçon d'historiens dont les noms ne sont pas inconnus (Chaunu, Tulard, Le Roy-Ladurie), vous êtes sûrs de trouver du public. Mais nous ne sommes plus en 1989. Les enjeux ont perdu de leur saveur, c'est un plat réchauffé que l'on nous sert, sans grande envergure. On tente de cacher le mauvais goût par un nombre de contributeurs important, comme si l'on saturait un plat de sel, de poivre, de cury... Bref... On appelle ça un coup dans l'eau.

Quant à se laisser aller aux amalgames, allons y. Si l'on doit donner à Mathiez l'étiquette du Parti Communiste, comment ne pas donner à ce livre l'étiquette de l'Extrême Droite ? Mathiez, doit-on le rappeler, a intégré le PC après la Première Guerre Mondiale. Il l'a quitté au début des années 20, avec une critique de plus en plus virulente par rapport à l'Union Soviétique, sa version de l'Histoire, sa politique. Comment oublier qu'il était "l'historien à abattre" au début des années 30 en URSS ? Alors oui, amalgamons, puisque nous sommes dans ce jeu, et faisons de Mathiez ce joli petit danseur rouge. Doit-on ajouter que depuis Soboul, mort en 1982, d'autres historiens ont pris la suite, et Vovelle a déjà montré des réserves quant à la doctrine "Marxiste" (comme on aime l'appeler chez nous) de la Révolution Française. Non, ce livre noir n'apporte rien de nouveau à l'horizon mon capitaine.
33 commentaires40 sur 122 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 octobre 2008
De livre noir en livre boir, la réécriture de l'histoire avance à grands pas. En attendant un prochain "livre noir de la résistance", on verse ici des larmes non pas sur Laval et Doriot, patientons encore, mais sur Louis XVI et Danton. Catholiques traditionnalistes et communistes repentis se donnent ici la main pour tenter de salir une mémoire nationale qui cadre trop mal avec la pensée unique à la mode. Ce snt les néo-thermidoriens. Ils ne sont même pas fichus d'analyser correctement le phénomène de la chouannerie! Quelques uns semblent tout de même un peu gênés aux entounures devant le rôle qu'on leur fait jouer, et s'enfouisset la tête dans leurs statistiques, laissant à d'autres le role du procureur. Il faudra m'expliquer comment un historien digne de ce nom peut ccepter de se laisser enrégimenter à cepoint. Mais peut-être y avait-iil une carotte au bout?
22 commentaires28 sur 91 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 octobre 2008
Pitoyable autant que ridicule!
Il ne suffit pas d'adjoindre le nom prestigieux de Leroy-Ladurie pour cautionner la désinformation royaliste.
Il n'y a jamais eu de génocide pendant la Révolution française, ni en Vendée ni ailleurs.
Si le despote Bonaparte s'est imposé à la faveur de l'instabilité révolutionnaire, il s'est inspiré de la monarchie absolue et du césarisme romain, en aucun cas du citoyen Robespierre, lequel a eu le comportement diamétralement inverse: il s'est sacrifié pour éviter la dictature. D'ailleurs, le Comité de Salut public ne cherchait-il pas à assurer une stabilité transitoire? Qui l'en a empêché? Ceux-là même qui se sont ralliés à l'Empire. Dont beaucoup se rallieront à Louis XVIII. Bref une certaine bourgeoisie capable de chercher sa pérennité jusque dans les bras de Pétain et qui se délectera aujourd'hui à lire ce livre.
Ou bien alors, ne nous gênons plus et révisons l'histoire: la croisade albigeoise fut un génocide. La République de Weimar généra le nazisme. Et ainsi de suite! Mais cherchons dans le tsarisme la responsabilité de la Révolution bolchévique, non dans le modèle français si critiqué par Marx!
Quant aux atrocités de la Révolution française, elles sont proportionnelles à celles des siècles de tyrannie monarchiste. Quelle différence entre la Bastille et la Conciergerie?
Non, l'atrocité n'est pas née avec la Révolution française!
Un pavé de plus dans la mare pour faire prendre aux gogos les vessies pour des lanternes.
On comprend que les partisans de ce bouquin tapageur et grotesque en soient réduits à supplier qu'on le lise... quand même!
22 commentaires24 sur 93 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 mai 2009
...La preuve, on continue à la combattre.
Un petit coup de Michelet ? (dernier paragraphe de son "histoire" :
"Peu de jours après thermidor, un homme, qui vit encore (son père), et qui avait alors dix ans, fut mené par ses parents au théâtre, et à la sortie admira la longue file de voitures brillantes qui, pour la première fois, frappaient ses yeux. Des gens en veste, chapeau bas, disaient aux spectateurs sortants : "Faut-il une voiture, MON MAITRE ?"
L'enfant ne comprit pas trop ces termes nouveaux. Il se fit expliquer, et on lui dit seulement qu'il y avait eu un grand changement depuis la mort de Robespierre".

C'est par ces mots que Roger Dupuy, spécialiste peu médiatisé mais indiscuté de la chouannerie et de ce qu'il nomma "les résistances à la révolution, conclut son cours public sur la Révolution, en 1989, à l'université de Rennes 2.

Aujourd'hui, remplacer "voitures brillantes" par "Porsche Cayenne", "jet privé", ou encore "yacht d'un pote milliardaire"
22 commentaires12 sur 52 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 mars 2008
Relecture partisane de la Révolution française, intégriste et réactionnaire. Tout cela est du délire, faire le lien entre Révolution et fascisme, antisémitisme relève de l'absurde. Comme l'a écrit Jean-Clément Martin,dont les ouvrages sur le sujet sont quand même d'une plus grande rigueur intellectuelle:"il faudrait faire le livre noir des livres noirs".
Pourquoi ne peut-on pas mettre 0?
22 commentaires32 sur 131 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 avril 2008
Derrière des noms d'historiens connus, se cache une entreprise de négation de la révolution française. L'histoire n'est jamais objective, nous le savons depuis le XIX° siècle, mais dans ce livre il y a une volonté de détruire, de nier, les apports de la révolution française: la fin de l'absolutisme, la fin de la société d'ordre, la fin de l'emprise de la religion sur les esprits...
55 commentaires28 sur 122 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 mars 2008
Grotesque du début à la fin. Que Mr Chaunu soit un historien d'envergure, nul ne le conteste ; qu'il ne retienne que les éléments qui vont dans le sens de ses thèses, c'est ce qu'on voit ici. Tous les mythes réac y passent : du soit-disant "génocide" ( bel anachronisme soit dit en passant) vendéen à l'équivalence Condorcet=Staline.
Ces gens-là haïssent la France (la République, la laïcité). Et contrairement à leur victimisme, on n'entende qu'eux sur ce sujet. Alors je rend un hommage respectueux à Robespierre et Saint Just, dont la pureté des principe et l'amour de leur pays ne fait pas de doute.
44 commentaires28 sur 134 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 janvier 2012
Un seul mot : lamentable.
Une seule remarque : nous sommes ici aux antipodes de l'histoire comme discipline scientifique
Qu'on publie et qu'on vende ce genre de torchon prouve, s'il le fallait encore, que la contre-révolution se porte bien, merci pour elle...
22 commentaires7 sur 46 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus