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le 13 janvier 2006
Tout comme le Combat Ordinaire, le retour à la terre est un choc la première fois qu’on s’y frotte. L’histoire est pourtant tout ce qu’il y a de plus anecdotique : un jeune couple de citadins déménage pour s’installer à la campagne et va connaître une intégration pour le moins difficile.
Le dessin est très simple et épuré, mais Larcenet parvient à croquer chaque personnage en quelques coups de crayon bien sentis. Rien de bien transcendant au premier coup d’œil, il peut même paraître fade. Pourtant on est vite happé par le dynamisme de chaque scène et l’expressivité des personnages. Le découpage des planches en séries de cases indépendantes les unes des autres est intéressant car il permet à la fois une lecture sélective et force les auteurs à multiplier les scènes efficaces et les gags courts.
L’humour est présent sur chaque page, dans chaque bulle. Evidemment comme on peut s’y attendre, les stéréotypes des campagnards rudes répondent à ceux des Parisiens stressés et maigrichons. Mais il n’y pas que ça, comme dans le Combat Ordinaire, la tranche des 20-30 ans est extrêmement bien cernée : désabusée, privée de repères et perdue dans un monde toujours plus violent, froid et sale, Larcenet parle de manière subtile et compatissante à cette génération-là. La vraie vie est un tome rempli d’épisodes légers mais souvent révélateurs. Réservé à ceux qui veulent voir la jeunesse comme elle est.
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Le retour à la terre est une série en cours en cinq tomes de Manu Larcenet, Jean-Yves Ferri et Brigitte Findakly. Elle est éditée chez Dargaud dans la collection Poisson Pilote.

A la fin des années 90, les auteurs prometteurs tels qu’issus de Fluide Glacial ou de l’Association sont approchés par les grands éditeurs. Dargaud lance la collection Poisson Pilote, qui porte ainsi bien son nom, puisque commencé au tout début de l’an 2000, elle ne propose que des auteurs de cette génération.

Manu Larcenet fait partie de la bande de Fluide Glacial, à l’époque entièrement en noir et blanc pour les pages intérieures, avec d’autres auteurs désormais de renom tels que Blutch ou Etienne Lecroart.

Dans sa série Blotch, Blutch transpose le journal à la belle époque et met en scène des alter-ego de ses collègues. Larcenet devient ainsi Larssinet, Gaudelette devient Gouttelette, et le journal se transforme en recueil de dessins humoristiques avec un simple récitatif, version Almanach Vermot.

Larcenet a toujours dessiné et écrit selon ses deux visages : l’un est enjoué, drôle, caustique, fan de punk et d’absurde, comme dans Bill Baroud. L’autre est angoissé, rempli de doutes et de troubles psychosomatiques ou réels. Dans sa collection On verra bien éditée aux Rêveurs de runes, il publie des histoires personnelles et très sombres sur son service militaire ou son statut d’auteur. Quittant la vie de banlieue qui sied à sa culture de la rue pour la campagne, cherchant sans doute un peu de calme, Larcenet voit son ami Jean-Yves Ferri lui proposer une méta-série mettant en scène son alter-ego Manu Larssinet dans cette nouvelle vie. C’est le Retour à la terre.

En cinq tomes, Manu Larssinet dompte donc le retour à la vie à la campagne, et devient un homme et père accompli. Les titres des tomes ne trompent pas : La vraie vie, Les projets, Le vaste monde, Le déluge, Les révolutions. Chacun apporte son lot de tracas quotidiens, des premiers problèmes de connexion internet aux manques de la vie citadine, de la nature indomptable aux joies du potager.

En choisissant la format en demies-planches, Ferri remet au goût du jour les gags de Gaston, maniant un humour de situation proche des sitcoms américaines, où un seul regard peut faire office de blague. Il garde également un scénario en filigrane, où chaque album trouve une conclusion et se concentre sur quelques péripéties déclinées sur plusieurs gags : l’abattage de châtaigner, le dessin pour l’affiche de la fête du cochon, la convention de bd, le week-end du frère citadin…

Cela génère une galerie de personnages touchants et tous attachants, du maire magouilleur à la vieille ancienne résistante, des potes punks aux autochtones rustres mais accueillants, du chat paumé au chien de berger. Ensemble, ils festoient aux Ravenelles (la ferme des Larssinet), recueillent des ravers pourchassés par la maréchaussée, affrontent Paris et ses éditeurs, jouent de la musique et goûtent aux produits de la terre.

Larcenet dessine tout cela simplement, sans fioritures, mais avec un dynamisme fantastique, une science de l’onomatopée, et donne vie à de vrais personnages avec trois traits universels mais qui une fois associés prennent une toute autre signification.

Ferri écrit sa méta-série en mettant en abyme cette même série, menant à une suite de gags métaphysiques sur le personnage de papier et son modèle réel, tout en gardant un réalisme savoureux. Jamais le lecteur n’est perdu ou ennuyé par ces petites scènes parfois anecdotiques.

Parfois, la demie-planche devient une seule case, et le dessin devient un vrai dessin humoristique à la Sempé, le texte du bas remplacé par le titre du gag en haut à gauche. Les couleurs de Brigitte Findakly sont fonctionnelles mais également rassurantes, jamais agressives ou déplacées, soulignant l’état d’esprit d’une série aussi poétique que drôle.

Partageant les valeurs de l’entraide et du partage, les personnages du Retour à la terre essaient constamment de trouver un équilibre entre la modernité du monde et la nature toujours indomptable. Les solutions qu’ils trouvent sont souvent désarmantes de simplicité et célèbrent toujours l’amour de la vie, des enfants, des bonheurs évidents. Tout comme son illustre modèle, ses relectures n’ennuient jamais et rendent toujours euphoriques et heureux. Elle fournit des blagues à la vie de tous les jours, rendent complices : ma fille me demande régulièrement quand allons-nous aux Ravenelles, alors qu’elle pense en fait à un autre endroit.

Publiée entre 2002 et 2008, la série n’est pas officiellement terminée, mais j’ai personnellement peu d’espoir de voir un tome 6 un jour. Cela n’est pas problématique malgré l’évolution du trait de Larcenet, qui devient plus sec et anguleux avec le temps, cherchant sans cesse la vérité dans le mouvement naturel de ses pinceaux.

Grand succès commercial, la série est pourtant moins reconnue que celles que Larcenet développa seul comme Le combat ordinaire ou Blast. Elle ne mérite pourtant pas d’être ignorée tant ses qualités sont nombreuses et son sujet tellement universel qu’elle n’est pas prête de veillir.

Retrouvez cet article et bien d'autres en version intégrale et en image sur le blog comics-bd-mangas Bruce Lit (brucetringale.com)
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Après avoir beaucoup aimé « le combat ordinaire » et un peu frustrée que la série s'arrête, j'ai décidé de continuer avec « Le retour à la terre ». J'ai donc découvert ce petit couple de trentenaires qui part vivre à la campagne et qui ressemble tout de même à s'y méprendre à celui du « combat ordinaire » justement. J'ai retrouvé avec plaisir le regard ironique mais tendre de Manu Larcenet. Néanmoins, peut-être par ce que le tome se divise en histoires courtes et probablement aussi parce que l'ambition des auteurs y est un peu différente, cela m'a semblé plus léger.

Au final, j'ai passé un agréable moment mais je préfère relire « Le combat ordinaire ».
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le 2 octobre 2005
Une série qui vaut la peine d'être lue. Si vous avez aimé "Le combat ordinaire", vous ne pourrez qu'aimer "retour à la terre", une BD semi-autobiographique avec des personnages re-interprétés avec humour et tendresse : Manu Larssinet vient s'installer à la campagne avec sa petite amie, Mariette, et son chat depressif, Speed, afin d'echapper à la ville... Les dessins, terriblement expressifs, servent parfaitement l'histoire et ses protagonnistes (mention spéciale pour la Mortemont). Larcenet a encore gagné un bon point, bravo à lui !
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Donc voilà! tout est moche: la campagne, les paysans, les ruraux dans leur ensemble et que le monde est dur pour les petits bobos perdus dans une nature hostile et indomptable. c'est vrai que c'est moche de réunir autant de clichés par pages. Ce qui me frappe le plus c'est à la fois la pauvreté de la palette psychologique des personnages, leur nombrilisme crasse et surtout le niveau de langage d'une pauvreté "réelle" celle là, absolue, Il devient difficile dès lors de pouvoir prétendre à toute forme de communication avec quelque altérité que ce soit, végétale ou surtout humaine. On me signale que c'est là, le but du livre! alors c'est parfaitement réussi.
Pour ceux qui veulent étudier au plus près le décalage entre la nature et la culture, vu d'un point de vue esthétique et littéraire intéressant, je conseille d'aller voir chez le Huysmans d'a rebours et surtout "le jardin des supplices" d'octave Mirbeau.
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le 24 décembre 2014
Je m'attendais à découvrir une véritable expérience de transition ville/campagne au lieu de ça, cet ouvrage sur le modèle de petites scènettes plus ou moins chronologiques manque de profondeur mais pas de clichés !
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le 30 novembre 2002
La campagne c'est pas rose...
Les auteurs (et acteurs) de ces saynètes néorurales ont visé juste. Rêves citadins qui partent en vrille les premiers cartons à peine déballés. Stéréotypes qui s’échouent sur les réunions des conseils municipaux.
Retour à la terre, donc : Dur, dur l’atterrissage ! Trop d’oxygène, trop d'espace, trop de vie ! L'homo technicus est en péril. Le monde est hostile … Le végétal reprend ses droits. Il ne reste plus du « digital », qu’un fleur très toxique : la digitale pourpre, aux pigments trop chatoyants pour les rétines usées aux écrans du virtuel. Aux fenêtres des « Ravenelles », les autochtones tendent leurs goules curieuses et surtout effrayantes : visages liftés par le labour de la terre. La forêt redevient labyrinthe, monstre de sauvagerie antique.
Il faudra vaincre les cyclopes des champs, résister aux chants d’une sirène aux petits pains, montrer qu’on est un homme dans la froidure hostile de l’hiver. Finalement, comme "Speed", leur chat, Manu et Mariette sauront retrouver les voies de la vie terrestre. Une odyssée assez jouissive, et bien de chez nous.
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le 29 novembre 2013
Très bonne BD signée une nouvelle fois Larcenet, qui raconte l'histoire d'un couple (lui-même apparement) qui décide d'aller s'installer à la campagne...

S'en suit toute l'installation, le début de la vie à deux, le nouveau voisinage... et tout ça raconté avec de l'humour et de la tendresse en comic Strip.

Allez-y vous ne le regretterez pas !
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le 7 avril 2008
Les qualificatifs ne manquent pas pour faire l'éloge de cette BD: authentique, juste, toute en finesse, pleine d'humanité... Une BD de bon goût pleine d'humour et de psychologie. Une BD où l'on peut acheter du vrai pain, dans une boulangerie avec des vrais gens, et où la boulangère tend ses miches en souriant! :)
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le 20 mai 2006
Le retour à la Terre semble être une ébauche du Combat Ordinaire. On y retrouve toute la tendresse et la délicatesse de Larcenet. Quelques traits et c'est une case sans bulle qui exprime le plus profond de l'être. C'est magique. Le format en strips est plus déconcertant.
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