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Mon mari a acheté cette BD à la gare et je l'ai entendu rire en tournant les pages pendant tout le trajet. Il espère bien qu'un tome 2 est en préparation. Voilà qui a naturellement éveillé ma curiosité.

Ni passionnée ni indifférente aux coulisses de la politique, j'ai bien aimé être comme une petite souris dans les couloirs du cabinet ministériel des Affaires étrangères. A une époque où les « éléments de langage » sont devenus la dernière expression à la mode pour parler de politique, je me suis intéressée à l'expérience d'Arthur Vlaminck. Je n'étais pas très attirée par le dessin de Christophe Blain que je trouve un peu sec. Pourtant je dois avouer qu'il croque à merveille l'allure, la gestuelle et la fougue de Villepin. Quant au texte, je n'ai pas été surprise d'apprendre plus tard qu'Abel Lanzac avait été conseiller. Les détails, les termes employés et les échanges donnent indéniablement le sentiment d'un vécu authentique.

Il est vrai que l'histoire se concentre plus sur l'élaboration des discours que sur la véritable action du ministère et que cela pourra laisser une impression de vide. Personnellement, j'ai interprété cela comme le parti pris de parler du fonctionnement du cabinet plutôt que de sa fonction. Il m'a semblé que montrer l'air brassé plutôt que l'efficacité avait aussi un sens. Ce qui est intéressant enfin, c'est qu'aucun jugement définitif n'est asséné. On se moque mais on admire aussi. On ne sait pas très bien en fermant la BD si Villepin est un des derniers gardiens de l'esprit chevaleresque ou un rhétoricien oiseux. Au citoyen lecteur d'en juger sans doute...
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Comme tout le monde le sait, ce Quai d'Orsay est issu des talents conjugués d'un conseiller ministériel et du génial Christophe Blain (Donjon potron-minet, Isaac le pirate, Gus...) et dépeint le quotidien du cabinet de Dominique Galouzeau de Villepin, ministre des affaires étrangères (2002-2005).
L'album est un régal, tous les commentateurs précédents l'ont à juste titre souligné. Le trait de Blain est particulièrement adapté à la furia villepiniste et le choix de faire rapporter cet épisode diplomatique par un candide non issu du sérail (notre conseiller est un universitaire et non un conseiller des affaires étrangères) permet aux non initiés de découvrir le curieux monde si méconnu des cabinets ministériels. Pour bien le connaître, je regrette que les personnages (souvent détestables) qui forment le quartet chef de cabinet / conseiller communication / conseiller presse / conseiller parlementaire soient passés sous silence ou qu'il ne soit jamais question de finances (sujet permanent de tous les ministères) : il n'est ici question que de grande politique mais ce sera peut-être pour le prochain épisode. En revanche, les rivalités entre jeunes conseillers techniques et directeurs d'administration centrale blanchis sous le harnais ou le rôle essentiel (démentiel, même) du directeur de cabinet sont admirablement suggérés.
Evidemment, c'est le personnage principal qui donne tout son talent à l'ouvrage. Est-il fou ou est-il génial ? L'album reste délicieusement ambigu sur ce point. Mais la verve villepiniste donne en tout cas l'occasion de merveilleux morceaux de bravoure (NB : dans le même esprit, le critique littéraire du Nouvel observateur Didier Jacob avait autrefois fait un billet encore plus mémorable sur son blog : allez le lire).
On espère une sortie rapide du 2è épisode.
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le 18 mai 2010
Le personnage de Villepin vu par Blain a un charisme et un mouvement extraordinaires.
Il y a de quoi être décoiffé en suivant les grands allers-retours, les coups de poing du héros, ses entrées en coup de vent, les VLAN des dossiers posés sur la table!
On goûte aux grandeurs et décadences des hommes politiques; on s'attache à eux pendant une page, on les méprise la page d'après. Il en ressort un portrait complexe et passionnant.
Reste à espérer qu'un second tome verra bien le jour.
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Cette bédé fut pour moi l'occasion de découvrir le talent de Christophe Blain, dont je trouve que le style minimaliste est utilisé ici à très bon escient. S'il a une façon bien à lui de représenter les gestes et les démarches, on sent qu'il s'est particulièrement délecté en croquant ce Taillard « de Villepin » de Vorms, avec ses grands gestes tournoyants et ses immenses mains hyper expressives, où sont contenues toute la démesure et l'impétuosité du personnage. Quant à son visage, profilé comme une fusée et surmonté d'un corps imposant qui évoque parfois une sorte de prince des ténèbres, c'est du grand art en matière de caricature : malgré un minimum de détails, on le reconnaît tout de suite le Galouzeau ! La mise en couleurs est sobre et élégante. Le format consiste en une suite de petites saynètes bénéficiant tout de même d'un certain ordre chronologique, où évolue une galerie de personnages de façon très réaliste. Et pour cause... la bédé est inspirée de l'expérience de Lanzac au Quai d'Orsay. Quant aux dialogues, ils sont truculents et inspirés, et les situations sont souvent très drôles, avec de nombreux recours métaphoriques bien sentis (Le Minotaure, Star Wars et le côté obscur...). Il faut dire que le personnage du ministre y est pour beaucoup !

Pour le reste, cette plongée dans les coulisses de la diplomatie est aussi passionnante que jubilatoire, on apprend beaucoup et on a vraiment l'impression que, même si cela reste de la caricature, les situations décrites se sont vraiment produites. Une belle réussite, entre récit autobiographique et documentaire, qui confirme que la BD politique a trouvé sa place, dans le sillage de « la Face karchée de Sarkozy »...
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Je me suis bien laissé prendre par cette BD qui m'a été offerte.
Dès la couverture, il m'a semblé reconnaître l'allure d'un certain Dominique de Villepin.
Et, à la lecture, il apparaît que ce personnage représente bien un ministre des Affaires étrangères, qui s'apprête à effectuer un grand discours devant l'ONU.

C'est justement à l'occasion de ce discours que nous suivons le parcours initiatique d'Arthur, un homme apparemment particulièrement doué pour l'écriture, qui est embauché au cabinet du ministre, comme responsable du Langage.
A peine le temps de se réjouir, de trembler un peu à l'idée intimidante d'entrer dans ce monde et de rencontrer le ministre ; tout de suite il faut se mettre au travail.
Et là, les choses ne s'avèrent pas simples...
Entre les changements d'humeur ou d'idées du ministre, les influences multiples des divers conseillers, dont les rivalités sont réelles, les avis des intellectuels, artistes, ou personnages divers qui constituent une vraie cour, vraiment pas facile ! Il va falloir l'écrire et le réécrire, le modifier, le transformer, le malaxer, le chambouler sans arrêt, ce fameux discours. Jusqu'à pas d'heure. Et tout en subissant les railleries, jalousies, entourloupes des uns ou des autres, comme des sautes d'humeur ou caprices du ministre.

La BD vaut surtout pour le style, ce que les dessins expriment, dans les gestes, les rythmes, les postures, les regards, ou encore les expressions et mines déconfites (on plaint en particulier le chef de cabinet, qui doit beaucoup prendre sur lui et payer de sa personne). Et les images évocatrices de ce que ressent notamment le personnage d'Arthur, lorsqu'il se trouve accablé.
Tout ce qui est décrit semble criant de vérité... et souvent inquiétant (en tant qu'administrés).

Quant au personnage du ministre, il est incroyablement proche de la manière dont on peut percevoir Dominique de Villepin, de ce que l'on peut imaginer de lui a priori. C'en est saisissant.
Du grand art, je vous dis.
Au départ, la lecture m'a quelque peu étourdi, ces gens-là menant une vraie vie de fous (un peu à l'instar de ce que l'on vit déjà dans le film Le diable s'habille en Prada). Mais dès la deuxième prise en main du volume, j'en ai achevé la lecture d'une seule traite.
C'est donc avec un réel plaisir que je lirai, très vite, le second tome (à supposer qu'il n'y en ait pas un troisième à venir).
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"Quai d'Orsay" présente les travaux des conseillers d'un ministre des Affaires Etrangères aux ressemblances magistralement croquées de Dominique de Villepin alias Alexandre Taillard de Vorms.

Cette BD entraîne le lecteur dans le tourbillon des idées, des prises de position, d'une gestuelle de mythomane. Le discours perd son sens. Tout est folie en apparence et pourtant, perce une intelligence politique saluée par les proches de ce ministre survolté, grandiloquent, épuisant pour son entourage.

Le directeur de cabinet est un modèle d'homme politique, serviteur de l'Etat. Les deux auteurs, Blain et Lanzac sont à l'évidence très bien informés. Le dessin aux disproportions bien calculées donne, avec le texte d'une rare concision, l'impression d'être dans un asile de fous.

Est-ce cela la politique vue de proximité de ceux qui la font ? Bien possible, très crédible, très amusant.
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le 6 juin 2010
Un sujet inhabituel, une vision de la cuisine interne de la politique étrangère, une définition de l'altitude en politique, de la pensée politique, un aperçu de l'égo des leaders politiques, un rythme, un humour distant, des fantasmes, des personnages multiples, une réalité à peine masquée, tout cela passé à la moulinette de la subjectivité modeste et angoissée d'un narrateur épaté et parfois écrasé par les enjeux du Quai d'ORSAY. On attend le tome 2.
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À peine arrivé au Quai d'Orsay, un novice en politique est chargé par le Ministre des Affaires Étrangères d'écrire un discours important.

C'est le film tiré de cette BD qui m'a donné envie de la lire et, sans surprise, elle est encore mieux. On y trouve un humour fin, assez proche de celui de Pétillon, avec, en plus, une mise en scène énergique et des dessins soignés. Le monde qu'elle dépeint ressemble à un asile de fous dont les patients auraient pris le contrôle et où les codes nous seraient étrangers. Grâce à des anecdotes dont on n'imagine pas qu'elles sont inventées, ainsi que de nombreuses allégories, le scénariste nous fait partager la perplexité, les angoisses et les colères de son héros. Même si l'on peut regretter que certains personnages, notamment féminins, soient insuffisamment exploités et que, sur la fin, on ait l'impression de tourner en rond, il s'agit d'un récit qui devrait amuser les gens s'intéressant peu ou prou à la vie politique, sans pour autant avoir une idée précise du quotidien des gouvernants.

Le Ministre, vu par le personnage principal :

« C'est X-Or. Il emmène ses ennemis dans un monde parallèle pour les vaincre. Un monde dans lequel il est le plus fort, là où personne ne comprend ses règles. Tu te pointes devant lui, tu lui parles de budget, par exemple, il te répond : "Ce n'est pas le sujet, le sujet c'est l'avenir du monde : urgence, interdépendance, efficacité, unité". C'est l'arme de l'irréel : il invente trois ou quatre concepts sans trop savoir ce qu'il va dire. Il répète ça partout jusqu'à ce que tout le monde en soit persuadé, sans comprendre exactement ce que ça veut dire. Y compris lui. »
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 15 novembre 2013
Le film est pourtant sorti en salle mais ça n'a pas suffit et il aura fallu qu'un collègue nous prête carrément la BD pour qu'on se décide enfin à ouvrir ces albums ! On a parfois des aprioris tenaces ...
Faut dire que le titre (chroniques diplomatiques ?), le sujet (les coulisses du pouvoir, les couloirs du bureau ?) et le dessin (en apparence brouillon ?) n'étaient guère attirants.
Grave erreur : cette BD se révèle très efficace. Paradoxalement ça accrédite d'autant plus l'idée de ne pas aller voir le film, forcément en-deçà de l'album(1).
Depuis le film, on sait tout de la genèse de ces ouvrages : Antonin Baudry fut l'un des conseillers de Dominique de Villepin. Il rencontrera Christophe Blain et signera avec lui (sous le pseudo de Abel Lanzac) la fameuse BD, qui depuis a été transposée au cinoche.
Les deux albums racontent la vie quotidienne de l'équipe du Quai d'Orsay et se terminent sur le fameux discours à l'ONU contre la guerre en Irak (le Lousdem dans la BD !).
S'il n'y avait que cela, on serait restés sur nos aprioris tenaces : y'aurait pas de quoi s'enthousiasmer pour les couloirs du bureau et les coulisses du pouvoir.
Mais ?
Mais dès les premières cases on est happés par cette histoire vive, intelligente et amusante, idéalement mise en images et qu'on feuillette à vive allure. Parce qu'ici le fond et la forme sont en totale harmonie pour rendre compte de l'agitation brouillonne, fébrile, désordonnée, ... de l'équipe diplomatique toujours en crise. Sous la conduite du big boss(2) c'est l'effervescence, ça déborde d'énergie et ça file à cent à l'heure. Car c'est "ça" le sujet de la BD : c'est pas la diplomatie (on y apprend assez peu de choses sur ce chapitre), ni même le pouvoir, non, c'est la personnalité de ces grands patrons, parfois caractériels et insupportables, toujours imprévisibles et ingérables, qui survolent tout et son contraire, superficiellement, surfant et rebondissant sur les idées des autres, passant de l'une à l'autre avec l'agilité d'acrobates de haut vol. Des dirigeants imbus de leur personne et de leur pouvoir, bouffis d'arrogance, gonflés de suffisance. Mais gonflés à bloc et frôlant le génie. Parfois.
Derrière eux, il faut que l'intendance suive, bon gré mal gré ...

[...] Il lance la boule, il dit un truc, c'est n'importe quoi en apparence, mais quand tu comptes les points, c'est complètement dingue. Sa boule est toujours à 1 cm du cochonnet de la vérité. […] Mais par contre, qu'est-ce qu'il est chiant ! C'est X-or ce mec. Tu ne peux pas discuter avec lui. Il est constamment dans une dimension parallèle.

Alors des fois (assez rarement il est vrai) y'a des idées qui marchent ...
Ah, je vous l'avais bien dit mon petit Arthur, vous voyez bien que j'avais raison ...
Et des fois (plus souvent sans doute), ça fait flop.
Pfff, encore une de vos idées à la con mon petit Arthur, faut vous reprendre hein ?
La BD a le mérite de décrire cela avec suffisamment d'ambigüité pour éviter au lecteur de prendre position sur Villepin (un cas d'espèce dont on se fout un peu aujourd'hui alors que la portée de cette histoire reste générale). Est-il Don Quichotte ou n'est-il qu'un moulin à vent ? Un peu des deux sans aucun doute car la BD est plus subtile que cela et le portrait moins caricatural qu'il n'y parait : ces grands patrons sont aussi là pour foncer en avant et tirer derrière eux la kyrielle de l'intendance qui mettra en œuvre les idées qui n'ont pas fait flop. C'est comme au bureau : qui dans sa carrière, n'a pas connu un dirigeant qui ressemble comme une goutte d'eau à celui-ci, qui traverse littéralement les bureaux ou cases de la BD tel un cyclone, parfois dévastateur pour le patient travail quotidien ?
Les portraits brossés dans ces albums sont criants de vérité (étranges dessins qui pourraient paraître mal finis mais qui, mordants et vifs comme le texte, excellent à faire ressortir une expression) et ne tombent jamais du côté convenu de la caricature trop facile.
On n'a pas vu le film, on l'avoue, juste la bande annonce qui, ni avant et encore moins après la lecture, ne nous a donné envie d'aller voir Lhermitte au cinoche : alors faites comme nous, ne manquez pas la BD, primée à Angoulême l'an passé !

(1) - un film qui au vu de la seule bande annonce, semble très fidèle au texte, mot à mot
(2) - De Villepin a été judicieusement banalisé, reconnaissable mais sans plus
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La réussite de cette BD est totale. Le vie d'un cabinet ministériel est croquée dans ses ridicules, et tout est vrai dans le scénario d'Abel Lanzac. La caricature du ministre est parfaite : mirobolant, comme la suite l'a démontré sur le théâtre politique. Le dessin de Christophe Blain porte à merveille le mouvement et les courants d'air qui agitent chaque planche dans le sillage du héros, parfaitement à son aise dans cette sorte d'apparat des bâtiments ministériels. On s'attache même au personnage de directeur de cabinet, qui tient le cap dans la tourmente. C'est dire si tout cela est agencé avec talent. On se régale déjà à l'idée d'un deuxième tome...
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