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100 PREMIERS RÉVISEURSle 12 octobre 2012
Manu Larcenet a du passer par la case "auteur sérieux" pour que son talent soit reconnu à sa juste valeur et ce troisième volume confirme tout le bien et au delà, de cette œuvre totalement à part et d'une inventivité rare.

Son personnage nous inspire à la fois dégout et pitié et parvient même à nous émouvoir. Les passages où Polzà evoque son enfance par exemple, sont vraiment formidables. Dans ce troisième volume il doit faire face à la cruauté et à la folie des hommes, différente de celle qui le hante. Le fameux Blast. Ce qui rend sa vie exaltante, mais le tue. Comme il le dit "J'aurais du devenir fou bien plus tôt".

A la fin de ce troisième tome, tout comme les policiers qui l'interrogent, on se demande encore qui est vraiment Polza.

Côté dessin, le traitement noir et blanc avec quelques explosions de couleurs est encore magnifique et de grandes cases le mettent souvent en valeur.
Il faut aussi souligner les qualités du texte de Larcenet. Noir, dur, poétique...et souvent drôle. Oui, drôle. Comme les réponses d'un Polza moqueur au médecin qui le soumet au test de Rorschach en espérant sonder ses ténèbres : "une licorne qui chevauche un arc en ciel" ou "ma mère dans un champ de marguerites"...

C'est une BD qu'il faut savourer, sur laquelle il ne faut pas hésiter à passer un peu de temps. Tout ça nous change de ces trop nombreux produits formatés aux scenarii copiés-collés et aux dessins souvent le fruit d'une utilisation hasardeuse de l'informatique.

Pour moi, Larcenet réussit là une œuvre majeure.

NB. Pour ceux qui ne verraient que la 4ème de couverture : le dessin ne représente pas David Crosby !
NB.2. 3 beaux livres de 200 pages d'un papier de qualité sous une couverture épaisse... Ça commence à ressembler à un beau cadeau de Noël, non ?
88 commentaires|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 décembre 2012
Troisième volet de Blast et troisième plongée radicale dans l’univers à la fois cauchemardesque et fascinant de Manu Larcenet.

Toujours cuisiné par les flics à propos du meurtre de Carole, Polza continue de raconter ses errances solitaires, et on traverse une fois de plus une série d’aventures toutes plus violentes, sordides, éthyliques et naturalistes qui nous remuent de l’intérieur en nous immergeant dans les profondeurs les plus obscures de la misère humaine, de la folie et du désespoir.

Agressions, viol, bagarres, insultes, maladies mentales, mutilations, haine, suicide, meurtre, le tableau est peint en noir et les touches de couleurs sont celles du sang, des cauchemars et des visages déformés par la douleur.

Le récit serait épouvantable, insupportable, s’il n’était ponctué d’éclairs lumineux qui percent les ténèbres environnantes, ici un chant d’oiseau, là les odeurs de la nature qui changent avant l’orage, là encore, la sensation sur la peau du souffle léger du vent qui accompagne les fins d’après-midi automnales.

Ces moments contemplatifs, ces “évasions” de Polza, ces échappées dans son monde intérieur, sont autant d’instant de paix dont nous profitons aussi avant de retourner dans l’enfer de la non-vie de ce vagabond obèse et érudit, ivrogne à la fois touchant, écoeurant, terrifiant et émouvant.

Larcenet croque les tourments de l’âme humaine avec une précision et un talent fous. Chaque case de Blast est un chef d’oeuvre, à la fois épuré et riche en détails, mêlant impressionnisme, surréalisme et expressionnisme pour obtenir un style inédit, jamais vu ailleurs, dont le résultat est aussi magnifique qu’oppressant, dérangeant, troublant. Particulièrement la façon dont il dessine le père absent, sorte de vautour au corps humain décharné, image de menace et d’autorité, de danger et de perversion.

Et sa plongée dans l’univers de l’hôpital psychiatrique, véritable cauchemar éveillé, peuplé de morts-vivants abandonnés par une société qui cache soigneusement la folie, est un moment aussi visuellement incroyable qu’émotionnellement éprouvant.

Ponctué de dialogues et/ou de monologues extrêmement bien écrits, intelligents, soignés et d’une intensité rare, ce troisième tome de Blast confirme le génie de Larcenet pour nous entraîner dans ses visions torturées et sauvages d’un monde à la dérive et en dit plus sur la vie des marginaux, des laissés pour compte, que bon nombre de reportages réalisés sur le sujet. Et si l’avancée dans l’enquête est réduite aux toutes dernières pages, ce n’est pas bien grave, la trame policière étant un lointain fil rouge qui se révèle et se dévoile avec lenteur et parcimonie, le principal étant de découvrir l’impressionnant Polza et son rapport au monde.

Vite, la suite.
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le 11 octobre 2012
Maître Manu,
Une oeuvre encore majeure que vous nous livrez là, toujours plus sombre, toujours plus introspective, une fois encore vous nous renvoyez vers nos personnalités multiples au fil des rencontres de Polzka, quel talent !
Ces trois premiers tomes sont des merveilles dramatiques et illustrent que la BD prétend à pouvoir entrer dans le sacro-saint monde de la littérature. Ici, l'image devient l'arme de l'écrivain, elle ne soutient plus les mots mais en prend le relais...
Attention, BLAST est un souffle puissant, renversant et la plupart du temps même brûlant.
Mr. Larcenet seriez-vous en mesure de nous pétrifier littéralement par le quatrième opus de Blast à l'instar des habitants de Pompéi qui le furent par celui du Vésuve ?
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le 21 janvier 2013
Manu Larcenet est un atout majeur de la nouvelle génération d’auteurs de BD français, au même titre que Joann Sfar et Christophe Blain. Tous trois ont une manière unique de raconter des histoires, tout en innovant sans cesse sur le plan graphique. Tous trois ont aussi pour habitude de sortir totalement des sentiers battus et des formats habituels. Avec pour résultat la production d’OVNI ensorcelants et captivants, tels que ce « Blast » par exemple. Ayant démarré dans la BD chez « Fluide Glacial » au milieu des années 90, Manu Larcenet ne cesse depuis lors de monter de puissance. Il nous a amusés avec « Le retour à la terre » (avec Jean-Yves Ferri au scénario), une chronique hilarante sur un dessinateur citadin qui s’installe à la campagne. Il nous a émus avec « Le combat ordinaire », un roman graphique formidable sur un photographe en quête de sens. Avec « Blast », il nous met carrément un coup de poing graphique et narratif dans la figure, en signant une oeuvre âpre et violente où s’entremêlent autodestruction, violence et schizophrénie, mais aussi retour à la nature et quête d’identité… Tout un programme! Démarrée avec « Grasse carcasse » en 2009 puis « L’apocalypse selon Saint-Jacky » deux ans plus tard, cette série glauque et hors-normes se poursuit avec « La tête la première », paru il y a quelques semaines. Elle devrait se terminer dans les mois à venir, avec la parution du quatrième et dernier album de la série. Initialement, Larcenet était parti sur une histoire en 5 tomes, mais finalement il a préféré limiter « Blast » à quatre épisodes, comme il l’a expliqué en avril 2011 dans « La Libre ». Ce qui fera tout de même quelque 800 pages au total! « C’est très très dur, et c’est en partie pour ça que ça se fera en quatre tomes et pas en cinq », explique-t-il. « Je deviens insupportable envers mes proches, parce que pour que le personnage de Polza soit crédible, il faut que je le joue ». Polza Mancini, c’est le personnage central de « Blast ». A la base, il s’agit d’un écrivain de livres de cuisine ayant poussé l’amour de la nourriture jusqu’à devenir obèse, essentiellement parce qu’il se nourrit avant tout de barres chocolatées et qu’il ingurgite une quantité invraisemblable d’alcool. Mais surtout, Polza est suspecté par la police d’être l’auteur d’une violente agression contre une jeune fille nommée Carole Oudinot. Interrogé par deux policiers qui cherchent à comprendre ce qui a bien pu se passer dans la tête de cet homme fêlé, c’est Polza lui-même qui, (très) progressivement, nous livre les clés de son parcours autodestructeur. Un mélange paradoxal de suicide lent et de renaissance, qui commence le jour de la mort de son père, lorsqu’il fait l’expérience de son premier « Blast » (une sorte de déflagration intérieure qui l’amène à flotter dans les airs et à voir de gigantesques statues de l’île de Pâques…). Suite à cet épisode, il décide de tout quitter pour vivre en solitaire dans les bois, au contact (très dur) de la nature et d’autres marginaux plus ou moins sympathiques. Dans « La tête la première », on fait enfin la connaissance de Carole Oudinot, dont le nom était simplement évoqué dans les deux premiers albums. On y découvre également la suite des pérégrinations de Polza, qui n’arrange pas son cas en s’échappant violemment de l’asile pyschiatrique dans lequel on l’a interné et en se faisant agresser encore plus violemment par deux frères sadiques prénommés Vladimir et Ilitch. Tout comme les deux tomes précédents, ce troisième tome est archi-noir et révèle à nouveau quelques-unes des obsessions de Larcenet (sa relation avec son père, sa fascination pour l’automutilation, sa difficulté à accepter le regard des autres sur son poids…). Tout comme les deux premiers tomes, il est également superbe d’un point de vue graphique, avec à nouveau l’utilisation de dessins d’enfants (ceux de l’auteur) mais aussi de collages qui apportent des touches de couleur au noir et blanc très expressionniste de l’auteur. Un ouvrage dur et dérangeant, mais également sensible et très personnel. Un grand moment de bande dessinée.

Plus de critiques BD sur mon blog "André, Georges, Edgar et les autres" (matvano.wordpress.com).
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le 26 octobre 2012
La qualité est toujours en rendez vous. Des dessins qui comme d'habitude, résument la matière et l'espace en quelque traits. Une force de clarté rarement vu ailleurs. C'est très agréable. On sent que Larcenet se fait plaisir.
Malgré tout, j'ai l'impression de voir une légère baisse de précision par rapport au premier tome.
Comme si Larcenet faisait les choses plus ronde à force de les dessiner.
Mais bon, cela reste encore et encore fantastique. Histoire et dessin sont au sommet.
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le 11 novembre 2012
alors rien a dire la livraison fut rapide et le livre en lui même est un sumun de la bD cette histoire est prenante, mais surtout les dessins sont extraordinaire de simplicité et beauté,indispensable dans votre bibliotheque
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le 23 avril 2013
Fan inconditionnel de Larcenet, j'ai apprécié son côté solaire dans "Retour à la terre", son ironie tranquille dans "Le sens de la vis" et j'ai été séduite par le côté plus sombre dans "Le combat ordinaire" ou le terrible "Presque" (dans lequel il transcrit son expérience du service militaire). Et là, je suis littéralement bluffée par "Blast", que ce soit par le graphisme ou par le texte. C'est du grand, du très grand Larcenet. "Blast", c'est l'histoire d'un homme qui décide de partir (à la dérive ou pas, selon le point de vue adopté) et qui est rattrapé (par la société, par l'hôpital psychiatrique, par la police). Le "Blast", "l'onde de choc" tient bien sur les trois premiers tomes tous aussi puissants les uns que les autres. A quand le dernier tome?
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le 15 juillet 2014
Je me permets de préciser ici pour quelques commentateurs-lecteurs que ce troisième tome est sans aucun doute marqué par une série de planches que son auteur aurait aimée mille fois s' épargner . De la page 21 à 32 , il s' agit en fait d' un quasi récit descriptif qui ce rattache à la douleur de la perte d'un être cher , Yvan Boul dont une très belle peinture de paysage est reproduite que l' on retrouvera aussi dans le dernier tome comme un leitmotiv. Tout comme les planches des pages 171 à 174 du second tome sont consacrées au souvenir des concerts de Mano Solo . Deux êtres chers à l' auteur comme l' indique l' inscription discrète en fin du tome 2 .
Elle peuvent paraitre rajoutées à certains et créer une certaine longueur dans le récit mais je ne le trouve pas personnellement .Elles s' y inscrivent , de mon point de vue , comme une intrusion du monde réel dans le récit imaginé avec beaucoup de subtilité et doigté . Je suppose d' ailleurs qu' il en va de même d' autres passages où je ne peux pas déchiffrer aussi bien ce qui s' y révèle et cache en même temps . A ceux qui ne l' aurait pas compris , c' est bien là l' indication de l' engagement trés personnel de E . Larcenet dans son oeuvre et cela est d' autant plus touchant qu' il montre ainsi vouloir se tourner vers ses contemporains avec sincérité et empathie . Ne l' en décourageons pas par des commentaires à la critique erronée et sachons plutôt faire f' effort d' aller à sa rencontre et de l' aider si l' on peut par nos lectures attentives et attentionnées puisqu' il nous offre de partager ses sentiments .
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 1 novembre 2013
Il faut vraiment avoir le cœur bien accroché pour suivre cette odyssée âpre et mystique, où le sordide est à la hauteur du mystère. Dans sa quête obsessionnelle du « Blast », état contemplatif proche du divin, Polza se fait de plus en plus léger malgré sa lourde enveloppe. Cherchant à échapper au monde prétendument rationnel et civilisé qui le croit fou et requiert son internement, il ne sera pas pour autant tranquille une fois à l’extérieur. La communion avec la nature a un prix : l’errance, le froid et la barbarie des parias comme lui…. Entretemps, lors de son séjour en hôpital psychiatrique, Polza aura perdu les bénéfices du Blast et ses visions des moïas, ces immenses statues de l’île de Pâques, se seront estompées, mais comme si cela était inscrit dans le cours de sa vie, elles vont se rappeler à sa mémoire d’une façon plus tangible… Fruit du hasard ou message divin ?

A l’image du récit, le dessin dégage de la puissance, laissant supposer que le chaos peut tout submerger à tout moment. Autant minimaliste que suggestif, il s’autorise des envolées vers un abstrait aux couleurs de la folie évoquant l’imminence du fameux Blast. Mais où veut-il donc nous emmener ce sacré Larcenet ? Car on l’aura compris, c’est plus d’un tome dont il avait besoin pour poser son récit, à la fois lent et immersif, où les pages se contemplent plus qu’elles ne se lisent, mais où le texte, d’une qualité littéraire évidente, n’en est pas moins soigné. Au départ rebuté par ce héros au corps monstrueux, vaguement inquiétant, dont on ne sait s’il est lucide ou fou (quoique lucidité et folie ne sont jamais si éloignées), on finit par s’y attacher. Comme lui, on finit par ressentir les souffrances qu’il traverse, lui, cet être intrinsèquement pacifique qui ne demande rien à personne, élevé par un père à la fois protecteur et austère. On finit par comprendre sa rage face à la bêtise et la cruauté du monde, une rage intériorisée mais qu’on devine prête à se déchainer à un moment ou à un autre…
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Déjà fan des deux premiers tomes, je reste séduite par le talent de Manu Larcenet qui pousse l'art graphique et de l'enchaînement .
Blast est très loin de la BD pour enfant. Rien à voir avec Tintin ou Asterix. Nous sommes au coeur d'une histoire très noire, affreuse, crue. Et chaque tome nous en apprend un peu plus mais pas assez pour que nous sachions ce qui a amené ce marginal à se retrouver interroger par deux inspecteurs de police
Si vous êtes patients et que le fait attendre encore deux ans pour connaitre la fin ne vous dérange pas trop, commencez cette série addictive et de qualité. Et sinon .. attendez deux ans avant de commencer la série ... je vous envie car pour moi il est trop tard et il m'arrive de penser à Blast en imaginant la suite. Quelle cruauté ! je le savais que Manu Larcenet était sadique. Comme nous parlons de lui, je vous conseille fortement son blog qui est très régulièrement alimenté
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