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48 internautes sur 51 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
une belle critique des belles âmes,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Broché)
Ils sont rares les auteurs qui savent attaquer avec intelligence et humour notre société. Les socialistes et écolos "festifs" et coupés du réel version Delanoë-mairie de Paris, les groupes de pression féministes et "gays", le soi-disant "art" contemporain, ainsi que leur presse "de déférence et de connivence", porte-parole de leurs "anti-valeurs destructrices", pour reprendre des expressions de l'auteur, en sortent laminés. Il faut espérer que P.Muray ait tort ... mais j'en doute. Il ne fait que mettre en lumière de façon magistrale la version moderne "du pain et des jeux".
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Depuis le temps...,
Par Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Broché)
Depuis le temps que je voulais lire ce livre (5 ans, déjà, qu'il était dans mon panier Amazon et que j'y repensais régulièrement), et depuis le temps que j'envisage de le commenter (commencé fin juin, lu aux trois quarts en juillet, achevé fin octobre), sans en avoir le courage... Prenons donc notre courage à deux mains, une bonne fois pour toutes.Ce livre est difficile à résumer, tant Philippe Muray possède l'art de la formule et dégage d'idées pleines de sens à chaque phrase énoncée. Rien que la préface regorge déjà à elle-seule de multiples idées. Festivus festivus représente le prototype de l'homme typique d'aujourd'hui, donneur de leçons et manipulateur. Il "est passé maître dans l'art d'accommoder les mots qui restent (Il appelle "conservateur" quiconque tente de limiter ses dégâts et "réactionnaire" celui qui l'envoie gentiment se faire foutre). Il parle de "discours idéologiques" pour tout ce qui met des bâtons dans les roues de son idéologie et de "populisme" quand le peuple lui échappe...". Philippe Muray déplore, évoquant d'ailleurs un peu plus loin, à un autre sujet, ceux qu'il appelle non sans humour les "matons de Panurge", "éventuellement déguisés en mutins de Panurge", que les livres d'aujourd'hui ne sont la plupart du temps que la répétition de ce qui se lit dans les journaux et que l'ignorance est "sans précédent dans l'histoire humaine, qui produit ces faces hilares, ces regards inhabités, ces cerveaux en forme de trous noirs, ces propos dévastés d'où tout soupçon de pensée critique s'en est allé, (...)" (Renaud Camus, auteur entre autres de La grande déculturation, ne le renierait certainement pas sur ce point), atteignant les sommets du ridicule. Pour ajouter : "Festivus Festivus a ceci de particulier qu'il ne fait plus aucun, mais vraiment aucun compromis avec le réel. Son sentiment de toute-puissance infantile l'en dispense". Ainsi, "Festivus Festivus peut en même temps vouloir la liberté intégrale et exiger sans cesse de nouvelles lois répressives et de nouveaux carnavals de la repentance. Festivus festivus est un rebelle d'accompagnement (...) mais qui ne rêve que de procès et de restrictions de la liberté d'expression pour tout ce qui lui déplaît (sexisme, homophobie, xénophobie, etc.). et quand, par hasard, il se trouve lui-même accusé (de pédophilie ou d'inondations scélérates), il pousse des cris de putois, oubliant qu'une grande partie de sa vie a été consacrée à jouir de mettre presque tout en accusation au nom de "l'esprit libertaire" des trente dernières années" (sur ce point, Pierre-André Taguieff, auteur entre autres de Les contre-réactionnaires : Le progressisme entre illusion et imposture, ne le renierait pas non plus, tandis qu'Elisabeth Lévy parle, à leur sujet, elle aussi avec l'art de la formule, à la suite de Philippe Muray et ses "élitocrates", de "plouc émissaires". Selon Philippe Muray, "le festivisme apparaît comme la nouvelle névrose collective qui dispense chacun (ainsi que jadis Freud le reprochait à la religion) de se faire une névrose personnelle. C'est aussi la raison pour laquelle les individus sont d'une consistance très spéciale". Pour préciser les choses, notre auteur ajoute que "la génération Festivus festivus, c'est précisément celle sui écrit dans Technikart ou Les Inrockuptibles, ou qui les lit. L'autre génération, celle de l'Homo festivus, ou si vous voulez, celle de 68, qui est aussi la mienne, hélas, court maintenant derrière celle de Festivus festivus". Et d'insister sur l'idée, permanente dans le livre, que l'humanité serait sortie de l'Histoire, que nous nous trouverions APRES l'Histoire, ce à propos de quoi "il ne faut pas se voiler la farce". Ainsi, "la fin de l'Histoire, ce n'est évidemment pas la fin de l'humanité ni des événements, c'est une période de l'histoire humaine qui se caractérise par l'effacement des anciennes déterminations géographiques et temporelles. La réalité est encore là, bien sûr, mais amputée de ses références, de ses origines et de ses finalités, de sa consistance. A partir de ce moment, ce qu'il y a encore de plus réel c'est le présent, l'éternel présent, et cet éternel présent, personne ne l'incarnera jamais mieux que l'enfant. Ce n'est donc pas pour rien que notre époque est infantolâtre (...)". Faisant référence, cette fois, successivement aux grévistes récurrents des services publics puis aux défenseurs de l'art subventionné et autres intermittents du spectacle, il évoque le recul des idées réelles d'intérêt général, de qualité et de réalité. "Tandis que le besoin qui, dans l'un et l'autre cas (besoin de services, besoin d'art), avait fait naître immémorialement ces activités, est oublié ou nié (et, de toute façon, ne peut plus être satisfait), c'est l'autosatisfaction ultime et unique des acteurs eux-mêmes (les "MOI ! MOI ! MOI !" de la manifestation en photo sur la couverture) qui, dans l'un et l'autre cas, est exclusivement recherchée et ouvertement proclamée. Et sans doute serait-il considéré comme ringard ou malfaisant de remarquer que, dans les deux cas toujours, aux yeux des deux populations concernées, qui pourtant de manière générale n'ont que l'alter plein la bouche, l'autre le plus immédiat (l'usager dans un cas, le spectateur dans l'autre) compte littéralement pour du beurre. Les alterophiles sont alterophobes. Cette situation est d'ailleurs sans cesse camouflée, dans un cas comme dans l'autre, par de bruyantes effusions verbales qui ne coûtent rien, des invocations mystiques à la lutte contre les transports lyriques contre la mondialisation et de vastes rassemblements eucharistiques où l'on communie sous les deux espèces (et plus) de l'altermondialisme". Pour compléter et renforcer cette idée, Elisabeth Lévy évoque ces "alter ego", que l'on pourrait caricaturer en disant que "les hommes naissent libres et ego". Et, un peu à la façon de Georges Orwell dans La Ferme des Animaux, Philippe Muray ajoute que "certains sont encore plus ego que d'autres". Voilà qui vous donne un peu la tonalité du livre, dont je vous disais qu'il est difficile à résumer, tant les sujets d'actualité et les propos qui leur sont relatifs sont nombreux au cours de ces sept entretiens entre Philippe Muray et la sympathique et passionnante journaliste auteur notamment des Maîtres censeurs. Mais un ouvrage assez pessimiste (même si l'auteur se défend d'avoir cet état d'esprit) et un peu long avec ses près de 500 pages (d'où mes quatre étoiles). Intéressant toutefois à lire, de nombreuses vérités y étant énoncées, incitant à sortir du conformisme. Même si l'on peut craindre que les ennemis ante mortem de Philippe Muray aient peut-être réussi à le "tuer" en en faisant de manière stupéfiante une sorte d'auteur à la mode, qui serait soudain réhabilité, alors même que sa pensée semble si incompatible avec la leur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Corrosif et Avant Gardiste,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Poche)
Dans une société définie par l'auteur d'hyper festive, inventant le quasi concept, l'allégorie d'un mannequin théorique, Philippe Muray est d'avis que nous vivons aujourd'hui une période de festivités sans rupture dans le continuum. La vie quotidienne serait tout simplement festivisée. L'ouvrage est présenté sous la forme d'un entretien avec la journaliste Elisabeth Levy qui s'exprime en fait très peu dans l'ouvrage. Se contentant de guider ce violent contradicteur de l'époque contemporaine, Philippe Muray fait un peu le procès de l'homme moderne qui abolit toute forme de contradiction, de cette civilisation qui se métamorphose et dont la télévision est devenue la grande éducatrice actuelle, contrecoup de celle-ci, nous assistons à sa déresponsabilisation, à sa judiciarisation quelque peu outrancière. L'époque est à la fête, à Homo Festivus qui passe son temps à s'amuser de tout pour mieux se cacher la réalité de son monde. Il n'y pas plus de temps historique(Hegel)Nombre d'évenements sont explorés tels que le Paris Plage qui passe pour risible, la Nuit Blanche, les quiproqouos des intermittents du spectacle, la guerre en Irak, le mariage homosexuel, etc... Un livre de Philippe Muray en appele d'autres ... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
le nouveau misanthrope,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Poche)
Autant être franc, j'ai trouvé ce livre horripilant. Juché sur son trône de prophète contemplant l'anéantissement du monde non sans une certaine satisfaction, Ph.Muray multiplie les attaques personnelles gratuites, les arguments d'autorité, les procédés destinés à tourner en ridicule les propos de ses ennemis (c'est-à-dire les médias, la gauche, la droite, les cyclistes, les piétons, les automobilistes, bref l'humanité privée de son seul représentant digne de respect), abuse des néologismes et autres belles formules, et surtout construit sa pensée sur la seule accumulation d'anecdotes en s'abstenant bien d'en expliquer les fondements.Toutefois, à ma grande surprise, je ressors de cette lecture avec quelques certitudes ébranlées, et une connaissance plus vaste de certains phénomènes sociaux, sans aller jusqu'à rejoindre les idées de l'auteur. Je ne manquerais pas de recommander ce livre autour de moi, au titre de la confrontation à une pensée marginale et radicale très différente de nos sources habituelles. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Salubrité publique,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Poche)
Ouvrage de salubrité publique. A lire -et méditer- d'urgence avant qu'il ne soit définitivement trop tard. Quel bonheur!
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Méchamment pertinent,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Poche)
Quel oeil !Philippe Muray décortique au scalpel le monde festif contemporain avec la complicité d'Élisabeth Lévy. Ce livre écrit par un auteur dont le talent de cynisme pourrait faire envier Pierre Desproges, s'inscrit dans la continuité d'ouvrages d'auteurs tels que Orwell, Christopher Lasch ou Jean-Claude Michéa. C'est vrai, c'est dur, c'est drôle. Ce livre ouvre les yeux sur la manipulation des masses par les festivités. A lire tout de suite. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
indispensable,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Poche)
Voilà une analyse fine et sans concession de notre société. Oui notre pays ressemble à un immense parc d'attraction, où toutes les semaines des activités festives sont proposées. Fuyez ou réveillez-vous ! Un bon antidote contre tous les rebelleocrates de notre temps.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un certain regard sur la fête en tant que mouvement de masse téléguidé...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Poche)
Sous forme de dialogue, les auteurs se livrent à une description critique de la condition de la fête, et à la nouvelle discrimination invisible qu'elle crée.Dans ce monde aux nouvelles valeurs, l'individu n'est plus que l'homo festivus, un individu qui n'est plus censé qu'incarne au plus haut point le marché universel : le fêtard et le touriste. Les auteurs voient dans l'univers festif (comme Paris-plage où l'es rave parties l'émergence d'un monde total où les derniers tabous du judéo-christianisme sautent comme des bouchons de champagne, un monde qui apparaît comme une réalité oxymorique. Face à ce monde total, il n'y a que le non-monde, la totalité impose une négation destructive et anarchiste, qui permet finalement d'imposer éthiquement cette totalité. Cette dernière ne contient-elle pas sa propre négation? Cette négation du monde total, ne peut dès lors que s'incarner dans une attitude réactionnaire ou d'extrême droite comme le vote Lepen. La fête dénoncées par les auteurs ne serait qu'une manifestation de l'effondrement des valeurs aux effets pervers, inquiétants, et non encore mesurables. Une réalité dangereuse pour les auteurs qui reprennent une phrase Hier ist Kein warum, en se demandant si ces événements et ce monde festifs ont encore un sens. Ce certain regard peut-il porter aussi loin sur la société contemporaine? La négation du moindre-mal kantien dénoncée par les auteurs comme étant aussi une négation du moindre-bien ne cache-t-elle pas un vide inquiétant que les auteurs emportés par une réflection englobante ne parviennent pas à combler pour se ré-approprier de manière optimiste une philosophie et une morale de l'individu, un individu qui ne doit pas oublier le goût parfois amer du fruit de la connaissance? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Il y a toujours 1 Muray quelque part,
Par GILRIU "defoe" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Poche)
Un intello qui aurait se contenter de profiter mais qui a fini par dire ce qu'il pensait...et s'est fait démolir par ses copains. La liberté, ça se paie. Mort en silence. Amen
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Très intéressant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Festivus Festivus (Poche)
une critique vive et acerbe de l'homo festivus... et de la gauche en général!Malgré un acharnement contre certaines manifestations (Paris-plage entre-autres) le fond de l'analyse reste souvent pertinent. A conseiller. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Festivus Festivus de Elisabeth Lévy (Broché - 9 mars 2005)
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