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15 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le particulier contre l'universel... Burke contre Voltaire et Rousseau
Je pense qu'il est important de préciser d'abord que, si ce livre est publié en livre de poche dans la collection "Folio histoire", le sujet traité relève avant tout de l'histoire des Idées... C'est un livre qui aborde le thème des "Lumières" plus sous l'angle de la philosophie politique que sous l'angle historique, sauf en...
Publié le 19 mai 2011 par Papasam

versus
19 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une analyse loquace qui manque de nuances
L'auteur,expert du fascisme francais,nous offre un essai polémique d'ampleur extraordinaire,pour décrire les Anti-Lumières(Counter-Enlightenment),un sujet de grand intérêt actuel et plutot négligé en France.Malgre la pénurie relative des traites de langue francaise débattant le sujet, j'hesiterais à...
Publié le 7 juillet 2011 par docread


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15 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le particulier contre l'universel... Burke contre Voltaire et Rousseau, 19 mai 2011
Par 
Papasam "papasam" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les anti-Lumières: Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide (Poche)
Je pense qu'il est important de préciser d'abord que, si ce livre est publié en livre de poche dans la collection "Folio histoire", le sujet traité relève avant tout de l'histoire des Idées... C'est un livre qui aborde le thème des "Lumières" plus sous l'angle de la philosophie politique que sous l'angle historique, sauf en ce qui concerne le côté "filiation de pensée" qui existe entre les nombreux auteurs étudiés et cités comme Herder, Burke, Taine ou Maurras.

Ce livre sur les "Anti-Lumières" comble une sérieuse lacune. Il devrait être bien utile, voire nécessaire ou même indispensable, surtout pour nous, petits rejetons de culture française, car le sujet, il faut l'avouer, n'a pas été correctement traité, approfondi et transmis par notre éducation nationale, laïque et républicaine. En effet les "Lumières" ont été placées une fois pour toutes au pinacle de nos valeurs, aussi intouchables que le dogme de la Sainte Trinité pour un catholique pratiquant.

Puisque nous sommes dorénavant européens il est grand temps de ré-actualiser ce sujet, d'élargir notre réflexion et de prendre en compte ceux qui, en Angleterre ou en Allemagne à l'origine, se sont opposés sur le terrain des idées à "la puissance sociale uniformisatrice des Lumières" en prenant position contre " l'universel au nom du particulier et du spécifique".

Avec ce livre on comprend beaucoup mieux les origines de tout ce que l'on peut qualifier actuellement de "néo-conservateur".

Merci à l'auteur pour ce travail remarquable.
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19 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une analyse loquace qui manque de nuances, 7 juillet 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les anti-Lumières: Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide (Poche)
L'auteur,expert du fascisme francais,nous offre un essai polémique d'ampleur extraordinaire,pour décrire les Anti-Lumières(Counter-Enlightenment),un sujet de grand intérêt actuel et plutot négligé en France.Malgre la pénurie relative des traites de langue francaise débattant le sujet, j'hesiterais à recommander la lecture de ce volume monstre de plus de 900 pages.Le texte mérite une révision vigoureuse pour tailler les longueurs pénibles et les répétitions fastidieuses qui accablent le lecteur.La thèse promulguée de l'existence de deux traditions opposées ,dans la modernité est tendancieuse par son manichéisme idéologique.Les fulminations féroces dont l'auteur parsème le texte, et qui visent particulierement ses bêtes noires principales( Herder, Burke, Taine, Sorel , Berlin) révèlent parfois une belligérance frisant le ridicule.

Prenons l'exemple de Herder, philosophe allemand du 18eme Siècle, abondamment cité dans ce recueil et qui avait osé se dresser contre l'influence hégémonique et humiliante de la culture classique française dans son pays. Apres tout, son monarque francophile, Frédérique le Grand, faisait rarement l'usage de la langue allemande.Herder champion de de la culture allemande aurait été bien compris aujourd'hui par les intellectuels d'Europe qui s'insurgent contre la pénétration écrasante de la culture americaine anglophone. Devrions nous les accuser aussi d'afficher une attitude réactionnaire et obscurantiste? L'auteur manque de candeur quand il suggère que cet admirateur de la révolution francaise ,etait un des précurseurs du nazisme, car il prônait une certaine fierté ethnique et voulait préserver un particularisme culturel en s'opposant a l'universalisme niveleur.

Le phénomène historique des Lumières est bien complexe et loin d'être homogène dans la diversité de ses courants.Les valeurs universelles qu'on acclame sont souvent incompatibles( liberté de l'individu et justice sociale) et nécessitent des compromis.Malgré leur validité théorique, il faut cesser de les ériger en dogmes religieux intouchables.Le débat a propos de cet héritage intellectuel, doit tenir compte du contexte historique de chaque époque pour éviter les discours simplificateurs..
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8 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le XVIIIème siècle ne marque pas seulement la naissance de la modernité rationaliste, mais aussi celle de son antithèse., 19 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les anti-Lumières: Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide (Poche)
Voilà la thèse que semble défendre l'auteur.

Il analyse l'origine intellectuelle de certaines idées très réprouvées aujourd'hui, ou d'autres idées qu'une société désormais plus conservatrice admet facilement, introduisant la confusion entre conservatisme et libéralisme.

La lecture de l'ouvrage, énonce, et ne porte pas vraiment de jugement sur les penseurs des anti-lumières, même si elle oriente le lecteur à tirer des conclusions sans équivoques, ce qui peut être dommage, aussi je recommande le livre à des gens capables de faire preuve du discernement intellectuel nécessaire.

La contre-modernité, est aussi une réaction moderne: La contre-modernité est fondée sur le culte de tout ce qui distingue et sépare les hommes -l'histoire, la culture, la langue, une culture politique qui refuse à la raison aussi bien la capacité que le droit de façonner la vie des hommes.

L'auteur avec raison s'emporte contre une certaine relativité des valeurs. Celle-ci constitue un aspect capital de la critique des lumières et les ravages que fera ce concept seront considérables, car la relativité des valeurs, s'est transposée dans les enjeux de la vie, dans les relations de proches à proches, ou elle a des conséquences catastrophiques, le relativisme n'est-il pas un non-dit de plus en plus insupportable dans les relations humaines?
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5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 TOUT LE MONDE LIT TOUT LE MONDE, 15 octobre 2011
Par 
BAGRATION "MOLTO LENTE" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les anti-Lumières: Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide (Poche)
Contre les Lumières et leurs valeurs universelles qui régissent encore les sociétés démocratiques, s'est dressée, du XVIIIe siècle à aujourd'hui, une autre tradition. Cette modernité se veut alternative et mène la guerre grâce à une argumentation rendue cohérente par le fait que tous ses partisans se lisent les uns les autres avec une grande attention et constituent son corpus. Taine écrit sur Burke et Carlyle, Meinecke sur Burke et Herder, lequel, pour Renan, est le " penseur-roi ", Maistre suit Burke et il est lui-même suivi par Maurras, Sorel attaque les Lumières avec une hargne égale à celle de Maurras. Développant la pensée de Herder, Spengler forge le concept de l'imperméabilité des cultures; poursuivant les analyses de Herder, Isaiah Berlin écrit sur Vico avec un ravissement semblable à celui de Croce. Subissant l'influence de Meinecke, il ajoute dans la seconde moitié du XXe siècle un maillon à la culture politique des anti-Lumières. Preuve est donc faite que les maux contre lesquels ont combattu les Lumières sont de toutes les époques : pour éviter à l'homme du XXIe siècle de sombrer dans un nouvel âge glacé du conformisme, la vision prospective d'un individu maître de son présent, sinon de son avenir, demeure irremplaçable.

Contre la Réaction et leurs valeurs étroites qui régissent encore les sociétés hierarchisées, s'est dressée, du XVIIIe siècle à aujourd'hui, une autre tradition. Cette modernité se veut alternative et mène la guerre grâce à une argumentation rendue cohérente par le fait que tous ses partisans se lisent les uns les autres avec une grande attention et constituent son corpus. Marx écrit sur Hegel et Proudhon, Engels sur Marx et Hegel, lequel, pour Plekhanov, est le " penseur-roi ", Lenine suit Marx et il est lui-même suivi par Staline, Mao Zedong attaque les Tenants de la Réaction avec une hargne égale à celle de Staline. Développant la pensée de Lenine, Gramsci forge le concept de la supériorité des Cultures; poursuivant les analyses de Marx, Althusser écrit sur Trotski avec un ravissement semblable à celui de Staline. Subissant l'influence de Marx, il ajoute dans la seconde moitié du XXe siècle un maillon à la culture politique du Communisme. Preuve est donc faite que les maux contre lesquels ont combattu la Réaction sont de toutes les époques : pour éviter à l'homme du XXIe siècle de sombrer dans un nouvel âge glacé du conformisme, la vision prospective d'un individu maître de son présent, sinon de son avenir, demeure irremplaçable.

La malhonnetêté intellectuelle n'a comme limite que le ciel, là où règnent les Impériaux Igor et Grichka
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3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Inutilement vindicatif. Majoritairement orienté., 30 juin 2014
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les anti-Lumières: Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide (Poche)
Est-ce une étude ou un discours ? Un roman à thèse peut-être, où l'auteur se met en scène ? Pour paraphraser Léo Strauss, le penseur doit revenir au savoir et critiquer l’opinion qui ne s'appuie pas sur la connaissance. Il se trouve que l'auteur ne fait pas preuve de recherche constructive, il se contente de donner son opinion et donner des leçons, or pour un historien, je trouve qu'il est regrettable de falsifier l'Histoire sous couvert du statut d'expert. Pourtant, il y a un gros travail derrière ce livre, c'est indéniable ; c'est dommage que ce travail soit saboté par son auteur afin de satisfaire son propre système, afin de satisfaire sa propre vision de l'Histoire. L'auteur ne rentre jamais dans les faits historiques, l'auteur ne se confronte jamais au contexte historique. Il préfère les raccourcis, le mentir-vrai idéologique. Devenu metteur en scène, il distribue les rôles : d'un côté les méchants, de l'autre les gentils. (…) Je viens de terminer la lecture du pavé, et je ne peux pas laisser dire des trucs pareils ! L'épilogue est scandaleux, c'est une honte un tel manque de rigueur intellectuel. Si je l'avais bien compris à l'introduction, on comprend à l'épilogue que ce monsieur a un sérieux problème avec les néo-conservateurs pour oser dire qu'ils n'ont rien produit qui soit seulement comparable à l'œuvre de Burke — ce sont les mots employés par l'auteur. Donc si je comprends bien, Fukuyama et Allan Bloom sont deux penseurs totalement insignifiants aux yeux de l'auteur ? Je suppose dès lors que l'influence de la pensée de Leo Strauss est simplement risible à ses yeux ? Il ne faut pas en vouloir à l'auteur qui se permet de dire que John Stuart Mill, à la fin de sa vie, se rapprocha du socialisme — en général, je suis indulgent envers les amalgames qui consistent à faire croire n'importe quoi à n'importe qui, mais pas envers celui-ci, qui consiste à dire que le libéralisme social, en fin de compte, c'est du socialisme. Ce n'est plus un amalgame, ni de l'ignorance, c'est de la malhonnêteté intellectuelle !
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Les anti-Lumières : Du XVIIIe siècle à la guerre froide
Les anti-Lumières : Du XVIIIe siècle à la guerre froide de Zeev Sternhell (Broché - 19 avril 2006)
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