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124 internautes sur 133 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Majestueux.
Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un livre en moins de 24 heures. Voilà qui est chose faite et j'en ai éprouvé un grand plaisir, même si je me reconnais en partie, hélas, dans le profil des victimes de la déculturation, malgré mes lectures assez abondantes (voir l'ensemble de mes commentaires Amazon, qui n'en...
Publié le 2 novembre 2008 par Johan Rivalland

versus
4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Interessant
L'auteur dit des vérités que peu de personnes osent dire. Une vrai réflexion sur le sujet. Par contre le style est lourd, phrases très longues. Il faut insister sur 50 pages pour s'y faire.
Publié il y a 20 mois par Ludovic


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124 internautes sur 133 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Majestueux., 2 novembre 2008
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La grande déculturation (Broché)
Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un livre en moins de 24 heures. Voilà qui est chose faite et j'en ai éprouvé un grand plaisir, même si je me reconnais en partie, hélas, dans le profil des victimes de la déculturation, malgré mes lectures assez abondantes (voir l'ensemble de mes commentaires Amazon, qui n'en témoignent que d'une partie).

Au départ, j'ai eu la crainte que l'auteur ne soit un grincheux, d'autant qu'il se montrait heurté par le fait que les « libraires webmatiques » appellent un livre un « produit » et qu'ils informent l'acheteur de ce que les autres personnes qui s'y sont intéressées se sont également intéressées à tel ou tel autre produit (ce que j'apprécie, pour ma part, chez Amazon, justement, ceci m'apportant parfois de nouvelles idées de lecture). Et, par voie de conséquence, je craignais qu'il ne s'agisse là d'un de ces contempteurs de la notion de profit, pourtant consubstantielle à toute activité économique. Ce sentiment étant conforté par un style, dont les propositions semblaient relativement acerbes et une absence apparente de structuration des idées, aucun chapitre ni sous-titre ne permettant d'envisager une simple pause.

Mais cette impression des premières pages s'est vite dissipée, sous l'effet de l'amour de Renaud Camus pour le mot juste et du juste sens des mots ; puis, par une démonstration qui devient brillante et subtile, lorsqu'il se met à discuter, après avoir mis en évidence la difficulté de préciser le sens du mot culture, au vu de ses différentes acceptions, des différentes conceptions de la culture et ensuite de la notion de culture comme privilège, qu'il faut abolir. Or, le mot privilège revêtant plusieurs sens, dont celui d'élément intime, d'accomplissement de soi, mais aussi selon d'autres « privilège de classe », de là réside le malentendu.
Dans le premier cas, il faut faire en sorte d'abolir le privilège « en tant que privilège », dans le sens de s'efforcer de rendre accessible au plus grand nombre ce qui est du registre de l'universel, tandis que dans le second cas (partisans de la lutte des classes, vous l'aurez compris), la recherche d'une égalité (aussi absente de la culture qu'elle l'est de la nature, comme le dit l'auteur) conduit à un alignement par le bas et finalement à l'abolition de la culture elle-même.
L'auteur use de métaphores fort intéressantes, qui rendent la démonstration pertinente et passionnante. Il démontre ainsi que la culture d'une classe cultivée est non démocratique (et non anti-démocratique), le concept de démocratie n'y étant tout simplement pas pertinent, à l'inverse de ce que tendrait à revendiquer l'idée répandue qu'il faut « démocratiser la culture » (culture de masse), idée contre laquelle Renaud Camus s'inscrit en faux, en apportant de nombreux arguments et démonstrations.

L'une des définitions possibles de la culture que propose finalement Renaud Camus est « la claire préciosité du temps », conception selon laquelle « l'homme cultivé n'a jamais assez de temps, il n'en a même jamais assez pour tout ce qu'il y a à lire, à voir, à entendre, à connaître, à apprendre, à comprendre et à aimer ».
Voilà qui me plaît bien.

Et notre auteur de déplorer que les auteurs ou écrivains aient été remplacés bien souvent par des acteurs ou interprètes, exprimant davantage le sentiment dominant, le sentiment moral médiatiquement majoritaire ou la « conscience » de notre époque que toute autre chose ; le tout dans un effondrement de la syntaxe et un renversement systématique de l'ordre des mots. Et que penser de cette école qui a mis « l'enfant au centre du système », celui-ci étant la plupart du temps supposé découvrir par lui-même, encouragé à s'exprimer et à être lui-même, ce que Renaud Camus parodie en le dénommant le « soi-mêmisme » ? Comment pourrait-il être cultivé ou « élevé » (au sens d'élévation), dans un cadre où plus personne n'est là pour pouvoir « apprendre » ?

Voici pour quelques-unes des réflexions de l'auteur dans ce petit ouvrage que je ne saurais trop vous recommander (ni vous en résumer l'intégralité) et dont j'espère ne pas avoir dévoyé la pensée.
Il me tarde de me diriger à présent vers d'autres lectures de Renaud Camus, dès que le temps (et mes nombreuses autres lectures à venir) me le permettra.
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19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rigoureux et stimulant, cet essai donne à réfléchir, 28 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La grande déculturation (Broché)
Ce court essai compte de nombreuses vertus. En premier lieu, Camus développe une argumentation rigoureuse sur la politique culturelle et sa connexion à l'enseignement et aux politiques scolaires. Il traque les slogans et les satisfecit, pour les passer au tamis d'une analyse serrée - et il n'en reste pas grand-chose.

Après avoir lu cet opuscule, nul ne confondra plus livre et littérature, culture et divertissement, fréquentation des musées et connaissance des arts, scolarisation et niveau de savoir. Mais pour dresser le constat d'un terrible déclin.

Ce qui se dessine au fil de ces pages, fort bien écrites au demeurant, c'est l'agonie du bel esprit, de la grandeur artistique, du sens du beau, de toutes ces qualités qui firent la fierté de la France et de l'Europe.

Avec une rare pertinence, Camus pointe le noyau de la question : le temps. Ses vues sur la nécessaire durée pour se cultiver, sont décisives. Elles feront référence.
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67 internautes sur 74 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tout est dit !! à lire absolument, 22 juillet 2008
Par 
Christian Lucas (Issy les Mlx, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La grande déculturation (Broché)
Ce petit livre est à lire absolument par tout ceux qui voient tristement la culture disparaitre au profit du divertissement de masse. Il est ecrit dans une prose remarquable et vous demontrera les mécanismes de la déculturation. Mobilisez vous pour défendre la culture... achetez ce livre
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26 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magistral, 9 septembre 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La grande déculturation (Broché)
Le livre de Renaud Camus est atypique, par la beauté de l'écriture, comme on n'en lit plus que rarement, par sa construction (pas de chapitre, une espèce de long monologue).
Sa prose est passionnante et riche. On peut effectivement constater que M. Camus ne donne pas de définition claire de ce qu'il nomme la culture, mais.. et alors? Quiconque lit le livre comprend aisément qu'il s'agit de la culture au sens classique du terme, celle qui ne se confond pas avec toutes les activités de divertissement, celle qui fait que tout, absolument tout se vaut actuellement, des recettes de cuisine aux tags sur les murs des banlieues.
Cet ouvrage est plus un pamphlet qu'une analyse, fouillée, chiffrée. Il n'y a pas de statistique, aucun chiffre, rien que le désespoir amer d'un homme cultivé face aux landes désertes qui s'ouvrent devant nous.

Magistral.
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54 internautes sur 61 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ode au bon goût, 25 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La grande déculturation (Broché)
Sous prétexte d'une démocratisation légitime de la culture, notre société a abouti à l'inverse du résultat recherché. En voulant la massifier sous les coups de boutoir d'un égalitarisme forcené où les poèmes de Lalanne valent ceux de Rimbaud et les textes de NTM ceux de Brassens, la culture a perdu tout son sens. Telle est la trame générale du pamphlet percutant de Camus, écrit dans un style d'écriture étonnant que l'on n'a plus guère l'occasion de rencontrer - et qui rappelle combien la langue française est belle.

Car le véritable sens de la Culture, c'est le développement du goût, du raffinement, c'est une recherche personnelle vers les plus grands chefs d'oeuvre de l'Humanité. Or toutes les décisions politiques de ces dernières décennies sont allées à l'encontre de ce schéma traditionnel. Aucune Fête de la Musique n'a jamais poussé quiconque vers le solfège, rappelle Camus, glorifiant avec provocation les musées vides où l'on peut admirer et contempler une oeuvre en silence.

En visitant récemment la Sainte-Chapelle à Paris, j'ai compris le sens des réflexions de Camus. Cet édifice du XIIème siècle aux vitraux magnifiques conservait les reliques de la Passion, et avait été conçu comme une "antichambre du Paradis", la lumière du jour se reflétant sur le sol en marbre dans un lieu de prière silencieux et hors du temps réservé au Monarque.

Aujourd'hui, moyennant 8 €, n'importe quel touriste peut venir s'entasser dans cette chapelle exigue et bruyante transformée en musée, où les guides se disputent la primauté de l'explication historique.

Mais la Sainte-Chapelle est-elle encore la Sainte-Chapelle ? Pénétrer dans "l'antichambre du Paradis" ne vaut-il que 8 €, à peine plus qu'un menu McDo ? L'interrogation de Camus prend dès lors tout son sens.
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40 internautes sur 45 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 confirmation quotidienne, 14 mars 2009
Par 
Clitandre (Ste Livrade sur Lot, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La grande déculturation (Broché)
Il suffit d'écouter la radio ou de regarder la télévision pour recevoir aussitôt confirmation de ce que Renaud Camus décrit et analyse avec humour dans ce livre. Oui, nous sommes engagés dans ce processus (de déculturation) de manière irréversible et les champ de ruines est déjà immense. Pour ceux qui connaissent déjà le combat de Renaud Camus (et l'apprécient) ce sera une nouvelle occasion d'en goûter les variations et les subtilités. Quant à ceux qui le détestent et l'étiquettent "réactionnaire"... plaignons leur cécité.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Marchandisation, 22 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La grande déculturation (Broché)
Une thèse aigue, un constat sans tabou autour de ce qui semble faire atteinte à l'esprit français, à ce qui aurait pû être sans la démagogie universaliste de certaines politiques qui au finbal ne servent qu'à dégrader tout en "biens culturels". Puissant.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 D'un style classique et sublime, Camus fait l'oraison funèbre de la culture - et donne envie de la ressusciter. Brillant., 1 avril 2015
Par 
Un amateur éclectique - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La grande déculturation (Broché)
Que Renaud Camus soit devenu pestiféré médiatique et éditorial n’empêche en rien la pertinence de sa pensée ; il doit certainement exister des citations très fines pour attester le fait qu’être minoritaire ne signifie pas avoir tort, mais je n’ai pas besoin de citations de ce type pour étayer cette évidence. Dans le présent essai, la pensée de Camus s’oriente vers un sujet grave : la déculturation, l’éloignement progressif mais rapide de notre société de l’idée même de culture, sa perte plus sensible chaque jour. La raison de cette déculturation est, selon Camus toujours, d’une limpidité quasi éblouissante : l’égalitarisme prôné un peu partout en Occident depuis que nous vivons en « hyperdémocratie », concept que l’auteur définit de la sorte : « la transposition du système démocratique du champ politique à divers autres champs où selon moi il n’a que faire (voire à tous les champs) », plus précisément « la mise en œuvre de l’égalité dans les domaines où elle n’a que faire », en particulier la culture.

Ici, levée de boucliers : comment ose-t-il toucher au sacro-saint dogme de l’égalité ? Nous sommes tous égaux devant la culture ! Euh, oui, et non, surtout non… D’une part, Camus démontre que la culture est elle-même affaire de « hiérarchie » (ouh ! le vilain mot…) et tout ne se vaut pas. Et que si l’on fait en sorte que toutes choses se valent culturellement, ce ne peut être que par un nivellement, et de ce nivellement découle une disneylandisation : pour rendre attrayant un parc, un château, ajustons-leur « un parc à thème, un centre d’attractions, inspirés sans le dire des divers Disneylands et parcs Astérix mais parés néanmoins, pour faire bonne figure et désarmer les grincheux organiques, de plus fortes prétentions didactiques et “artistiques” ».

D’autre part, non, nous ne sommes pas égaux devant la culture : certains naissent dans des milieux favorisés, non pas d’un strict point de vue financier (Camus montre qu’existe une nouvelle espèce : « le diplômé sans culture, l’instruit sans éducation, le bourgeois sans bourgeoisie, le “cadre”, le “bac + 5” (ou + 8, ou + 12) »), et peuvent mieux appréhender la culture, voire tout simplement accepter les efforts nécessaires à se cultiver, et s’y livrer, avec ce résultat terrible pour l’égalitarisme ambiant : « Se cultiver, c’est se rendre inégal à soi-même. » C’est aussi se rendre inégal aux autres, et que ce soit au nom de l’antiracisme (c’est la thèse de Camus) ou au nom de la création du citoyen-consommateur néo-libéral nécessairement déraciné (c’est plutôt ma thèse, qui englobe celle de Camus), cette idée même est intolérable. D’où viendrait cette inégalité aux autres ? Et pourquoi sa crainte impliquerait-elle l’éradication culturelle ? Réponse de Camus :

« S’il était avéré qu’hérédité et culture fussent étroitement liées, on préférerait encore sacrifier la culture, par horreur de l’hérédité, antidémocratique par excellence dès lors qu’elle revêt la forme d’un privilège. Or c’est à peu près ce qui est arrivé, car le lien est bel et bien attesté, comme en atteste à l’envi tout le vocabulaire métaphorique gravitant autour du mot culture : héritage, patrimoine, transmission, etc. La culture est la culture des morts, des parents, des grands-parents, des aïeux, des ancêtres, du peuple, de la nation ; et, même, de cela qu’on ne peut même plus nommer, d’autant qu’il est convenu qu’elle n’existe pas, la race. Celle-là, il est significatif qu’elle soit interdite de séjour. Mais à travers elle, entraîné dans sa chute et dans sa proscription, c’est tout ce qui relève de la lignée, de l’héritage, du patrimoine, qui est visé ; et la culture, par voie de conséquence, qui est atteinte. »

On peut ne pas être d’accord avec les prémisses camusiennes relatives à la race au sens noble du terme ; mais avant de l’invectiver, le mieux est de quand même lire ce bref essai au style magnifique (Camus est, avec Millet – tiens, un autre pestiféré, y aurait-il un lien causal ?... – l’un des derniers stylistes de la littérature française), le méditer, lever les yeux en cours de lecture pour constater de visu ce qu’affirme Camus, au risque de se laisser convaincre et de regarder d’un autre œil les appels à des politiques « culturelles » ambitieuses, et désolé pour la longueur de cette citation :

« Il y a quelque chose de pathétique dans ces résolutions affichées par les divers pouvoirs, au moment de crises sociales plus violentes que les précédentes, ou plus visibles que la crise générale permanente, d’injecter encore plus d’argent dans un système déjà ruineux qui, en doublerait-on ou triplerait-on le coût, ne donnerait pas de meilleurs résultats puisque son échec est rigoureusement programmé par ses prémices, par l’absence de sélection, par le défaut d’autorité, par l’aberration des programmes, par le manque de conviction et par la médiocre qualité moyenne du corps enseignant prolétarisé, lui-même ayant été, en grande majorité désormais, formé par le système déjà en crise et en décadence depuis le temps qu’elles durent et dont il a retenu, mais pas beaucoup davantage, les grandes leçons, à savoir : hyperdémocratie militante, horreur des formes, des distances et de la médiation, soi-mêmisme enflammé, bien observable en la parole autant et plus qu’en la vêture, et bien sûr antiracisme dogmatique, tel qu’il est moins une morale qu’un corpus idéologique de préceptes et un grand principe d’aveuglement volontaire. Il en va là exactement comme pour les fameuses et successives “grandes politiques de la ville” : plus d’argent n’élèvera pas mieux quand aucun des principes d’une éducation véritable n’a plus cours, et plus d’argent ne réduira pas la violence ni ne rendra la banlieue plus amène quand il n’existe aucun pacte social ou national entre les populations, aucun contrat d’in-nocence, aucune similitude et sans doute aucune compatibilité entre les différentes manières d’habiter et de gérer les appartements, les immeubles et les quartiers, aucune volonté véritable et probablement aucune possibilité de “vivre ensemble”, pour parler comme on parle. »

Une seule solution pour éviter « la décivilisation en cours », semble-t-il : retrouver le sens de la culture, c’est-à-dire ce qui « est à l’accomplissement de soi, tel que le concevaient le Grand Siècle ou les Lumières, ce que l’esthétique, telle que Hegel en constate et en précipite non sans réticence l’avènement, est à l’art : une sorte de second degré, en deuil de la naïveté des origines mais peut-être aussi, pour une société, en deuil du pouvoir de croire et de créer. »
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 très bon livre, 30 avril 2013
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à lire en complément de "décivilisation" que je préfère; les deux sont sur dans un style de conversation soutenue. L'auteur jargonne un peu et il faut être attentif pour suivre l'idée sous jacente.
Pour les amateurs "le grand remplacement,+ discours d'Orange", plus difficile à trouver (étonnant qu'il ne soit pas déjà interdit) est très bon et clair: Dans le domaine, plus clair et excellent "les nations suicidaires" de Yves Marie Laulan ( date de 15 ans mais évidemment toujours actuel)
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La culture Jack, 4 janvier 2014
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Dans cet écrit Renaud Camus dénonce et démontre l'abaissement général du niveau culturel de la population française alors que certaines élites soutiennent au contraire qu'elle ne s'est jamais aussi bien portée.
Le pire est qu'il a raison et il le prouve.
Il ne suffit pas de décréter que 80% d'une classe d'age doit avoir le niveau bac pour augmenter le niveau de culture générale.
Il ne suffit pas de décerner des victoires de la musique au RAP pour que les rappeurs aient du talent.
Il ne suffit pas de subventionner les copains cultureux, pour faire de la culture de qualité.
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La grande déculturation
La grande déculturation de Renaud Camus (Broché - 7 mai 2008)
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