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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très bon livre., 27 février 2011
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pierre Brossolette (Broché)
A recommander pour ne pas oublier un homme brillant qui aurait sûrement jouer un rôle très important après la guerre comme Moulin ou le général Leclerc décédé prématurément dans un accident d'avion.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un peu décu, 22 mars 2011
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HK K - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pierre Brossolette (Broché)
J'admire Eric Roussel depuis sa biographie de Pompidou et j'attendais beaucoup de cet ouvrage. Après lecture, je suis un peu déçu. Cela tient au personnage dont les événements qui l'ont rendu célèbre ne s'écoulent que sur 3 ans, la biographie est forcément déséquilibrée. Cela tient aussi à toutes les querelles de chapelle au sein de la France Libre, dans le BCRA, avec Jean Moulin, Résistance Nord, Confrérie Notre Dame... à certains moments, j'ai dû poser le livre sous l'afflux des sigles. Cela tient aussi au fait que l'auteur donne un peu trop de prescience à Brossolette dans les années 1930.
Mais j'admire toujours autant Eric Roussel, ce n'était pas une biographie facile à faire. Surtout, il donne souvent in extenso, des lettres, des articles de presse. Ce n'est pas du remplissage car cela permet au lecteur de se faire son avis (c'est ce qui permet de relativiser l'abandon du pacifisme du héros après 1935).
L'éditeur devrait aussi relire:la guerre a commencé le 2 septembre et non le 22, ailleurs c'est "rend" au lieu de "prend" ce qui change toute la phrase.
je lirai le prochain Roussel
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Actualité brûlante, 13 février 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pierre Brossolette (Broché)
De la débâcle de 1940 à la déconfiture actuelle, l'auteur nous donne les clés qui nous permettent de comprendre les rouages de notre dégringolade. Merci !
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4.0 étoiles sur 5 C'st bien !, 30 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pierre Brossolette (Broché)
J'avais besoin de me rafraîchir la mémoire, et de revoir le parcours de vie de cet homme intransigeant, avec lui-même et avec les autres.... ou plus exactement exigeant !
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 les rapports de force dans la resistance, 16 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pierre Brossolette (Broché)
ce livre permet de mieux comprendre :
- l'avant guerre en France
- les rapports de force dans la resistance

il est tres rare d'avoir un eclairage sur les rapports de force entre de Gaulle,Giraud et la resistance en France. Pour le commun des mortels, de Gaulle etait le patron de la resistance. Dans ce livre, on decouvre que les communistes avaient un role primordial dans la resistance, et qu'ils obeissaient plus a Staline qu'a de Gaulle. De plus, ils commencaient a se placer pour une prise de pouvoir a la liberation

Le livre decrit merveilleusement bien la gestion de cette situation par Pierre Brossolette
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellente biographie d'un admirable homme d'esprit, d'action, chef - grand Résistant mort pour la France, 1 octobre 2011
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pierre Brossolette (Broché)
Pierre Brossolette (1903 - 1944), normalien, socialiste, franc-maçon s'engagea tôt dans le journalisme politique (écrit et radiodiffusé). Pacifiste admirateur d'Aristide Briand (personnage politique que je déteste, défaitiste comme le nommait Clémenceau dans son dernier ouvrage Grandeurs et misères d'une victoire) dans ses efforts politiques pour amener les Allemands à admettre la force de la diplomatie au sein de la SDN (ce fut un ratage totale au prix de l'abandon de notre esprit de souveraineté, des dettes de l'Allemagne à l'égard de la France), il sut cependant toujours rester en éveil et fut l'un des rares hommes de gauche à critiquer vertement les accords de Munich. Il sut gagner la confiance de Léon Blum. Esprit critique, il comprit très tôt "l'inhumanité, voire la monstruosité du système soviétique. Face au danger hitlérien, il s'était montré disposé à une alliance circonstancielle entre les démocraties occidentales et l'URSS, mais soudain l'événement [signature du pacte germano-soviétique, prélude au déclenchement de la seconde guerre mondiale par l'attaque de l'Allemagne sur la Pologne, son dépeçage programmé avec les Soviétiques] lui prouvait que cette perspective n'avait été qu'une illusion. Jamais il ne devait oublier le coup de poignard des Soviétiques et l'attitude de l'état-major du Parti communiste français [son alignement discipliné sur les intérêts de l'URSS] en la circonstance." p.100

Pierre Brossolette est appelé sous les drapeaux en tant qu'officier. Il vivra dans l'ordre avec le constant souci de ses hommes la retraite de mai-juin 1940. Démobilisé, sans avoir entendu l'Appel du 18 juin, il s'engage cependant parmi les premiers dans la Résistance. Oh, ce terme est bien général qui traduisait en fait, au début de l'Occupation, le refus d'admettre la vassalité de la France, le fameux "NON" opposé à ce diktat qui qualifiait la personne de résistant (cf. La Résistance expliquée à mes petits-enfants de Lucie Aubrac). Très vite cependant, cet homme d'esprit tourné vers l'action (l'invitation de Bergson s'applique bien à lui : "Il faut penser en homme d'action et agir en homme de pensée"), pensant le long terme, fin politique, chef, organisé, se rapproche du réseau du Musée de l'Homme, puis échappant à l'arrestation de ses dirigeants, rencontre Gilbert Renault alias le colonel Rémy chef de la Confrérie Notre-Dame. Sa couverture action est trouvée dans l'achat d'une librairie située face au lycée parisien Jeanson de Sailly dont il fut élève. Très vite Brossolette rejoint Londres, rencontre le Général de Gaulle à qui il apporte non seulement la notoriété de son nom, mais aussi les réelles capacités d'organisation de la Résistance. Il s'entendra immédiatement avec le Colonel Passy, et définit les modalités de fonctionnement des services secrets, séparant l'activité "renseignement" de celle "action".

Inlassablement Pierre Brossolette, de retour à Paris, cherchera à fédérer les mouvements de résistance, les organiser, respecter les egos des chefs, les amener à penser leur combat non seulement dans l'immédiat contre l'armée allemande et ses serviteurs, mais aussi après la guerre. Ne pas retomber dans les travers de la III° République qui se saborda lâchement en votant majoritairement les pleins pouvoirs à Pétain, mais dont les chefs de parti "démocratiques" ensuite brillèrent par leur activisme dans la collaboration ou leur refus de s'engager (cf. Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance). Rappelons ici que 12 des 17 ministres SFIO (Parti Socialiste) de la fin de la III° République furent exclus de ce parti après guerre pour leur comportement collaborateur pendant. L'indécision politique coûta cher à la France avec Munich, l'impréparation militaire, la valse des ministères :

"A l'instar de Marc Bloch [cf. L'Etrange Défaite], il était arrivé à la conclusion que les clans se partageaient le pouvoir au détriment de l'intérêt général. A ses yeux, il était abusif de confondre la République avec la forme hyperparlementariste qu'elle avait prise au fil des années et singulièrement après 1919.

Le docteur Queuille, qui allait devenir après la Libération l'un des papes du radicalisme et qui avait alors déjà un long parcours parlementaire, s'appuyait, prétendait-on, sur deux axiomes : << La politique n'est pas l'art de résoudre les problèmes, c'est l'art de faire taire ceux qui les posent>> et aussi : <>. Les formules de ce genre, Brossolette avait fini par les haïr tant elles lui paraissaient symptomatiques de l'état où se trouvait le pays, d'un régime dont la logique était d'éliminer les hommes de conviction et de décision.

Pierre Brossolette était trop intelligent et trop honnête intellectuellement pour faire des hommes de la III° les responsables de la plus grande défaite qu'ait jamais connue la France. Rééquilibrer la République au profit de l'exécutif, tel était son but premier et il se montrait d'autant plus ferme sur cette conviction que ses conversations avec De Gaulle l'avaient convaincu que ce dernier partageait son point de vue.(...) En faisant référence aux 'familles spirituelles' françaises, Brossolette était persuadé de répondre au voeu secret du Général." p.259

Cela est certain. C'est cependant cette distinction entre "familles spirituelles" et parti dans la représentation au sein du Conseil de la Résistance qui va opposer violemment Pierre Brossolette à Jean Moulin. Quelles terribles luttes durent subir et souffrir ces grands patriotes, sous la constante menace d'être arrêté, torturé, déporté ou fusillé ! Que de querelles souvent alimentées par des egos fatigués, surchauffés, des entourages par forcément neutres et soumis aux aléas de la géopolitique. Jean Moulin, homme également de gauche, la quarantaine aussi comme Brossolette, ancien préfet (cf. son récit autobiographique Premier combat) fut délégué chef de la Résistance par De Gaulle en anticipant, comprenant, la nécessité d'aider le Général face à Roosevelt qui le tenait à l'écart et le méprisait, préférant composer avec le deuxième plus grand personnage de la collaboration, l'Amiral Darlan, fin 1942 à Alger, puis, après son assassinat par un résistant royaliste, le Général Giraud. De Gaulle devait démontrer qu'il n'était pas uniquement un chef de guerre (avec le risque de népotisme craint par les Américains) mais un représentant du Peuple de France au combat, et donc de tous les partis opposés à la collaboration. Jean Moulin oeuvra pour cela, l'affirmant quand Pierre Brossolette, refusant le risque de mainmise des partis pour éviter une continuation après la guerre de la III° République, avait travaillé avec succès à rassembler les familles spirituelles, des communistes du Front National - dont il voyait très clairement le jeu politique - au PSF du Colonel de la Roque. Jean Moulin en fin politique sut taire la polémique. Il fut arrêté quelques semaines après, torturé et décéda le 8 juillet 1943.

La succession de Jean Moulin fut compliquée à définir. Beaucoup craignaient la personnalité de Brossolette. Il comptait des ennemis dans l'entourage du Général de Gaulle. De Gaulle s'en méfiait. La succession fut ratée. Brossolette exigea de repartir en mission en France pour améliorer l'organisation résistante. De Gaulle lui donna l'autorisation. Pierre Brossolette partit avec l'agent britannique et ami Yeo Thomas. Il constata avec effarement la négligence des chefs de la Résistance dans les mesures de protection alors que la lutte engagée par la Gestapo était à son apex fin 1943 début 1944 à Paris. Il désobéit aux ordres de revenir sur Londres pour poursuivre cette réorganisation. Son arrestation, les tortures qu'il subit n'altérèrent en rien la grandeur de cet Homme qui choisit de se suicider pour ne pas parler. Il l'avait confié à des proches : "Si je suis arrêté, je dois, je veux mourir. Je n'aurai pas un instant d'hésitation. On ne sait pas comment on peut réagir sous la torture." Il ne parla pas.

Pour avoir voulu fédérer toutes les familles spirituelles engagées contre l'Occupant nazi, Pierre Brossolette s'était mis à dos les caciques du Parti Socialiste réfugiés à Londres. La procédure d'exclusion du PS était inscrite. Son arrestation et sa mort évitèrent qu'elle ne fut prononcée, comme l'exprima un autre résistant socialiste, Gaston Defferre (réseau Brutus). Il est cependant certain que le PS aujourd'hui ne se réfère pas à ses grands hommes, ces patriotes de haute volée intellectuelle, qui ont donné leur vie pour la France. Ce n'est pas étonnant quand la référence est celle du libéralisme.

Brossolette commençait la rédaction d'un ouvrage sur le marxisme, qu'il se promettait de publier après la Libération. Du manuscrit disparu, il reste la synthèse écrite par son auteur à un ami :

"J'ai été frappé depuis très longtemps et surtout depuis la guerre, de l'erreur commise aussi bien par le libéralisme que par le marxisme dans la mesure où ils affirment la primauté de l'économique sur le politique. J'ai le sentiment qu'il y a dans toute la vie des peuples un côté passionnel qui ne s'explique ni par les intérêts immédiats ni par l'élaboration de ces intérêts sous la forme de passions matérialistes. Il y a bien des instincts de domination, de révolte, de refus, etc., qui tiennent à des racines de l'être plus profondes que l'intérêt alimentaire. Nous l'avons éprouvé pathétiquement dans toutes les grandes crises de ces dernières années (Munich, la Guerre, l'Armistice, la Résistance...) où c'est l'être tout entier qui a 'donné' en chacun de nous. (...) libéralisme et marxisme sont au fond des théories issues du rationalisme du XVIII° siècle; l'homme n'y est mesuré que par du quantitatif ou du spatial (besoins, travail, etc.)... L'élément passionnel irréductible et inanalysable qui donne les grands sursauts individuels et collectifs y est complètement négligé ou n'y est considéré que comme un épiphénomène ou un reflet des intérêts matériels. A cet égard, la pensée politique européenne (exception faite du nazisme qui est une maladie réactionnelle) est en retard de cinquante ans sur la pensée philosophique et littéraire (de Barrès à Proust, Lawrence et Faulkner, et de Bergson à Freud.). (...)" p.302-303

Eric Roussel a écrit une très belle biographie ne cherchant nullement à aviver le vieux conflit avec Jean Moulin, rendant ainsi hommage à leurs mémoires. Le lecteur intéressé lira également Alias Caracalla de Daniel Cordier et Jean Moulin : Le politique, le rebelle, le résistant de Jean-Pierre Azéma.

Pierre Brossolette est un véritable héros des temps modernes.
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Pierre Brossolette
Pierre Brossolette de Eric Roussel (Broché - 5 janvier 2011)
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