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30 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Analyse pertinente du 'Che
Figure historique et tutélaire du souverainisme de gauche, Jean Pierre Chevenement est aussi de ces hommes politiques qui sait que certaines idées dépassent largement le pratique clivage droite-gauche. Il en va ainsi de la remise en question profonde et perspicace qu'il fait de l'Europe dans laquelle nous vivons et qui, à en croire certaines...
Publié il y a 14 mois par crew.koos

versus
6 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 trop politique pour être historien, trop historien pour être une voie politique
Une vaste culture un peu trop mise au service d'une thèse " l'échec de l'euro" que rien ne vient démontrer avec évidence. La solution de" la monnaie commune" à laquelle l'auteur prête toutes les vertus, ne convainc pas!
La stratégie globale qui vise à être amis avec le reste de la planète...
Publié il y a 13 mois par Le Jars


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30 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Analyse pertinente du 'Che, 21 octobre 2013
Par 
crew.koos (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
Figure historique et tutélaire du souverainisme de gauche, Jean Pierre Chevenement est aussi de ces hommes politiques qui sait que certaines idées dépassent largement le pratique clivage droite-gauche. Il en va ainsi de la remise en question profonde et perspicace qu'il fait de l'Europe dans laquelle nous vivons et qui, à en croire certaines éminences médiatico-politiques, est notre seul avenir possible, notre planche de salut. A la lecture de l'analyse très saine qu'il fait de 100 ans d'Europe, on se demande bien comment il peut encore adhérer au PS, mais sans doute un homme comme lui ne sera jamais à sa place dans un quelconque parti politique, alors celui ci ou un autre...

Bref, on l'aura compris, prenant prétexte des 100 ans du début de la guerre de 14 dont on n'a, à priori, pas fini d'entendre parler toute l'année prochaine, le Che nous met en garde contre toutes les récupérations auxquelles ne manqueront pas de se livrer nos élites européennes pour tenter de justifier encore quelques temps le fait de garder en vie ce malade sous respiration artificielle qu'est Bruxelle, jouant l'air connu de la diabolisation des nations. Cette diabolisation est d'ailleurs, selon Chevenement, la cause du déclin accéléré de l'Europe à l'issu du second conflit mondial.

On pourra toujours critiquer Chevènement sur ses comportements politiques, il est, néanmoins, unanimement reconnu pour la rigueur de ses analyses et celles présentés dans ce livre ne font pas exception à la rêgle. Il serait bon, pour notre démocratie, ou du moins ce qu'il en reste, que d'autres voix que la sienne s'élèvent pour dénoncer la dérive de l'Europe actuelle. A défaut de celà, le champs de la critique est laissé tout entier aux partis les plus extrêmes.

CREW.KOOS
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Y a-t-il un homme d'Etat dans la salle ?, 8 décembre 2013
Par 
JMV - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
Les "élites" de droite ou de gauche qui se partagent le pouvoir depuis des décennies pensaient avoir réussi à éradiquer l'idée même de nation des esprits : la nation, nous répète-t-on depuis une trentaine d'années, c'est le Mal absolu, le racisme, le fascisme et la guerre. Le problème, c'est que l'abolition effective des frontières ne semble pas nous acheminer pour autant vers le monde idyllique que nous promettaient tant les néo-libéraux que la "gauche" des réformes "sociétales" (charmant néologisme !) : chômage de masse, montée de l'intolérance et de la violence, multiplication des conflits pour l'instant régionaux, effondrement du niveau culturel et de l'enseignement, développement fulgurant du communautarisme, mise à mort de la démocratie, on est très loin du paradis annoncé. Et comme plus grand monde ne croit encore à la propagande que nous instillent chaque jour des media de plus en plus décérébrants, cette idée de nation fait son grand retour, mais sous quelle forme ? Ce revival est-il pour autant une bonne chose, et ces nouveaux convertis ne seraient-ils pas des crétins aussi dangereux que ceux qui tiennent pour quelques mois encore le haut du pavé ?
Les contempteurs hystériques et les thuriféraires aveugles de l'idée de nation ont au moins un point en commun : ils ne savent pas de quoi ils parlent, puisqu'ils se dispensent de toute analyse rationnelle. Dans les deux cas, on est dans le pire, la politique "chaude", la politique-passion dont Raymond Aron démontra jadis la dangerosité. Chevènement est actuellement le seul qui propose une analyse "froide" de l'idée de nation, fondée sur des faits historiques incontestables et des arguments rationnels : il suffirait en effet de quelques connaissances historiques élémentaires (ce n'est pas pour rien que l'enseignement de l'Histoire vient d'être supprimé des programmes scolaires) pour que le citoyen moyen, pas du tout historien, comme moi, pût comprendre à quel point les uns et les autres mentent (je tiens à préciser que je n'ai jamais milité dans aucun parti, pas même dans le mouvement que préside JPC !).

Chevènement montre que l'on va commémorer le centenaire de la première guerre mondiale sans que quiconque se soit donné la peine d'en analyser la moindre réalité pour en tirer les enseignements. La doxa concernant ce moment atroce de basculement de l'Histoire universelle est la suivante : le XIX° siècle a vu la création des états-nations, et comme état-nation signifie nécessairement nationalisme, ça ne pouvait déboucher que sur la boucherie de '14. Supprimons donc les états-nations, prônent les libéraux et nous irons vers la prospérité et la paix universelle, ce que d'aucuns appellent la "fin de l'Histoire". La position opposée, réactionnaire, consistant à dire : revenons à ces saines valeurs nationalistes et tout ira mieux, les individus vont retrouver une identité et donc la possibilité d'agir. Attali contre Soral. Dans les deux cas, si les prémisses sont justes, les conclusions sont bien sûr stupides, pour une raison simple : l'état-nation n'a jamais été intrinsèquement lié au nationalisme, ce dernier en est même la parfaite perversion.

La responsabilité du déclenchement du conflit en Août '14 incombe non pas aux "peuples" européens (certains historiens vont jusqu'à parler de guerre civile européenne, absurde !), mais bien aux petits cercles pangermanistes au sein de l'état major allemand qui parvint à convaincre le Kaiser que le conflit serait limité aux Balkans, au pire à l'Europe continentale. Ces bellicistes n'avaient pas compris que la violation de la neutralité de la Belgique, en plus d'être un crime ignoble (qui parle encore des exactions atroces commises ?), était un casus belli pour la puissance hégémonique de l'époque, à savoir l'Angleterre qui orchestrait une première tentative de mondialisation, modèle de la deuxième que nous sommes en train de subir (l'Angleterre n'est pas intervenue pour sauvegarder la moindre valeur humaniste, mais bien pour affaiblir un dangereux concurrent commercial). L'important est de comprendre que personne parmi les peuples, allemand ou français, ne voulait la guerre, elle est le fait de quelques responsables politiques et économiques exaltés et aveugles à leur propres intérêts. L'idée de nation issue de la Révolution française, loin d'être belliciste, est simplement le lieu où chacun peut exercer sa liberté.

L'analyse de Chevènement est passionnante, mais je suis obligé d'aller vite : il montre en particulier la continuité entre le pangermanisme et l'idéologie nazie ultérieure (et surtout pas avec le romantisme allemand, ouf, on peut continuer à aimer Schumann !), l'antisémitisme étant hélas le stade ultime du pangermanisme.
Son analyse remet le politique au premier plan: l'Histoire, ce sont des individus qui prennent des décisions, pas des forces sociologiques ou économiques aveugles comme le font croire les libéro-marxistes de la domination.

Surtout, Chevènement est en prise directe avec l'actualité la plus brûlante : cette grotesque commémoration va servir, c'est déjà programmé, à imposer sans le moindre débat le fédéralisme en Europe, à savoir le remplacement définitif des systèmes représentatifs élus par des collèges d'experts non-élus chargé d'imposer l'hégémonie américano-germanique à l'ensemble des peuples du continent. C'est ce que les media appellent avec délectation l'Europe "post-démocratique", tout un programme ! Sans révolte des populations, c'est la servitude pure et simple qui attend les peuples européens, sur le modèle de la Grèce (tout un symbole, c'est le berceau de la démocratie qui a été choisi comme première victime par les néolibéraux, pour faire un exemple). Encore faudrait-il que cette révolte, sans doute déjà initiée, ne se produise pas au nom de la xénophobie et de tout ce qu'il y a de plus rétrograde dans l'être humain...

."1914-2014 l'Europe sortie de l'Histoire ?" : souhaitons aussi qu'à terme il ne soit pas nécessaire de supprimer le point d'interrogation...
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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre indispensable, 7 novembre 2013
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C'est un livre majeur que publie Jean-Pierre Chevènement, à découvrir de toute urgence ! Grâce à une vue longue et une connaissance précise de l'histoire - un fait désormais rare chez les hommes politiques hélas - le président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) propose une critique acérée de l'Europe actuelle, de ses institutions post-démocratiques et technocratiques. La critique de l'euro est tout particulièrement incisive. Dans un monde marquée par une seconde mondialisation, où s'exprimera toujours plus une rivalité entre les Etats-Unis et la Chine, l'Europe ne pourra éviter la sortie de l'histoire qu'en étant refondée. Une Europe de la Méditerranée, une Europe des géométries variables, un euro monnaie unique transformée en monnaie commune, constituent une vision cohérente de l'avenir pour le XXIe siècle. Loin de la rêverie désincarnée, "L'Europe sortie de l'histoire" approfondie la cohérence et la constance de l'homme depuis le traité de Maastricht au moins et, en bien des cas, les événements ont donné raison à ses analyses. Combien d'autres peuvent s'en targuer ?
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le gaulliste de gauche, 11 janvier 2014
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
C'est J.P.Chevènement... on l'aime ou pas, on est d'accord ou pas, il ne laisse pas indifférent ! Son livre serait à faire lire à tous, et après on discute !!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une vision lucide de l'Europe, 17 mai 2014
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Contrairement à ce qu'on dit souvent Jean Pierre Chevènement n'est pas anti-européen. Mais il pense que celle-ci doit se faire avec les peuples européens et démocratiquement. Il suffit d'ouvrir les yeux pour constater que, contrairement à l'espoir de ses créateurs, l'Euro n'a pas fait avancer l'Europe mais l'a fait reculer. Il faut sortir de l'euro, monnaie unique et revenir à l'Euro monnaie commune qui aurait (comme c'était de cas de l'Ecu) des déclinaisons nationales (franc-euro, mark-euro...) dont les parités internes à l'U.E. seraient fixées par l'UE, en fonction de la compétitivité des économies. en même temps de nombreuses entreprises communes (comme Airbus ou le CERN), devraient être encouragées. De même, et la crise Ukrainienne en montre la nécessité nous devrions avancer vers une diplomatie et une défense commune.
Homme des frontières est fasciné par l'Allemagne qu'il connaît très bien et respecte, mais qui ne saurait devenir le "chef" de l'Europe.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 On comprend tout, 19 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
Très bon livre. A la fois politique et historique. Tout est expliqué. Pour comprendre notamment qui a voulu l'UE (certainement pas les peuples) et dans quel but inavoué. Pour comprendre aussi les dérives actuelles de cette UE qui est un carcan plutôt qu'une chance pour les nations qui composent l'UE.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 « L'Europe ne se relèvera pas sans l'énergie créatrice de ses nations » (p. 53), 6 avril 2014
Par 
Emerek - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
Jean-Pierre Chevènement est, sans conteste, l'un des hommes politiques français de ces cinquante dernières années, ayant à ce point allié des convictions fermes et fortes à une culture politique impressionnante. Sans doute, ses convictions viennent-elles justement de sa culture politique, de même que - cela on peut le supposer - cette culture s'est-elle construite sous l'influence de ses convictions. Trois thèmes dominent chez Chevènement : la République, la Nation et l'Europe. Dans sont précédent livre, La France est-elle finie ?, il traitait de la Nation ; dans celui-ci, il traite de l'Europe, encore que dans les deux, il traite en réalité des deux sujets. Toujours est-il que dans « 1914-2014 - L'Europe sortie de l'histoire ? », s'il s'intéresse à l'Europe, ce n'est pas tant, cette fois, de sa construction progressive, de son fonctionnement et de ses politiques, mais plutôt de ses racines, de sa raison d'être ainsi que de son devenir. On pourra être surpris du parallèle qu'esquisse le titre intriguant de l'ouvrage : ce rapprochement qui est fait entre les années d'où surgit le premier grand conflit mondial et la période actuelle qui voit l'Europe à la croisée des chemins. Ce « parallèle instructif » est pleinement revendiqué par l'auteur (p. 35). Il s'agit bien pour lui d'étudier attentivement l'issue guerrière de la première mondialisation en 1914 et d'en analyser les causes profondes, pour tenter de répondre à l'interrogation : « quel sort la seconde mondialisation, effectuée depuis 1945 sous l'égide américaine, réserve-t-elle à l'Europe dans un monde que domineront de plus en plus les Etats-Unis et la Chine ? ». Il y a beaucoup de matière dans ce livre, à la fois livre d'histoire et livre politique. Plusieurs thèses même s'y mêlent. J'en ai repéré au moins trois :
1) Ce ne sont pas les nations - et encore moins les peuples - qui sont responsables de la Première guerre mondiale, ni de la Seconde d'ailleurs. Chevènement estime, quant à lui, que la première grande boucherie du XXe siècle résulte plutôt des thèses pangermanistes, promues par une minorité élitaire de politiques et d'industriels allemands, cherchant à contester l'hégémonie britannique et à s'étendre sur l'Europe continentale.
2) C'est la critique des nations, accusées de bellicisme, qui a servi de lit idéologique à une construction européiste, technocratique, coupée des peuples et, estime l'auteur, « docile aux orientations venues de Washington » (p. 41). Un homme, en particulier, aurait joué un rôle déterminant dans cette orientation : Jean Monnet qui a beau avoir été panthéonisé n'en est pas moins l'une des bêtes noires du Ché.
3) Dès lors, et « paradoxalement, la `construction de l'Europe' s'est révélée le plus sûr moyen d'accélérer son déclin » (p. 122). En dépit de la doxa ambiante, l'Europe n'a été grande à travers l'histoire que par ses nations. « Chacune a apporté quelque chose d'unique au patrimoine de l'humanité : la Renaissance italienne, les rêves de découvertes des navigateurs portugais, la splendeur hispanique, la peinture flamande, le parlementarisme britannique, les Lumières et la Révolution françaises, la musique et la philosophie allemandes, le roman russe, etc. » (p. 51). Et ce n'est que par ses Nations que l'Europe pourra vaincre les défis qui s'élèvent aujourd'hui face à elle.
À brasser tant et tant de sujets, Chevènement est parfois quelque peu rapide. On aimerait en savoir un peu plus sur son projet de « monnaie commune » qui, avec la description qu'il en fait dans l'ouvrage, n'emporte pas, en l'état, la conviction. Il paraît aussi toujours très désinvolte et décevant vis-à-vis des questions écologiques... En revanche, il y a une vigueur dans l'écriture et une finesse dans l'analyse qui font de chacun de ses ouvrages un grand plaisir de lecture. Celui-là, en tout cas, mérite d'être lu par tous ceux qui s'intéressent à l'Europe, refusent les diktats actuels - « t'es contre Bruxelles, t'es contre l'Europe » - et pensent, au contraire, qu'une autre Europe est possible.
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5.0 étoiles sur 5 Remarquable analyse historique dans la continuité de Jacques Bainville, 12 avril 2014
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
Jean-Pierre Chevènement est un homme politique profondément républicain sans nul doute inspiré des grands acteurs du gaullisme dit de gauche (Léo Hamon), bien que le gaullisme ne soit pas de droite en soi, du moins pas de la "droite" dont on l'entend depuis une trentaine d'années, c'est-à-dire résumée au libéralisme. Chevènement est pétri de culture historique et de lecture de l'Histoire suivant les principes et enseignements de l'historien royaliste Jacques Bainville dont je suis un passionné. Les récentes lectures de Bismarck de l'historien Bled ainsi que de Histoire de deux peuples, continuée jusqu'à Hitler de Bainville, celle régulière de Les conséquences politiques de la paix "Une paix trop douce pour ce qu'elle a de dur, et trop dure pour ce qu'elle a de doux" qui brisa le Peule allemand en préservant le militarisme prussien qui l'avait jeté dans la guerre, m'ont permis d'apprécier "1914-2014" à sa haute valeur.

L'Union Européenne a été pensée contre les Etats. Pour les "pères" de l'Europe, le nationalisme, responsable des dernières guerres mondiales, était indissocié de la Nation. Transcender la Nation devenait un devoir. Faire gouverner les nations par des technocrates s'imposait dès lors comme une nécessité fédératrice. Pour les européistes, la Nation est dangereuse : il faut la mater, la fondre dans le chaudron commun d'une divinité que l'on impose comme réalité (TINA : "There is No Alternative" - pour reprendre l'antienne de Margaret Thatcher): la monnaie unique, l'euro. L'euro est l'aboutissement du rêve européiste. Son organisation (la monnaie) n'obéit pas aux principes démocratiques. Les Peuples se sont désaissis dès Maastricht de la possibilité d'influer sur la politique monétaire de la BCE dont l'objet premier n'est pas le plein emploi des citoyens aspirant pourtant au bonheur (c'est le marketing politique qui est systématiquement utilisé et usé jusqu'à la corde), mais la lutte contre l'inflation - la stabilité monétaire. Je renvoie le lecteur au très bel ouvrage de Coralie Delaume, l'animatrice du blog "L'Arêne nue" Europe Les Etats désunis. Les Peuples, définis dans la Nation, défendus par la Nation sont donc livrés aux dieux des Marchés, dont la croyance absolue des promoteurs européistes, malgré 2008 (crise des subprimes) continuent à incanter le principe faux, homicide, liberticide de "l'autorégulation". L'autorégulation (la main divine) non seulement permet de se passer des Nations, des Etats, mais par principe suppose leur disparition. Le seul bon citoyen est le consommateur. Tout est organisé pour cette fin de consommation : liberté des capitaux, ouverture des frontières, refus de lutte contre le dumping social, environnemental mais surtout monétaire. Puisque l'Europe, de fait réduite à l'Union Européenne, de fait réduite à la zone euro, c'est l'euro, alors un euro fort, c'est une Europe forte ! Or, comme l'a démontré l'économiste Jacques Sapir, proche de Chevènement dans Faut-il sortir de l'euro ? la conséquence monétaire de la politique de stabilité des prix, credo obligé, statutaire de la BCE, qui a conduit l'euro à des niveaux d'appréciation structurellement sur-appréciés par rapport au dollar américain (et au Yuan puis au Yen) par tranche de 10%, la sur-appréciation de l'euro par rapport au dollar américain coûte à la zone euro, 1% de PIB. L'euro est sur-apprécié de 25%.

Chevènement explique clairement qu'un euro fort convient aux intérêts allemands, exportateurs de produits à forte valeur ajoutée, bénéficiant d'un réservoir de main d'oeuvre à très bon marché dans leur Hinterland. Pas de salaire minimum, dumping salarial et politique de déflation salariale compétitive par rapport à ses voisins européens dont la France ont contribué pendant une dizaine d'années à créer les excédents commerciaux himalayens allemands au détriment des déficits abyssaux des PIIGS devenus GIPSIS en y intégrant la France. La police n'est pas allemande, mais celle des Marchés financiers qui sanctionnent les Etats notamment par les taux d'emprunt plus élevés (spéculation, risque plus fort).

Le libéralisme est une source foncière de l'européisme qui conduit l'Europe à l'implosion. Jacques Sapir l'avait déjà démontré La fin de l'eurolibéralisme. Il y a également l'atlantisme obligé qui mute le concept d'alliance (allié) en vassalité (soumission à la politique nord-américaine). Cet atlantisme interdit à l'Europe de se penser comme véritable acteur politique avec sa propre histoire. L'atlantisme dénie de principe tout droit à la Russie de continuer à écrire cette histoire européenne commune.

Chevènement, par une étude brillamment conduite du rapport des deux Nations françaises et allemandes sur un siècle, met en lumière la nécessité de défendre la Nation, tout en refusant catégoriquement le nationalisme. Faut-il rappeler que la cour constitutionnelle de Karslruhe a refusé le concept de "Peuple européen" ? - qui n'a aucun sens il est vrai (la Cour constitutionnelle allemande précise à raison que l'UE est une "construction juridique fondée sur le droit international", 2009). Il n'existe que des Peuples nationaux ayant une histoire du vivre ensemble, souhaitant ce vivre ensemble en Europe, et donc bâtir une Europe forte à repenser, à reconstruire contre le mythe du fédéralisme qui n’a aucun sens historique (la Suisse a mis des siècles pour y parvenir, la Yougoslavie a implosé dans le sang). Souverainisme n'est pas du tout équivalent à nationalisme ni à populisme, travers obligé de la frustration des peuples éconduits par leurs oligarchies politiques (je rappelle que le référendum sur le TCE de 2005 a donné majoritairement un NON malgré une campagne médiatique pour le OUI et que trois ans après, sous Sarkozy, 92% des élus français ont passé le OUI - Traité de Lisbonne, en total déni de démocratie).

Vive la France ! Vive l'Europe de l'Atlantique à l'Oural !
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5.0 étoiles sur 5 GAGNER LA PAIX ENSEMBLE, 20 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
GAGNER LA PAIX ENSEMBLE, c'est le titre de la conclusion de ce livre
Ce livre est remarquable, il doit être donné à étudier et commenter par tous les élèves des classes de 1ères (c'est leur programme d'histoire me semble-t-il) ainsi qu'aux jeunes et moins jeunes qui s'intéressent à leur avenir quelques soient leur nationalité, leur pays, la couleur de leur peau, leur religion
a mettre dans toutes les mains
MERCI M.CHEVENEMENT
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 IL EST TEMPS QUE L'HEURE SONNE, 28 novembre 2013
Par 
BAGRATION "MOLTO LENTE" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
Il faut une 3ème guerre mondiale...pas des trucs à la gomme...Non une destruction complète de l'espèce humaine sans qu'on puisse laisser une chance à quiconque de recommencer...Nous sommes une gigantesque erreur de l'Evolution...Ceci étant, ça ne m'empêchera de casser une bonne petite croûte ce soir...Quant à être sorti de l'histoire, il a raison JPC...Infirmière ma soupe please...
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1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ?
1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? de Jean-Pierre Chevènement (Relié - 16 octobre 2013)
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