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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un réçit percutant
Evocation visiblement très autobiographique de son enfance, "L'enfant" marque par la rudesse de l'univers qu'il décrit, et qui n'en ressort que plus par le style que l'auteur adopte :

"Ma mère dit qu'il ne faut pas trop gâter les enfants, et elle me fouette tous les matins ; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement...
Publié le 26 décembre 2007 par Max Weber

versus
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Féroce
Jules Vallès raconte son enfance. Féroce et drôle car raconté par un enfant qui prend tout à la lettre. Malgré tout dramatique car la toute puissance des adultes n'a pas de limite face aux enfants qui n'ont d'autres solutions que de se réfugier dans les rêves, la bêtise ou la mort. On a de la tendresse pour cet enfant si...
Publié le 26 septembre 2002 par stanka92


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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un réçit percutant, 26 décembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Evocation visiblement très autobiographique de son enfance, "L'enfant" marque par la rudesse de l'univers qu'il décrit, et qui n'en ressort que plus par le style que l'auteur adopte :

"Ma mère dit qu'il ne faut pas trop gâter les enfants, et elle me fouette tous les matins ; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures.

Mlle Balandreau m'y met du suif."

Je reprends la citation pour donner le ton - elle est extraite de la première page - et aussi pour sa forme, car le fait que des paragraphes courts s'enchaînent est tout à fait caractéristique de l'ouvrage ; elle vient appuyer la scansion déjà marquée par la brièveté des phrases et l'enchaînement rapide des souvenirs dont l'auteur réduit l'évocation aux évènements et aux sensations les plus marquantes. Apparaissant ainsi comme des flashs, ces réminiscences semblent d'autant plus réalistes. Vallès qui raconte son enfance, ce n'est pas Proust qui médite sur sa madeleine, ni dans son fond ni dans sa forme, c'est le moins qu'on puisse dire. La vie du gamin du Puy au milieu du XIXème siècle est rythmée par les corrections que ses parents lui infligent avec un sadisme déconcertant, la mère n'hésitant pas à tendre des pièges à son fils au point que ce dernier en est réduit à prétendre qu'il n'apprécie pas telle chose pour ne pas en être privé, mais s'en voir au contraire offrir en abondance.

On suit ainsi notre héros jusqu'à son adolescence. Le parcours est très rude, à peine ponctué de trop petits moments de bonheur lorsqu'il échappe à la surveillance de l'autorité. Tout de même, on voit l'animal relever la tête peu à peu, ce qui permet d'échapper à un effet de répétition qui aurait lassé : l'un des aspects les plus saisissants de la technique de narration qu'a adoptée Vallès est qu'il s'échine à ne jamais plus en dire sur chaque instant de son enfance que ce qu'il semble avoir perçu et compris alors. Ainsi, le début semble écrit par un petit bonhomme et la fin, par un adolescent. Au final, le lecteur a l'impression de grandir avec lui.

Au-delà, les amateurs du XIXème siècle trouveront dans ce roman d'un fils d'enseignant une description décapante du système scolaire. Des enseignants survivant dans la misère, exposés à la précarité la plus totale, soumis qu'ils sont à la toute puissance de leur hiérarchie, qui se fixent comme seul horizon de parvenir à faire avaler et recracher aux élèves leurs classiques : on est bien loin de ce qu'on peut connaître aujourd'hui. Qui forme cette école, interroge Vallès, qui un jour s'effondre en réalisant qu'on l'apprécie pour sa capacité à faire de vers sans se soucier de ce qu'ils disent, pour la quantité et non pour la qualité de son travail... mais c'est pour mieux s'entendre dire "Relevez-vous, mon enfant ! Avoir ramassé ces épluchures et fait vos compositions avec ? Vous n'êtes au collège que pour cela, pour mâcher et remâcher ce qui a été mâché par les autres" par le professeur auquel il confesse ce qu'il croit naïvement être un crime. On a fait mieux depuis en termes d'épanouissement des esprits, même s'il subsiste assez de cette approche dans certains cursus tant la sélection sur la mémoire facilite l'abattage des copies : vive le QCM qui dispense d'en appeler à l'esprit de synthèse et au sens critique !

Ceux qui seront séduits par les rapports de la mère à son fils ne manqueront pas de lire "Vipère au poing" d'Hervé Bazin pour continuer d'investiguer le sujet.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Féroce, 26 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Jules Vallès raconte son enfance. Féroce et drôle car raconté par un enfant qui prend tout à la lettre. Malgré tout dramatique car la toute puissance des adultes n'a pas de limite face aux enfants qui n'ont d'autres solutions que de se réfugier dans les rêves, la bêtise ou la mort. On a de la tendresse pour cet enfant si malmené et qui pourtant aime ses parents ...
Se lit facilement.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un enfant dans les années 1840, 22 août 2012
Par 
Joseph Fouché (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Le communard Jules Vallès (1835-1882) publie "L’enfant" en 1879 (premier roman de sa trilogie avec "Le Bachelier" et "L’insurgé").
Jules Vallès publie son ouvrage à la veille de l'amnistie des communards (1880), il y raconte la vie difficile de son double littéraire Jacques Vingtras (La part de vérité et d'invention m'échappe, c'est comme dans les Mémoires de Chateaubriand).

Ce premier volume ,particulièrement rude, relate la vie d'un enfant en conflit avec une mère -nous dirons- "spéciale"...
L'enfance de Jacques Vingtras permet aussi de traverser la vie sociale de la France sous la Monarchie de Juillet (les années 1840 particulièrement). Cependant, il y a quelques longueurs sur d'infinis détails d'enfance on aimerait arriver un peu plus vite à l'adolescence et à la révolution de 1848.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre méconnu, 20 septembre 2012
Par 
Ortiz "Ortiz" (Oloron Ste Marie France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Pas que l'autobiographie de Jules Vallès soit peu connue ou qu'elle passe pour un mauvais livre; mais ce roman ne possède pas l'aura qui entoure généralement les grands chef d'oeuvres, et pourtant, si un livre mérite cette aura, c'est bien l'Enfant de Jules Vallès, tant il approche de la perfection dans le fond et sur la forme

"Ma jeunesse s'éteint, ma mère est éveillées"

Document historique précieux, livre comique souvent tordant, cette oeuvre est avant tout le récit tragique d'une enfance noire et malheureuse. Jules Vallès apparaît ici comme le martyr d'une société réactionnaire, victime du manque d'humanité de ses parents. Brimé, ridiculisé, maltraité et mal aimé, il épanche dans ce livre sa souffrance contenue des années durant, décrit ses humiliations dans les détails les plus poignants, sa douleur psychologiques dans ses recoins les plus profonds. Il rend les coups qu'il a reçu durant sa jeunesse, et répond à chaque moquerie par une scène pathétique, à chaque brimade par un portrait satyrique.
Au premier abord, le malheur du jeune Jules, thème prépondérant dans le roman, semble être dû à des individus: ses parents et ses professeurs, que l'auteur dépeint avec force détails; cette paysanne qui aspire à la mondanité, et est prête à sacrifier le bonheur de son fils au nom du conformisme, et ce professeur humilié par ses collègues qui compense sa faiblesse dans la société par une attitude tyrannique envers Jules, sont deux figures que le lecteur n'est pas prêt d'oublier. De même, les professeurs, et les oppressions qu'ils exercent sur leurs élèves, sont le sujet de scènes plus marquantes les unes que les autres.
Après une relecture, c'est la société dans son ensemble qui s'avère finalement être responsable de l'oppression que subit Jules Vallès: une société conservatrice, conformiste, pleine d'automatisme et d'hypocrisie, qui fait passer la tradition et l'ordre avant l'humain. C'est au nom de cette société que sa mère humilie Jules Vallès, c'est cette société qui persécute le père de Jules et en fait son bourreau. Le jeune esprit libre, insouciant, aimant, qu'est Jules Vallès, sera donc broyé par cette société et ses codes qu'il ne peut comprendre, martyrisé parce qu'il refuse de s'adapter à des normes qui le dépassent.

"Ma jeunesse s'éveille, ma mère dort"

L'ambiance dans l'Enfant est donc sombre et pesante. Tout n'est pas noir cependant, et le désespoir marche main dans la main avec l'espoir dans ce roman. Jules Vallès découvrira aussi le bonheur par épisodes fugitifs, comme une faible lueur entre deux routes sombres. Un bonheur qu'il puisera dans la littérature, la rêverie, tout ce qui lui permet de s'échapper de ce monde qui lui offre si peu. Mais aussi et surtout dans ce dont il aura été privé par ses parents: l'affection. La camaraderie dans son collège et son lycée, mais aussi l'amour inconditionnel que lui porte la famille Vincent, donnent lieu à des scènes particulièrement marquantes. Jules Vallès, en effet, ne comprend pas au premier abord comment il peut être aimé pour ce qu'il est, pourquoi des adultes lui témoignent leur affection sans rien demander en retour. L'occasion de voir que cette exigence légitime que nous avons n'a pas toujours été une évidence.

"J'étais entré dans l'histoire de la Révolution"

La dimension politique n'est pas prépondérante dans l'Enfant, elle reste présente de bout en bout. La pauvreté est évoquée de temps à autres, Vallès ayant à coeur de montrer le visage humain des mendiants. Mais c'est surtout la haine pour cette société qui tente de le broyer, son malheur au sein de ce mode de vie qui n'a rien à lui offrir, ses multiples humiliations, qui vont le pousser à se faire révolutionnaire pour mettre à bas la société qui a été la cause de tous ses maux.
Ainsi Vallès devient-il une icône révolutionnaire particulièrement puissante: victime de la société qui l'a vue naître, il passera ensuite sa vie à protéger les faibles, les exclus, ceux que l'on broie et que l'on opprime, en souvenir de l'oppression qu'il a lui-même subie étant enfant.

Dans ce livre cependant, la figure insurrectionnelle d'extrême gauche n'apparaît que tardivement. C'est avant tout l'enfant que l'on retient. Jacques Vingtras, nom d'emprunt de Jules Vallès dans le livre, est insouciant, rieur, curieux, comme nous l'avons tous été. Un personnage très attachant en somme, dont l'insouciance et la soif de vivre seront tués dès leurs premiers balbutiements par la cruauté matrimoniale.

L'écriture, extrêmement vive, oscille avec une virtuosité sans pareille entre comédie et tragédie. Le rire et la pitié sont deux sentiments constamment sollicités chez le lecteur, et rares sont les livres qui feront venir la larme à son oeil et le sourire à ses lèvres avec plus d'efficacité que celui-là. Le ton est souvent ironique, décapant, acide; Vallès prend en effet souvent le point de vue de l'enfant qu'il était, et décrit les souffrances qu'il reçoit avec ses yeux d'enfant, ce qui donne lieu à des passages ironiques d'anthologie. De même, l'auteur n'a pas son pareil pour offrir une satyre de cette vieille société, tournant en ridicule les rites religieux, l'éducation académique ou le conformisme social. C'est par moments bouleversant, mais aussi par moments hilarant. Il excelle également dans le réalisme de ses descriptions, et se fait également lyrique, emphatique, hyperbolique, entraînant le lecteur dans un tourbillon d'émotions.

Une autobiographie mémorable, le récit horrifique d'une souffrance psychologique, une histoire traversée de part en part par la violence, l'injustice mais aussi l'espoir. Vous ne pouvez pas comprendre la Commune de Paris, vous ne pouvez pas connaître la définition des mots "enfance ratée" ou "autobiographie" tant que vous n'aurez pas lu ce livre. Une succession de passages inoubliables de la première à la dernière page et un sommet de la littérature française: à lire et à relire.
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14 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Ce n'est pas le roman de Jules Vallès !, 16 octobre 2008
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Si on ne connaît pas la collection dans laquelle paraît ce livre, on fait un très mauvais achat !
En effet, il ne s'agit pas du roman de Jules Vallès mais de l'étude de quelques extraits.
Probablement un bon livre scolaire, mais une grosse déception pour celui ou celle qui recherche l'oeuvre originale et complète.
La description devrait être un peu plus explicite....
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 On voudrait mettre 6 étoiles, et davantage !!!, 24 janvier 2005
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Vallès raconte l'enfance du petit Jacques, fils d'un instituteur et d'une marâtre insupportable. Jacques, c'est Jules... Jules c'est l'auteur. Et pourtant ce dernier n'entend pas faire oeuvre autobiographique. Donc pas de complaisance - never complain, never explain -. Ce qui fait qu'on rit beaucoup parmi ces pages, on rit de l'ironie du gamin, on rit d'un bon sens qui se voudrait la chose du monde la mieux partagée... Et puis surtout on prend plaisir à cette écriture si subtil, aux jeux de mots, aux quolibets... Jules Vallès fut un grand homme, un grand auteur, mais il fut aussi un sacré p'tit gars!
A lire donc le plus vite possible,
avis à tous les lecteurs "littérairement pédophiles" comme l'était Christiane Rochefort.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bon livre, 11 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Dans un style qu'on n'aime pas lire pour l'étudier aprés, ce livre est néanmoins plus que poignant. J'ai beaucoup aimé son style d'écriture évolutive.
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Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Parfait, 23 janvier 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Toujours pour les études, pas mal pour les sujets du devoir 01 Culture Générale et Expression du BTS NRC -
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5 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Martyr, 11 avril 2002
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'enfant (Poche)
Je reprend une citation de Zola qui me paraît plus qu'approprié:
"Je desire qu'on lise ce livre. Si j'ai quelque autorité, je demande qu'on le lise, par amour du talent et de la vérité. Les oeuvres de cette puissance sont rares. Quand il en paraît une, il faut qu'elle soit mise dans toutes les mains"
Zola a écrit ceci le 24 juin 1879 dans LE VOLTAIRE.
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Aucun internaute (sur 6) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Rien à dire ou à redire, 5 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Livre arrivé comme d'habitude dans les temps et en bon état.
Quand à l'intérêt du livre, c'est un classique acheté pour le collège.
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L'Enfant
L'Enfant de Michel Barlow (Poche - 16 avril 2003)
EUR 3,23
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