undrgrnd Cliquez ici Litte nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

5,0 sur 5 étoiles3
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
3
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: Poche|Modifier
Prix:3,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Représentée pour la première fois au château de Versailles le 12 mai 1664, puis ayant fait l'objet de plusieurs interdictions et modifications, Tartuffe reste d'actualité.

En effet, cette pièce, comme tant d'autres de Molières, est destinées ridiculiser un vice. Ici, il s'agit de l'hypocrisie (à noter qu'on peut se demander si Molière lui-même n'aurait pas fait preuve d'un peu d'hypocrisie, ou de rouerie, en insistant bien dans sa préface sur le fait qu'il faut "bien distinguer le personnage de l'hypocrite d'avec celui du vrai dévot" ce qui permettra à cette pièce d'être jouée) mais dans son cas, c'était pour la bonne cause.

Molière signe là une de ses meilleures pièces, avec des alexandrins très riches. Tartuffe, un faux dévot, arrive à prendre un tel ascendant sur Orgon, un riche bourgeois, que ce dernier lui propose d'épouser sa fille, Mariane et fait à Tartuffe une donation inconsidérée. Tartuffe serait-il arrivé à ses fins ?

Pas question ici d'en dire plus ici sur l'histoire car ce serait prendre le risque de dénaturer la pièce.

Mais plus que l'hypocrisie, c'est l'art de la manipulation qui est dénoncé.

Art dont sont passés maîtres certaines personnes, des "pervers" (nb. pour les modérateurs d'Amazon : il s'agit là d'un terme médical employé en psychiatrie qui dépasse très largement le cadre de la perversion sexuelle). La méthode est éculée mais fonctionne toujours. Donnant une belle image de lui (humble, serviable, conciliateur etc.), le manipulateur est en fait quelqu'un qui est prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut, que ce soit de l'argent, la satisfaction de son égo voire un sentiment de puissance rien qu'en pouvnt nuire à d'autres.

Molière n'a guère de compassion pour eux. Ainsi les traite-t-il, dans sa pièce, de "méchant, coupable, scélérat, chargé de souillure, de crimes et d'ordures, perfide, infâme, perdu, homicide" (nb. c'est Tartuffe lui-même qui se traite de tous ces noms dans la pièce, ce sont donc des termes employés par Molière lui-même)

Il faut faire la distinction entre celui qui est hypocrite par appât du gain, malhonnête, et le manipulateur "pervers" qui cherche à compenser certaines déviances en essayant de s'attirer la sympathie de personnes pour les amener à agir dans son seul intérêt afin d'atteindre son but souvent inavouable.

Molière l'a bien écrit :
" La vertu, dans le monde, est toujours poursuivie ;
Les envieux mourront, mais non jamais l'envie."

La mise en garde, contre les "pervers" est d'autant plus d'actualité que les nouveaux moyens de communication et les espace de discussions leur offrent des terrains "de jeu" qui leurs conviennent parfaitement.
Certes, pour reprendre Molière,
"Ce coquin va forcément se faire chasser" (...)
"C'est à vous d'en sortir, vous qui parlez en maître."

C'est ce qui arrive dans 99% des cas, on en a eu récemment des exemples.

Mais il y a cependant des pervers qui passent au travers des mailles du filet. Lorsque l'un des leurs "sort", ils versent des larmes de crocodile, histoire de s'assurer les bonnes grâces des amis de celui qui s'est fait chasser. Ils peuvent même être responsables de cette éviction mais arrivent tellement bien à manipuler les autres qu'ils arrivent à les persuader qu'un autre est coupable si cela peut servir leurs intérêts.

Si, à l'époque de Molière, il était inconcevable que Tartuffe puisse arriver à ses fins, il n'en est pas de même dans la vie, réelle ou virtuelle.

Il y a des Tartuffes qui sévissent autours de vous, principalement des "pervers" et relire cette pièce exceptionnelle vous permettra de mieux les reconnaître et surtout, d'en protéger vous et surtout vos enfants car le Tartuffe est un exemple (parmi d'autres) de ce que l'on appelle en psychiatrie en "pervers narcissique". Ainsi certains viendront vous flatter dans des messages, afin de recevoir l'obole d'un vote. Mais si vous regardez bien, ce sont des centaines de personnes qu'ils ont flattées comme vous.

Un bon indice : les pervers narcissiques utilisent, pour mieux nous tromper des mots de "tous les jours" comme hypocrisie et stratégie ou essaient de noyer le poisson en parlant d'anachronisme, grand mot totalement hors sujet dans note cas même s'il est temps, pour des aigles qui ont perdus leurs ailes, de descendre céans du comptoir ou perchés ils étaient et où ils furent surpris à pérorer comme par inadvertance et fausse ingénuité.

Heureusement, la vie nous a récemment appris que des Tartuffes ont payé pour l'ensemble de leur oeuvre et on peut espérer que cela sera bientôt le cas pour d'autres, y compris ceux qui ont failli mourir dernièrement étouffés par leur propre haine. Ce n'est que partie remise, l'espoir demeure.

Attention : certaines éditions ne comporte que des extraits commentés. Si vous voulez vous procurer le texte entier, vérifiez bien que la mention "Texte Intégral" figure sur la photo de couverture ou dans la description.

Celle-ci est intégrale mais propose aussi une très intéressante "Lettre sur la comédie de l'imposteur".

Ah, que ne donnerions-nous pas pour que ces cancrelats crochus que sont les Tartuffes soient une race en voie d'extinction et pour que tous ces pervers vulgaires, hypocrites ridicules sans valeur, bourgeois gentilshommes fats mamamouchis locaux, imbus d'eux mêmes, aigle et apothicaires imaginaires tombent de haut, comme ce fut le cas pour Orgon.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
TARTUFFE est avec DOM JUAN l'une des deux pièces atypiques du répertoire de Molière. Le dramaturge y dénonce les faux dévots et la crédulité des esprits faibles en mettant les rieurs de son côté. La pièce fut sans doute trop osée pour l'époque puisque le roi la fit rapidement interdire. Quand l'art devient une machine de guerre contre l'hypocrisie générale et la manipulation des consciences il n'y a plus qu'à censurer... Reste qu'aujourd'hui l'oeuvre garde toute son actualité et se redécouvre avec délice.
Archibald PLOOM (Culture-CHRONIQUE)
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 octobre 2011
C'est un très beau livre. Je suis contente de l'achat et je le conseille sans réserve. L'expédition a été très rapide avec aucune surprise. A renouveler sans hésitation.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

3,00 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)