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5.0 étoiles sur 5 Chabon, ch'est du très bon...
Cela faisait longtemps que je n'avais pas éclaté de rire en lisant un polar... Le résumé ci-dessus est extrêmement fidèle à l'ouvrage. J'ai lu le livre en anglais et je ne sais donc pas si le traducteur aura été capable de restituer le vocabulaire savoureux: notre anti-héros appelle son...
Publié le 9 février 2009 par Moscool -

versus
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 original mais particulier
la critique dit que c'est un croisement entre Chandler et I.B.Singer. C'est tout à fait cela. original par le contexte et la trame mais particulier pour le lecteur non familiarisé avec la culture yiddish. la lecture préalable du glossaire est indispensable même pour le yiddisophone car l'emploi d'un argot particulier rend difficile certain terme. Un...
Publié le 21 avril 2009 par Georges Blank


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27 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chabon, ch'est du très bon..., 9 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Club des policiers yiddish (Broché)
Cela faisait longtemps que je n'avais pas éclaté de rire en lisant un polar... Le résumé ci-dessus est extrêmement fidèle à l'ouvrage. J'ai lu le livre en anglais et je ne sais donc pas si le traducteur aura été capable de restituer le vocabulaire savoureux: notre anti-héros appelle son téléphone portable son shofar et son vieux Smith & Wesson son sholem, autrement-dit son 'outil de paix'...

Le livre débute dans un hôtel bien glauque à la Chandler dans un Alaska frileux et grisâtre qui n'est pas sans rappeler Blade Runner. Chabon mêle habilement le traditionnel et le moderne et construit une excellente intrigue. Il y a quelques délires mais ceux-ci collent parfaitement aux personnages. Hautement recommandé, même si vous n'avez pas la moindre trace de culture Yiddish.
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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 EXCELLENT HOMMAGE AU GENRE, ERUDIT ET HILARANT, 21 juillet 2009
Par 
Luc B. - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Club des policiers yiddish (Broché)
Voilà un excellent polar, qui fleure bon la Série Noire d'antan. Les ingrédients sont réunis : une enquête tortueuse, des non-dits à la pelle, un flic dont l'équilibre mental ne tient plus qu'à un fil, et bien sûr, un style, un vrai, un talent. Mais il y a mieux encore : le décor original et l'humour.

L'action se déroule donc en Alaska, dans la ville de Sitka. Dans l'hôtel miteux qu'habite l'inspecteur Landsman, on retrouve le cadavre d'un clodo junkie, visiblement refroidi par un professionnel. Landsman et son co-équipier Berko, colosse indien d'origine, commencent leur enquête...

Cette enquête va mener les deux policiers dans l'univers fermé des verbovers, sorte de mafia juive orthodoxe, dévouée à la cause de leur chef, le Rebbé, et en attente du Messie. Et bien sûr, plus Landsman se fera taper sur les doigts, tirer dessus, assommer, kidnapper, et même lorsqu'il n'aura ni plaque, ni dossier, ni enquête sous son autorité, plus il s'évertuera à chercher, fouiller provoquer, parce que dans son hôtel, un brave type est mort, et qu'il faut que son meurtrier soit jugé. C'est en cela que le personnage rappelle Philip Marlowe, le détective créé par Raymond Chandler. Un type usé, cynique, insolent, voire inconscient, à l'intérieur duquel scintille encore une petite flamme : le désir de justice. Chez Landsman, pas de zone de non-droit. Il défie l'autorité et le danger, pour comprendre, et aller au bout.

Le style même de l'écriture évoque aussi Chandler, cette écriture imagée, ou un coup de crosse sur la tempe ressemble à un convoi de chemin de fer percutant de plein fouet sa victime, ou lorsque l'atmosphère se refroidit tellement entre deux personnages, que des stalactites leurs tombent du nez ! Les dialogues sont drôles, certaines scènes hilarantes (les fameuses vaches rousses à taches blanches, ou blanches à taches rousses... ou l'apparition de Wilfred Dick), et les péripéties s'enchainent, entrainant Landsman dans un flot incontrôlable, comme une coulée de boue, de pièges, de mal chance, qui confine au grand art.

Qu'importe que l'intrigue soit complexe, et qu'on perde le fil parfois, qu'on s'y paume entre tous ces "chapeaux noirs". D'autant que le texte est parsemé de jargon et argot yiddish (un lexique est fourni à la fin !). Ce qui compte c'est l'atmosphère particulière, cette communauté, cette intrigue en gigogne, et le plaisir jouissif de lire un texte merveilleusement composé, drôle, fin, atypique.

Je lis dans la présentation Amazon (qui en raconte beaucoup trop sur l'intrigue...) que les frères Coen devraient adapter ce bouquin. C'est du taillé sur mesure pour eux, dans la lignée d'un « Big Lebowski ».
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'Alaska, c'est complètement "loup phoque"...!!, 8 mars 2009
Par 
Adam Zitten "neio" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Club des policiers yiddish (Broché)
D'APRES L'AUTEUR, l'anglo-américain est presque une langue étrangère à Sitka (Alaska). Dans cette enclave juive, les flingues qui pendent dans les holsters s'appellent donc des "Sholem", les téléphones portables sont des "Shoyfer", les indics sont des "Shtinker".
On ne s'étonnera pas alors que les "Shammès"(inspecteurs de police) traquent parfois des "Shtarker"(gangsters) avec des chapeaux noirs de religieux. Cette traque étant réversible...
Pas d'inquiétude, c'est très lisible et un petit glossaire de Yiddish local se trouve à la fin du livre.
A Sitka, on peut vous menacer de mort mais ponctuer cet avertissement en vous souhaitant un fraternel "bon shabbat !", parce que tout de même un vendredi soir, il y a des principes à respecter...

Les personnages principaux du roman ont des personnalités originales et attachantes; l'inspecteur franc-tireur Landsman et son collègue juif-indien (hé oui), la rigoureuse Bina "et ses seins, ses jambes, ses fesses, ses yeux" (Landsman traverse une période d'abstinence propice à la déconcentration...). Les autres protagonistes, les seconds rôles, sont formidables aussi, à leur façon.
La solennité, la rigidité des divers rituels et usages juifs (même quand ils sont festifs) ou des codes en cours dans la population de Sitka, donnent à la moindre anicroche l'occasion d'une scène burlesque et inattendue. Or l'inspecteur Landsman est une transgression permanente!

Un petit coup d'œil dans une encyclopédie à l'article Alaska peut s'avérer profitable à la compréhension de ce livre. Personnellement, j'ai apprécié entreprendre cette simple et rapide démarche (mes lacunes étaient abyssales), parallèlement à la lecture du roman de Chabon. L'Alaska est un territoire étonnant, fascinant, parfois surréaliste; je le considère presque comme un des "personnages" du roman.
Ceci permet aussi de discerner la part de réalité de ce roman. L'éditeur nous dit que "le district de Sitka, en Alaska, est le nouvel Israël. Y vivent deux millions de Juifs...". En réalité, l'Alaska, en 2007, comptait moins de 700 000 habitants, et Sitka, qui est la 5ème plus grande ville comptait...moins de 9 000 habitants! A moins que les loutres autochtones ne se soient massivement converties au judaïsme, le compte n'y est pas du tout.
Les descriptions de Sitka délivrées par la plume de Chabon évoquent une grosse ville-refuge dense et surpeuplée (sans l'ombre d'un goy), un ghetto communautaire souhaité par ses habitants. Pour l'urbanisme aussi, une vue aérienne sur l'Internet suffit à constater à quel point cette œuvre littéraire est UNE FICTION.

Ceci étant mis au point et admis, c'est un livre hilarant, loufoque. Les "bons", les "méchants", et les autres, trouvent avec leurs religions, coutumes ou principes, des accommodements assez tordus et tordants. Mais c'est aussi un bon polar remarquablement écrit.
Je concède toutefois que le dernier quart du livre a de quoi décontenancer ou refroidir l'enthousiasme. L'intrigue prend une tournure dans laquelle j'ai moi-même eu du mal à me laisser engager (ce qui explique ma notation).
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 original mais particulier, 21 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Club des policiers yiddish (Broché)
la critique dit que c'est un croisement entre Chandler et I.B.Singer. C'est tout à fait cela. original par le contexte et la trame mais particulier pour le lecteur non familiarisé avec la culture yiddish. la lecture préalable du glossaire est indispensable même pour le yiddisophone car l'emploi d'un argot particulier rend difficile certain terme. Un bon livre.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Distrayant et intriguant, 7 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Club des policiers yiddish (Broché)
J'ai aimé le début, l'atmosphère, l'originalité et la profondeur des personnages, le style d'écriture à la fois dense, recherché et comique. La description du style de vie yiddish et son vocabulaire : les holsters s'appellent des "Sholem", les téléphones portables sont des "Shoyfer", les indics sont des "Shtinker"'

Je n'ai pas aimé le dénouement même si l'idée du coup Zugzwang impliquant que le joueur est obligé de jouer et de perdre est une belle métaphore de la situation de Mendel et plus largement de la diaspora juive. La thèse du suicide est aussi plaisante cependant les derniers chapitres sont trop déroutants et indigestes.
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3.0 étoiles sur 5 Un excellent polar fiction documentaire, 19 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Club des policiers yiddish (Broché)
C'est très touffu, un peu décousu, parfois un peu loufoque, souvent passionnant malgré des longueurs mais est pris par le récit, l'intrigue et aussi par tout l'environnement qu'on découvre de cette colonie Yiddish pittoresque et fictivement reconstitué en Alaska.
C'est aussi très instructif par la description des rites et traditions méconnues mais attention aux très nombreux termes Yiddish dont la compréhension est parfois ardue et déroutante.
Original, au début il faut un peu s'investir pour entrer dans le livre mais on le ne regrette pas au fur et à mesure où on avance
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Décevant, 20 janvier 2010
Par 
Alexis Bidault "Ex-Cowboy" (Tours, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Club des policiers yiddish (Broché)
En dépit de ses indéniables qualités littéraires, je n'ai jamais réussi à me plonger complètement, corps et âme, dans ce livre. La narration m'a semblé peu fluide et et la trame de fond du récit m'a laissé indifférent.
L'ambiance générale ne m'a pas transporté et j'ai eu du mal à m'intéresser réellement aux innombrables tourments du personnage principal.
L'usage systématique de comparaisons complexes m'a lassé, tandis que je m'agacais un peu de devoir toujours me référer au glossaire pour découvrir le sens des mots et expressions yiddish qui parsèment le texte.
L'univers créé de toutes pièces dans lequel le roman nous plonge (une enclave juive en Alaska sur le point d'être rétrocédée aux Etats-Unis) a le mérite de l'originalité mais une fois encore j'ai perçu la description de tous ces lieux et de ces diverses communautés religieuses comme assez brouillonne.
Alors que j'en attendais beaucoup suite aux critiques qui avaient encensé ce roman, je l'ai lu finalement sans grand plaisir, attendant désespérement un déclic qui n'est jamais venu. J'en suis malgré tout venu à bout sans comprendre le déluge de louanges qui a accompagné sa sortie.

En toute franchise j'ai même ressenti plusieurs fois le roman dans son ensemble comme un gigantesque exercice de style, dénué de sincérité et de moelle, un peu creux et artificiel. Je m'y suis en partie ennuyé.

J'adore les polars qui sous leurs airs de littérature mineure parviennent à nous agripper et se révèlent au fil des pages beaucoup plus profonds et subtils qu'il pouvait y paraitre de prime abord. Là au contraire, j'ai ressenti que le vernis de respectabilité et de "grande" littérature dissimulait en réalité une mécanique qui tourne à vide et n'a pas grand chose à nous (me) dire.
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Le Club des policiers yiddish
Le Club des policiers yiddish de Michael CHABON (Broché - 8 janvier 2009)
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