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3,3 sur 5 étoiles
Le Club des policiers yiddish
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12 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 21 juillet 2009
Voilà un excellent polar, qui fleure bon la Série Noire d'antan. Les ingrédients sont réunis : une enquête tortueuse, des non-dits à la pelle, un flic dont l'équilibre mental ne tient plus qu'à un fil, et bien sûr, un style, un vrai, un talent. Mais il y a mieux encore : le décor original et l'humour.

L'action se déroule donc en Alaska, dans la ville de Sitka. Dans l'hôtel miteux qu'habite l'inspecteur Landsman, on retrouve le cadavre d'un clodo junkie, visiblement refroidi par un professionnel. Landsman et son co-équipier Berko, colosse indien d'origine, commencent leur enquête...

Cette enquête va mener les deux policiers dans l'univers fermé des verbovers, sorte de mafia juive orthodoxe, dévouée à la cause de leur chef, le Rebbé, et en attente du Messie. Et bien sûr, plus Landsman se fera taper sur les doigts, tirer dessus, assommer, kidnapper, et même lorsqu'il n'aura ni plaque, ni dossier, ni enquête sous son autorité, plus il s'évertuera à chercher, fouiller provoquer, parce que dans son hôtel, un brave type est mort, et qu'il faut que son meurtrier soit jugé. C'est en cela que le personnage rappelle Philip Marlowe, le détective créé par Raymond Chandler. Un type usé, cynique, insolent, voire inconscient, à l'intérieur duquel scintille encore une petite flamme : le désir de justice. Chez Landsman, pas de zone de non-droit. Il défie l'autorité et le danger, pour comprendre, et aller au bout.

Le style même de l'écriture évoque aussi Chandler, cette écriture imagée, ou un coup de crosse sur la tempe ressemble à un convoi de chemin de fer percutant de plein fouet sa victime, ou lorsque l'atmosphère se refroidit tellement entre deux personnages, que des stalactites leurs tombent du nez ! Les dialogues sont drôles, certaines scènes hilarantes (les fameuses vaches rousses à taches blanches, ou blanches à taches rousses... ou l'apparition de Wilfred Dick), et les péripéties s'enchainent, entrainant Landsman dans un flot incontrôlable, comme une coulée de boue, de pièges, de mal chance, qui confine au grand art.

Qu'importe que l'intrigue soit complexe, et qu'on perde le fil parfois, qu'on s'y paume entre tous ces "chapeaux noirs". D'autant que le texte est parsemé de jargon et argot yiddish (un lexique est fourni à la fin !). Ce qui compte c'est l'atmosphère particulière, cette communauté, cette intrigue en gigogne, et le plaisir jouissif de lire un texte merveilleusement composé, drôle, fin, atypique.

Je lis dans la présentation Amazon (qui en raconte beaucoup trop sur l'intrigue...) que les frères Coen devraient adapter ce bouquin. C'est du taillé sur mesure pour eux, dans la lignée d'un « Big Lebowski ».
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27 sur 28 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 février 2009
Cela faisait longtemps que je n'avais pas éclaté de rire en lisant un polar... Le résumé ci-dessus est extrêmement fidèle à l'ouvrage. J'ai lu le livre en anglais et je ne sais donc pas si le traducteur aura été capable de restituer le vocabulaire savoureux: notre anti-héros appelle son téléphone portable son shofar et son vieux Smith & Wesson son sholem, autrement-dit son 'outil de paix'...

Le livre débute dans un hôtel bien glauque à la Chandler dans un Alaska frileux et grisâtre qui n'est pas sans rappeler Blade Runner. Chabon mêle habilement le traditionnel et le moderne et construit une excellente intrigue. Il y a quelques délires mais ceux-ci collent parfaitement aux personnages. Hautement recommandé, même si vous n'avez pas la moindre trace de culture Yiddish.
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10 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
D'APRES L'AUTEUR, l'anglo-américain est presque une langue étrangère à Sitka (Alaska). Dans cette enclave juive, les flingues qui pendent dans les holsters s'appellent donc des "Sholem", les téléphones portables sont des "Shoyfer", les indics sont des "Shtinker".
On ne s'étonnera pas alors que les "Shammès"(inspecteurs de police) traquent parfois des "Shtarker"(gangsters) avec des chapeaux noirs de religieux. Cette traque étant réversible...
Pas d'inquiétude, c'est très lisible et un petit glossaire de Yiddish local se trouve à la fin du livre.
A Sitka, on peut vous menacer de mort mais ponctuer cet avertissement en vous souhaitant un fraternel "bon shabbat !", parce que tout de même un vendredi soir, il y a des principes à respecter...

Les personnages principaux du roman ont des personnalités originales et attachantes; l'inspecteur franc-tireur Landsman et son collègue juif-indien (hé oui), la rigoureuse Bina "et ses seins, ses jambes, ses fesses, ses yeux" (Landsman traverse une période d'abstinence propice à la déconcentration...). Les autres protagonistes, les seconds rôles, sont formidables aussi, à leur façon.
La solennité, la rigidité des divers rituels et usages juifs (même quand ils sont festifs) ou des codes en cours dans la population de Sitka, donnent à la moindre anicroche l'occasion d'une scène burlesque et inattendue. Or l'inspecteur Landsman est une transgression permanente!

Un petit coup d'œil dans une encyclopédie à l'article Alaska peut s'avérer profitable à la compréhension de ce livre. Personnellement, j'ai apprécié entreprendre cette simple et rapide démarche (mes lacunes étaient abyssales), parallèlement à la lecture du roman de Chabon. L'Alaska est un territoire étonnant, fascinant, parfois surréaliste; je le considère presque comme un des "personnages" du roman.
Ceci permet aussi de discerner la part de réalité de ce roman. L'éditeur nous dit que "le district de Sitka, en Alaska, est le nouvel Israël. Y vivent deux millions de Juifs...". En réalité, l'Alaska, en 2007, comptait moins de 700 000 habitants, et Sitka, qui est la 5ème plus grande ville comptait...moins de 9 000 habitants! A moins que les loutres autochtones ne se soient massivement converties au judaïsme, le compte n'y est pas du tout.
Les descriptions de Sitka délivrées par la plume de Chabon évoquent une grosse ville-refuge dense et surpeuplée (sans l'ombre d'un goy), un ghetto communautaire souhaité par ses habitants. Pour l'urbanisme aussi, une vue aérienne sur l'Internet suffit à constater à quel point cette œuvre littéraire est UNE FICTION.

Ceci étant mis au point et admis, c'est un livre hilarant, loufoque. Les "bons", les "méchants", et les autres, trouvent avec leurs religions, coutumes ou principes, des accommodements assez tordus et tordants. Mais c'est aussi un bon polar remarquablement écrit.
Je concède toutefois que le dernier quart du livre a de quoi décontenancer ou refroidir l'enthousiasme. L'intrigue prend une tournure dans laquelle j'ai moi-même eu du mal à me laisser engager (ce qui explique ma notation).
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Allons-y franco : j'ai adoré ce bouquin ! L'utilisation du lexique est nécessaire au début, puis on s'immerge dans cet univers incroyable. L'auteur a réécrit un pan d'histoire pour inventer un contexte fou : après la seconde guerre mondiale, un pays a été donné au peuple juif... en Alaska. Un monde à part s'est créé, avec ses codes, son argot, ses névroses et sa fin annoncée. On se laisse perdre avec délice dans les méandres de l'enquête et du cerveau -souvent embrumé- du héros.
Une vraie découverte et un coup de coeur pour le style parfois alambiqué mais jamais rebutant (car toujours inventif) de Michael Chabon. A découvrir d'urgence.
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
50 PREMIERS REVISEURSle 23 février 2012
Drôle de temps pour un Juif !
C'est ce leitmotiv qui parcourt le livre de Chabon et vient ponctuer les aventures de son (anti) héros : Meyer Landsman.

Ce dernier est un flic un peu dépressif et porté sur la boisson, depuis que sa femme l'a quitté. Revenu de presque tout, résidant dans un hôtel pouilleux, il se retrouve -par hasard d'abord, par obstination ensuite- lancé dans la résolution d'un meurtre qui s'est déroulé à quelques chambres de la sienne.

Il va s'entêter, en dépit des avertissements de toute nature, à résoudre l'énigme du crime.

Rien que du classique jusque là : le policier au fond du trou, qui trouve la solution et se sauve par la même occasion, sortant ainsi de sa déchéance.
Classique aussi, ce personnage détaché, cynique, qui lutte presque seul pour faire éclater la vérité, qui est menacé, tabassé. Le policier hard-boiled est quand même une figure récurrente de ce type d'ouvrage.

Et pourtant, ce livre est unique, en raison du contexte dans lequel se déroule l'histoire. Et là où on s'attend à retrouver un monde à la Chandler, on bascule plutôt vers un univers à la Philip K. Dick.

En effet, nous tenons là un bel exemple d'uchronie puisque dans un univers parallèle, les rescapés de la Shoah vivent désormais sur un territoire qui leur a été concédé par les Etats-Unis, dans le district de Sitka, en Alaska.

Cette concession est d'ailleurs sur le point de s'achever et il va falloir que les 2 millions d'exilés, fassent leurs bagages, pour laisser place aux indiens occupants originels de cette étendue neigeuse.

Dès lors, l'enquête menée par Landsman et son cousin Berko, va nous faire découvrir le monde des Verbover (sorte de mafia juive d'origine russe) et leur alliance objective avec les fondamentalistes juifs et chrétiens d'une Amérique, décrite ici comme un pays étranger (oui, à Sitka, la communauté parle Yiddish et non pas anglo-américain).

Pourtant, si le traitement du sujet est profondément original et ne manque pas d'humour, je dois avouer qu'il ne m'a pas totalement convaincu et que je n'ai commencé à apprécier ce livre, qu'aux alentours de la 150ème page (il en reste encore 350 !), au moment de l'incursion des 2 policiers en territoire Verbover. Avant cela, j'ai failli abandonner à plusieurs reprises.

Certes, le style est intéressant, capable de fulgurance, mais il génère aussi beaucoup d'ennui discret en raison de passages assez confus, voire brouillons. L'utilisation conseillée du lexique qui figure en fin de livre, s'avère plus contraignante que nécessaire et d'ailleurs, dès que l'on se laisse aller à l'interprétation, la lecture devient moins fastidieuse. Pour autant, difficile de ne pas rechercher certains termes si on ne pratique pas l'argot Yiddish 2ème langue : "Sholem", "Noz", "Shoyfer", "Shammès", "Shtarker", Rebbé, Yid.

Le parti pris uchronique est aussi troublant et j'ai vraiment cru à un moment avoir dormi pendant les cours de géo-politique et que l'enclave de Sitka existait bel et bien. Du coup, j'en suis venu à douter un peu de tout et j'ai même pensé que les étonnantes pratiques de l'éruv (érouv ?) avaient également été inventées.

Donc, pour moi, cette "fictionnalisation" en introduisant une distance, amoindrit un peu l'intérêt du livre en tant que récit policier.

Bilan ? Un livre que j'ai eu envie d'aimer, mais auquel j'ai moyennement adhéré. Recommandable certainement, mais pour lecteurs avertis.
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Ce livre tient du très bon polar chandlérien (on retrouve tout le desespoir, la noirceur et le tortueux du "Grand Sommeil"), de la réflexion sur l'inexorable "vocation" du Peuple Juif à l'Exil et de la critique bien sentie et très bien étayée du délire fanatique religieux.On se situe du côté du "Nom de la Rose" d'Umberto Eco.
L'auteur reconstitue un "Yiddishland"aussi compliqué, torturé et "topologique" que celui entrevu dans les livres et chez les gens survivants de ce gigantesque radeau naufragé.
A la symbolique des souterrains, des impasses logiques et de l'impossibilité de s'ancrer, l'auteur oppose-avec quelques légères faiblesses dans la construction-l'enquête proprement policière et l'amour renaissant entre un homme et une femme.
Toutes choses égales par ailleurs, Michaël Chabon, remarquable narrateur, à l'imaginaire surprenant, riche et rempli d'excellentissimes trouvailles, maître de son écriture et de ses moyens, donne au lecteur, dans ce roman uchronique, un moment jouissif de lecture ininterrompue.
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le 21 avril 2009
la critique dit que c'est un croisement entre Chandler et I.B.Singer. C'est tout à fait cela. original par le contexte et la trame mais particulier pour le lecteur non familiarisé avec la culture yiddish. la lecture préalable du glossaire est indispensable même pour le yiddisophone car l'emploi d'un argot particulier rend difficile certain terme. Un bon livre.
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le 7 décembre 2010
J'ai aimé le début, l'atmosphère, l'originalité et la profondeur des personnages, le style d'écriture à la fois dense, recherché et comique. La description du style de vie yiddish et son vocabulaire : les holsters s'appellent des "Sholem", les téléphones portables sont des "Shoyfer", les indics sont des "Shtinker"'

Je n'ai pas aimé le dénouement même si l'idée du coup Zugzwang impliquant que le joueur est obligé de jouer et de perdre est une belle métaphore de la situation de Mendel et plus largement de la diaspora juive. La thèse du suicide est aussi plaisante cependant les derniers chapitres sont trop déroutants et indigestes.
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le 19 septembre 2013
C'est très touffu, un peu décousu, parfois un peu loufoque, souvent passionnant malgré des longueurs mais est pris par le récit, l'intrigue et aussi par tout l'environnement qu'on découvre de cette colonie Yiddish pittoresque et fictivement reconstitué en Alaska.
C'est aussi très instructif par la description des rites et traditions méconnues mais attention aux très nombreux termes Yiddish dont la compréhension est parfois ardue et déroutante.
Original, au début il faut un peu s'investir pour entrer dans le livre mais on le ne regrette pas au fur et à mesure où on avance
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le 21 mars 2014
Assez différent des polars que j'ai lus jusque là ! Très bien documenté, intéressant, prenant... un super livre (qui est déjà culte d'ailleurs)
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