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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des bains de sang, 26 décembre 2014
Par 
Luc REYNAERT (Beernem, Belgium) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire du déclin et de la chute de l'empire romain, tome 1 : Rome de 96 a 582 (Broché)
Ce livre est un des plus grands amoncellements de bains de sang dans la littérature historique, sur le plan général, avec des guerres, des invasions, des massacres, des sacs de villes et des mises en esclavage de populations entières, et sur le plan individuel, avec des règlements de compte sanglants. En un mot, une suite quasiment ininterrompue de crimes contre l’humanité.
E. Gibbon en fait une analyse objective, en spécifiant en parallèle sa vision sur l’homme et la politique, ainsi que sur l’influence de l’Eglise Catholique.

La soif du pouvoir, la politique
Pour E. Gibbon, le motif principal de conflits meurtriers est la soif du pouvoir : ‘en donnant à quelques personnes ce que le grand nombre recherche avec plus d’ardeur … La soif du pouvoir est de toutes nos passions, la plus impérieuse et la plus insociable, puisqu’elle amène l’orgueil d’un seul à exiger la soumission de tous.’
Les opposants les plus dangereux pour les empereurs étaient des généraux ambitieux et les chefs de la garde prétorienne. Dioclétien avait trouvé la formule magique pour résoudre ce problème. Il a instauré sous ses ordres une tétrarchie afin que les tétrarques puissent se battre entre eux et non pas contre lui.
E. Gibbon est un défenseur rabique du ‘Léviathan’ de Hobbes. Un pouvoir fort et héréditaire, placé au-dessus de la mêlée, est absolument nécessaire pour contrecarrer avec une main de fer des luttes féroces entre des familles (des clans, des tribus) rivales pour l’accaparation du pouvoir.

Le déclin
Des facteurs importants dans le déclin de l’empire romain sont l’Eglise Catholique : ‘Comme le principal objet de la religion est le bonheur d’une vie future, on peut remarquer sans surprise et sans scandale que l’introduction, ou au moins l’abus, du christianisme eut quelque influence sur le déclin de l’empire des Romains’.
Les déficits budgétaires (la soif d’impôts) en sont une autre cause. De plus en plus de ‘barbares’ pouvaient obtenir la citoyenneté romaine afin qu’ils puissent être taxés. En fin de compte, il y avait plus de barbares que de Romains à l’intérieur de l’empire.

L’Eglise Catholique
E. Gibbon explique clairement pourquoi et comment l’Eglise Catholique est devenue une république indépendante à l’intérieur de l’Empire romain. Il y avait son organisation impeccable en évêchés, l’union et la discipline au sein de son ‘Etat’, le zèle intolérant de ses adeptes, le don des miracles attribué à l’Eglise primitive, la morale pure et austère de ses fidèles et la doctrine d’une vie future.
Après leur triomphe, ‘les pontifes chrétiens ont élevé un temple qui surpasse de beaucoup les antiques monuments de la gloire du Capitole. Ce sont ceux qui, tirant d’un humble pêcheur de Galilée leurs prétentions à la monarchie universelle, ont succédé au trône des Césars’.
A partir de ce moment-là, ‘une nouvelle espèce de tyrannie opprima le monde romain. L’Eglise de Rome défendit par la violence l’empire qu’elle avait acquis par la fraude : des proscriptions, des guerres, des massacres.’ Les terreurs des armes spirituelles étaient secondées ‘par le feu et le fer’.
De plus, ‘les chrétiens, dans le cours de leurs dissensions intestines, se sont causé les uns aux autres de bien plus grands maux que ne leur en avait fait éprouver le zèle des païens’. D’après E. Gibbon, le nombre total de martyrs chrétiens sous le règne des Césars ne dépassait pas les 1500.

Ce livre ne manque pas non plus de remarques salaces; un exemple : l’empereur Héliogabale nommait ses collaborateurs en fonction des dimensions de leur pénis.

Edward Gibbon peut être considéré comme le premier historien de l’âge moderne (n’oublions pas Thucydide) par sa recherche d’objectivité, en se basant notamment sur des sources primaires. Son livre est aussi une vraie œuvre du siècle des Lumières.
Lecture indispensable pour tous les intéressés à l’histoire de l’humanité.
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16 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 chef d'oeuvre, 25 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire du déclin et de la chute de l'empire romain, tome 1 : Rome de 96 a 582 (Broché)
probablement le meilleur livre d'Histoire écrit à ce jour...
la République Romaine se dévoile, s'épanouit jusqu'au plus haut degré de civilisation, atteignant ainsi l'immortalité; avant de s'évanouir dans le temps et l'espace, victime de la médiocrité des hommes.
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