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le 31 mai 2006
"Je veux gouverner le monde intellectuel en Europe ; encore deux ans de patience et de travaux et je marcherai sur toutes les têtes de ceux qui voudraient me lier les mains, retarder mon vol."

Balzac, c'est la volonté faite homme. Il ne sait pas ce qu'il veut, mais il veut de toutes ses forces. Balzac sent la force qui est en lui, et l'applique partout où il passe. Vitalité et imagination, les deux faces de cette force, sont la clé pour comprendre la vie de Balzac, véritable Sisyphe piégé par cette énergie enthousiaste qui va pouvoir trouver son expression à la fois dans ses romans et dans sa vie, mais qui lui aura mieux servi dans ses romans que dans ses spéculations paradoxalement toujours visionnaires et ruineuses.

Et c'est aussi l'angle qu'a choisi Zweig pour nous peindre le romancier. Ce choix introduit le premier défaut de la biographie : un peu répétitive, comme la vie de Balzac, formidable énergie, éternel recommencement. Une capacité de travail, plus qu'une capacité, une éthique du travail, qui va permettre à Balzac de peu à peu construire sa Comédie Humaine, drogué au café et aux avances des éditeurs pour rembourser les dettes qu'il a la faculté presque magique de faire apparaître sans arrêt.

Balzac dort de 20h à minuit, réveillé par son domestique pour écrire sans trêve jusqu'à 8h, où le même domestique apporte - un café, bien entendu - pour son déjeuner. Sa journée n'est pas finie, il lui faut continuer déjà, et c'est encore lui qui écrit frénétiquement, plongé dans son monde, corrige jusqu'à 15 fois les épreuves qu'on lui apporte encore fumantes de l'imprimerie. Ce n'est pas avant midi qu'il s'arrête pour un déjeuner frugal, afin de garder toutes ses forces pour le travail. Sa journée n'est toujours pas finie, il lui faut écrire, écrire encore. 17h. Le forçat a devant lui 3 heures de "liberté". Voilà sa puissance terrible.

Son incroyable vitalité se perçoit encore dans sa - courte - vie en société. Balzac, poursuivi pas la meute furieuse de ses créanciers toujours plus nombreux, rêve. Il cherche "un nom et une fortune", pour satisfaire son snobisme et ses créanciers. Au fond, il n'y aura vraiment eu que des femmes dans sa vie : d'abord la femme mure qui va lui permettre de s'épanouir et de s'émanciper de la domination de sa mère, puis deux femmes qui ne réuniront chacune que la moitié des qualités nécessaires (pas de richesse pour Zulma Carraud, pas de coeur pour la duchesse de Castries), avant de trouver celle qu'il croit destinée à combler ses voeux : Mme de Hanska.

La réputation de Zweig en tant que maître de la biographie (pensez à lire Marie-Antoinette si ce n'est déjà fait) n'est pas usurpée. C'est pourquoi on peut être surpris par des problèmes de finition inhabituels chez cet auteur : mort avant d'avoir pu achever son oeuvre qu'il considérait comme un aboutissement, le Balzac souffre d'un manque de relecture bien compréhensible, avec une structure qu'on pourrait encore épurer, des phrases qui parfois ne vont pas avec leur contexte ou des paragraphes qui semblent incomplets, en particulier pour les derniers chapitres. Mais qu'on ne s'inquiète pas : même s'il a été publié dans les circonstances délicates de la fin de la seconde guerre mondiale, le manuscrit du Balzac portait toutefois la mention "to be sent to the publishers". Un gage de qualité quand on connaît Zweig.
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le 25 janvier 2010
Pour ceux qui connaissent les œuvres biographiques de Zweig (Fouché, Marie-Antoinette, Nietzche, etc.), son choix d'écrire une biographie sur Balzac peut paraître un tant soi peu étrange. Somme toute, Balzac fut d'une personnalité assez unidimensionnel comparé à d'autres sujets d'étude de Zweig. Mais comme toujours, c'est dans les dimensions psychologiques qu'il va chercher la matière pour passionner ses lecteurs. Et ici aussi, il réussit avec brio.
Même si la biographie ne fut jamais vraiment terminée -du moins pas comme Zweig l'avait envisagé- elle est d'une intensité et d'une clarté sans défaut, deux qualités suffisantes à mes yeux pour la qualifier d'achevée. Je ne cache pas certaines lacunes et quelques maladresses de style, et ceci n'est certainement pas la meilleure biographie de Zweig, il n'en est pas moins un des plus fervents témoignages d'admiration de Zweig pour l'un de ses maîtres.
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le 4 décembre 2015
Balzac me fait immanquablement penser à la petite route ombragée le long de l'Indre que je prenais à vélo lorsque j'étais encore enfant. Il n'y a pas si longtemps, elle était sans circulation et la rivière qui l'accompagnait sauvage et limpide. Ce n'était pas difficile alors, lorsque l'on apercevait les premiers moulins à Pont-de-Ruan, d'évoquer « Le lys dans la vallée » ou le long chemin fait à pied jusqu'à Tours par Balzac. A Saché, on entendait portés par l'eau les rires des adolescents piquant une tête du haut du pont de l'Indre. Après les nombreux coups de pédales donnés sur une route facile et surchauffée, c'était un grand plaisir de laisser tomber la bicyclette et de se baigner aussi ! C'est dans le château de ses amis, les de Margogne, que venait se réfugier et écrire douze heures par jour le grand homme. Entre ses différents séjours, il y aurait passé plus d'un an. J'y suis allé plusieurs fois. Sa petite chambre inchangée était pratiquement son seul séjour et sa cafetière, que l'on peut encore apercevoir, sa seule compagne. Ce forçat de l'écriture a sans doute -contrairement à nous- peu profité de cette belle demeure et de l'ombre de ses grands arbres. On ne résiste pas facilement à un peu de nostalgie et à un écrivain que l'on aime, j'ai lu d'une seule traite les cinq cent pages de « Balzac le roman de sa vie » '

Le plus réussi dans cette biographie de Stefan Zweig est sans aucun doute l'évocation d'un Balzac au travail, précurseur, puissant créateur, couvert de dettes et poursuivi par ses éditeurs. L'auteur de « La comédie humaine » accumule toute sa vie les catastrophes et génère sans cesse des déficits colossaux. «Toujours passe à travers sa vie cette ligne fine comme un souffle qui sépare la raison de la folie». Mais cette folie et l'adversité qui l'accompagne sont pour Zweig la conséquence et la condition nécessaire de son génie. Il n'est jamais si prolifique et talentueux que contraint et forcé. En moins de dix ans, on croit rêver, il aura en effet composé plus de soixante-dix romans, donné vie à quelques deux milles personnages. Perfectionniste, il aura repris de multiple fois les épreuves de ses livres, les réécrivant à cinq, dix reprises. Pour composer en si peu de temps son oeuvre, Balzac restera éveillé des jours entiers, consommera quelques cinquante milles tasses de café et mourra prématurément.

La biographie De Balzac n'a pas été publiée du vivant de Stefan Zweig et pour ma part, j'ai eu le sentiment d'un travail très intéressant mais pas véritablement convainquant. Il faut donner là deux exemples. Le modèle, sosie De Balzac, a été trouvé par Rodin à Saché, cela ne s'invente pas. Il a commencé à le représenter nu, conscient qu'il était de la puissance qui émanait de ce corps. Il n'en ai pas moins vrais que l'écrivain à un visage remarquable qui donne également la mesure de sa force littéraire, n'en déplaise à Zweig. Faut-il citer la description De Balzac laissée par Lamartine : « Il avait le visage d'un élément [...'] Il possédait tant d'âme, qu'elle portait son corps lourds comme rien ». Faut-il parler de Nadar ou de Picasso ? Le jugement du biographe n'est pas moins tranché lorsqu'il s'agit de Laure Salambier. La mère d'Honoré de Balzac, personnage complexe, est en effet présentée dans cette biographie comme un être froid et indifférent. « Je n'ai pas eu de mère » déclare Balzac dans sa correspondance. C'est oublier la propension de l'écrivain à transfigurer la réalité et son besoin insatiable de se faire plaindre lorsqu'il écrit à Madame de Hanska. Il existe aussi dans sa correspondance des lettres où il encense le « clan » Balzac, Zweig n'en dit rien. La mère De Balzac n'est-elle pas entièrement dévouée à son fils à la fin de sa vie ?

Lorsque Stefan Zweig parle de l'oeuvre De Balzac, il est un critique admirable. Il nous donne envie de le relire et de le lire. Il reste toujours en effet à découvrir en Balzac, comme Stefan Zweig le dit si bien, « un monde entier grouillant de personnages typiques [...'] une immense imagination d'une inexprimable densité ; l'imagination la plus grande, la plus dense depuis Shakespeare».
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le 21 mai 2014
Comme tous les ouvrages de Stefan Zweig, absolument passionnant. Une approche vivante, originale de Balzac par un écrivain qui sait de quoi il parle.
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le 8 avril 2015
La vie de Balzac magnifiquement racontée par Stefan Zweig qui met en lumière comment la succession d'échecs dans la vie réelle de Balzac l'a conduit à écrire une des plus grandes oeuvres romanesques de l'histoire de la littérature
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le 26 octobre 2003
Une biographie passionnante de Balzac, force de la nature, bourreau de travail, esprit fulgurant, a qui il est impossible d'etre seulement raisonnable. Cent fois il se ruine, se brule les ailes sur des amours impossibles, et detruit sa sante. Cent fois il repart au combat.
Pour le lecteur de Balzac, la biographie restitue le contexte dans lequel ont ete ecrits ces classiques que nous adorons : Eugenie Grandet, le Pere Goriot, etc. On decouvre quelles personnes ou situations reelles ont inspire quel roman. L'auteur lui-meme apparait de temps en temps dans son oeuvre : c'est par vengeance qu'il ecrit la Princesse de Cleves.
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le 3 avril 2009
Livre très intéressant et surtout très réaliste. Toujours de mise chez cet auteur hors norme.
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le 28 avril 2014
Je ne savais pas que cet auteur avait travaillé sur l histoire de balzac de montagne sur Marie Antoinette , voilà qui est fait et nous rentrons véritablement dans le cœur de ces parcours étonnants
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