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103 internautes sur 110 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe travail d'historien, 21 février 2009
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
Simon Epstein est économiste et historien, auteur de plusieurs ouvrages sur le racisme et l'antisémitisme, vit à Jérusalem depuis 1974. Il a publié en 2001 un ouvrage remarquable sur Les Dreyfusards sous l'Occupation.

"Un paradoxe français" est un livre d'histoire qui détruit plusieurs mythes et autres mensonges.

Mythe n°1 : l'extrême droite française, collaborationniste pendant la seconde guerre mondiale était majoritairement l'extrême droite d'avant la guerre. C'est tout l'inverse. La majorité des premiers résistants était issue de l'Action Française qui prônait le "nationalisme intégral" et était germanophobe.

Mythe n°2 : la gauche pacifiste, antiraciste, philosémite a majoritairement composé la Résistance. C'est tout l'inverse. Les pacifistes ont continué, dans leur majorité (à l'image des dreyfusards) de l'être sous la botte nazie.

"Que le pacifisme fut le vecteur principal de la collaboration, que les pacifistes furent nombreux à collaborer, et qu'ils fournirent de très nombreux collaborateurs, que la gauche fut dominante dans la collaboration parce qu'elle fut dominante dans le pacifisme - toutes ces vérités dérangeantes échapperont aux politiciens, aux polémistes et aux historiens soucieux d'inculper "toutes les droites" et de leur faire porter le chapeau exclusif des erreurs, des trahisons et des crimes qui ont endeuillé, à jamais, les années 1940-1944.

Ils chargeront Maurras (Action Française) de forfaits commis par des gens, qui, pour beaucoup, étaient des antimaurrassiens endurcis. Ils s'acharneront sur La Roque (les Croix de Feu), qui vraiment n'y était pour rien. Ils débusqueront des "fascistes" un peu partout y compris là (et surtout là) où il n'y en avait pas, et ils ignoreront ces pacifistes, intransigeants et candides à la fois, qui se fascinèrent pour l'Allemagne de Hitler (...)".

Simon Epstein expose à l'aide de fiches biographiques précises, de leur mise sous lumière de l'Histoire, dans cet ouvrage dense, exégétique, une réalité historique très éloignée des multiples propagandes et oublis nés dans l'après-guerre.

Les nombreuses sources d'informations puisées notamment chez Bernard Lacache qui fut le président de la LICA (ancêtre de l'actuelle LICRA) qui dénonça tous ces traîtres qui, ayant milité au sein de ce mouvement pacifiste, de gauche, philosémite se convertirent à la collaboration et à son opposé, Henry Coston, l'extrêmiste de droite de toujours, qui dénonça ces "convertis" qui après-guerre quittèrent pour leur carrière politique cette extrême droite collabo, donnent de cette page d'histoire de France à la fois l'image des égoûts les plus puants du racisme, de la honte, du meurtre, et celle des cieux les plus purs de l'héroïsme, de la Liberté, de l'Honneur.

L'auteur enfin explique les raisons qui ont soutenu ces mythes et nous régale par une notice biographique précise de François Mitterrand.

Quelques colles pour les forts en thème :

- Si Brasillach était maurrassien, Drieu-La Rochelle était-il d'extrême droite avant guerre ? Non. Il était de gauche et philosémite.
- Jean Luchaire, Pierre de Brinon, Alphonse de Chateaubriand : idem, de gauche.
- Doriot, Déat ? de gauche
- Cocteau, Aymé, Giono ? de gauche
- Bergery ? radical de gauche
- Bertrand de Jouvenel ? de gauche
- Simon Sabiani, Maurice-Ivan Sicard, Paul Perrin, André Grisoni, Paul Rives, Maurice Levillain, Barthélémy Montagnon, René Chateau, Claude Jamet : de gauche itou
- Robert Jospin (le père de Lionel) pacifiste intégral, munichois, proche de Marcel Déat : SFIO
- Camille Chautemps, Georges Bonnet, Maurice Papon, René Bousquet : de la gauche radicale !
- Robert Hersant : idem
- Charles Spinasse, Georges Monnet : encore
- Georges Suarez qui fut l'ami de Jopseph Kessel dans les années 20, biographe de Clémenceau et de Briand, dont le souci de réconciliation franco-allemande le conduisit sous Vichy au pronazisme le plus effréné, fut le premier journaliste à être jugé pour collaboration : proche de la gauche briandiste.
- Alfred Baudrillart, Marc Augier, Jean Balestre : etc.
- Camille Planche, Léon Emery, René Gérin, déatistes, provenant de la gauche.
- Saint-Loup (alias Marc Augier qui, avant guerre, chantait "Au devant de la vie" avec ses camarades juifs des Auberges), Saint-Paulien (alias Maurice-Ivan Sicard, qui avant guerre vomissait dans son "Huron" le fascisme et les fascistes), Roland Gaucher (ex- Roland Goguillot qui militait aux Etudiants révolutionnaires), François Brigneau (Emmanuel Allot, pacifiste de gauche): ex-antifascistes, anciens de la gauche et de l'extrême gauche, collabos, militants d'extrême droite après la guerre.

- René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, responsable de la déportation de 54.000 juifs français, l'ami de toujours de François Mitterrand : centre gauche républicain.

Saviez-vous que 12 des 17 ministres SFIO de la fin de la III° République furent exclus de ce parti après guerre pour leur comportement collaborateur pendant ?

Saviez-vous que trois des grands chefs de la collaboration, Pierre Laval (socialiste révolutionnaire avant la première guerre mondiale), l'amiral Darland (socialiste) et Déat (ex-SFIO) furent victimes de deux nationalistes, d'avant guerre ? Fernand Bonnier de la Chapelle, Action Française, assassina Darland à Alger en 1942 et Paul Collette, ex-Cagoulard, blessa par balle Marcel Déat et Pierre Laval en 1941 lors d'une revue des troupes de la LVF.

Ce livre est riche d'enseignements précis qu'il est impossible de résumer.

Exceptionnel ouvrage qui fait date dans la compréhension de notre Histoire.
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27 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sujet très instructif, soigneusement passé sous silence, 8 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
Après l'occupation, très nombreux sont les gens qui, ayant fait toute leur carrière politique dans une gauche antiraciste, durant les années 20 et 30, ont été arbitrairement classés à l'extrême droite après avoir collaboré.

A la même époque, la dite extrême droite, parfois antisémite, a fourni à la résistance de nombreux cadres.

L'image d'Epinal: extrême droite = collabos/ gauche = résistance, ne résiste pas à l'analyse historique.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Livre d'historien remarquablement documenté., 17 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
À lire par tous les sectaires lanceurs d'anathèmes qui sont légion dans la gauche française.
Il faut un peu de réserve aussi dans l'éloge de nos célébrités qui ont souvent fait preuve d'égarement.
Un tel ouvrage de vérité ne pourrait malheureusement, plus être édité en France aujourd'hui
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très riche et documenté, 22 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
Une analyse très riche de trajectoires humaines parfois étonnantes, une mise en perspective très intéressante sur la façon dont l'histoire peut-être écrite. Pays oh combien complexe que la France. Bien écrit en plus.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un paradoxe français, 30 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
Cet ouvrage a un côté dérangeant......

Un paradoxe français de Simon Epstein, historien français résidant à Jérusalem, bouscule nombre d’idées reçues et de clichés sur les années 1920, 1930 et 1940, qui pèsent fortement sur les grands débats de société contemporains. L’auteur s’appuie sur des centaines de parcours individuels, qu’il analyse sans parti pris tout en dénonçant les manipulations de l’histoire officielle depuis 1945.

Il montre l’ambivalence de certains sentiments humanitaires affichés et souligne à quel point les professions de foi humanistes et la bonne conscience antiracistes ne conduisent pas forcément au choix du courage et de la générosité.

A lire sans hésitation pour comprendre ce que veut dire mensonges et manipulations qui ont cours encore de nos jours.

Pour ma part j'ai pu vérifier que le simple fait de citer le titre du livre, met mal à l'aise certains de mes contemporains (réaction épidermiques).
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 a lire et a faire connaître, 27 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
Ce livre est vraiment intéressant il retrace une partie de l'histoire de l'occupation dans un contexte inhabituel, une vision une analyse de la situation perspicace et bien documentée elle permet de sortir du moule historique, des idées reçues, des mensonges par omissions sur une période qui est plus complexe qu'il n'y paraît...ce livre devrait être étudié dans toutes les écoles,
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26 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une nouvelle vérité, 10 mai 2010
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
Livre intéressant à contre courant du politiquement correct : "La gauche était toute entière dans la résistance, la droite tout entière à Vichy". Analyse subtile et rigoureuse du cas Mitterand.
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5.0 étoiles sur 5 Un livre passionnant, 8 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
Pour ceux qui s'intéressent à cette période de l'histoire française, le livre à lire. L'auteur retrace l'histoire de très nombreuses personnes ayant débuté leur vie dans l'entre-deux-guerre, à gauche de l'échiquier politique (SFIO, Trotskystes, etc), philosémites, et qui ont collaboré au régime de Vichy, dont beaucoup à des postes non-négligeables, et de manière active. Au point que l'auteur affirme que cela ne peut être un hasard. En tout cas, tout autre que la version officielle ("La gauche, ce sont les résistants, la droite, c'est la collaboration."). Inversement, l'auteur refait l'histoire de nombreux résistants, ayant eux fait le chemin inverse, provenant de l'extrême-droite, antisémites dans l'entre-deux-guerres, et ayant rejoint De Gaulle. D'un côtés, ceux qui ont choisi la paix, avec Pétain, de l'autre ceux qui étaient germanophobes, avec De Gaulle... Bref, le livre qui peut déranger, d'autant plus que son auteur est lui-même juif, vivant à Jérusalem depuis de nombreuses années, et semble ainsi, de par son écriture, être "détaché", autant que possible, dudit phénomène: il a le recul nécessaire, pour pouvoir avoir effectué un travail de grande qualité.
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47 internautes sur 59 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Cet ouvrage a les avantages et les inconvénients du paradoxe, 6 novembre 2009
Par 
Jean Weil (à bazouges sur le loir / Sarthe / France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
En effet c'est un paradoxe que de dire que les antiracistes, d'avant 1939, sont devenus des collaborateurs et qu'inversement les antisémites d'avant 1939, sont devenus des résistants... Car c'est oublier deux faits qui ont boulversés la répartition de la donne idéologique: le pacte germano-soviétique et la défaite française prise en charge par Pétain-le-vainqueur-de-Verdun...Le pacte a fait éclater les digues souvent fragiles entre antiracisme et racisme et entre fascime et communisme et enfin le vainqueur de verdun faisait clairement apparaître la défaite de 1940 comme étant le résultat de la démocratie parlementaire: d'ailleurs même De Gaulle disait la même chose en 1942 à Christian Pineau dans "la simple vérité". Ceci étant ce livre a l'immense mérite de montrer que la tête des mouvements de résistance était souvent aux mains de personnes de droite voir d'extrême droite, comme... voir l'ouvrage lui-même. Par contre il ne dit mot des résistants de l'armée des ombres qui ont trimés et qui sont des gens de gauche et en grosse majorité des socialistes car le secrétaire général clandestin du parti socialiste était Daniel Mayer dont la consigne était: "faîtes de la résistance dans le mouvement le plus proche de chez vous".
Ouvrages complémentaires :
Les vichysto-résistants de Bénédicte Vergez-Chaignon et
Les socialistes sous l'occupation Marc Sadoun.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 LE LIVRE de référence, 13 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Broché)
pour arrêter d'avaler les balivernes de la "droite collabo", voici la seule étude de référence à lire pour ouvrir les yeux. Le pacifisme de la Licra et la veulerie des rad-soc en prennent un coup mais la vérité apparait. Remarquable.
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