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4.0 étoiles sur 5 Un must pour les chercheurs
Ce livre est un must pour tout pratiquant de ninjutsu. c'est surement un des rares livres en français valable sur le sujet. Vous ne trouverez point de techniques de combat dans cette traduction d'un des trois seuls documents ninja connus à ce jour mais plutôt une philosophie des shinobi de l'époque.
Pour finir et contrairement aux autres auteurs des...
Publié le 31 octobre 2010 par Fievre

versus
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 le prix de l'excellence
ce livre est une petite merveille pour ceux et celle qui pratique ou non les arts martiaux un vrai tresor historique toujoursd'actualité et de spiritualité japonaise et du Shinobi en particulier un vrai livre merveilleux
Publié le 9 octobre 2011 par berry


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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 le prix de l'excellence, 9 octobre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Shôninki : L'authentique manuel des ninja (Broché)
ce livre est une petite merveille pour ceux et celle qui pratique ou non les arts martiaux un vrai tresor historique toujoursd'actualité et de spiritualité japonaise et du Shinobi en particulier un vrai livre merveilleux
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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un must pour les chercheurs, 31 octobre 2010
Par 
Fievre (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Shôninki : L'authentique manuel des ninja (Broché)
Ce livre est un must pour tout pratiquant de ninjutsu. c'est surement un des rares livres en français valable sur le sujet. Vous ne trouverez point de techniques de combat dans cette traduction d'un des trois seuls documents ninja connus à ce jour mais plutôt une philosophie des shinobi de l'époque.
Pour finir et contrairement aux autres auteurs des commentaires du Shôninki, je trouve la préface très bien. Pourquoi ?
Tous simplement parce que l'auteur de celle-ci est surement le seul véritable pratiquant de ninjutsu en France (je dis bien ninjtusu ). Pour le connaître et sans être son avocat, Bernard Bordas est pratiquant d'arts martiaux depuis plus de 30 ans, il est végétarien, continue à faire des acrobaties à 52 ans et ne prend ses sources que sur des textes originaux lors de ses voyages au Japon. Il vit complètement ninja car le ninjutsu n'est pas un art martial mais un art de vivre voir de survivre.
Pour preuve je vous conseille de lire le très bon livre de Antony Cuming : shinobi soldier.
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14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 ouvrage anthropologique, 24 septembre 2010
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excellente ouvrage anthropologique pr un chercheur en mentalité martiale du Japon féodal.... Néanmoins certaines erreurs par rapport au kambun (japonais ancien) du texte original existent mais elles ne prêtent pas à conséquence pour un pratiquant d'arts martiaux landa... Au niveau des techniques: il est évident que ceux qui souhaitent des "trucs" pour vaincre n'y trouveront rien car ce n'est pas son propos...
A la page 114, on peut y voir un charme ancien de l'Onmyodo (du mage Abe no Seimei), utilisé par les ninja de l'époque féodale remontant avant l'époque Hieian...
Le nom de "Natori Masazuni" n'est pas lu ou prononcé de cette façon à l'ancienne, mais se lit FUJI-no-ISSUIHI Masataké qui en est le véritable auteur japonais au 16ème siècle.

Un seul point négatif cependant est à relever: On peut se demander pourquoi les éditions très sérieuses ALBIN MICHEL ont choisi cette préface qui n'apporte rien à l'ouvrage, ni même au travail du traducteur, et qui aurait même tendance à en dévaloriser ce qu'il y aurait d'intéressant et subtile à y rechercher; car l'auteur de cette préface n'est vraiment pas une référence en matière d'arts martiaux japonais en général, tant en France qu'au Japon...

Pour ma ma part je l'ai quand même dans ma bibliothèque, dédicacé avec une calligraphie "bien chétive" du NIN qui est très explicite sur le niveau de connaissance en japonais du "faux-vrai traducteur-traductrice" véritable, mr Mazuer.
sasuga nisemono dayo! salabajya
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Mythique, 16 janvier 2014
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Magnifique ouvrage pour moi qui pratique le Ninjutsu depuis plus de 10 ans.
Par contre je pense que certaines personnes ici parle sans savoir avant de critiquer un livre sur un sujet comme celui si intéressé vous à sont histoire.
Bref un livre à conseiller à tout passionnés.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 livre incontournable, 8 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Shôninki : L'authentique manuel des ninja (Broché)
ce livre est incontournable pour mieux comprendre ce qu'etaient les ninjas a l'epoque feodale.il pourrai aussi bien servir de reference en matiere d'espionnage et de strategie de nos jours.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 très bon, 7 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Shôninki : L'authentique manuel des ninja (Broché)
Excellent ouvrgae sur les techniques des fameux ninjas, employant pas mal de techniques de jiujitsu entre autres. Livre fascinant autant pour la culture perso que pour essayer de se conformer au code des ninjas !!!
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 enfin un 'manuel', 7 mai 2009
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Shôninki : L'authentique manuel des ninja (Broché)
très bonne traduction d'un ancien manuscrit japonais et enfin disponible en français..
préface de Bernard Bordas grand shihan français de ninjutsu, le reste du livre est à savourer lui aussi par tout les amateurs de ninjutsu ou ceux qui veulent 'en savoir plus'.

qualité/prix: 10/10
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN HÉRITAGE SANS CONTESTE, D'UNE TRÈS GRANDE RICHESSE !!!, 24 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shôninki : L'authentique manuel des ninja (Broché)
Le Shôninki est un manuel rédigé en 1681 détaillant les nécessité du mode de vie d'un ninja ou shinobi (selon les provinces). Les shinobis sont des espions particuliers : « des agents employés pour des missions d'espionnage, d'infiltration et de guérilla » (Introduction de Axel Mazuer, p.11). Ils pratiquent l'art de la dissimulation ou de l'invisibilité en plaçant leur cœur sous la lame de l'épée et en acceptant d'endurer toutes les peines et humiliations dut à cette pratique. Elle est décrite ici du point de vue Japonais de l'époque, bien qu'elle soit ancestrale et qu'elle doit beaucoup à la Chine. « On reconnaît […] la mentalité « libertaire » de l'art ninja des origines, mettant en exergue les individualités, par opposition au respect hiérarchique de caste propres aux samuraïs, et faisant en sorte que le système s'adapte à l'élève et non que l'on oblige l'élève à se conformer à un système. » (Introduction de Axel Mazuer, p.33)

Le manuel en lui même est découpé en 4 parties. La première, d'ordre général, les autres plus pratiques.

- La première partie, nous apprend la différence entre le shinobi et le voleur. Bien que le shinobi et le voleur (nusubito) partage des pratiques, le shinobi méprise le voleur qui sont « dénués de toute conscience morale et ne peuvent distinguer le bien du mal. Ils ne devraient pas être considéré autrement que comme d'habiles minables. » (Ch. I §2 p.49).

On y découvre aussi, les principes suprêmes ( essentiellement l'exposition de ce a quoi peu contraindre l'engagement dans une telle voie, dont ne jamais revoir les gens qu'ils aiment, ni leurs enfants ).

Les parties pratiques, semble regorger de ce qui pourrait être pris pour des anecdotes ( ce qui en rend la lecture très agréable et facile ), mais qui consiste en fait en des conseils pour le pratiquant. Les exemples et les discours m'ont beaucoup plus dans la mesure ou ils sont tous emprunter à la « nature ». Le pratiquant apprend ses techniques et se renseigne grâce aux loups ( qui peuvent lire dans l'âme ), renard ( qui peu tromper l'humain ), bœufs, chevaux et « oiseaux aquatiques ». Il saura se déplacer sans bruit et sans laisser de trace ( ou alors de faux indices ), se déguiser pour se mêler a n'importe qui, recueillir des renseignements, travailler a plusieurs shinobis, accéder à des lieux élevés ou des précipices, élargir son angle de vue, se protéger contre l'ennemi et identifier ce qu'il ressent. Le tout en contrôlant son cœur et en sachant « lâcher prise ».

APPORTS COMPLÉMENTAIRES :

Le Ninja a eu beaucoup de noms différents qui leur sont reconnus dans différentes régions et à différents moments. Les termes génériques de mawashi-mono (ou Kancho-no-mono), dérivé du verbe mawasu, «faire le tour», et saguri-no-mono, de la saguru verbe «chercher, espion, sonde," ont été utilisés pour désigner des espions. Le terme de ninja ou shinobi (qui est une lecture différente des mêmes idéogrammes) n'a été utilisé que dans certaines provinces.

NOMS DES NINJAS dans les différentes régions du Japon féodal :

- Kyoto / Nara: suppa ou AGED, Ukami, dakko, shinobi, ou shinobu
- Aorimi: hayamchimono, shinobi, ou shinobu
- Myagi: kurohabaki
- Kanagawa: kusa, Kamari, Monomi, rappa, toppa
- Tokyo / Edo: onmitsu, Oniwaban
- Yamanashi: mitsumono, suppa ou AGED, sukinami, denuki
- Aichi: Kyodan
- Fukui: shinobi ou shinobu
- Nigata: nokizura, kyoudou, kikimono-yaku, Kanshi, ou Kansha
- Shiga / Koga: senkunin, senku-no-mono, koga-no-mono, koga shu, ongyo-no-mono
- Mie / Iga: Iga-no-mono, Iga shu, shinobi-no-mono
- Okayama: Fuma kainin
- Yamashiro et Yamato: suppa, dakko, Ukami ou ukagami
- Kai: suppa, mitsu-no-mono
- Echiho et Etchu: nokizaru, Kanshi, kikimono-yaku
- Mutsu / Myagi: kuro-habaki
- Mutsu / Aomori: hayamichi-no-mono, shinobi
- Sagami: kusa, Monomi, rappa
- Echizen et wasaka: shinobi

ÉTYMOLOGIE :

LE SENS DE-JUTSU :

Une des raisons de ce choix est que le ninjutsu mot (ou ninja) n'est pas facile à traduire que cela puisse paraître à première vue. Il n'est guère difficile de déterminer la bonne traduction pour jutsu, ce qui signifie "technique", "art", ou ja, ce qui signifie «celui qui», «individu», «personne» ou «homme».

LE SENS DE NIN- :

Le kanji (caractères chinois) nin possède plusieurs niveaux de sens différents. Au niveau le plus élémentaire, ce mot doit être compris comme signifiant «endurer», «tolérer», «subir», «ténacité» ou «d'endurance». Dans la couche suivante de la signification, le sens de ce mot devient semblable à shinobi: «furtif», «secret», «caché», ou «invisible».

Mais si le kanji pour nin est en panne, il est constitué de la combinaison de deux idéogrammes différents: le tibia kanji ou kokoro, ce qui signifie «esprit» ou «cœur» (au sens symbolique de «l'âme», «courage», «volonté», «sentiments», et ainsi de suite), est placé sous le kanji yaiba, qui signifie «lame» ( et plus spécifiquement la lame de l'épée, le sabre ).

D'autres ont pris cette analyse encore plus loin en cassant le Yaiba kanji en ses composantes d'ha, ce qui signifie «piquer», combinée avec d', ce qui signifie "épée" ensemble, ils signifient la «piqûre de l'épée» plutôt que simplement «lame . "Le résultat a été une pléthore d'interprétations différentes du sens de nin, qui à son tour a servi de tremplin pour trouver une égale variété de significations possibles du mot ou de ninjutsu ninja.

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HISTORIQUE :

Le Shôninki fut rédigé par un maître ninja, Natori Masazumi en 1681. Il constitue l’un des textes fondamentaux de la tradition ninjutsu. Le ninjutsu n’est pas seulement une discipline martiale. Comme tous les arts martiaux, il est aussi une voie d’éveil.

Nous avons souvent une vision très partielle du ninja, véhiculée par le cinéma, la littérature populaire et les mangas. Les ninja furent bel et bien les espions du Japon féodal, héritiers probables de leurs équivalents chinois. On retrouve en effet dans le Shôninki des enseignements présents dans L’Art de la guerre de Sun-tzu.

Le ninjustsu s’est construit au carrefour de diverses influences chinoises et japonaises : taoïsme, bouddhisme Shingon et Tendaï, shugendô, shintoïsme notamment. La doctrine des cinq éléments particulière au taoïsme et qui fonde les arts martiaux chinois est présente dans le Shôninki. Il y eut des liens entre yamabushi et ninja, au moins au début du ninjustsu. Certains aspects occultes, comme les kuji-kiri se retrouvent dans d’autres écoles d’arts martiaux du Japon comme l’école Ken-katori.

Le Shôninki rassemble des enseignements divers : stratégiques, techniques, psychologiques, magiques et spirituels. Comme souvent dans l’enseignement traditionnel japonais, seul l’essentiel est énoncé. Les commentaires sont superflus puisque seule la pratique révèle les principes énoncés. L’enseignement est donc dense, simple mais chargé de conséquences et de profondeur.

« Il existe dans le ninjustsu le principe de sempenbanka qui postule que tout est soumis à d’incessants changements et transformations. L’essence de ce principe ne peut être saisie par la seule étude. (...) Je ne peux expliquer ici le secret de l’âme avec des mots. Pourtant, si le shinobi en obtient la connaissance, celle-ci atteindra sa plénitude dans les quatre directions du ciel, et même repliée sur elle-même, elle trouvera place dans son coeur. Cette connaissance extrêmement importante intègre les mystères naturels de l’univers, les choses les plus inhabituelles, et éclaire de façon extraordinaire le cours du temps. C’est la voie pour tout connaître sans effort. »

Le shinobi est conduit à distinguer entre Connaissance et Principe :

« Ce que l’on appelle Principe est ce qui est permanent. C’est l’essence immuable. Assimiler la Connaissance est certes intéressant, mais cette Connaissance est soumise à d’incessants changements. Par contre, le Principe fondamental n’est pas quantifiable, et quand on l’étudie attentivement, tout devient clair. »
Le shinobi doit apprendre à contrôler son coeur pour accéder au principe, c’est-à-dire, ne pas se laisser entraîner par les sentiments, les préjugés et les représentations :

« Le coeur humain n’a rien de mystérieux. Il est doté des cinq éléments de l’Univers : le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau, qui ne se révèlent que pendant un court instant. »

Le lâcher-prise, le rappel de soi, la présence, constituent le centre de cet enseignement qui conduit, dans un paradoxe apparent, au respect de la vie comme peut en témoigner le chapitre consacré à l’art de ne pas briser les individus :

« Détruire un homme éloigne du but vers lequel on tend. Si la rage nous anime, on perd l’avantage. C’est par des principes mondains que l’on devient arbitraire et que les choses deviennent difficiles. En conséquence, il y a des époques dans lesquelles l’individu est soumis à l’oppression et d’autres où l’on doit reconstruire. Cela est difficile à exprimer par des mots. Il est pourtant important d’en tenir compte. »

La lecture du Shôninki, traité sec et efficace, donne cependant au lecteur disponible et ouvert, un sentiment de beauté sans doute parce qu’il ne s’éloigne jamais de l’essentiel, de ce qui demeure au-delà des phénomènes.

Le Shôninki intéressera tous ceux qui se consacrent aux arts martiaux et aux voies d’éveil comme, plus largement, tous ceux, de plus en plus nombreux, qui sont attirés par la richesse de la culture japonaise.
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RETOUR AUX SOURCES :

Un ninja (忍者), celui qui pratique le ninjutsu) ou shinobi (忍び) était un guerrier-espion dans le Japon médiéval. Le terme utilisé pour désigner une femme ninja est kunoichi (くノ一).

Dans l'imaginaire des Occidentaux et même des Japonais, image d'ailleurs largement colportée par les films ou bandes dessinées, on représente les ninjas comme des guerriers vêtus de noir, une cagoule masquant leur visage, accomplissant des exploits physiques en combat, des acrobaties, et experts dans les techniques de dissimulation, d'empoisonnement, et surtout de diversion. Leurs atouts principaux étaient leur furtivité et leur discrétion.

Origine :

Cette image romantique, et le terme même de ninja, sont relativement récents (vers 1780). Les termes utilisés pour désigner ces guerriers-espions étaient plutôt shinobi ou shinobu, parfois rappa (乱破, suppa (素破, 水破 ou 出抜) ou kagimono-hiki, ou encore kusa (草, les herbes, cette appellation n'étant attribuée qu'à une certaine catégorie d'espions infiltrés dans les provinces pour des années, voire des générations, y prenant véritablement racine). En raison de leur origine géographique probable, les ninjas sont aussi parfois nommés hommes d'Iga (Iga no mono) ou de Kōga, ou encore troupe d'Iga (Iga shu) ou de Kōga. Mais anciennement plusieurs clans étaient disséminés sur tout le territoire nippon.

Les ninjas les plus réputés étaient en effet probablement issus de ces deux provinces voisines situées à côté de Kyōto. Ces provinces étant indépendantes, ils n'étaient redevables d'aucune taxe et jouissaient d'une liberté de mouvement que n'avaient pas les bushi (ou samouraïs), qui étaient eux inféodés aux daimyō (seigneurs féodaux) ; ils n'étaient pas non plus soumis au bushidō (武士道, code de l'honneur du bushi), et pouvaient donc pratiquer des techniques de guerre non-orthodoxe (espionnage, guérilla, embuscades, assassinats).

N'étant pas subordonnés aux grandes familles, celles-ci les utilisaient pour leurs besognes (pillages, assassinats). Une de leurs grandes spécialités était de s'introduire de nuit dans les châteaux et camps militaires et d'allumer un incendie, afin de faciliter l'assaut par des troupes classiques ; ils se déguisaient en général pour porter la même tenue que leurs victimes (ils n'étaient donc pas forcément vêtus de noir) afin de semer la confusion.

Par ailleurs, les familles nobles commencèrent à faire appel à des mercenaires dès le règne du premier empereur du Japon : Jinmu Tennō (sans doute des ninjas). Mais c'est lors de la période Kamakura (1192-1333), période marquée par de nombreux conflits entre familles et assassinats, que ces pratiques, même si elles ne correspondaient pas au code du bushido, ont été le plus utilisées par le pouvoir et les seigneurs féodaux. Ceux qui devinrent par la suite les ninjas avaient établi leurs demeures souvent dans les montagnes où ils côtoyèrent les pratiquants de shugendō : les yamabushi qui souvent furent leurs maîtres d'armes. On voit souvent des documents anciens montrant des guerriers aux prises avec des tengu, dieux de la montagne, en réalité des yamabushi.

La séparation entre samouraï et ninja est difficile à établir comme le montre la vie du célèbre guerrier Jūbei Mitsuyoshi Yagyū qui fut un samouraï et un ninja hors pair. Il rédigea des traités de stratégie militaire, nommés les Carnets de la Lune (月の諸, Tsuki-no-shō).

Aux yeux de la population, les ninjas, par leur activité criminelle et leurs méthodes peu orthodoxes, faisaient partie des classes sociales eta (穢多, paria) ou hinin (非人, non-humain). Ces castes comprenaient les criminels, mendiants, vagabonds et tanneurs, activités et états indésirables de la société japonaise, aujourd'hui regroupés sous le terme burakumin.

Une explication possible de l'étymologie de kunoichi, le terme désignant une femme ninja, est que chacun des caractères qui composent ce mot — le hiragana ku (く), le katakana no (ノ) et le kanji ichi (一) — constituent les traits du kanji onna (女) qui signifie femme. Une autre explication du terme "kunoichi" vient du fait que les humains mâles ont neuf trous ou fentes dans leurs corps (yeux, narines, bouche...) mais que les femmes en ont un (ichi) de plus (le vagin). De fait, l'entraînement des kunoichi s'axait pour beaucoup sur la manipulation et la séduction.

Histoire :

Les ninjas étaient a priori à l'origine de troupes formées entre le VIIIème et le IXème siècle, et de bushi vaincus sans seigneurs (rōnin), qui se sont réfugiés dans les provinces d'Iga et de Kōga (maintenant les préfectures de Mie et de Shiga, du côté du lac Biwa). Ayant en commun le déracinement et la défaite, ils développèrent des techniques de survie dans ces contrées sauvages, ainsi que des techniques de combat pragmatiques provenant d'origines diverses. Ils subirent sans doute l'influence :

Des pirates (海賊, kaizoku ) de la région de Kumano, à qui ils doivent les techniques d'utilisation des grappins, des yamabushi, ascètes vivant dans la montagne et adeptes du shugendō (pratiques mystiques),des moines bouddhistes de la région, notamment des bouddhistes ésotériques shingon,et des hinin, personnes de basse condition sociale utilisées pour les tâches jugées impures, notamment en relation avec le sang et le cuir.

À cette époque, Kibi no Makibi, ambassadeur japonais en Chine, amena au Japon les doctrines militaire chinoises, dont L'Art de la guerre de Sun Tzu (appelé Son Shi au Japon). Une autre hypothèse probable, est qu'à cette période, les futurs ninjas aient subi l'influence de sociétés secrètes chinoises, déjà structurées dans ce genre d'activités depuis des centaines d'années, dans les guerres incessantes dans l'Empire du milieu, qui auraient pu avoir quelques membres expatriés dans l'archipel nippon.

Une chose est sûre, dans les progrès de celui du soleil levant, nombreux ont été les emprunts et améliorations, aux voisins locaux, dus aux échanges commerciaux et de populations, comme dans l'île d'Okinawa, berceau de certains types d'arts martiaux, de mélanges improbables.

Dans le cas du développement des traditions purement japonaises, qui s'ensuivirent, et aboutirent à la perfection de ces troupes, il est incontestable que l'établissement dans ces contrées sauvages et entourées de montagnes, donc sans grand intérêt économique, et protégées des invasions des seigneurs voisins, a sans doute contribué à développer un esprit d'indépendance, et notamment l'absence d'attachement à un seigneur, et aucune réticence morale à se retourner contre d'anciens alliés. Cela a aussi contribué au secret, et donc à l'aura de mystère qui les entoure.

Les ninjas étaient sans doute à l'origine des troupes de guerriers similaires à des milices civiles au service de propriétaires terriens (jizamurai) dont le but était la défense de la province ; ils n'étaient probablement pas uniquement des guerriers mais exerçaient un autre métier (paysan) ou "goshi" (soldat-paysan). Il est difficile de donner une date exacte de l'apparition des ninjas, il s'agit sans doute d'une évolution progressive. Le premier recours documenté daté de l'utilisation de ces troupes d'Iga et de Kōga (les Iga shû et les Kōga shû) est sans doute l'attaque du château du seigneur Rokkaku à Magari par le seigneur Ashikaga vers 1487.

Ieyasu Tokugawa, qui fut daimyō (seigneur féodal) puis shogun (dictateur militaire du Japon) au XVIème siècle eut fréquemment recours à ces agents de renseignement. Mais les ninjas étaient aussi parfois des guerriers inféodés à leur seigneur et n'ayant aucun rapport avec les familles d'Iga et Kōga, comme par exemple ceux utilisés par Shingen Takeda à la même période : Il existait plus de soixante dix familles de ninja à travers l'ensemble du Japon à cette époque, moins réputées que celles des deux provinces phares certes, mais tout aussi dévouées à cet usage.

L’évènement le plus marquant fut sans doute la sanglante soumission de la province d'Iga (la province actuelle de Mié, à l'est de la ville de Nara) par les troupes de Nobunaga Oda entre 1579 et 1581. Nobunaga était le régent (bien qu'il ne fut pas nommé shogun par l'empereur), et l'indépendance d'Iga représentait un défi à son autorité. Les deux premières tentatives de soumission se soldèrent par un échec. Pour la troisième, il envahit la province avec six armées venant de six endroits différents. Devant le nombre écrasant d'adversaires, les techniques de guérilla se révélèrent insuffisantes et les familles d'Iga et Kōga furent massacrées. Quelques survivants allèrent se réfugier chez les daimyō voisins (dont Ieyasu Tokugawa) et se mirent à leur service.

À partir de là, certains ninjas, nommés onmitsu, employés par le shogun pour espionner les daimyo, et d'autres, les oniwaban, étaient utilisés pour assurer la sécurité rapprochée du shogun et la surveillance de son château, ainsi que dans une certaine mesure la police dans la capitale Edo. En effet, la période Edo se caractérise par une relative paix entre les clans, les techniques de maîtrise non armées ou avec des armes non tranchantes développées par les ninjas étaient particulièrement intéressantes dans ce contexte.

Ninpō, doctrine des ninjas:

Le terme moderne de ninpō (忍法), ou shinobu hō, désigne à présent la doctrine des ninjas, comme le terme bujutsu est devenu celui de budō. Elle met l'accent sur l'endurance, la persévérance, la capacité d'adaptation. Ceci comprend donc bien sûr les techniques de combat et de survie dans la nature (dont le camouflage et les soins médicaux), d'endurcissement du corps et de l'esprit, mais aussi la capacité à prévoir le danger et à l'éviter. De fait, le ninja doit être capable de mimétisme, il doit pouvoir faire preuve d'adaptabilité (souplesse mentale) et ne pas s'attacher à des formes fixes et rigides.

Contrairement au bushi, le ninja ne cherche pas l'affrontement direct, il ne cherche pas à montrer son courage, mais plutôt à survivre et à mener à bien sa mission, sans ressentir de honte ni de colère. Le ninja cherche d'abord à se protéger et à protéger sa famille. Par ailleurs, on peut aussi se référer au traité de stratégie chinois L'Art de la guerre de Sun Tzu1, qui développe les techniques d'information et de désinformation dans le cadre de la guerre : se renseigner sur l'ennemi (« Qui connaît l'autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait », chap. III), désinformer l'ennemi et repérer les espions ennemis et les soudoyer. Une des premières phrases de ce traité de guerre est d'ailleurs « La guerre repose sur le mensonge ». Il recommande principalement de faire usage de la ruse pour éviter le combat. Ce type de comportement était donc recommandé depuis dix siècles avant la première mention historique des ninjas.

Le ninja était furtif et secret. Il savait se déguiser pour se faire passer pour quelqu'un d'une autre classe sociale ou d'une autre région. L'enseignement de ces techniques dans des écoles (ryu) ne se faisait pas en groupe comme pour les bujutsu.

Ninjutsu, techniques des ninjas:

Le terme ninjutsu (忍術), ou shinobi jutsu, désigne l'ensemble des techniques des ninjas, suivant les principes du ninpō. Cela comprend des techniques de combat, et notamment l'utilisation détournée d'armes classiques, le combat à mains nues (tai jutsu), mais aussi des techniques de camouflage (hensō jutsu, doton no jutsu), d'utilisation d'explosifs, de poisons, la prestidigitation (gen jutsu), la natation, l'équitation, etc.

Mais le ninjutsu comporte aussi des connaissances en météorologie, astronomie, médecine et mathématiques qui ne sont plus enseignées de nos jours. Ainsi, certains ninjas ont conçu des digues ou exploitaient des mines, ils étaient ce que l'on appellerait maintenant des « ingénieurs ».

Équipement spécifique:

Les ninjas utilisaient des armes et du matériel spécifiques, principalement des outils de paysans modifiés :

- Jitte (ou Jutte) : sorte de dague non tranchante et non perforante munie d'une garde courbée vers l'avant (à la différence du sai, il n'y a qu'une branche à la garde), servant à bloquer les sabres ;
- Kaginawa : grappin ;
- Kamayari : lance à crochet ;
- Kusarigama : faucille reliée à une chaîne ;
- Metsubushi : fumée, en général produite par un mélange de poudre placé dans un œuf évidé, et servant à aveugler l'adversaire ;
- Mizu gumo : chaussures flottantes munies de vessies gonflées et permettant de se tenir debout sur l'eau, pour espionner ou se défendre ;
- Ninjatō : sabre court;
- Otzu Tsu : arme à feu, sorte de mortier fait dans un tronc évidé ;
- Ashiko : griffes de pieds, situées sous la semelle, servant à l'escalade, à marcher sur un terrain glissant ou bien comme arme ;
- Tegaki ou shuko : sorte de griffes portées sur la paume, servant à transporter des billots sur le dos par les montagnards (et surtout pas à escalader, tout bon alpiniste fera la différence ) à frapper en combat à mains nues ou bien pour bloquer les sabres, comme le jitte ;
- Kunaï : Sorte de dard métallique.
- Shuriken : armes de jet dont les shaken, étoiles métalliques tranchantes pouvant avoir plusieurs formes différentes (trois ou quatre branches, carrées, rondes...) et les bo-shuriken, sorte de tige de métal, effilées à une extrémité. Cependant, contrairement à ce que croit la plupart des gens, le shuriken n'est pas une arme d'attaque directe et doit être manié conjointement à l'art du sabre. Les dégâts engendrés n'étant que de l'ordre d'une coupure ou pouvant être complètement stoppés par l'armure d'un bushi si les yeux ou les points vitaux visibles n'étaient pas touchés. De plus sa trajectoire est assez aléatoire, dans les mains d'une personne qui n'était pas une experte. C'est une arme souvent empoisonnée, de terreur, plus particulièrement utilisée pour désorienter l'ennemi. Elle servait également à faire diversion pour attirer l'attention d'une sentinelle ;
- Makibishi ou tetsubishi : petits clous à quatre pointes utilisés pour couvrir une fuite ; ceux-ci traversaient les sandales des poursuivants ;
- Jō : bâton de quatre pieds et d'environ un pouce et demi de diamètre. Servant autrefois de canne, il devint une arme redoutable que même les vieillards pouvaient manier très efficacement ;
- Fukumibari : fléchettes plates cachées dans la bouche et destinées à être crachées au visage.
- Nunchaku : détournement du fléau agricole, où les 2 bâtons sont reliés par une chaîne plutôt que par une corde (cette dernière étant facilement coupée par un sabre). Cette arme peut être utilisée alternativement par les 2 mains.
- Kyoketsu Shoge : arme a poignée simple et double pointe, disposant d'une lame disposant d'un prolongement en lame droite d'estoc (environ 30 cm) ainsi que d'un second prolongement en lame courbe, voire en crochet, pour l'escalade, le fauchage aux articulations tant antérieures que postérieures. De l'autre côté de la poignée vient se greffer une chaîne longue (plus longue que le Kusarigama), et terminée d'un anneau en métal servant tant pour l'escalade encore une fois, que pour des manipulations type "nœuds coulissants" pour étranglement, soumission ou retrait d'arme de l'opposant.

Dresser ici une liste exhaustive des armes du ninpō relèverait de la gageure et, évidemment, il ne saurait être question de parler d'autre chose que des basiques et des premiers échelons de connaissance.

Enseignement du ninjutsu actuel :

Le ninjutsu a été très médiatisé et fortement déformé par le cinéma, dans la continuité de la vague du cinéma d'arts martiaux après la mort de Bruce Lee.

Contrairement aux Bujutsu qui ont subi une transformation pacificatrice en Budo du XVIIIème au XXème siècle et a subi un enseignement de masse dès la fin du xixe siècle, le « ninjutsu moderne » du cinéma est souvent un amalgame récent de différentes pratiques sportives.

À l'heure actuelle, l'école moderne de Ninpo la plus connue et la plus médiatisée est le Bujinkan, de Masaaki Hatsumi. Masaaki Hatsumi, après avoir étudié divers arts martiaux dans sa jeunesse auprès d'Iwata Manzo, Nawa Yumio et de Toshitsugu Takamatsu qui aurait notamment été garde du corps personnel de l'empereur Po, en Chine. Le Ninpo moderne prône des valeurs de patience, d'endurance et de persévérance dans les difficultés et de courage.

Les Ninjas, dont le mot nin signifie persévérance, en japonais, étaient des gens à multiples facettes mais qui n'avaient besoin d'utiliser la violence que lorsque les circonstances l'exigeaient, comme les bushi. Leur ingéniosité, mêlée d'audace, leur a valu bon nombre de légendes dont certaines (notamment l'incompréhension quant au fait que les Ninja pouvaient « voler et marcher sur l'eau ») ont généré les travers cinématographiques déjà cités : Boom ninja des années 1960 au Japon où l'on tente de créer un surhomme nippon après la défaite de la guerre du Pacifique.
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5.0 étoiles sur 5 très bon livre, 18 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shôninki : L'authentique manuel des ninja (Broché)
livre très bien écris très intéressant pour tout ceux qui pratique les arts martiaux ou qui s’intéresse au shinobie ou à la culture chinoise et japonaise.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un clasique, à connaitre..., 5 avril 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shôninki : L'authentique manuel des ninja (Broché)
Une bonne traduction, même si l'on aurait aimé un commentaire un peu plus étoffé et peu être moins "partisan".
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Shôninki : L'authentique manuel des ninja
Shôninki : L'authentique manuel des ninja de Natori Masazumi (Broché - 4 février 2009)
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