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3,8 sur 5 étoiles
Le jeu des ombres
Format: BrochéModifier
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Quand Irene découvre que son mari lit son journal intime, elle décide d'en tenir deux. L'agenda rouge qu'il a découvert, lui servira à le manipuler. Le carnet bleu, elle l'enferme dans un coffre à la banque.
Un terrible jeu du chat et de la souris commence entre ces deux amants-ennemis, dont personne ne peut sortir indemne.
Louise Erdrich, je l'ai découverte avec « La chorale des maîtres bouchers » que j'avais beaucoup aimé. Puis, j'ai lu « Ce qui a dévoré nos cœurs » qui m'avait passablement ennuyée.
J'étais donc curieuse de découvrir un autre roman de cette auteur.
Le résumé de ce « Jeu des ombres » m'attirait : j'ai toujours été outrée par les gens qui se permettent de lire journaux intimes et correspondance personnelle en faisant fi de la vie privée de leurs propriétaires (ce que faisait ma mère).
Ce roman compte cinq parties plus une, qui nous en livre la clé.
La première couvre près de la moitié de l'ouvrage, la deuxième est assez longue, les autres n'occupent plus que quelques pages.
La narration est en général prise en charge par un narrateur extérieur, mais certaines pages sont celle écrites par Irene, soit dans l'agenda rouge où, feignant de rédiger pour elle-même, elle s'adresse en fait à Gil, puisqu'elle sait qu'il la lit, soit dans le carnet bleu, où l'on peut supposer qu'elle est sincère, puisque celui-ci est protégé de tout regard indiscret.
Les dialogues sont très confus. Présentés sans guillemets ni tirets, ils s'enchevêtrent de telle sorte qu'on ne sait plus qui parle, finalement. C'est du moins ce que j'ai ressenti. J'ai dû plusieurs fois relire ces passages en me concentrant : « Je n'ai pas arrêté de travailler, dit Gil. Je n'en peux plus. Qu'est-ce qu'il y a aux nouvelles ? Je vais voir . Allons nous asseoir. Attends. J'allume le four. J'y ai mis le dîner. Oh, parfait, dit Irene. »
C'est peut-être courant dans la vie quotidienne de sauter ainsi du coq à l'âne . Dans un roman, c'est assez déstabilisant.
Les enfants, par exemple, ont un échange surréaliste qui m'échappe un peu : « Allez, dit Florian. Parle-moi. Riel n'arrivait toujours pas à parler. Excuse-moi, finit par dire Florian. S'il te plaît, murmura Riel. Ne refais jamais ça. On est si seul sur cette terre, Smuon. Florian lui tapota le bras. D'accord, je ne suis peut-être pas un smuon, c'est trop dingue. Le boson W a un super partenaire inobservé qu'on appelle un Wino. Je suis juste un Wino. Wino comme poivrot. C'est pas marrant, là. D'accord, je sais. Je serai un WIMP. C'est une particule massive peu interactive. Wimp comme mauviette. »
Ces termes (Puon, Smuon, Wimp...) me sont étrangers. Je ne sais pas s'ils existent réellement ou non.
L'atmosphère du roman m'oppresse. Il fait tout le temps froid, il y a des mètres de neige, le lac gèle presque à vue d’œil. L'hiver me stresse. Ce temps est donc angoissant pour moi. Il correspond bien au huis clos décrit dans ce récit.
Les personnages ne me paraissent pas sympathiques. Irene fait tout ce qu'elle peut pour pousser Gil à bout. Elle veut qu'il la laisse partir. Pourtant, elle ne part pas et revient toujours vers lui, quoi qu'il fasse.
Gil est odieux. Il rabâche sans arrêt que c'est lui qui a payé la maison. Or, sans Irene, il n'aurait pas eu le succès qu'il connaît. Il peint des images avilissantes de sa femme « à quatre pattes, l'air vaincu, une autre fois montrant les dents comme un chien et perdant son sang, son sang menstruel. »
Il est brutal et violent : « As-tu une petite idée de ce que c'est ? Gil, à l'autre bout de la pièce agita un bout de papier dans sa direction. A ton avis ?
Florian, la tête basse, était assis à la table de la salle à manger. Ses mains étaient réunies derrière son crâne et ses épaules tremblaient.
Stoney, dit Irene, monte dans ta chambre.Tout de suite. Riel était à son cours d'espagnol, tant mieux. (…) Quoi que cela puisse être, dit Irene, ce n'est pas un drame. Ah bon ? C'est un mot, Irene, un mot.
Très bien, dit Irene en s'approchant de Florian. Fais voir. Oh, pour ça tu vas le voir, oui, tu vas le voir ! Gil froissa le mot et l'écrasa violemment sur le crâne de Florian. Le front de celui-ci heurta la table dans un grand craquement. »
Souvent, Riel assiste en cachette aux disputes de ses parents. Elle imagine qu'elle va devoir sauver sa famille d'une apocalypse. Elle stocke de la nourriture, cherche un endroit où ils pourraient être à l'abri.
Cette tension permanente est difficile à supporter. Les personnages sont exaltés. Ils me mettent mal à l'aise.
Bien sûr, c'est cette âpreté, cette violence que voulait rendre l'auteur. Elle y a parfaitement réussi. Mais cela me perturbe.
C 'est pourquoi mon avis est mitigé. J'ai trouvé ce livre intéressant, bien réussi, mais j'étais contente de le terminer.
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7 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 29 octobre 2012
Un couple, lui ,peintre, elle, son unique modèle, se délite .Le tout sous les yeux de leurs trois enfants. Écrit ainsi, cela paraît trivial, voire pire. Sous la plume de Louise Erdrich cela devient un récit fascinant tant par la composition que par l'écriture, acérée et poétique à la fois. En effet, de prime abord Gil, Irene et leurs trois enfants constituent une famille modèle. Mais petit à petit, de petits indices, vus en particulier à travers des yeux enfantins, font prendre conscience de l'ampleur des dégâts et de la catastrophe imminente qui se profile.
Tout est ambivalent dans ce récit, y compris le faux journal que Irene écrit à l'intention de son mari quand elle découvre que celui-ci a lu le vrai. Au lecteur de confronter les deux versions , y ajoutant le point de vue de Gil et celui du narrateur omniscient. Manipulations de part et d'autre, mais aussi complicité qui renaît contre la psychothérapeute que le couple va consulter, tout peut basculer dans la violence ou l'amour et tout peut être utilisé comme une arme: la peinture ou les mots.
J'ai adoré chaque élément de ce ce roman de Louise Erdrich, le premier que je lis de cette auteure. L'attention portée aux détails qui pourraient paraître insignifiants mais sont tellement révélateurs. Ainsi l'attitude des chiens qui captent la tension de la famille et s'interposent pour mieux la gérer. Le fait que le lecteur voie sans cesse remise en question sa vision des principaux protagonistes, y compris dans la dernière partie, magistral retournement de situation. Mais aussi l'écriture, au plus près des sensations , des sentiments, une écriture qui fouille et appuie là où ça fait mal, cingle pour mieux s'adoucir. Un roman dans lequel on retrouve, mais sous un mode mineur l'un des principaux thèmes de Louise Erdrich: celui des Indiens d'Amérique, un retour aux sources qui permettra à certains personnages de trouver le chemin de la résilience. Une œuvre magistrale et dérangeante. Un vrai et beau coup de cœur !
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9 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
L a vie en couple peut se révéler un véritable enfer, un processus quasi inéluctable d'autodestruction. C'est ce que nous dit implacablement Louise Erdrich dans son dernier roman, celui qui est aussi le plus autobiographique. Car, comme ses personnages, Louise Erdrich vécut une longue relation passionnée et destructrice avec un peintre dont elle est désormais séparée. Louise Erdrich n'a par ailleurs jamais fait mystère de ses origines indiennes auxquelles elle porte la plus haute importance et qui tiennent une part essentielle dans son aeuvre. Comme elle, ses personnages partagent ces racines et ces traditions au point d'en avoir fait un élément constitutif du couple qu'elle nous dépeint et de structurer profondément la façon de voir le monde, de se positionner face à lui et de penser la cellule familiale. Une grande part de ce qui se déroule sous nos yeux est influencée par une sorte de besoin presque inconscient d'utiliser son identité spécifique pour se faire accepter, voire s'imposer aux autres, comme une revanche à distance à prendre sur l'Histoire américaine. On aurait tort de négliger cet aspect des choses sous peine de ne pas décoder complètement cette spirale néfaste qui se met en branle dans toute la cellule familiale, enfants et parents compris.

Voici des années que ce couple se côtoie. Ils se sont connus étudiants, se sont mariés et ont désormais trois enfants aussi géniaux et intrigants qu'eux. Lui est un peintre qui compte parmi les figures contemporaines américaines. Il forma sa réussite par une série de tableaux appelés « America » où sa femme, Gil, est représentée à l'infini comme une figure hypnotique, quasi compulsive dans tous les états y compris les plus crûs et les plus intimes. Elle, quand elle ne pose pas pour lui, élève leurs trois enfants et commence sans jamais aller au bout d'incessantes recherches sur des peintres mineurs spécialisés dans la représentation de la culture indienne du XIXème siècle.

Lui croît l'aimer de tout son corps et de toute son âme alors qu'il n'ose pas s'avouer à lui-même qu'au fond, il n'en est plus vraiment amoureux. Il se refugie dans sa peinture pour s'auto-persuader d'un amour inaltérable et compense ses réguliers accès de violence physique sur elle et les enfants en les abreuvant de cadeaux dont il aura également décidé qu'ils devront leur plaire par avance. Bref, un tyran domestique qui étouffe son entourage.

Elle, de son côté, ne lui a jamais pardonné son comportement le jour où les tours du WTC se sont effondrées. Alors qu'elle souffrait le martyre pour son troisième accouchement, il conservait les yeux rivés sur le téléviseur à l'extérieur de la salle de travail pour venir commenter l'enfer, créant un climat de tension insoutenable.

Mais, surtout, elle s'est mise à le détester depuis qu'elle a découvert qu'il lisait son carnet intime. Du coup, elle élabore un stratagème pour le pousser à quitter le domicile et à les libérer, elle et les enfants, d'une vie devenue insupportable et étouffante. Puisqu'il refuse de ne plus accepter de l'aimer et de quitter le domicile conjugal alors qu'elle lui en fait la demande répétée, son plan est simple : tenir deux journaux intimes. L'un, qu'elle sait qu'il lira, où elle consignera des faits ou des pensées imaginaires n'ayant pour d'autre but que de le manipuler et le blesser pour le pousser à la faute. L'autre, le vrai qu'elle garde enfermé dans un coffre de banque, où elle note les observations des effets de son plan.
Avec méticulosité et systématisme, Louise Erdrich démonte l'infernale mécanique d'un couple en train d'exploser. Manipulation et contre-manipulation sont à l'aeuvre, prenant souvent les enfants en otage, les poussant eux-mêmes à imaginer des stratagèmes pour survivre à ce que la plus petite de la fratrie voit comme une fin du monde qui se profile.

Il y a un côté presque obscène parce que suffoquant dans cette lente descente aux enfers vers les ombres de la pensée, vers les ombres d'un jeu mortel qui, une fois enclenché, deviendra non maîtrisable comme une réaction en chaîne dont on ignore les effets réels mais que rien, jamais, ne pourra plus arrêter. Il en résulte un livre superbe, génialement réalisé à réserver à un public adulte et averti tant il pourrait être destructeur sur les esprits les moins préparés.

Publié aux Editions Albin Michel - 2012 - 253 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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le 26 mars 2013
Très bien mené, très bien écrit. Louise Erdrich nous emmène dans le huis clos d'un couple qui glisse de déséquilibre en déséquilibre vers ... une fin dramatique.
Opposant sa culture indienne à elle, toute de retenue, de silences et son art à lui , des peintures fortes, érotiques, dures... fresques parfois sanglantes de leur couple amoureux et perdu dont les belligérants se cherchent et ne se trouvent que rarement dans l'alcool et la glace.
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le 19 janvier 2013
Le roman est magnifique, l'écriture est superbe. Cependant si vous croyez encore à l'institution du mariage,passez votre chemin. En résumé quelqu'un disait ce livre dit: " le mariage est un enfer, les femmes sont cruelles et les hommes sont lâches".
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le 20 novembre 2014
J'aurais voulu tout lire de cet auteur mais je crois que je vais zapper certaines de ses oeuvres , notamment celles qui sont peut-être trop intimes. C'est bien écrit mais rasoir et presque sans intérêt, il vaut mieux lire ses bouquins qui parlent de "la nation indienne", son imagination est plus à l'aise....
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le 7 avril 2013
Le début est prometteur mais j'ai trouvé le roman dans l'ensemble plutot fade, beaucoup de longueurs. Je ne suis pas fan.
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le 19 mars 2013
Je devais attendre trop de ce récit car j'ai été un peu déçue par cette histoire sur l'enfer conjugual, car je l'envisageais moins dramatique et plus axée sur un jeu-certes un peu pervers- mais pas à ce point...
J'ai eu du mal à comprendre pourquoi ces deux là se faisaient autant souffrir, le tout sans épargner leurs enfants.Je pense qu'en réalité, beaucoup de couples doivent fonctionner ainsi, tout en marquant également leurs enfants!
Cette histoire très bien racontée et noire ne donne pas une belle vision du couple et nous laisse un goût amer à la fin de sa lecture, que je conseille néanmoins.
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