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le 6 juin 2013
Je viens de lire le compte-rendu publié par Simpleworm, et j’aimerais ajouter quelques précisions. Tout d’abord, Notre troisième cerveau n’est pas, d’après moi, un livre sur l’histoire de la psychiatrie ni sur l’épistémologie (Simpleworm a raison, si c’est cela que l’on cherche, il faudrait chercher ailleurs). C’est plutôt un essai librement mais intelligemment écrit et enrichi de beaucoup d’exemples cliniques et littéraires, ces derniers puisés dans certains des grands classiques, que ce soit James Joyce, Robert Musil ou Voltaire.

L’auteur développe une nouvelle nosologie à partir du constat que l’être humain, qui selon Aristote se distingue des autres animaux en ce qu’il est le plus mimétique, doit une grande partie de sa vie psychique à ses rapports avec autrui. Les derniers courants en science—les découvertes de Damasio sur l’importance des émotions, celles de Meltzoff et Moore sur l’imitation chez l’enfant ainsi que celles de Rizzolatti, Gallese et Fogassi à Parme sur les neurones miroirs—permettent selon l’auteur d’élaborer une nouvelle approche théorique en psychiatrie. Cette approche est assez synthétique, car Oughourlian reconnaît les mérites des approches freudiennes (il analyse certains passages de Lacan) et mêmes comportementalistes. Ce mélange n’est pas le résultat d’un quelconque syncrétisme, mais traduit plutôt la volonté de comprendre ce qu’Oughourlian appelle « la dialectique des trois cerveaux » c’est-à-dire l’interaction entre notre vie intellectuelle, notre vie émotionnelle et sentimentale et ce qu’on pourrait appeler notre vie « mimétique », nos rapports avec autrui, rapports paisibles ou conflictuels selon les circonstances, et que l’on peut, d’après l’auteur, du moins dans une certaine mesure, apprendre à mieux gérer.

Loin de viser un public de chercheurs, ce livre se présente donc comme le testament d’un psychiatre livrant un bilan après plusieurs décennies de pratique. L’auteur avoue avoir développé une grille de lecture spécifique, dont il reconnaît le caractère personnel tout en affirmant qu’elle comporte une part d’universalité.

En ce qui concerne les neurones miroirs, Simpleworm n’a pas tout à fait tort, mais il (ou elle) ne dispose pas des dernières informations, car depuis 2010 on a des preuves supplémentaires sur l’existence des neurones miroirs chez l’homme. Dire que les neurones miroirs ne seraient qu’un simple métaphore n’est pas du tout juste. L’étiquette « neurones miroirs », elle, est certainement métaphorique, mais cette métaphore reflète, si je puis dire, une réalité beaucoup plus concrète. Je cite Laurie Cantelles, ATER au laboratoire de Neurosciences Intégratives et Adaptatives à Marseille: “La preuve indirecte de régions cérébrales aux propriétés miroirs, et non spécifiquement de neurones, a entretenu un débat prégnant au sein de la communauté scientifique sur leur implication dans la compréhension d'une action (Lingnau et al, 2009 ; Brass et al, 2007). Cependant un argument expérimental majeur a tout récemment été apporté par Mukamel et collaborateurs (2010). Cette équipe a effectivement relevé le défi en enregistrant chez des patients atteints d'épilepsie des neurones miroirs localisés notamment dans les régions frontales (Mukamel et al, 2010). Il est par conséquent désormais difficile de mettre en doute l'existence du mécanisme miroir chez l'être humain ».
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le 10 juillet 2013
Je suis venu à cet ouvrage de M. Oughourlian suite à la lecture de plusieurs livres de René Girard. J'y cherchais des réponses et clarifications à propos d'éléments de la théorie de ce dernier. Je n'y ai pas trouvé ces éléments, mais plutôt une grande confusion.

Rappelons que chez René Girard (sur lequel se base l'auteur), tout désir est triangulaire ou mimétique : cela signifie que tout désir est médiatisé par un autre, le médiateur. Celui-ci, parce qu’il désire ou possède l’objet, lui donne valeur aux yeux de l’individu. Le désir spontané est un mensonge, une illusion. Tout désir renvoie à un manque d’être fondamental. Le médiateur est donc un modèle, l'objet n'est que secondaire.La réduction de la distance entre le sujet et son modèle fait que ce dernier deviendra progressivement rival et obstacle d'un désir qu'il a lui même généré.

Je fus donc surpris de voir que M. Oughourlian distingue quatre types de mimésis, qui apparaissent de manière chronologique chez l'enfant (paraître-avoir-être-désir). L'imitation portant sur l'objet est donc ici antérieure à celle portant sur l'être,à l'opposé de la théorie girardienne. Quand à la mimésis du désir, on ne voit pas bien ce qui la distingue comme catégorie qui ne soit déjà recouvert par les catégories précédentes ; cet ordre est de plus en contradiction avec la définition du désir que l'auteur nous donne dans "Un mime nommé désir", où celui apparaît avec la mimésis d'appropriation (la 2e), qui va permettre à l'enfant de sortir de l'état d'indistinction et de s'autonomiser.
Par ailleurs l'auteur semble mélanger systématiquement désir imité d'un modèle et désir suggéré par un modèle (sans que ce dernier en ait nécessairement fait le sien), ce qui peut renvoyer à des situations totalement différentes dans les faits.

Cette conceptualisation confuse lui permet d'invoquer un patchwork d'exemples impressionnant, entre les sosies et imitateurs professionnels, Adam et Eve, Rocky et Apollo Creed, Colbert, l'islamisme radical, l'artiste et l'apprentissage de l'enfant, sans jamais trop savoir s'il parle de désir mimétique ou simplement d'imitation (à se demander si l'auteur se rappelle toujours de ce qu'il cherche à illustrer et prouver) ; notons aussi le fait que dans certains exemples (ceux des sportifs notamment) le désir (la performance sportive) précède le choix du modèle (un autre sportif), en contradiction ici encore avec la définition du désir mimétique. Je laisserai enfin au lecteur le plaisir de découvrir les lignes assez hallucinantes sur l'orgasme féminin.

Bref un ouvrage bancal et confus.
33 commentaires|13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 juin 2013
Voici le livre sympathique d'un grand praticien de la psychiatrie, d'un humaniste féru d'histoire antique, connaisseur des philosophe (plus que de la philosophie, d'ailleurs). Mais ne cherchons pas dans ce livre de connaissances précises sur le fonctionnement cérébral, ni sur l'épistémologie, ni même sur l'histoire de la psychiatrie et des sciences. Sur ces points, tout le texte est imprécis, approximatif et abusivement simplifié. Une grande place est donnée aux "neurones miroirs", découverts par Giacomo Rizzolati dans les années 1990. Ces neurones ont été observés chez un singe implanté avec des électrodes dans le cortex frontal inférieur et dont Rizzolati a montré qu'ils étaient activés, non pas quand le singe réalisait une tâche motrice, mais quand il voyait une autre singe effectuer cette tâche. En quelque sorte, ce seraient les mêmes neurones qui accomplissent une action et qui ressentent cette action quand elle est réalisée par autrui. Cette découverte est passionnante, riche de potentialité et il a été très vite suggéré que ces neurones miroirs pouvaient être le substrat cérébral de la connaissance de l'autre, de l'imitation et de l'empathie. En quelque sorte, nous pouvons comprendre les autres parce que nous avons nous mêmes vécu quelque chose d'approchant, et cette similitude dépend de neurones communs à l'action et au "ressenti" de l'action. Ces dernières années, de nombreuses recherches (imagerie cérébrale) ont raisonnablement confirmé cette hypothèse de réseaux de neurones semblables dans le cerveau de celui qui agit et le cerveau de celui qui ressent. Cependant, sensu stricto, l'existence de neurones miroirs n'a pas été formellement démontrée chez l'homme, et il n'est pas sûr non plus que les neurones miroirs des singes ou d'autres animaux soient responsables de l'empathie ou de la connaissance des pensées d'autrui. C'est un débat ouvert chez les neuroscientifiques, et ces questions sont loin d'être résolues.
Il y a beaucoup d'approximation dans ce livre, beaucoup d'images ou de métaphores, parfois jolies, parfois intéressantes, mais confondre métaphore et réalité scientifique est dangereux, inutile et peut amener à des "erreurs de bonne foi", des explications erronées, ce qui n'est finalement pas très dangereux, sauf quand il s'agit de les appliquer à des patients pour les aider, ou tenter de les guérir.
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le 20 septembre 2013
J'ai été déçu par cet ouvrage après la lecture du précédent (La genèse du désir). Quand on connaît la prudence avec laquelle les découvreurs des neurones miroirs (Gallese et collègues) avancent vers un modèle théorique de l'Embodied Simulation... Visiblement, l'auteur est à la recherche de preuves expérimentales du modèle qu'il a longuement élaboré avec René Girard, mais les preuves qu'il avance ne sont pas concluantes. Pas plus que certains exemples cliniques dans lesquels on ne trouve aucune information sur l'évolution des patients, autrement dit de l'efficacité du traitement psychothérapique.
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le 19 septembre 2015
C est la révolution du savoir qui non seulement enrichi la neurophysiologie et psychologie actuelle mais explique beaucoup d hypothèses dans des domaines aussi variés que la cognition l acquisition des connaissances l hypnose les comportements grégaires les influences comportementales d'espèces en zoologie les egregors et bien des énigmes spirituels
C est un livre que ceux qui cherchent à comprendre comment nous fonctionnons et partageons sur cette planète doivent absolument connaître
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le 8 février 2014
contribution éclairante et accessible pour un lecteur intéréssé par les thèmes de la pensée de René Girard; ce que développe R Girard n'est pas toujours facile à integrer pour un lecteur lambda, et c'est le mérite de Mr Oughourlian de reprendre ces thèmes en les expliquant de manière claire, et en y ajoutant les découvertes scientifiques récentes sur les neurones miroir, qui semblent valider l'approche de Girard..celui ou celle intéréssé par ces questions gagneront à lire ce livre!
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le 21 juillet 2014
le sujet est très bien traité par l'auteur qui maîtrise son sujet je le recommande particulièrement parmi les nombreux ouvrages existants
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le 6 juillet 2013
ouvrage structuré, requiert une lecture attentive car le sujet évoqué relève de certaines connaissances médicales, néanmoins accessible dans sa forme pour des néophytes. Je recommande ce livre à des personnes qui travaillent dans les relations humaines, enseignants, consultants, psychothérapeutes...
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le 11 mai 2013
Jusqu’à présent, on ne se basé que sur le cerveau cognitif et le cerveau émotionnel. Cependant, il s'avère qu'il n'y a pas deux mais trois cerveaux! Le troisième étant le cerveau mimétique. Ce livre explique la fonction des neurones miroirs, des relations aux autres etc...nous avons modèles, rivaux et obstacles mais pourquoi? A quoi sont du les maladies tel que la schizophrénie, la paraphrénie et autre? Ce livre vous expliquera tout en détails. Selon l'auteur, ce troisième cerveau est loin d'avoir était entièrement exploité, cependant cette ouvrage sera suffisant pour comprendre les bases en attendant les prochaines découvertes.
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le 12 octobre 2013
Il est des ouvrages qui marquent des avancées significatives.
Celui-ci, j'en suis persuadé, fera date.
Avec la découverte des neurones miroirs et du cerveau mimétique, il apporte quelque chose d'essentiel à la connaissance en neuropsychologie.
Il donne des réponses nouvelles à la question essentielle de la communication entre les personnes (en remplaçant le pourquoi par comment) : qu'est-ce qui permet la communication entre deux individus? Comment communique-t-on facilement avec certaines personnes et difficilement avec d'autres? Comment certaines personnes sont privées de communication?
Un livre passionnant et essentiel.
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