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4,5 sur 5 étoiles
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Joseph Boyden écrivain canadien d'origine amérindienne (Cree) est au fil des années devenu une des grandes plumes de la littérature nord-américaine. Ce romancier nous avait déjà ébloui avec "Le chemin des âmes" (2005), puis "Les saisons de la solitude" (2008), sans oublier "Là haut vers le nord" un recueil de nouvelles paru en 2006. Cette fois ci avec "Dans le grand cercle du monde" Boyden signe un pur chef d'oeuvre, un roman épique qui nous plonge dans le Canada du XVIIeme siecle.

Flamboyante fresque à trois voix: celle de Christophe jeune jésuite français que les indiens nomment "Corbeaux", celle de Oiseau chef Huron et enfin celle de Chutes de Neige jeune femme Iroquoise capturée lors d'un raid mené par un parti de Hurons sous les ordres du chef Oiseau qui au passage massacre toute la famille de la jeune femme.
D'une écriture lumineuse et empreinte de poésie Joseph Boyden nous entraîne dans un face à face tendu comme la corde d'un arc entre les missionnaires jésuites et les tribus indiennes. Ces mêmes missionnaires qui seront assurément le fer de lance de l'invasion des colons et par ce fait de la destruction de la civilisation des indiens.

L'auteur au fait des us et coutumes des amérindiens nous fait découvrir leurs traditions et mode de vie, et donc l'hallucinante et inouïe cruauté dont ils pouvaient faire preuve à l'égard de leurs prisonniers! Ce qui donne droit à quelques scènes de tortures inimaginables!
On assiste à l'élimination des Hurons fidèles alliés des Français, par leurs ennemis ancestraux les Iroquois alliés des Anglais. Ces derniers déjà supérieurs en nombre furent abondamment équipés d'armes à feu par les Anglais, alors que les Francais ne distribuaient les mousquets à leurs alliés indiens qu'avec parcimonie et encore qu'a ceux qui daignaient se convertir!

Ce livre est un grand grand roman qui élève Boyden au rang des génies de la littérature américaine comme Harrison ou le regretté James Welch autre auteur amérindien auquel on ne peut que penser à la lecture ce ce livre.

PS: Amanda Boyden l'épouse de Joseph Boyden a signé elle aussi un excellent roman intitulé " En attendant Babylone" dont je vous conseille vivement la lecture.
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le 29 septembre 2014
Pas mal du tout. Un peu lent à démarrer mais ensuite, une fois que le rythme est pris, un certain souffle s'installe. La grande qualité de ce roman réside dans le réalisme saisissant et dénué de toute complaisance avec lequel il aborde la rencontre entre Hurons (Wendats) et Français (des jésuites) à l'époque de Champlain (que les héros rencontrent juste avant sa mort). Chaque personnage a ses raisons, qui font de lui un barbare au yeux des autres, et il n'y a ici ni bon sauvage, ni mission civilisatrice. Voilà qui n'est déjà pas si mal comme projet littéraire.
En revanche la relative pauvreté de l'intrigue, qui ne progresse qu'en multipliant les ellipses frustrantes, pose à mon avis problème. L'auteur, au fond, semble ne pas avoir grand chose à raconter, ce qui en soi n'est pas très grave, mais la construction à trois voix apparaît du coup comme un artifice, un peu vain et assez mal ficelé, pour muscler le récit : si le prêtre, en effet, prend les notes que son supérieur lui a demandées, les chapitres écrits du point de vue des deux autres personnages ne correspondent, eux, qu'à un vague flux de conscience dont le style semble pourtant contaminer la prose du religieux. Et finalement les trois personnages en question peinent à prendre consistance et ont même tendance à se fondre dans une sorte de tapisserie un peu abstraite et, d'une certaine manière, à s'effacer derrière le "sujet".
Il semble pourtant que le regard de la petite Iroquoise kidnappée aurait pu suffire à faire ressentir la relativité des points de vue, puisqu'elle est étrangère aux deux mondes qu'elle se retrouve contrainte de côtoyer.
11 commentaire|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 septembre 2014
Racontée à trois voix : celle du chef huron Oiseau, celle du père missionnaire jésuite et celle de la petite fille enlevée et gardée en otage, cette histoire pleine de violence et de d'angoisse nous emporte dans le Canada du temps de la conquête des Français, appelés "le peuple de fer". En partie amérindien, William Boyden raconte avec une retenue passionnée les difficiles relations entre les Indiens d'Amérique du Nord, entre eux d'abord, ensuite avec les nouveaux arrivants tentant d'imposer une religion d'amour par les armes à des peuples dont la spiritualité est profonde et complexe. Un bémol : j'aurais volontiers coupé 80 pages.
Le plus grand livre de l'année
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le 19 août 2014
Voici assurément un des livres parmi les plus saisissants qu'il m'ait été donné à lire depuis longtemps. Si vous voulez vraiment saisir ce que furent réellement la conquête du nord-est américain par les européens et leurs relations aux populations autochtones,ce que furent réellement les mœurs et croyances des tribus huronnes avant leur apocalypse, alors cet ouvrage est pour vous! Brillant,poétique,mystique,évocateur (au delà de l’écœurement dans la description des épouvantables et atroces scènes de torture),le style de l'auteur séduira par l'entremêlement de sa triple narration . Un livre fort et entêtant.
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L'« Orenda », la force vitale qui constitue et relie toutes choses dans le grand cercle du monde constitue la vision mystique des Algonquins avant la venue du « peuple de fer » c'est-à-dire les Français et ses missionnaires jésuites, au XVIIe siècle. Christophe, grand Breton porté par la foi en son Dieu, part à l'encontre des Hurons, les mains dans les poches de sa soutane et le bréviaire aux lèvres. Jugé inapte à survivre dans la nature par Oiseau, un chef Huron, Corbeau (le jésuite drapé de noir) est à la remorque du groupe d'Indiens pourchassé par leurs ennemis héréditaires, les Iroquois. Corbeau porte Chutes-de-Neige, une jeune Iroquoise rescapée du massacre de sa famille orchestré par Oiseau et Renard, l'ami fidèle. Les poursuivants ont des chiens pisteurs. Les Hurons jaugent leurs chances de survie dérisoires mais la neige peut tomber, brouiller les pistes et leur campement est presque accessible. A tour de rôle, les voix des trois protagonistes expriment leurs pensées et leurs visions. Sans cesse, les comportements sont mal interprétés. Corbeau devrait mourir mais sa résistance physique exceptionnelle suscite une forme d'admiration chez les Hurons et puis le jésuite baragouine leur langue, à leur plus grand amusement car il anone comme un enfant. Sa foi n'est pas sans intriguer Oiseau qui pressent sans savoir l'exprimer que son monde est en bascule : « De sa main droite, il fait ce geste auquel je me suis habitué: il se touche le front, puis la poitrine et enfin les épaules à gauche et à droite. On se demandait s'il ne nous jetait pas un sort mais pour autant que je le sache, et bien qu'il prétende que cela soit destiné à le protéger, je crois qu'il s'agit surtout d'un tic nerveux ». Lorsque Christophe revient enfin à Québec après un an d'enfer, sur le Saint-Laurent, [Kébec, en algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit »], le jésuite accompagné d'une délégation huronne espère s'être échappé des mâchoires de la mort : « ' j'ai l'impression d'être un cadavre » mais quand le gouverneur de la Nouvelle-France Samuel de Champlain lui demande de repartir avec les Indiens pour raisons diplomatiques, politiques et religieuses, Christophe : « A l'idée de retourner dans ces terribles contrées, je me sens prêt de pleurer » reprend son chemin de croix accompagné par deux autres pères jésuites, Isaac et Gabriel. Christophe n'a peut-être pas tort d'appréhender les tortures à venir car l'enfer c'est aussi les autres, Iroquois en tête, grands maîtres du dépeçage à petit feu.
La force brute du roman de Joseph Boyden réside dans la polyphonie incarnée en trois voix et autant de regards qui interprètent les événements selon des centres d'intérêt forcément et parfois férocement différents. Ils donnent à vivre au lecteur l'avancée d'hommes courageux pris aux rets d'une destinée qui les transcende. Si la foi de charbonnier de Christophe peut irriter quand le jésuite cherche à imposer ses croyances aux Indiens, le lecteur ne peut qu'admirer sa force, sa science et son courage. De même, alors que le lecteur approche les Hurons de l'intérieur, il ne peut que les comprendre. L'auteur canadien, magnifique démiurge, ressuscite tout un pan de l'histoire de son pays-continent en donnant la voix à de grands hommes engloutis dans la mort et l'oubli. Le père Christophe est le quasi homonyme phonétique du père Brébeuf, torturé à mort par les Iroquois le 16 mars 1649. Alors que Joseph Boyden renoue les liens nourriciers de son passé, il apporte une cohérence remarquable à son œuvre romanesque.
11 commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 juin 2014
Un livre captivant de la première ligne à la dernière ligne. Impossible de le lâcher une fois commencé.
On s'attache énormément aux différents personnages tout au long d'une histoire nuancée et pleine de couleurs.
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Joseph BOYDEN, après la publication de ses deux premiers romans « Le Chemin des âmes » et « Les Saisons de la solitude » qui l’ont placé parmi les meilleurs stylistes d’Outre Atlantique, confirme son statut avec son « Dans le Grand Cercle du Monde », roman historique qui nous entraîne dans cette contrée lointaine qu’on appelait alors la Nouvelle-France. Nous sommes au XVIIème siècle et les premiers Jésuites français arrivent en terre huronne pour évangéliser les Indiens. Parfaits auxiliaires de la colonisation ils n’hésitent cependant pas à mettre leur vie en danger car les terres du Nord de l’Amérique restaient souvent hostiles. Nous marchons alors dans les pas d’un jeune prédicateur qui découvre les Hurons : « Ils sont beaux. Je ne peux pas le nier. J’écris tout cela dans le carnet relié que je serre dans ma soutane. C’est l’un des rares objets de réconfort que je possède. Apporter Jésus Christ à ces gens est l’une de mes missions. Rendre compte de mes découvertes au Père supérieur à Québec, lequel les transmettra ensuite en France, en est une autre. En définitive, je raconte mes voyages, mes luttes et mes souffrances afin, Seigneur, de Vous glorifier. Je mourrai pour Vous si telle est Votre volonté. » Mais la mission d’évangélisation est d’abord le fruit d’une rencontre avec les Hurons qui provoque aussi un choc des cultures pour le jeune homme : « Ces sauvages n’ont aucune pudeur. Quand les feux brûlent et qu’il fait chaud, les enfants courent tout nus dans la maison-longue et les femmes se dénudent jusqu’à la taille. Les hommes se promènent souvent vêtus d’un simple pagne et j’ai vu des couples qui n’étaient manifestement pas mariés s’étreindre avant de s’éclipser. Avec l’éclat des feux, l’épaisse fumée, les grognements primitifs des amours , les rires des enfants, les jacasseries dans cette langue que j’ai tant de mal à maîtriser, je pourrais me croire dans l’un des cercles de l’Enfer de Dante. »
A travers le tissu de ses racines amérindiennes, écossaises et irlandaises, Joseph BOYDEN met en évidence les endroits où le maillage d’une étoffe culturelle vient en croiser une autre. Il sait aussi décrire avec minutie ces lieux d’une beauté pure au milieu desquels vivaient les tribus indiennes. Pour les Hurons le missionnaire est un « Corbeau » qui soulève autant d’inquiétude que de curiosité.
Le destin de l’homme à la soutane - qui voit les Indiens comme des pêcheurs infatigables vivant sous la coupe de Satan - va bientôt croiser celui d’un chef huron mais aussi celui d’une jolie prisonnière iroquoise Chutes-de-Neige. Le récit coule comme une rivière chargée des dernières fontes de neige. Il charrie la vie des hommes, des rencontres improbables, l’amour et la haine et tous ces noms merveilleux et surprenants que nous découvrons au fil des pages et qui s’attachent à des êtres qui vivaient autrefois dans la simplicité de la nature : Petite Oie, Oiseau, Grands Arbres, Dort-Longtemps, Porte-une-Hache, Renard, Chutes-de-Neige… Magnifique roman qui nous plonge dans un monde englouti par l’histoire où les vainqueurs – pétris de principes mercantiles et persuadés de la supériorité de leurs convictions religieuses – détruisirent le fragile équilibre entre les hommes. Joseph BOYDEN a su donner à son œuvre la puissance d’une grande fresque historique sans se détacher jamais des destins individuels. Comment ne pas croire que ce qui se déroula alors n’a pas été le début d’une erreur qui mena l’occident au bord d’un nouveau précipice.
ARCHIBALD PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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le 4 octobre 2014
Dans le Canada du 17ème siècle, un missionnaire jésuite français, un chef de guerre huron et une captive iroquoise vont voir leur destin scellé dans une période où ont cohabité brièvement l'Ancien et le Nouveau monde.

Comment ne serait-ce qu'évoquer tout ce qui représente l'intérêt de ce roman, et donner envie de le lire?
Peut-être dire qu'après plusieurs romans tous aussi magnifiques les uns que les autres, dont "Le chemin des âmes", qui narrait le destin de 2 frères Indiens du Canada durant la 1ère guerre mondiale (à lire absolument *****), Joseph BOYDEN signe ici ce qui sera peut-être son chef d'oeuvre. S'il reste l'évocation des Indiens du Canada, il nous emmène ici non pas dans le Canada moderne, où survivent des limbes de la civilisation indienne, mais à l'époque charnière où celle-ci quittait son apogée, confrontée à l'arrivée des Européens.
Ce roman épique, trace ainsi à la fois le destins hors normes de 3 êtres humains tout aussi exceptionnels, qui mènent, chacun, leur propre guerre. Mais il parvient aussi, et c'est le tour de force, à nous laisser entrevoir l'essence même ce qui constitue la foi, la culture de chacun : ce qui les fait vivre (ou survivre), ce qui leur donne la force et apporte un sens à leur existence. La fin qui justifie les moyens, fussent-ils les plus cruels (certaines scènes sont d'une violence insoutenable), les plus vils, mais aussi les plus nobles.
La narration, donne ainsi chair à des sentiments aussi intenses que l'amour (des siens, de son dieu, de son clan), l'honneur, le courage, la peur... si loin de nos vies modernes occidentales protégées, et parfois un peu aseptisées.
C'est un livre poignant,fiévreux, lyrique,poétique, réaliste mais peuplé de rêves, un de ceux qui marquent encore, même quelques semaines après en avoir lu, avec regret, les dernières lignes.
D'ailleurs depuis, je papillonne d'une lecture à l'autre, peinant à retrouver un réel plaisir de lecture, encore portée par l'intensité résiduelle de ce roman inoubliable...
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le 12 juin 2014
Livre exceptionnel, la précision des "caresses" est hallucinante, on ne lâche ce livre que très tard le soir. Du bon du très bon Boyden...
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le 6 août 2014
Je ne connaissais pas Joseph Boyden, je l'ai découvert avec son 1* ouvrage " le chemin des âmes " que j'ai adoré et qui reste pour moi l'un des livres les plus marquants que j'ai jamais lu, aussi je me suis précipité sur cet autre livre de lui qui ne m'a pas déçu , ce qui aurait pu être le cas tellement le 1* est au dessus du lot , car il s'est avéré être lui aussi un chef d'œuvre
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