Commentaires en ligne


2 évaluations
5 étoiles:
 (1)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "La mémoire et la destruction de la mémoire sont des éléments récurrents dans l'Histoire", 19 décembre 2009
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un seul témoin (Broché)
Carlo Ginzburg, nous précise la 4° de couverture, est un des historiens contemporains les plus importants et un des plus éminents représentants de la "micro-histoire".

"S'il ne fallait retenir qu'un objet dans l'oeuvre de Carlo Ginzburg, ce serait le procès. Les procès en sorcellerie ou en hérésie ("Les batailles nocturnes, en 1966, "Le fromage et les vers" en 1976, "Le sabbat des sorcières" en 1989) constituent la pièce majeure de l'historien italien". (avant-propos).

Carlo Ginzburg est un artiste de la minutie, du détail, à la recherche de la preuve, de la compréhension de celle-ci dans un univers historique qui l'a produite. L'auteur s'érige contre "l'abandon de la preuve en histoire" et insiste sur la nécessaire compréhension de la "valeur relative des documents et des mythes".

Relayant l'analyse de Pierre Vidal-Naquet ( Les assassins de la mémoire : Un Eichmann de papier - commenté sur ce site) contre le négationnisme professé par Faurisson, Carlo Ginzburg rappelle ce fondement :

Quand les divergences intellectuelles et morales ne sont pas reliées en dernière analyse à la vérité, il n'y a rien à tolérer". [car / en effet] "La réalité ("la chose en soi") existe".

Dégageant la futilité des démarches relativiste, sceptique, des historiens Hayden White et Gentile, l'auteur frappe en rappelant cette vérité criée par Primo Levi (Si c'est un homme - que le lecteur qui ne l'a pas encore lu soit pardonné, si, et seulement si, il s'engage sur le champ à le lire de manière pressante) :

"Le besoin de raconter "aux autres", de faire participer les "autres" avait acquis chez nous, avant comme après notre libération, la violence d'une impulsion immédiate, aussi impérieuse que les autres besoins élémentaires".

Carlo Ginzburg conclue : "Comme l'a montré Benveniste, un des mots latins qui signifient "témoin" est superstes - le survivant."

Quelle est la méthode de l'historien ?

"Il faut partir du sable dans l'engrenage. Si on prend les règles pour point de départ, on risque de tomber dans l'illusion qu'elles fonctionnent, et de passer à côté des anomalies. Mais si on part des anomalies, des dysfonctionnements, on trouve aussi les règles, parce qu'elles y sont impliquées."

Pour mémoire, j'ai apprécié la dimension supplémentaire ajoutée à l'analyse de René Girard (non nommé, mais évoqué) sur le bouc émissaire. Ce n'est pas tout de comprendre un mécanisme de violence mimétique dont l'exutoire est le massacre de l'étranger, de celui qui est "différent" (sacré ensuite après le meurtre - l'origine des mythes), mais encore faut-il comprendre ce qui y a concouru, comment les juges (ici dans l'Inquisition) comprenaient leurs victimes.

Cet ouvrage m'a invité à en lire d'autres de cet auteur à l'intelligence vive. Vais-je ainsi pouvoir acquérir "Mythes, emblèmes, traces", indisponible à la vente ?
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L-intelligence de la trace, 15 décembre 2009
Par 
M. Pierre Tripier (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un seul témoin (Broché)
Depuis Mythes, Emblèmes, Traces, Carlo Ginzburg nous enchante avec des textes d'une grande intelligence, qui traitent, certes de problèmes historiographiques, mais, aussi de problèmes que devraient se poser d'autres sciences sociales et humaines, comme la mienne, la sociologie.
Dans ce livre, c'est à la possibilité, comme un chasseur ou un paléontologue, de saisir le temps passé grâce à l'interprétation de traces ténues, que s'attaque encore une fois le grand Carlo. Comme pour lui "le passé est toujours contradictoire", s'il ne trouve pas trace de celle-ci, la méfiance l'envahit. Et il nous conte la lutte contre la facilité qui pourrait le saisir s'il ne faisait pas attention, facilité qui peut séduire certains de ses collègues. En somme, il fait sienne la remarque de Clausewitz au Kronprinz son élève : "Dans leur exposition,les historiens se fixent rarement comme but la vérité ; ils veulent ordinairement embellir les faits et gestes de leur armée (..) Ils font l'histoire au lieu de l'écrire."
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Un seul témoin
Un seul témoin de Carlo Ginzburg (Broché - 8 mars 2007)
D'occasion et Neuf à partir de : EUR 45,00
Ajouter à votre liste d'envies Voir les options d'achat
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit