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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 l'impressions d'avoir entrevu des sentiments humains
Shimura-san est un météorologue, la cinquantaine, célibataire, un peu maniaque, un peu dépressif. Il vit seul dans une maison silencieuse de Nagasaki où chaque chose est rangée à sa place. Un quotidien d'une banalité effarant où Shimura-san ne fait strictement aucun écart de conduite à sa vie...
Publié il y a 11 mois par Le Bison

versus
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Entre deux eaux
Ce court roman (une centaine de pages) m'a laissé une impression mitigée. D'après l'avertissement en début d'ouvrage, il est issu d'un fait divers relaté dans la presse japonaise en mai 2008, à savoir une chômeuse en fin de droits qui s'installe à la sauvette dans une pièce inoccupée de l'appartement d'un...
Publié il y a 21 mois par sholby


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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 l'impressions d'avoir entrevu des sentiments humains, 23 juin 2011
Par 
Le Bison (Clichy, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Shimura-san est un météorologue, la cinquantaine, célibataire, un peu maniaque, un peu dépressif. Il vit seul dans une maison silencieuse de Nagasaki où chaque chose est rangée à sa place. Un quotidien d'une banalité effarant où Shimura-san ne fait strictement aucun écart de conduite à sa vie parfaitement réglée. Un jour, des soupçons envahissent son esprit. Il a le sentiment qu'un pot de yaourt a disparu et que le niveau du jus de fruit s'est légèrement abaissé... Il ne lui en faut pas plus pour installer une webcam dans sa cuisine et surveille ainsi la porte de son frigo de son travail... Jusqu'au jour où l'ombre d'une femme, ni belle ni jeune, apparait sur l'écran de son ordinateur...

Comment décrire un tel livre, si court mais si humain. Je me revois lorsque je découvrais « Neige » ou « Soie », deux autres romans écrits par des occidentaux sur le Japon. Comme ces deux précédentes aeuvres, j'ai eu le sentiment que l'auteur s'était mis au diapason de la littérature nippone. La plume aurait très bien pu être tenue par un auteur japonais sans que l'esprit du roman n'en soit affecté dans un sens ou l'autre.

Il y a des livres qui semblent vous marquer plus que d'autres. Ce « Nagasaki » en fait partie. Juste une impression, celle d'avoir entrevue des sentiments humains dans ces deux personnages (et c'est suffisamment rare de nos jours). Je sais que je ne me contenterai pas de cette simple lecture. Le livre est rangé dans ma bibliothèque, à l'abri de la poussière et de la lumière vive, à coté des autres romans japonais, et dans quelques mois, je le ressortirai et reprendrai plaisir à ressentir ces mêmes émotions... et sûrement en découvrir d'autres...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 MÊME IMPARFAIT, UN ROMAN HUMAIN ET POETIQUE, 28 janvier 2011
Par 
PHIL007 "ANACHRONIC JAZZ FAN" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Ce roman est inspiré d'un fait divers qui a eu lieu au Japon en 2008.

Shimura-san a 50 ans. Il n'est pas marié et vit seul dans sa maison. Il travaille dans un bureau d'une station météorologique. Il mène une vie banale, réglée, ordonnée. Il déteste le chant des cigales et ne suit pas volontiers ses collègues quand ils lui proposent de boire un pot ensemble. Il est très très méticuleux.

Or, depuis un certain temps, il détecte de très petits détails anormaux (le niveau légèrement baissé du jus d'orange dans sa bouteille ou un yaourt qui disparaît dans son frigo) qui l'inquiètent. Rien de ce qui n'est précieux n'est pris ni même touché. Reste une impression que quelqu'un rentre chez lui à son insu tous les jours.

Dans son réel où tout doit être parfaitement réglé, cette intrusion le dérange et le bouleverse au point qu'il décide d'installer chez lui une webcam. Il parvient alors à filmer une étrange présence, vague et fugitive, celle d'une femme pense-t-il. Il alerte la police.

En fait, cette femme essaie bien de ne rien déranger ou pratiquement rien car... elle vit là depuis plusieurs mois, cachée, faute d'avoir un toit pour elle. Elle a tout fait pour que sa présence soit invisible.

Toute l'oeuvre d'Eric FAYE, depuis 20 ans, et peut être plus encore dans Mes trains de nuit, explore les zones frontières de l'étrange, de l'imprévu, du dérèglement du réel. On imagine donc combien il a dû être interpellé par ce récit lu dans un journal.

Comme il n'y a rien de dilué chez ce romancier, le récit est très court mais explore néanmoins, de façon parfois allusive mais toujours originale, les thèmes les plus profonds : la solitude, la honte, le remord, l'égoïsme, l'absence de sens qu'on peut éprouver devant la vie, ce qui est - je le cite - "n'être rien". Le roman est riche d'observations humaines. Il est malheureusement impossible de citer d'autres extraits sans dévoiler l'histoire du roman.

Eric FAYE note avec finesses les oscillations de l'âme de ses personnages, dans une prose sans rhétorique, sans chercher à les éclairer longuement (ce qui peut apparaître frustrant pour le lecteur), sans chercher l'effet à produire.

La fin est même abrupte. Lui ne revient pas en scène, elle parle de son passé mais en rien de quoi sera fait son futur sinon "errer dans un entre deux de l'existence".

Entre le réel et l'étrange, en refusant de préciser un sens possible, Eric FAYE écrit un roman auquel on peut reprocher de ne pas assez dévoiler. Mais il est difficile de ne pas être sensible à son caractère humain et poétique.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Entre deux eaux, 15 août 2010
Par 
sholby (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Ce court roman (une centaine de pages) m'a laissé une impression mitigée. D'après l'avertissement en début d'ouvrage, il est issu d'un fait divers relaté dans la presse japonaise en mai 2008, à savoir une chômeuse en fin de droits qui s'installe à la sauvette dans une pièce inoccupée de l'appartement d'un salaryman célibataire, et y reste pendant plus d'un an avant d'être finalement découverte.

Sur cette base fragile, Éric Faye présente les points de vue, d'abord de l'homme, pour la période qui va des soupçons au procès, puis de la femme, à partir de ce moment.
L'écriture elle-même est élégante, pudique et discrète. Peut-être un peut trop discrète, car elle finit par en devenir un peu atone, façon vieille dame digne. Plusieurs choses m'ont empêché de vraiment apprécier ce livre :
- Bien que les protagonistes, japonais donc, soient les narrateurs de leurs récits, leurs réflexions m'apparaissent plutôt comme le fruit d'une culture occidentale.
- Même si cela fait sans doute partie du projet de l'auteur, l'attitude de chacun face à la vie semble passablement identique, ce qui les rend interchangeables, l'un pouvant aisément prendre la place de l'autre.
- Je suis toujours, personnellement, un peu refroidi par les dialogues trop écrits. Par exemple, j'ai le plus grand mal à apporter un quelconque crédit à une policière censée dire ceci à son interlocuteur : « [...] C'est une chambre surnuméraire, en attente de visiteurs. Elle a comme une révélation : ces lieux, c'est elle qu'ils attendaient. Le soleil cogne à la fenêtre, qu'elle entrouvre ; il dessine un rectangle tiède sur la natte de jonc. [...] »
- Pour finir, ça manque singulièrement de pathos, et on ressort de là guère plus avancé que si on avait lu une des fameuses coupures de presse à l'origine de tout cela. Éric Faye esquisse bien quelques idées pas inintéressantes, mais on dirait qu'il n'y croit pas vraiment, et il n'approfondit guère les réflexions entamées par Shimura-san, ni ne donne la moindre dimension romanesque au récit. Bien sûr, il a le droit de faire le choix d'une forme très squelettique, mais je me prends à imaginer ce qu'auraient fait du même matériau des auteurs comme Éric Holder ou Christian Gailly, et à ne pouvoir retenir un frisson de regret.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le Japon (très bien) ressenti par un français, 28 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki (Broché)
Je ne vais pas m'attacher à résumer l'histoire de ce court roman, d'autres commentateurs l'ont déjà fait. Ce qui m'importe d'écrire c'est surtout la nette impression de connaissance de la culture japonaise d'Eric Faye. Ce livre n'est en rien anachronique quant aux réactions parfaitement japonaises de ses personnages, l'auteur a très bien saisis la pensée profonde des japonais, leur manière de réagir et de vivre. Shimura-san n'est pas un français vivant "à la manière de", mais bien un japonais, pensant "japonais", exercice de style très difficile pour un occidental, même ayant vécu longtemps au Japon, alors pour un "français de France" ... nombreux se sont cassés plus d'une dent ! Je recommande ce livre à tous ceux qui veulent un peu mieux comprendre le pays du Soleil Levant ... même s'ils resteront peut être un peu sur leur faim à la fin.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Les pélerins du temps, 1 décembre 2010
Par 
Marie S "Jostein" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Bien au-delà de cette histoire d'effraction du domicile de Mr Shimura, Éric Faye évoque l'histoire du Japon et de ses relations mondiales. La maison est comparée au Japon. C'est surtout une mise en image de la mémoire et du souvenir.
Lorsque cette clandestine évoque son souvenir des maisons où elle a vécu dans sa jeunesse, elle évoque la mémoire des membres de sa famille morts lors des bombes atomiques et de ses parents décédés sur la route lors d'un glissement de terrain.
" J'aimais ma chambre, balcon sur le monde, sur la renaissance d'un monde où étaient morts plusieurs de mes aïeux, un 9 août lointain."
"Le renouvellement du pacte de sécurité entre notre pays et les États-Unis perpétuait le lien avec ceux qui avaient largué une bombe atomique sur ma famille."
C'est aussi un témoignage sur la société déclinante japonaise avec cette dame sans-emploi et ce météorologue solitaire. On ressent d'ailleurs entre eux un lien d'amitié et de respect au-delà de l'affaire judiciaire.
Le dénouement du livre me laisse un peu en attente. J'aurais aimé en savoir un peu plus sur l'histoire évoquée en fin de livre.
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3.0 étoiles sur 5 Fait divers, 24 décembre 2011
Par 
BMR & MAM "http://bmr-mam.over-blog.com" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
S'inspirant d'un fait divers paru dans la presse nippone, Eric Faye nous relate une étrange histoire.
C'est d'abord l'histoire de la solitude (avec un grand S) de Shimura-san.
Seul chez lui (jamais marié visiblement), il ne fréquente pas ses collègues de travail et sa famille ne le visite guère pour ne pas dire plus du tout. Aucune passion. Rien. Le vide total.
La routine tram-boulot-dodo.
Depuis quelque temps des événements étranges perturbent ce quotidien trop bien réglé.
Un yahourt manque à l'appel dans le frigo. Un autre plus tard. D'autres bricoles de ci, de là, tant et si bien que, pour en avoir le coeur net, Shimura-san note dans un cahier tout ce qu'il range et qu'il ne retrouve plus à sa place.
On se croit parti dans une histoire effarante de folie fantastique à la Kafka mais non : Shimura-san installe une web-cam pour surveiller son terrier depuis son bureau et découvre bien vite le lutin qui commet ces larcins.
Voilà qui éclate comme une bombe atomique dans l'univers impeccable de Shimura-san.
On se croit alors reparti pour une autre histoire, celle de la rencontre de ces deux êtres, celle de la solitude et de la vie trop bien réglée de Shimura-san enfin brisées. Mais non.
C'est évoqué mais ces deux solitudes ne se croisent que quelques instants, l'espace d'un regard. C'est tout. Finalement chacun retombe sur ces pattes.
Et malgré la belle écriture fluide d'Eric Faye, on reste sur notre faim.
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3.0 étoiles sur 5 fait divers, 21 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Ce livre Nagasaki se lit tres rapidement déslors qu' on débute sa lecture car on veut savoir, que devient cette femme qui s'immisce en cachette dans la vie de cet homme et que devient cet homme qui se sent violé ? et pourtant il s agit d'un livre lent , on est dans cette ambiance japonaise zen,épurée qui me plait.La fin est étonnante car on ne s attend pas à cette explication qui a amené cette femme à s'installer dans cette maison et à s'y sentir aussi bien. C 'est bien écrit,fluide,même si dans mon livre, quelques lettres etaient mal impriméees ,ce qui n'enlève rien à l'histoire....
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11 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Langueurs humaines..., 16 août 2010
Par 
Laurie G. (Eure et Loir) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
L'auteur a cette incroyable capacité dès les premiers mots, à nous transposer dans l'ambiance langoureuse et incessante de questions du Japon.
Attention, pour ceux qui détestent les détails et "mise en bouche" de plusieurs dizaines de pages : s'abstenir.

Une nouvelle qui se lit vite, un langage bien que recherché qui ne nécessite pas d'avoir fait la Sorbonne... Un suspense rapidement dévoilé pour laisser la place aux divagations de l'âme et nombreuses elles sont !

Un livre qui laisse quelque chose après sa lecture.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un petit livre décevant, 7 septembre 2010
Par 
EagleOne - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Apriori le sujet me semblait intéressant, mais malheureusement j'ai été désagréablement surpris par ce petit livre.
- J'ai vraiment eu du mal avec le texte que j'ai trouvé brouillon et plombé par des lourdeurs de style : phrases trop longues, syntaxe bizarre. ça manque de simplicité et d'authenticité.
- La conclusion m'a également laissé sur ma faim. Dommage.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 dérangeant, 5 décembre 2010
Par 
puntso (annecy France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Dans ce livre, on vit l'expérience d'abord à travers les yeux d'un homme, ( le propriétaire qui va vouloir piéger sa locataire clandestine), et ensuite, à travers le ressenti de cette femme, squatteuse discrète et pourtant pas assez.... les sentiments évoluent, des réflexions s'amorcent sur la vie sociale, le chômage, le logement... En peu de pages, l'auteur nous interpelle , et pose les questions. J'ai bien aimé, mais je mettrais un bémol pour la fin, la chute ne "colle" pas , pour moi, avec le reste du livre.
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