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4.0 étoiles sur 5 Intime et pudique à la fois
Véronique de Bure est éditrice chez Stock, où elle a publié notamment le dernier livre de Jean-Louis Fournier, Où on va papa ? - Prix Femina 2008, prix Femina 2008. Elle a longtemps été très proche du philosophe, écrivain et peintre Jean Guitton, mort à l'âge de 97 ans en 1999. Elle a publié chez...
Publié le 20 mai 2009 par Laure

versus
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2.0 étoiles sur 5 Pitié!
Oscar Wilde a dit quelque chose comme "there is no such thing as a moral or an immoral book, books are well written or poorly written". Le livre de Véronique de Bure tombe hélas dans la seconde catégorie.

Son minois souriant à l'affiche, un joli nom, la caution posthume de Jean Guitton (dont on n'a pas demandé l'avis),...
Publié le 22 novembre 2009 par Jean René


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2.0 étoiles sur 5 Pitié!, 22 novembre 2009
Par 
Jean René (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Une confession (Broché)
Oscar Wilde a dit quelque chose comme "there is no such thing as a moral or an immoral book, books are well written or poorly written". Le livre de Véronique de Bure tombe hélas dans la seconde catégorie.

Son minois souriant à l'affiche, un joli nom, la caution posthume de Jean Guitton (dont on n'a pas demandé l'avis), attirent l'infortuné lecteur. A la base, une idée originale qui aurait pu être un scénario de bon roman: une jeune femme (l'auteur) vit simultanément une amitié tendre et filiale avec le professeur Jean Guitton dont elle est l'assistante, et une liaison adultère purement sensuelle. On ne sait rien ni du mari, ni de l'amant. On devine que l'un et l'autre sont probablement insignifiants et médiocres. En tout cas, ne pas les mettre en scène permettait de faire l'économie d'une étude de caractères sans doute trop difficile pour notre donzelle.

Et qui plus est, la langue française est hélas meurtrie par une écriture inélégante. L'auteur n'a pas du être une brillante élève dans son pensionnat pour jeunes filles de bonne famille de province.

Un livre qui peut-être fera frétiller d'aise certaines lectrices du Figaro Madame après la sortie de la messe, en toute impunité grâce à la caution empruntée au professeur Jean Guitton.

Abstenez-vous d'acheter ou de lire ce livre sans aucun génie et parfaitement nul sur le plan littéraire.
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4.0 étoiles sur 5 Intime et pudique à la fois, 20 mai 2009
Par 
Laure (Sarthe, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une confession (Broché)
Véronique de Bure est éditrice chez Stock, où elle a publié notamment le dernier livre de Jean-Louis Fournier, Où on va papa ? - Prix Femina 2008, prix Femina 2008. Elle a longtemps été très proche du philosophe, écrivain et peintre Jean Guitton, mort à l'âge de 97 ans en 1999. Elle a publié chez Payot l'un de ses derniers livres, Lettres ouvertes (1993).

Une confession est le premier roman de Véronique de Bure, qui mêle souvenirs et anecdotes du temps de ses rencontres avec Jean Guitton au jardin secret d'une femme emportée dans le tourbillon d'une passion adultère.

Quoi de plus banal qu'un énième roman sur l'adultère d'une bourgeoise qui s'ennuie, me direz-vous ? Et si on ne s'intéresse pas spécialement à Jean Guitton ? Et que vient-il faire là-dedans ? (La confession est postérieure à sa mort et lui est destinée). Chut... ouvrez, et laissez-vous simplement bercer par la douceur du récit.

J'ai aimé particulièrement cette douceur mélancolique qui imprègne tout le livre, on sent le réel attachement de la jeune femme pour l'intellectuel académicien, son admiration et sa grande tendresse pour l'homme. D'une relation de travail qui a duré six ans est née une intimité protectrice et confiante : Guitton était un véritable ami. En parallèle aux souvenirs de ces quelques années d'entrevues régulières, elle narre une passion adultère, de ses débuts tremblants à sa fin destructrice, laissant entrevoir sa nature angoissée et perpétuellement inapaisée.

Si les souvenirs avec Jean Guitton sont uniques et réels, l'histoire confessée n'est que fiction, dit-elle, mais au fond, quelle importance... ce sont bien deux histoires d'amour qui sont données à lire, même si point n'est besoin qu'elles soient toutes charnelles.

p. 176 : « Quand ça ne va pas, il m'arrive de repenser à vous. Lorsque j'étais triste, vous souffriez avec moi, vous vous donniez un mal fou pour que cesse ma peine et vous trouviez toujours les mots qui me faisaient du bien. Quand j'étais heureuse, vous vous réjouissiez. Le véritable amour n'est pas toujours fait de chair et de sang. »

Et le livre achevé, je retrouve ici et là en bordure de pages une dizaine de petits post-it colorés qui marquent les passages que je voulais noter, il y en a plus que je ne l'aurais cru. Cette confession que j'abordais sceptique s'est révélée une histoire douce et précieuse, intime et pudique à la fois.

p. 73 : « Je vous aimais. Certains étaient assez sots pour s'en amuser et rire grassement de notre relation, avec des plaisanteries d'un goût douteux. Mais je vous aimais. D'une manière rare, unique. Vous n'étiez pour moi ni un père, ni un grand-père, ni un vieil époux, ni un amant. Je vous aimais d'un amour étrange, désincarné, et qui, curieusement, me comblait. [...] Je vous aimais paisiblement. »
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Une confession
Une confession de Véronique de Bure (Broché - 6 mai 2009)
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